Mesure d'audience ROI statistique webanalytics par litterature"WebAnalytics"

Avertir le modérateur

wall street

  • François Bayrou : opportunisme et renoncement - Matignon pour tout lot de consolation ?

     François Bayrou et Emmanuel Macron lors de leur rencontre le 23 février 2017.

     

                  Privé de parti, privé de militants, privé de moyens financiers et sans doute aussi des 500 parrainages nécessaires pour concourir à l'Election présidentielle, François Bayrou renonce à briguer l'Élysée et propose une alliance à un Emmanuel Macron qui stagne dans les sondages ; un Macron trop heureux de relancer sa campagne.

            

                   Mais au fait... qui est François Bayrou ?

    _______________

     

     

    Billet rédigé en 2011

     

                                   Bayrou et les esclaves de la dette

     

                 Bayrou n'a de cesse de se vanter d'être le seul candidat qui ose aborder sans complexe, sans peur ni reproche, la question de la dette dite souveraine ; et alors que des Etats du même nom ne se comptent plus que sur les doigts d'une seule main... le plus souvent introuvable, ce même Bayrou et ses partisans manchots avec lesquels ils partagent peu ou prou les mêmes origines sociales et la même profession de foi religieuse (même credo, même combat - on y reviendra) n'ont que ce mot à la bouche : la dette, encore la dette, et toujours la dette comme un bégaiement chronique : détail biographique d' importance, à partir de l'âge de six ans, Bayrou en a longtemps souffert.

    La dette donc, seule ligne d'horizon, horizon indépassable (c'est pas la peine d'aller voir derrière ni au-delà !), point aveugle et angle de mort… la dette, au coucher, au réveil, avant,  pendant... et longtemps après… la dette, encore la dette, toujours la dette, et bien évidemment et surtout... son paiement, son remboursement selon l’adage couillon (dommage ! il faudrait pouvoir le dire avec l’accent du sud-ouest !) pour couillons impénitents  : qui paie ses dettes s’enrichit…

    Alors qu’il s’agit en l’occurrence de n’enrichir qu’une seule source : des créanciers… banquiers de leur état.

     

     

                  (candeur et servitude - sueur, larmes, remboursement et rédemption)

     

                 Il est vrai que cette obsession de la dette a un avantage : elle permet de faire l'économie d'un programme quel qu'il soit puisque... si la priorité, c'est la dette, son paiement, son remboursement, rien ne sert alors de partir dieu sait où et de tirer des plans sur  quelque comète que ce soit, puisque l’important, c’est de savoir rembourser à temps.

    S’il fut une époque où certaines promesses de candidats excédaient si prodigieusement la fortune du pays que tout ce qu’ils promettaient se transformait en dette (à ce sujet, merci de vous reporter à « Timon d’Athènes » de William Shakespeare), chez Bayrou et ses scribes, tête baissée, un genou à terre, l'autre sur le prie-dieu d'une culpabilité induite par une religion sournoise et rusée, vous ne trouverez qu’une promesse, vous n'entendrez qu’un refrain ou bien plutôt qu’un psaume… cantique des cantiques et antienne tout à la fois : « Braves gens et chers paroissiens, il faut coûte que coûte rembourser la dette ! » ; slogan et priorité qui excluent toute perspective à moyen et long termes, si ce n’est encore et toujours : rembourser la dette !

    Vous aurez remarqué qu’avec Bayrou et sa petite cour, fidèle et aux ordres – pour le temps qu’il leur sera donné d’obéir… d’autres en sont revenus très vite -, dans leurs prêches, jamais il n’est question de remettre en cause les taux d’intérêt de cette dette ! Dans leurs sermons, jamais il n’est question d'interroger l'origine de cette dette ! Dans leurs homélies, jamais il n’est question de nous préciser quel argent n’aurait jamais dû être dépensé, pour qui, pour où, dans qui, dans quoi et pourquoi ! Et enfin, dans leurs avertissements (menaces ?) sur un ton prophétique, jamais il n’est question de mentionner les économies qui devront être faites, les ministères concernés ou plus prosaïquement : quels sont les pauvres bougres qui feront les frais des prochaines coupes budgétaires.

    Avec Bayrou et ses acolytes, c’est… jamais, jamais, jamais et jamais !

    En revanche, avec la dette, Bayrou et ces mêmes énergumènes, c’est… toujours, toujours, toujours et toujours !

    De là à croire que cet argent sortait des caisses du Vatican et qu'ils n'ont qu'un souhait... qu'il y retourne...

    Aussi, revenons encore une fois à Shakespeare, histoire de nous remonter le moral (opus déjà cité) : "Rembourser ? Vous avez dit rembourser ? Pourquoi serais-je l’esclave de ce que vous appelez - mes dettes ?"

     

    ***

      

    Si on oublie un moment un parti pris d'obédience catholique et une culpabilité consubstantielle, même innocent (surtout innocent ! d'aucuns rajouteront) -, fils d'agriculteur béarnais dur à la tâche, un temps dans l'obligation de combiner les études et le travail à la ferme de ses parents, au sujet de Bayrou, difficile de ne pas penser à ce qui suit : si là d’où l’on vient ne saurait en aucun cas empêcher quiconque d’aller voir ailleurs et de s’y installer, en revanche, il n’est sûrement pas nécessaire, une fois arrivé à destination, de courber l’échine aux fins de conjurer le danger d’un éventuel retour à la case départ, défait et humilié, sans doute pour la seconde fois, par une classe qui ne vous fera jamais oublier que Bordères et Pau ne seront jamais Neuilly ni Paris… 

    Car... rien n’enhardit le parvenu, le rescapé, ou l'échappé-belle, le front encore couvert de sueur, comme la soumission aux diktats des puissants ! Et d’aucuns s’empresseront d’ajouter : combien de temps encore, les rescapés d’un déterminisme social le plus souvent impitoyable (Souvenons-nous de Bérégovoy et de son CAP de mécanique-auto faisant la première de couverture de Time magazine avoir de recevoir un satisfecit du Wall Street journal pour son action en tant que premier ministre), devront-ils donner des gages de bonne conduite et de fermeté d’âme à ceux auxquels ils pensent devoir leur repêchage social, oublieux qu’ils sont de leurs droits et de leurs mérites ? 

    Si les anciennes victimes font d’excellents bourreaux, de même, les anciens fauchés, un peu moins fauchés maintenant - pour ne rien dire de ceux qui le sont restés -, semblent faire d’excellents garçons de course, d'excellents recouvreurs et porte-parole de créanciers à bout de patience et d’agences de notation en mal de mauvaises notes à distribuer aux cancres que nous sommes tous...

    Et la vidéo qui suit pourrait bien être une tentative d’explication, du moins… une piste de réflexion non négligeable quant au pourquoi de ce qu'il faut bien appeler... la tentation de la soumission.

    Aussi, à bon entendeur… passons au syndrome du larbin, celui de Stockholm (empathie avec celui qui vous plume) n'y suffisant plus manifestement.

     

    _______________

     

    Pour prolonger, cliquez : François Bayrou, le monsieur-tout-le-monde en politique

     

                           
    Le syndrome du larbin par ULESKI

    Lien permanent Catégories : Election présidentielle 2017, politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
  • Marc Roche et les banksters

     

     

    banksters,roche,le journal le monde, la city,





    Dans son dernier ouvrage, Les Banksters, Marc Roche – journaliste au Monde – dresse le portrait de ces banquiers aux méthodes de gangsters.  Même après la crise de 2008, "la culture bancaire n'a pas changé", explique-t-il... la classe politique n'étant plus à même de dicter une conduite quelle qu'elle soit à qui que ce soit dans les domaines, entre autres, de la finance et de l'économie, pour ne rien dire de la connivence de cette classe avec la City et Wall street.

     

    Conseiller chez J.. Morgan, Tony Blair, issu d'un milieu modeste, Premier ministre de Grande Bretagne, est aujourd'hui, une des plus grandes fortunes de son pays.

     

    Mario Draghi, Président de la BCE est un banquier de chez Goldman Sachs...

     



    Marc Roche, auteur des "Banksters"

     


           
    Collusion entre les banquiers et la classe politique : entrisme, infiltration et changement de rapport de force en leur faveur...

    A la limite de la délinquance financière, aucun banquier avant ou après 2008 n'a été inquiété, jugé ou condamné sauf quelques lampistes.

    Impunité totale donc d'un milieu opaque qui déteste rendre des comptes à qui que ce soit, et la transparence tout autant.

     

                 A noter le fait qu'aucune réforme bancaire sérieuse n'a été mise en oeuvre ; la culture bancaire responsable de la crise de 2008 reste intacte : les traders font encore la loi.

    Bombe à retardement, une nouvelle crise pointe à l'horizon ; et quand on sait que ce sont des robots qui gèrent les 2/3 des transactions boursières à partir de modèles mathématiques abscons et imprévisibles en temps de crise, on peut là aussi avoir de bonnes raisons d'être inquiets.


               La City de Londres est, dans les faits, le premier paradis fiscal au monde ; elle gère les avoirs de tous les paradis fiscaux : l'un d'entre eux, Jersey n'est qu'à vingt minutes de Cherbourg. Et pour couronner le tout, il est bon de savoir que le lobby bancaire à la Commission européenne dispose d'un budget dix fois supérieur aux comités de surveillance financière qui ont été mis en place en 2009 après la crise. 

    A bon entendeur...

     

    ***

     

               Marc Roche, correspond à Londres du journal Le monde, auteur de cet ouvrage  à propos des "Banksters", a, aujourd'hui encore, la naïveté de penser que la classe politique souhaite réellement moraliser les moeurs bancaires. L'exemple de Tony Blair ne lui suffit donc pas ? 

    Tout comme il n'a pas vu la crise de 2008 alors qu'il était au coeur du système, aujourd'hui, Roche demeure tout aussi aveugle. Journaliste au Monde oblige, sans doute !

    On saluera toutefois son honnêteté : il reconnait s'être fait "balader" pendant dix ans par les acteurs de la City avec lesquels son métier l'a amené à entretenir des liens étroits.

    Mais... ne berne-t-on pas ceux qui souhaitent être bernés ? Car enfin, on ne compte plus ceux qui, avant et après 2008, n'ont pas cessé de dénoncer les moeurs d'un système financier sans foi ni loi ! Faut croire que Marc Roche ne les avait pas lus... ou bien qu'il était occupé ailleurs. Ce qui, pour les lecteurs du journal Le monde - s'il en reste -, est plutôt inquiétant.

    Sans doute, eux aussi mettront-ils alors des années avant de réaliser qu'il y a décidément mieux à faire que de lire ce journal à la réputation surfaite depuis des lustres.

    Patience donc.

    _____________


    Pour prolonger, cliquez : Penser la banque avec Etienne Chouard


    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information, politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
  • Chantres et cancres : quand rois, reines et valets sont nus

    Quand des aveugles... conduits par des fous et des requins sans scrupules, guident des imbéciles

    crises après crises...

    Wall-Street.jpg

    (Wall-Street)

    La City - Londres.jpg

    (La City - Londres)

     

    En vrac, dans l'ordre et dans le désordre : présents, absents...

    Nul doute, ceux que j'ai oubliés me pardonneront !


    Les clintons.jpg

    Elkabbach.jpgAttali.jpgBlair.jpgColombani.jpgDelors.jpgDSK.jpgDuhamel.jpgMinc.jpgRegan.jpgParisot.jpgSorman.jpgThatcher.jpgTrichet.jpg

    Barroso.jpg

    Jospin.jpgLamy.jpg
    Friedrich Hayek.jpg
    Mitterrand.jpgBalladur.jpgFabius.jpg

    Milton Friedman.jpg

    Heisbourg.jpg

    Jean Claude Casanova.jpg

    Ni responsables ni coupables ?!


    ***



    Pour certains... penseurs d’une économie libérale, voire ultra-libérale,

     

    Pour d'autres... journalistes omniprésents et bavards, véritables épurateurs médiatiques et pourfendeurs impitoyables depuis 40 ans de toute pensée économique alternative d’où qu’elle vienne,

     

    Intellectuels tantôt pyromanes, tantôt pompiers,

     

    Et d'autres encore... chefs d'Etat,

     

    A votre bon coeur.pngTous chantres et cancres d'une mondialisation économique et financière sans visage et sans responsabilité !

    Ce qui n'empêche nullement, aujourd'hui encore, journaux, télés, radios, magazines... de continuer de nous les servir !

     

     

    ***

     

    Et si... finalement, les lecteurs, les auditeurs et téléspectateurs n’étaient que des pommes ? Oui, de pommes et des poires au grand cœur d’artichaut mais… gros, gros comme ça, plus gros encore, quand il est épluché ; un cœur d’artichaut à la cervelle tendre, habité d'une volonté de ne jamais rien voir et de ne rien entendre dans l'espoir d'échapper à une réalité cruelle et étouffante et dans toute son horreur*.

     

    Car, à quoi bon le nier : nous sommes tous faits aussi et surtout d'optimisme... incurablement. Et l'étoffe de cet optimisme, c'est notre sommeil et le rêve qui l'accompagne : nous tous ici, éveillés mais... pas trop ; juste assez pour nous rendormir crédules et sereins.

     

     

    * Combien sont-ils, hommes politiques, chroniqueurs, conseillers, à devoir leurs succès à l’amnésie savamment organisée et entretenue qui recouvre notre époque ? A la fois couvercle et chape de plomb cette amnésie qui, comme un fait exprès, d'une pierre deux coups, annonce et accompagne une autre calamité : celle d’un certain Alzheimer ; maladie abyssale qui tombe à pic.

     

    ___________________________

     

     

     

    Réveil brutal mais salutaire…

     

    Lordon Frédéric.pngDemandez Frédéric Lordon pour un constat froid et lucide du fonctionnement des marchés financiers !

    Destruction de valeur, vampirisation des entreprises par les établissements financiers, le chercheur au CNRS en déduit une solution radicale mais aux conséquences positive : Il faut (re)-nationaliser les banques.

    Cliquez Frédéric Lordon

     

     

     

     

     


    Lien permanent 0 commentaire
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu