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yann moix

  • Bernard-Henri Lévy chez Ruquier… et ailleurs…

     

                             Bernard-Henri Lévy  dans "On n'est pas couché" du 13 février 2016.

     

     

    "Ta mère fit un pet foireux
    Et tu naquis de sa colique" - G. Apollinaire.

     

                       Si nous tous savons qui il est - un des leaders du lobby israélien en France  -, en revanche personne ne sait à quelle profession, à quelle discipline, à quel savoir (et savoir-faire) Bernard-Henri Lévy est supposé se rapporter puisque ce dernier n'est reconnu par aucun journaliste digne de ce nom, aucun intellectuel, aucun philosophe, aucun écrivain, aucun cinéaste, aucun artiste...

                        ... qu'à cela ne tienne : Guy Debord a peut-être une idée à ce sujet.

     

    ***

     

     

                Extraits de « Commentaires sur La Société du Spectacle » -1988, Guy Debord (1).

     

               « La discussion creuse sur le spectacle, c’est-à-dire sur ce que font les propriétaires du monde, est organisée par lui-même. On préfère souvent l’appeler, plutôt que spectacle, le médiatique. Ce qui est communiqué par ce « médiatique » ce sont des ordres où ceux qui les donnent sont également ceux qui sont autorisés à dire ce qu’ils en pensent.


    Le gouvernement du spectacle qui à présent détient tous les moyens de falsifier l’ensemble de la production aussi bien que de la perception, est maître absolu des souvenirs comme il est maître incontrôlé des projets qui façonnent le plus lointain avenir.


    La société modernisée jusqu’au stade du spectaculaire intégré se caractérise par l’effet combiné de cinq traits principaux qui sont : le renouvellement technologique incessant ; la fusion économico-étatique ; le secret généralisé ; le faux sans réplique ; un présent perpétuel.


    Le secret généralisé se tient derrière le spectacle, comme le complément décisif de ce qu’il montre et, si l’on descend au fond des choses, comme sa plus importante opération. Le seul fait d’être désormais sans réplique (sans critique, sans pouvoir opposer un avis contraire sur les lieux mêmes où le "spectacle" sévit… ndlr) a donné au faux une qualité toute nouvelle. C’est du même coup le vrai qui a cessé d’exister presque partout, ou dans le meilleur cas s’est vu réduit à l’état d’une hypothèse qui ne peut jamais être démontrée. Le faut sans réplique a achevé de faire disparaître l’opinion publique, qui d’abord s’est trouvée incapable de se faire entendre, puis très vite, par la suite, de se former.


    La première intention de la domination spectaculaire était de faire disparaître la connaissance historique en général ; et d’abord presque toutes les informations et tous les commentaires raisonnables sur le plus récent passé.


    Un pouvoir absolu supprime d’autant plus radicalement l’histoire qu’il a pour ce faire des intérêts ou des obligations plus impérieux, et surtout selon qu’il a trouvé de plus ou moins grandes facilités pratiques d’exécution. Staline avait poussé loin la réalisation d’un tel projet ; il restait néanmoins une vaste zone du monde inaccessible à sa police où l’on riait de ses impostures. Le spectaculaire intégré a fait mieux avec de très nouveaux procédés, et en opérant mondialement. L’ineptie qui se fait respecter partout, il n’est plus permis d’en rire ; en tout cas il est devenu impossible de faire savoir qu’on en rit.


    Le précieux avantage que le spectacle a retiré de cette mise hors la loi de l’histoire, d’avoir déjà condamné toute l’histoire récente à passer à la clandestinité, et d’avoir réussi à faire oublier très généralement l’esprit historique dans la société.
    Avec la destruction de l’histoire, c’est l’événement contemporain lui-même qui s’éloigne aussitôt dans une distance fabuleuse, parmi ses récits invérifiables, ses statistiques incontrôlables, ses explications invraisemblables et ses raisonnements intenables. A toutes les sottises qui sont avancées spectaculairement, il n’y a jamais que des médiatiques qui pourraient répondre, par quelques respectueuses rectifications ou remontrances, et encore en sont-ils avares car, outre leur extrême ignorance, leur solidarité, de métier et de cœur, avec l’autorité générale du spectacle, et avec la société qu’il exprime, leur fait un devoir, et aussi un plaisir, de ne jamais s’écarter de cette autorité, dont la majesté ne doit pas être lésée. Il ne faut pas oublier que tout médiatique, et par salaire et par autres récompenses ou soultes, a toujours un maître, parfois plusieurs ; et que tout médiatique se sait remplaçable.


    Contrairement à ce qu’affirme son concept spectaculaire inversé, la pratique de la désinformation ne peut que servir l’Etat. En fait, la désinformation réside dans toute l’information existante ; et comme son caractère principal. On ne la nomme que là où il faut maintenir, par l’intimidation, la passivité. Là où la désinformation est nommée, elle n’existe pas ; là où elle existe, on ne la nomme pas.


    Le jugement de Feuerbach, sur le fait que son temps préférait « l’image à la chose, la copie à l’original, la représentation à la réalité » a été entièrement confirmé par le siècle du spectacle et cela dans plusieurs domaines où le XIXè siècle avait voulu rester à l’écart de ce qui était déjà sa nature profonde : la production industrielle capitaliste. »

     

                    A propos de la présence de Yann Moix, Léa Salomé et Alain Ruquier :


          « Des réseaux de promotion-contrôle, on glisse insensiblement aux réseaux de surveillance-désinformation. Cette surveillance a commencé à mettre en place des supplétifs à côté des « spécialistes » universitaires, sociologues ou policiers, du passé récent.


    Ces divers spécialistes des apparences de discussions que l’on appelle encore, mais abusivement, culturelles et politiques, ont nécessairement aligné leur logique et leur culture sur celles du système qui peut les employer ; non seulement parce qu’ils ont été sélectionnés par lui mais surtout parce qu’ils n’ont jamais été instruits par rien d’autre.


    Le pouvoir de la domination rencontre de nombreux appuis parmi des individus qui y trouvent leur avantage. Parmi les « médiatiques » nombreux sont ceux qui se flattent de connaître beaucoup de choses par relations et par confidences. Celui ou celle qui est dans la confidence n’est guère porté à la critique ni à remarquer que dans toutes les confidences, la part principale de réalité lui sera toujours cachée car les bribes d’information infectées de mensonge que l’on offre à ces médiatiques familiers de la tyrannie mensongère, sont incontrôlables et manipulées. Elles font plaisir néanmoins à ceux qui y accèdent, car ils se sentent supérieurs à tous ceux qui ne savent rien tout en ayant la bêtise de croire qu’ils peuvent comprendre quelque chose, non en se servant de ce qu’on leur cache mais en croyant ce qu’on leur révèle. »

     

    ***

     

     

                  Jamais censure n’a été plus parfaite. Jamais l’opinion de ceux à qui l’on fait croire encore, dans quelques pays, qu’ils sont restés des citoyens libres, n’a été moins autorisée à se faire connaître, chaque fois qu’il s’agit d’un choix qui affectera leur vie réelle. Jamais il n’a été permis de leur mentir avec une si parfaite absence de conséquence. Le spectateur est seulement censé ignorer tout, ne mériter rien. Tout ce qui n’est jamais sanctionné est véritablement permis.

     

     

    1 - Avec l’ouvrage  «  La société du spectacle », publié en 1967, Guy Debord a voulu que l’Internationale situationniste (L’I.S.) qui était dans ces années-là le groupe extrémiste qui avait le plus fait pour ramener la contestation révolutionnaire dans la société moderne, ait un livre de théorie.

    Cette Société du Spectacle, brume poisseuse qui s’accumule au niveau de toute l’existence quotidienne et qui a aujourd’hui tout recouvert, dans le sens de «  tout dissimulé » au plus grand nombre composé d’une masse abrutie de travail et de fatigue, peut se flatter de n’avoir jamais été démenti par les événements de ces cinquante dernières années. De plus, cet ouvrage a montré et continue de montrer ce que le spectacle moderne était déjà : le règne autocratique de l’économie marchande ayant accédé à un statut de souveraineté irresponsable, et l’ensemble des nouvelles techniques de gouvernement qui accompagnent ce règne.

                 En 1988, Guy Debord est revenu sur son ouvrage avec la publication de « Commentaires sur la société du spectacle » - extraits PDF ICI

     

     


    Bernard-Henri Lévy vu par Alain Soral (entretien de 2011)

     

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  • "Human" de Yann Arthus-Bertrand : un monde sans causes

     

     

                 Avec "Human", le photographe Yann Arthus-Bertrand (YAB) part à la rencontre d'hommes et de femmes de tous horizons pour tenter de dresser un portrait de l'humanité. Il recueille notamment les témoignages de demandeurs d'asile à Calais, de travailleurs du Bangladesh, de condamnés à morts aux Etats-Unis, de combattants en Ukraine, ou encore de paysans maliens. Il s'intéresse également à la place qu'occupent les êtres humains sur la planète Terre, ainsi qu'à l'impact de l'humanité sur la nature.

     

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                    « Human », c’est le documentaire qui fait son cinéma ! A la manière des JT, il montre tout mais n'explique rien et ne nomme personne. Yan Arthus-Bertrand (YOB) qui est à l'humanitaire ce que Hulot est à l'écologie, entre deux pubs de sponsors qui ont besoin de se refaire une réputation en montrant « patte verte », et des pays « patte blanche » sur le dos d’une urgence à propos d’une planète exsangue et d'une humanité mal traitée, a donc la fâcheuse habitude de nous « présenter» un monde « aux effets sans causes ». Faut dire que les ennuis commencent (comme trouver des financements par exemple) lorsque vous nommez les choses et les gens. YOB le sait mieux que quiconque puisqu’il n’a jamais de problème de financement : c’est tout simplement parce qu’il ne dérange personne – comprenez : les intérêts de qui que ce soit ! -, car il ne s’attache pas aux causes. La boucle est donc bouclée.

    Comme un fait exprès, ce monde sans causes qu’Arthus-Bertrand nous présente c’est précisément ce qui sied à tous ceux qui sont responsables d'un monde imbuvable et insortable. 

    C'est sans doute la raison pour laquelle aucun pays n’a censuré ce faux-documentaire, sans point de vue, désengagé, qui refuse "la vérité" ; et tous l’ont programmé, même les régimes les plus répressifs ou les plus influents ; régimes responsables, par voie de conséquence, du chaos actuel, notamment en Afrique et au Moyen-Orient.

                    Aussi, pour toutes ces raisons, difficile de comprendre la raison pour laquelle les journalistes ne se sont pas davantage mobilisés pour dénoncer ce documentaire.

     

     

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     Ci-après, quelques critiques du documentaire "Human" :

     

                     "HUMAN par sa construction, et les témoignages choisis ou construits, développe un discours consensuel à souhait (cela créé le lien entre les spectateurs et leurs maîtres dominants) et bourré de clichés, le tout saupoudré d’une bonne conscience morale : « il faut sauver la planète ! » Oui, il faut la sauver mais pour la sauver, encore faut-il identifier les coupables à l’origine de son état actuel, ce que se garde bien de faire « HUMAN ». Pire, le film propose de ne pas prendre partie. Il évoque des conflits et propose de rester neutre. Tout le monde sait que dans un conflit armé, celui qui reste neutre, valide la position du plus fort…. Sous une apparence de neutralité, le film au contraire influence et ordonne de choisir le camp du plus fort. Or, c’est justement son objet : soumettre le plus grand nombre de spectateurs/électeurs et le conduire à ne pas choisir pour laisser le pouvoir à ceux qui le possèdent déjà."

                                 Régis DESMARAIS - la suite de cette critique ICI

     

                 "Yann Arthus-Bertrand n'a jamais craint le gigantisme, ni le sursignifiant. Avec Human, il atteint des sommets en alternant, pendant plus de trois heures, vues aériennes et témoignages face ­caméra. On peut se laisser embarquer un temps par ce patchwork de belles images et de témoignages recueillis aux quatre coins du monde. Puis le procédé lasse ; ne reste alors que la désagréable impression d'être pris en otage d'une émotion trop fabriquée pour qu'il en reste quelque chose. Le contraire d'un film engagé."

                                        Olivier Milot - Télérama

     

     

                    Yann Moix, lui, met et tape dans le mille ce Samedi 12 décembre, dans « On n’est pas couché » ; il a  comparé contre toute attente « Human » à un long-métrage pornographique ; un documentaire qui montre tout en gros plan mais n'explique rien.. pas d'histoire, pas de contexte géographique, géopolitique, ethnographique ou historique : qui fait quoi à qui, où, comment, pour(-)quoi, et pour le compte de qui ?

    Motus et bouche cousue.

    Moix relève cette faute avec courage car il n'est jamais facile d'attaquer et de remettre en cause le talent de ceux qui font l'unanimité auprès d'un vaste public privé d'esprit d'analyse critique : 40 ans de médias audiovisuels puissants et dominants ont ruiné toute possibilité de distance avec l'image ; ces années de plomb pour l'intelligence ont eu raison... de la raison justement ! au profit d'une émotion qui n'est que le pire des mensonge quand on veut éclairer la vérité, quelque vérité que ce soit.

    Avec ce reportage, YOB a définitivement rejoint le camp du mensonge sans même l'avoir souhaité. Un véritable tour de force.

     

     

     

                     Bien évidemment, les réseaux sociaux se sont enflammés contre Moix, l'accusant d'être insensible.

    Faut bien dire que... semaine après semaine, chez ONPC, Yan Moix semble refuser ou méconnaître ou bien encore, oublier, les codes télévisuels en général et ceux de l'émission de Ruquier en particulier. Il court donc à sa perte pour peu que son départ de l'émission, une émission dont on se moque éperdument soit dit en passant, en soit une pour les uns qui la regardent et les autres qui ont mieux à faire le samedi soir.


    Moix commet une erreur : il croit que l'émission ONPC est une émission sérieuse ; or, elle ne l'est pas ; et son public - public du samedi soir -, non plus.

     

                         Message personnel à Moix :

              "Yan, si tu veux prendre encore un peu de blé à la télé, révise au plus vite l'idée que tu te fais de ONPC et de ton rôle chez Ruquier : c’est pas la fièvre du Samedi soir ONPC ! Il s’agit simplement d’une audience qui attend de trouver le sommeil. Aussi, fais en sorte que tes interventions les préparent à ce sommeil qui se veut très certainement aussi réparateur que consolateur, loin d’une prise de conscience cauchemardesque et anxiogène du comment et du pourquoi de notre existence à tous."

     

                       Aussi, ayez confiance, chers téléspectateurs, Laurent Ruquier et toute son équipe veille au grain, rien que pour vous.

     

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  • Yann Moix : passé, présent - et avenir ?

                             

                    Contrairement à ceux dont le passé ne passe pas, celui de Yann Moix, récent, impétueux et à haut risque, est passé comme une lettre à la poste ; il a filé ce passé à une vitesse supersonique... et tout le monde a tout oublié ; du moins ceux qui, aujourd’hui, le soutiennent, le couvent et le récompensent.

    Il nous faudra donc nous y arrêter sur ce passé, ne serait-ce que pour comprendre le présent et peut-être aussi, l'avenir d'un Yann Moix.

    Mais... dans un instant car il nous faut, d'abord, parler de ce présent.

     

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                  Entre deux films et un roman, Yann Moix a  trouvé à s’occuper : il s’est assis depuis la rentrée de septembre aux côtés de Léa Salamé dans "On n'est pas couché", le talk-show présenté par Laurent Ruquier tous les samedis en deuxième partie de soirée sur France 2.

    Ce qui nous promet, soit dit en passant, de beaux et de grands conflits d'intérêts : pensez au jour où Moix devra  faire la recension d'un livre d'un auteur de sa propre maison d'édition Grasset !

     

    Pour remplacer Aymeric Caron, il est dit que Laurent Ruquier a pioché parmi ses fidèles même si on oublie un peu trop facilement que Ruquier n’a pas la réputation de décider quoi que ce soit pour qui que ce soit, et moins encore pour lui-même ; comme tous les animateurs du PAF, il se doit d’être aux ordres ; ce qui se solde par une émission qui reçoit ceux que tout le monde reçoit tout en bannissant tous ceux que ces mêmes médias bannissent ici, là, et partout ailleurs.

    Faut dire que Yann Moix colle aux baskets d'un Ruquier qui s'est fait une spécialité d'être omniprésent dans les médias du décervelage : Moix a donc fait aussi partie des pensionnaires des "Grosses têtes", l'émission que Laurent Ruquier présente tous les après-midis sur RTL. Avec l'animateur, il a également participé à "On va s'gêner" sur Europe 1 et à "L'Émission pour tous" sur France 2.

    C'est à se demander comment Yann Moix arrive encore à poser ses fesses sur un siège quel qu'il soit... même rembourré.

    Mystère.

     

                 Longtemps les auteurs dignes de ce nom ont pu vérifier que la littérature ne nourrissait pas son homme et que, par voie de conséquence, peu d’auteurs étaient disposés à se montrer à la hauteur du sacrifice que demande cette littérature décidément ingrate et qui se moque pas mal des conditions de vie de ceux qui la servent des années durant.

    Moix est-il la preuve vivante de cette vérité amère, car, avec cet engagement tous azimuts dans les médias, ce n’est plus de sacrifice qu’il s’agit mais d’un véritable acte d’héroïsme car enfin… toute cette activité, tout cet abaissement, c’est pas rien pour un auteur qui a très tôt juré une fidélité éternelle à une littérature à la fois exigeante et courageuse !

    Certes, on peut aussi porter un autre regard sur ce Moix omniprésent dans les médias car on peut toujours affirmer a contrario : la littérature n’affame pas, elle gave les auteurs ; et en ce qui concerne Moix, un Moix pourtant privé de lecteurs, cette littérature le gave comme personne d’autre avant lui ! Oui ! Elle le gave notre Moix ! Elle le... à moins que...

    A moins qu’il ne s’agisse non pas de littérature mais plus simplement d’être capable de s’entourer d’appuis qui comptent car la rumeur va bon train : comment Moix a-t-il obtenu le job de Caron, son prédécesseur chez Ruquier ? Est-ce BHL dont Moix est très très proche (1) et à qui les médias ne peuvent rien refuser, qui l'aurait imposé ? La question est posée.

    Rappelons à toutes fins utiles que Yann Moix qui a quitté sa province - Orléans pour Paris -,  sur ses grands chevaux, bien décidé à empoigner la littérature, est l’auteur d’une dizaine de romans."Naissance", son dernier ouvrage en date, a remporté le Prix Renaudot en 2013. Il a réalisé deux long-métrages, "Podium", avec Benoît Poelvoorde et "Cinéman" avec Franck Dubosc.

    Porté à bout de bras par Bernard Henri Levy, Yann Moix - la call-girl de BHL ! -, avec Caroline Fourest, mène la grande vie au prix de tous les abaissements et de tous les partis pris auxquels il est possible de se rallier, de se plier et de se conformer car BHL ne connaît pas les demi-soumissions ; avec BHL, il faut avaler, tout avaler, couleuvres et le reste ; il faut aussi accepter de se ranger à droite de l'échiquier politique, du côté de ceux qui cognent... sur les plus fragiles qui plus est, même si contrairement à Fourest qui ne sait rien faire, Moix n’est pas dépourvu de talent et toute personne de bonne foi ne saurait douter de l’authenticité de son engagement auprès de la Littérature et des auteurs, même si…

                  Tenez : deux avis opposés sur le talent de Moix en tant qu’auteur  vous sont proposés : ICI et puis LA.

    Arrangez-vous avec ces deux-là…moi, je n’ai pas d’avis sur la question. Je n’ai pas encore trouvé le temps de lire un ouvrage de Moix même si j’ai pu apprécier « Podium » qui, sans être un film important, a su nous surprendre : l'acteur Poelvoorde n'y est sans doute pas pour rien non plus. 

     

     

    1 - Moix anime un blog dans la revue en ligne créée et dirigée par Bernard-Henri-Lévy : La règle du jeu.

     

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     Docteur Yann et Mister Moix ?

     

     

                   Revenons maintenant au sujet de ce billet : le passé somme toute récent de Yann Moix.

    C’est un dénommé Paul-Éric Blanrue qui s’est chargé de nous le rappeler : ICI dans son intégralité.

    Paul-Eric Blanrue est un historien comme on les aime : un historien mal assis, en rupture de ban(c) ; un historien maudit et banni (Alain Decaux n'a qu'à bien se tenir !) Jamais vous ne le verrez à la Télé ou ne l’entendrez à la Radio même par mégarde ou par accident. C'est simple : quiconque l’invite... meurt… professionnellement s’entend.

     

                 On apprend alors que Moix formait au début des années 2000 avec Blanrue et Marc-Edouard Nabe, un trio inséparable. Pour Paul-Eric, Yann Moix qui était employé à l’hebdomadaire Marianne classé très à gauche dans ces années-là, c'était « Mon Yannou ».

    Blanrue nous rappelle que pour Moix, Marc-Edouard Nabe, l’auteur de Au régal des vermines publié en 1985, un texte bien écrit mais plein de haine pour le genre humain (à noter que les Juifs n’étaient pas épargnés non plus ; et c'est important ; on verra pourquoi dans un instant) était un demi-dieu, un classique vivant de la littérature française.

    Rastignac orléanais (comprenez : arriviste venu tout droit d’Orléans) Moix fera sien un briquet à l’effigie du Duce (Mussolini), le dérobant à Blanrue. Faut dire que Moix n’était déjà pas un vitupérant gauchiste puisque Le Pen ne le déplaisait pas.

    Blanrue, ami personnel du professeur Robert Faurisson, précise que cette acquaintance n’était pas un secret pour Yann Moix qui connaissait depuis les années 90 les travaux de cet autre historien maudit et banni : "Rencontrant régulièrement le professeur à Vichy ou lors de ses venues dans la capitale, correspondant avec lui au quotidien par e-mail, la proximité que j’entretenais avec cette sulfureuse personnalité qui avait, d’ailleurs, peu de secrets pour toi, non seulement tu me le demandais, mais tu en redemandais, mon Yannou, et combien goulûment : qui en était ? Qui n’en était pas ? Ça te passionnait ! "

    Au sujet du professeur Faurisson, rappelons, en passant, qu'après un jugement favorable à son endroit - jugement qui renverra tous les historiens à leurs chères études -, une loi verra le jour :  la loi Gayssot :
    une loi qui est certes capable de plaisanter avec l'Histoire mais certainement pas avec le génocide des Juifs d’Europe par les Nazis (2).

     

    Et puis, voilà que Moix qui ne se sentait plus exister sans doute, accepte d’être le préfacier de l’ouvrage «  Le Monde contre soi – Anthologie des propos contre les juifs, le judaïsme et le sionisme » de son ami Paul-Eric Blanrue paru en 2007 ; ouvrage aujourd’hui interdit à la vente suite à un recours déposé par la LICRA en 2012.

    Chaud devant !

     

     

     

                A la fin des années 2000, Moix a longtemps prétendu s'être « rangé des voitures » rompant tout contact avec Paul-Eric Blanrue. Là encore, rien n’est plus faux, comme P.E.Blanrue le prouvera,documents à l'appui en bon historien qui travaille les archives, les siennes en l'occurrence :  ICI

    Blanrue continue : « Moix a ri aux éclats en assistant au spectacle “Mahmoud ». Moix avait fait le déplacement au théâtre de l’humoriste-activiste Dieudonné...

    Avant de conclure : "En quelque sorte, j’étais devenu ta bonne conscience : tout ce qui t’était interdit de dire en public, tu me le lâchais en privé ou me le faisais assumer en riant à gorge déployée à mes tirades transgressives. Docteur Yann et Mister Moix ! Je t’offrais la possibilité de vivre quelques heures par jour la vie que tu aurais voulue mener et d’exprimer en cachette les propos que tu aurais aimé tenir si tu n’avais pas choisi la voie du succès contre le monde du silence."

     

    La synthèse sur Yann Moix avec Alain Soral

     

    2 - Notez que je mets une majuscule à Nazi non pas parce que j’en suis un mais parce que le correcteur d’orthographe de Microsoft m’y invite très fortement ; aussi, pour toutes réclamations, adressez-vous aux développeurs de ce logiciel de traitement de texte.

     

    ***

     

                    Marc-Edouard Nabe, Paul-Eric Blanrue et Faurisson, Dieudonné...

    Aujourd’hui, Moix  s'est définitivement rangé ; il a conforté sa place auprès de BHL ; et comme les voyages forment la jeunesse, en prime, cerise sur le gâteau d'une allégeance inconditionnelle et maintenant sans nuages, Moix est devenu israélophile et judéophile comme il n’est pas permis de l’être quand on est ni juif ni israélien ; et c’est bel et bien sur cette déférence que se sont portés mes soupçons, voilà quelques mois, car, comme chacun sait, il ne faut pas me tenter.

    Aussi, que cache-t-elle cette déférence ? Qu’est-ce que Moix, le petit orléanais monté à Paris a donc à se faire pardonner ? Que cherche-t-il à nous faire oublier ? Quand on sait que le meilleur ami des Juifs c’est le non-Juif critique à propos de la soumission inconditionnelle au Judaïsme et/ou à Israël d’une communauté française sous l'influence d'une idéologie mortifère qui représente un réel danger de mort pour cette communauté, le sionisme, tellement l'injustice et la cruauté de cette idéologie poussent à la colère et à la révolte, celle des plus faibles - le terrorisme -, on peut légitimement être soupçonneux.

                    Les réponses à mes questions, j’ai pu les trouver chez cet historien banni des médias : Paul-Eric Blanrue.

                    Qu’il en soit ici remercié. 

     

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  • Jean-Pierre Mignard, Léa Salamé et le 7-9 de France Inter

         

                 Alors que l'enquête interne de la police avait conclu à la responsabilité des deux policiers en 2005...

     

                « Sous couvert d'un langage judiciaire feutré, la décision du tribunal correctionnel de Rennes qui, le 18 mai 2015, a relaxé les deux policiers jugés pour « non-assistance à personnes en danger » après la mort de deux adolescents, Zyed et Bouna, dans un transformateur EDF de Clichy-sous-Bois (93 -Seine-Saint-Denis) en 2005, est d'une grande violence envers les familles de Zyed et Bouna, ainsi que leur camarade Muhittin qui a survécu, leur déniant le statut de victimes » - Médiapart

     

    Le 27 octobre 2005, lors d’une course poursuite entre jeunes et policiers, Sébastien Gaillemin, gardien de la paix avait vu deux «silhouettes» enjamber un grillage et pénétrer dans un petit bois dans lequel, cinq mètres plus loin, un mur interdisait l’accès au site EDF. «S’ils rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau !», avait-il lâché sur la radio de la police, à l’écoute de laquelle était sa collègue Stéphanie Klein accusée elle aussi de ne pas avoir réagi.

     

    ***

     

     

               Avocat des familles de Zyed et Bouna, Jean-Pierre Mignard n'hésite pas à parler d'une justice d'apartheid au lendemain du verdict du tribunal correctionnel de Rennes après dix ans de procès.

     

                  Voyez comme Léa Salamé exige de Jean-Pierre Mignard à mots à peine couverts qu'il accepte une fois pour toutes, et sans condition, le verdict rendu ; qu’il s’y soumette, qu’il cesse de le contester et de le considérer pour ce qu’il est : un jugement partisan.

    En effet, Léa Salamé… reviendra à la charge, une fois, deux fois, trois fois, dix fois !

    Mais alors, ignore-t-elle que contre une décision de justice de nombreux recours sont possibles, en France ainsi qu’en Europe ?

    Non, bien sûr : elle ne l’ignore pas. Elle l’a tout simplement oublié, tout occupée qu'elle est à contraindre un avocat à baisser les bras : « Renoncez Monsieur l’avocat ! Cédez donc ! » Car, si cet avocat a perdu une bataille, il n'a sûrement pas perdu la guerre, Oui, la guerre ! Car la Justice tout comme l’Histoire, c’est la guerre ! de tout temps… quand il est question pour les faibles d’obtenir un jugement équitable digne de ce nom ; une guerre à faire, à refaire la Justice… dont l’issue est toujours incertaine. Et c’est bien là la noblesse de ce combat : le fait qu'il soit plus souvent perdu que gagné d’avance si l’on en croit les précédents de cette bataille conduite par des héros du quotidien.


     

    ***

     

                    Que l'on ne s'y trompe pas ! Le problème ce n'est pas seulement un jugement partisan qui confirme une fois encore, jour après jour, une justice "deux poids deux mesures" qui ne mérite que notre mépris… un mépris profond pour ce pouvoir régalien et notre détermination à continuer de dénoncer au mieux... un laxisme irresponsable, au pire… un parti pris tout simplement raciste…

    Pas plus que le tweet de la députée FN du Vaucluse, Marion Maréchal Le Pen qui ne laisse planer aucun doute sur ce que serait la politique de son parti envers les classes populaires « chahuteuses et délinquantes »  de surcroît, et particulièrement… ces classes issues de l’immigration maghrébine et sub-saharienne…

    Non ! Il s’agit bien plutôt de remettre en cause la rédaction de France Inter sous la conduite d'un Patrick Cohen adepte des listes noires et de la censure, jusqu'à exercer des pressions pour obtenir le départ d'une telle ou d'un tel (Yann Moix) d'un journal ou d'une rédaction ; un Patrick Cohen commissaire politique, sûr de son bon droit, et plus particulièrement... de sa force car il se sait inconditionnellement soutenu par un appareil d'Etat impitoyable avec les dissidents.

    On observera sur France culture, le matin à la même heure, le même parti pris et l'absence d'une information "contradictoire"(1).  Mais est-ce un hasard ?

     

                 Porte parole de la bourgeoisie cette équipe de France Inter, et en particulier Léa Salamé face à cet avocat qui ne veut pas renoncer ? Assurément ! Une bourgeoisie née avec la révolution industrielle et ses mouroirs ; une bourgeoisie qui n’a pas renoncé, et qui ne renoncera jamais ; une bourgeoisie qui ne badine pas avec les « frasques » des classes populaires car, c’est bien cette bourgeoisie-là qui frappe à la porte de France Inter tous les matins et qui occupe l'antenne...

    Pour cette bourgeoisie-là, aucun doute n’est possible : ce jugement du tribunal correctionnel de Rennes est sans tâche, propre et juste ! D’ailleurs, ce jugement n’est pas qu'un jugement : ce jugement c’est une évidence. Aussi, pourquoi s'évertuer à la contester ?

    Caste médiatique qui baisse les yeux devant les puissants, les relève devant les faibles,  cette bourgeoisie soutenue par une classe moyenne qui serre les fesses pour ne pas sombrer socialement (2), est grassement payée pour n'inviter que ceux que tout le monde invite - ce qui revient à bannir tous ceux que tous les autres bannissent -, et interviewer leurs employeurs délégués - ministres et premier ministre…

    Une bourgeoisie américanophile, atlantiste, sioniste, néo-libérale, néo-conservatrice, mondialiste convaincu, va-t-en-guerre (excusez tous ces pléonasmes !), anti-russe, anti-musulmane, anti-iranienne, guantanamophile comme c'est pas permis (séquestration et torture)...

    Une bourgeoisie qui n'a pas oublié de valider, entre deux larmes de crocodile, la mise à sac d'un Moyen-Orient aux trois millions de morts musulmans, de l'Afghanistan à la Libye depuis les événements du 11-Septembre 2001...

    Et finalement, bourgeoisie peigne-cul, aujourd'hui larbin d’une oligarchie vorace.

     

                   Est-il nécessaire de préciser que vous ne trouverez pas sur France Inter, à la même heure, des intervenants autorisés à porter la contradiction à cette fine équipe ? Non, bien sûr ! A ce sujet, il serait peut-être temps que le CSA régulateur de la mort du pluralisme dans les médias, s'intéresse à cette absence d'information "contradictoire" car, cette rédaction de France Inter c’est toute la violence tranquille dont crève toutes les démocraties (3), lentement mais sûrement ; la violence d'une agonie silencieuse de la représentation du réel qui, de temps à autre, donne encore de la voix, dans un sursaut, et dont on a pu entendre l’écho… en rafale, un certain mois de janvier 2015.

     

     

    1 - Analyse ICI

     

    2 - Mépriser, minorer, voire... ignorer... les conditions de vie des classes populaires est un moyen comme un autre de vivre avec la menace d'une relégation dont on peut légitimement craindre la probabilité. A ce sujet, se reporter au dernier ouvrage d'Emmanuel Todd.

     

     

    3 - Dans les années 50, Theodor W. Adorno évoquera le danger du retour d'un fascisme non pas tourné contre la démocratie mais un fascisme installé dans la démocratie.

     

    ________________

     

    Pour prolonger, cliquez : Les inénarrables de l'information sur France Culture

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