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  • Eric Zemmour : la perfectibilité de l'être humain en question

     

                       Zemmour ou la continuation de la guerre d'Algérie et de la haine de l'Arabe par d'autres moyens !

     

     

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    Billet de blog publié en 2013

     

     

                   Zemmour par-ci, Zemmour par-là… presse, télé, radio…

    Au fil des ans et de ses interventions, dans le choix de ses cibles privilégiées, difficile de ne pas faire le constat suivant en toute lucidité et en toute bonne foi, loin de tout procès d’intention : décidément, Zemmour n’acceptera qu’une France ; celle qui lui a permis (et lui permet) d’occuper dans les médias dominants un statut et une place de choix, sans partage et sans considération aucune pour qui et quoi que ce soit d’autre : une France taillée sur mesure pour Zemmour seul sur le dos de tous les autres qui n’auront jamais assez d’une vie pour gravir les marches d’une réussite fantomatique : de préférence, les minorités ethnique, sexuelle et culturelle.

    Mais où est le rapport… on se le demande !

                    Même une Christiane Taubira insultée n’aura pas droit à un mot de compassion ou de soutien direct et franc, sans ambiguïté donc, de Zemmour qui fait le choix délibéré et on ne peut plus conscient, comme une gifle à peine retenue, de reléguer les insultes racistes sans précédent à l’égard d’une ministre de la République au rang de ce qui peut bien se dire dans les cours d’écoles : interprétation triviale à dessein : celle du mépris pour la victime ; et comme une calamité n’arrive jamais seule… on mentionnera aussi, à l’aune de ce qu’un Zemmour est encore capable d’énoncer, une Christiane Taubira Ministre de la justice frappée du soupçon d’une nomination dans le cadre d’une discrimination qui se voudrait positive (1) ; ce qui, aux yeux de Zemmour, mérite déjà en soi une condamnation sans rémission, Zemmour ne reconnaissant qu’aux Européens de souche et les siens (mais de qui donc peut-il bien s’agir dans les faits ?), et même dans le cadre d’une incompétente et d’une malhonnêteté aux relents mafieux plus qu’avérés, une légitimité incontestable.

    Il est vrai que le traitement de ce que Zemmour doit sans doute considérer comme « l’affaire Taubira » est à l’image du mépris à peine déguisé (et dans le meilleur des cas : dédain et condescendance) dans lequel, en France, les communautés noire et musulmane, ou plus simplement arabe, sont tenues… pour quantités négligeables, et RTL manifestement ne s’en plaindra pas et son auditoire non plus que l’on flatte, caresse dans le sens du poil. A quelques exceptions près, chaque intervention de Zemmour sur cette antenne n’élève personne et rabaisse tout le monde, toujours, jusqu’à conforter les préjugés les plus éculés et les moins constructifs.

    Sur RTL, la réconciliation n’est donc pas pour demain. On a pourtant connu des minorités plus chanceuses face à l’adversité à chaque fois qu’il a été question de recueillir à l’unanimité le soutien de la communauté nationale.

    Mais là encore, où est le rapport, on se le demande !

                      Doit-on alors établir le fait suivant  : la boucle bouclée, si Zemmour n’avait pas été juif, aurait-il été tenté par l’antisémitisme, la dernière calamité qui manque à son tableau quand il part à la chasse contre tout ce qui de près ou de loin n’est pas Zemmour, faisant feu sur tous les gibiers susceptibles de remettre en cause son permis de chasser sur une terre, un territoire dont il prétend connaître seul les contours. Car Zemmour fait partie de ceux qui, après avoir déserté le champ de l’intelligence et de la compassion, s’autorisent tout, sans retenue loin des analyses des déséquilibres sociaux toujours croissants.

     

                    Mais enfin, pourquoi Zemmour a-t-il besoin de penser ce qu’il pense ?

    Si Zemmour dit tout, s'autorise tout, personne ne maîtrise comme Zemmour la dissimulation des véritables motivations qui se cachent derrière chacune de ses interventions dans les médias de masse qui l'accueillent à bras ouverts du matin au soir.

    S'il lui arrive d'avoir raison contre la bêtise, et trop souvent tort face à l'intelligence d'un intervenant - il est vrai qu'au royaume des aveugles les borgnes sont rois -, manifestement, Sciences-Po ne lui aura été d’aucun secours car, diplômé ou pas, on ne peut jamais cacher très longtemps d’où l’on vient, et plus encore quand on n’en est jamais vraiment parti. Et à ce propos, force est de constater que Zemmour n'est autre que le fils de ses parents et d’une seule histoire : la leur - colonialisme, Algérie française, guerre, OAS, expatriation, ressentiment ad vitam æternam (2); histoire qu’il a faite sienne, l’intériorisant  sans doute bien au-delà de ce que pouvaient attendre de lui ses ascendants car enfin, est-ce que les parents tiennent à ce que leurs enfants leur ressemblent à ce point ? Rien n’est moins sûr !


    Fier de cet héritage, garant de sa transmission - ressentiment, isolement et fermeture à l’autre.-, Zemmour contre Rama Yade, contre Taubira, contre Thuram, contre les groupes de Rap, contre ce qui de près ou de loin touche à l'Islam, inutile d'aller chercher plus loin... c'est Zemmour qui n'a de cesse de régler les comptes de ses ascendants sans jamais les solder, contre les Peuples colonisés, aujourd'hui indépendants, et leurs descendants français ou non.

    Et c'est sans doute là son drame le plus intime : Zemmour n'aura finalement rien choisi pour lui-même et de lui-même ; il n’aura fait que subir une histoire traumatique : celle de ses origines ; destin balayé par les vents d'une Histoire dont on n'avait rien anticipé faute d'une conscience appropriée  ; l'ignorance, l'insouciance et l'arrogance n'étant d'aucun secours face à la puissance d'une volonté de justice et d'autodétermination.

     

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                   Et si Zemmour n’était in fine qu’un petit machiste méditerranéen mal dégrossi (bien que malingre) qui n'a jamais vraiment quitté son bled (et ce bien qu'il n'y soit jamais né ni allé !) ni les jupes de sa mère dont il n’a de cesse de louer le dévouement, dans sa cuisine dès 6H le matin toute sa vie durant, devant ses fourneaux jusque tard le soir, pour le grand bonheur d'Eric Zemmour enfant, et le plus grand malheur de tout ce dont on est en droit d'attendre d'un être humain : intelligence, générosité, compassion et courage.

               Pour sûr ! Un coup majeur porté à la croyance à la perfectibilité de l’être humain, fondement de notre civilisation pourtant bel et bien européenne celle-là... que ce Zemmour !

     

     

     

    1 - En effet, n’a-t-il pas dit à Rama Yade : «Ce n’est pas moi qui ai été nommé ministre parce que j’étais noire et femme !»

    Mais alors, à partir de quand et sous quelles conditions, aux yeux de Zemmour, est-ce que l’on cesse d’occuper la place que l’on occupe parce qu’on est noir ou bien homosexuel ou bien encore… une femme ?

     

    2 - Haine à peine contenue, vengeance et revanche pour des dizaines de milliers d'entre eux ;  fonds de commerce du FN dans le bassin méditerranéen, de Nice à Perpignan.

     

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    Le syndrome du larbin

     

                Vidéo jointe à titre d'information... même s'il semblerait que Zemmour soit aussi concerné par ce syndrome : celui de larbin. Car, si là d’où l’on vient ne saurait en aucun cas empêcher quiconque d’aller voir ailleurs et de s’y installer, en revanche, il n’est sûrement pas nécessaire, une fois arrivé à destination, de conspuer à des fins de les rabaisser, celles et ceux qui n’ont pas eu la chance – ou su la saisir, faute d’aptitudes ou de volonté -, d’effectuer un tel déplacement à la fois horizontal et vertical même et surtout, si ce mépris et ce déni semblent n’avoir qu’une seule préoccupation : se protéger du danger et conjurer la peur d’un éventuel retour à la case départ, défait et humilié, pour la seconde fois, par une classe qui n’aura pas oublié que Montreuil (ville de naissance de Monsieur Zemmour) ne sera jamais ni Neuilly ni Paris.

    Et d’aucuns s’empresseront d’ajouter : combien de temps encore, les rescapés d’un déterminisme social le plus souvent impitoyable devront-ils donner des gages de bonne conduite et de fermeté d’âme (cachez donc toute cette compassion insupportable pour les dominés !) à ceux auxquels ils pensent devoir leur repêchage social, oublieux qu’ils sont de leurs droits et de leurs mérites ?

     

    Pour prolonger, cliquez : Qui sauvera Eric Zemmour

     

     

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  • George Steiner : Le pèlerin de tous les possibles

     

     

              george-steiner.jpgGeorge Steiner, c'est ce ver luisant de l'intelligence à chaque fois que la nuit recouvre l'entendement. Ôte de l’humanité, cette humanité, il la reçoit tout en étant reçu par elle : " La patrie c’est là où on peut travailler… là où on vous laisse travailler."

     

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              Il est un des plus virulents critiques de la politique d’Israël : « Torturer un être humain, c’est le transcendant du mal absolu ; plutôt se tuer que le faire !"

    Or, Israël devra continuer de torturer.

    George Steiner, c'est aussi et surtout la meilleure réponse que l’on puisse adresser, ici en France, à un BHL, à un Zemmour, à un Finkielkraut, à une E. Lévy, à un Goldnadel, à des médias et une grande partie de la classe politique… comme autant de figures emblématique du naufrage de tout un héritage et de la descente aux enfers d'une raison d'être au monde défaillante et corrompue ; déliquescence qui semble aujourd’hui irréversible.

     

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                   George Steiner : La barbarie de l'ignorance

     

     

                 Antoine Spire jadis producteur sur France Culture, remercié par une gourde, Laure Adler alors qu'elle prenait la direction de France Culture... s'entretient avec George Steiner autour de la re-publication de son ouvrage sur Heidegger. 

    Ils évoquent la fascination des penseurs juifs pour Wagner, Nietzsche et Heidegger et plus largement, la fascination des intellectuels pour les systèmes totalitaires : URSS et Chine.

    Au sujet de Heidegger et son engagement auprès des Nazis, un Heidegger qui a formé une grande partie des intellectuels du XXè siècle, Steiner fera la remarque suivante : "Le plus grand des penseurs peut être le plus petit des hommes."

    Antoine Spire insiste sur l'absence de l’être humain, de l’individu humain, l’a-humanisme de Heidegger comme une sorte de « planète vide dans le soleil grec du matin ».

    Héritier des pré-socratiques, très grand élève d’Aristote, peut-on suggérer que « Heidegger s’est retiré du monde dans le langage » ?

    Steiner réplique que tout notre vocabulaire écologique pourrait bel et bien venir des premiers écrits de Heidegger, ceux des années 20 après la catastrophe de la première guerre mondiale : la dénonciation de la mécanisation totale, brutale, anonyme de la vie par l’être humain pour une exploitation totale de la planète en lieu et place d’un désir de vie, un désir de laisser vivre la vie.

    Plus tard, il sera question du langage et de son origine ; ce miracle qui définit l’homme car l’homme c’est l’animal qui parle, puis la déconstruction qui mettra en cause la correspondance entre le langage et la réalité : la communication. Arrive alors le doute généralisé qui a pour conséquence la remise en cause de l’autorité qui repose sur la confiance et la compétence.

    Déconstruction de la personne humaine aussi qui nous laisse avec une énergie terrible d’absence : le vide plein du souvenir de ce qui n’est plus.

     

                 Sans Dieu, avec la perte du sujet, qu’est-ce qui est encore possible ?

    Michel-Ange, Bach, Beethoven, Shakespeare, Dostoïevski…  les anciennes formes ne reviendront pas. L’Histoire ne serait alors que du passé ? Et notre époque... l'épilogue, comme une grande fatigue de l’Histoire?

     

                George Steiner souhaite conclure avec ceci : "L’esprit humain est indestructible."

    Et c'est là une raison d'espérer encore.

     

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    George Steiner à propos de son roman "Le Transport de A.H".

     

     

                 Si on peut regretter chez Steiner des lacunes dans le domaine de la politique - qui fait quoi, à qui, où, comment, pourquoi et pour le compte de qui -, ainsi qu'à propos des apports de la psychanalyse que George Steiner rejette, la psychologie des Peuples et des Nations aussi, lui, le voyageur solitaire, il n’en demeure pas moins qu’il y a un reproche que l’on ne pourra jamais adresser à George Steiner : c’est de ne pas comprendre ceux qui ont fait l'Histoire ainsi que les auteurs qu’il a lus, contrairement à d'autres, aussi cultivés que bêtes.

     

     

    Pour prolonger, cliquez : Steiner, un diamant d'intelligence

     

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                  Version Papier : de l'Art, de la littérature et autres considérations

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  • George Steiner : Le pèlerin de tous les possibles

     

     

              george-steiner.jpgGeorge Steiner ôte de l’humanité : cette humanité, il la reçoit tout en étant reçu par elle : " La patrie c’est là où on peut travailler… là où on vous laisse travailler."

     

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              Il est un des plus virulents critiques de la politique d’Israël : « Torturer un être humain, c’est le transcendant du mal absolu ; plutôt se tuer que le faire !"

    Or, Israël devra continuer de torturer.

    George Steiner, c'est aussi et surtout la meilleure réponse que l’on puisse adresser, ici en France, à un BHL, à un Zemmour, à un Finkielkraut, à une E. Lévy, à un Goldnadel, à des médias et une grande partie de la classe politique… comme autant de figures emblématique du naufrage de tout un héritage et de la descente aux enfers d'une raison d'être au monde défaillante et corrompue ; déliquescence qui semble aujourd’hui irréversible.

     

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                    Janvier 1997 - France Culture  

     

                 Antoine Spire jadis producteur sur France Culture, remercié par une gourde, Laure Adler alors qu'elle prenait la direction de France Culture... s'entretient avec George Steiner autour de la re-publication de son ouvrage sur Heidegger. 

     

    Ils évoquent la fascination des penseurs juifs pour Wagner, Nietzsche et Heidegger et plus largement, la fascination des intellectuels pour les systèmes totalitaires : URSS et Chine.

    Au sujet de Heidegger et son engagement auprès des Nazis, un Heidegger qui a formé une grande partie des intellectuels du XXè siècle, Steiner fera la remarque suivante : "Le plus grand des penseurs peut être le plus petit des hommes."

    Antoine Spire insiste sur l'absence de l’être humain, de l’individu humain, l’a-humanisme de Heidegger comme une sorte de « planète vide dans le soleil grec du matin ».

    Héritier des pré-socratiques, très grand élève d’Aristote, peut-on suggérer que « Heidegger s’est retiré du monde dans le langage » ?

    Steiner réplique que tout notre vocabulaire écologique pourrait bel et bien venir des premiers écrits de Heidegger, ceux des années 20 après la catastrophe de la première guerre mondiale : la dénonciation de la mécanisation totale, brutale, anonyme de la vie par l’être humain pour une exploitation totale de la planète en lieu et place d’un désir de vie, un désir de laisser vivre la vie.

    Plus tard, il sera question du langage et de son origine ; ce miracle qui définit l’homme car l’homme c’est l’animal qui parle, puis la déconstruction qui mettra en cause la correspondance entre le langage et la réalité : la communication. Arrive alors le doute généralisé qui a pour conséquence la remise en cause de l’autorité qui repose sur la confiance et la compétence.

    Déconstruction de la personne humaine aussi qui nous laisse avec une énergie terrible d’absence : le vide plein du souvenir de ce qui n’est plus.

     

                 Sans Dieu, avec la perte du sujet, qu’est-ce qui est encore possible ?

    Michel-Ange, Bach, Beethoven, Shakespeare, Dostoïevski…  les anciennes formes ne reviendront pas. L’Histoire ne serait alors que du passé ? Et notre époque... l'épilogue, comme une grande fatigue de l’Histoire?

     

                George Steiner souhaite conclure avec ceci : "L’esprit humain est indestructible."

    Et c'est là une raison d'espérer encore.

     

     

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                 Si on peut regretter chez Steiner des lacunes dans le domaine de la politique - qui fait quoi, à qui, où, comment, pourquoi et pour le compte de qui -, ainsi qu'à propos des apports de la psychanalyse que George Steiner rejette, la psychologie des Peuples et des Nations aussi, lui, le voyageur solitaire, il n’en demeure pas moins qu’il y a un reproche que l’on ne pourra jamais adresser à George Steiner : c’est de ne pas avoir compris les auteurs qu’il a lus, contrairement à d'autres, aussi cultivés que bêtes.

     

     

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  • Tariq Ramadan à coeur ouvert

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               Né le 26 août 1962 à Genève, essayiste, islamologue, professeur et universitaire de nationalité suisse, arabe, musulman d’origine égyptienne, soutien indéfectible de la cause palestinienne, critique d'Israël et des USA, cela suffit pour qu'il ne soit jamais donné à Tariq Ramadan d'être "traité" comme n'importe quel autre intellectuel.

    Sans doute doit-il s'estimer heureux - et nous avec lui -, de pouvoir encore, ici et là, s'exprimer dans les médias, de temps à autre, même si à chaque fois, c'est un procès en sorcellerie qui lui est fait : pieu dressé, entouré de fagots de bois... le bûcher médiatique est prêt ; il ne reste plus alors qu'à allumer le feu.

     

     

     

              Tariq Ramadan dans l'émission "On n'est pas couché" intervient à propos de son livre : "Mon intime conviction". C'était en 2012.

     

     

                     On ne manquera pas de remarquer un Zemmour tel un poisson rouge dans son bocal à tourner en rond et autour du pot, le pot de la haine, de ce qu'il ne peut se résoudre à nous confesser...  mais qu'il avouera plus tard "en promo" à l'occasion de la sortie de son ouvrage "Le suicide français" une fois qu'il aura été remercié par la direction de France 2 : "J'aime pas les étrangers, surtout quand ils sont français maghrébins, arabes, musulmans et africains".

    Mais alors… tout ça pour ça ! Toutes ces arguties d'une indigence à la fois historique et intellectuelle autour de la laïcité et d'une "tradition française à la Zemmour" pour ne jamais, au grand jamais, confesser un racisme atavique chevillé au corps car, on ne peut jamais cacher très longtemps d’où l’on vient, et plus encore quand on n’en est jamais vraiment parti.

    Et à ce propos, force est de constater que Zemmour n'est autre que le fils de ses parents et d’une seule histoire, la leur : le colonialisme ; guerre, Algérie française, OAS, expatriation et ressentiment jusqu’à une haine à peine contenue, vengeance et revanche pour des dizaines de milliers d'autres... fonds de commerce du FN dans le bassin méditerranéen, de Nice à Perpignan, soit dit en passant.

    Histoire que Zemmour a faite sienne, l’intériorisant sans doute bien au-delà de ce que pouvaient attendre de lui ses ascendants car enfin, est-ce que les parents tiennent à ce que leurs enfants leur ressemblent à ce point ? Rien n’est moins sûr !

    Fier de cet héritage, garant de sa transmission - ressentiment, isolement et fermeture à l’autre.-, Zemmour contre Rama Yade, contre Taubira, contre Thuram, contre les groupes de Rap, contre ce qui de près ou de loin touche à l'Islam, inutile d'aller chercher plus loin... c'est Zemmour qui n'a de cesse de régler les comptes de ses ascendants sans jamais les solder, contre les Peuples colonisés, aujourd'hui indépendants, et leurs descendants français ou non nés et vivant sur notre sol.

    Et c'est sans doute là son drame le plus intime : Zemmour n'aura finalement rien choisi pour lui-même et de lui-même ; il n’aura fait que subir un destin balayé par les vents d'une Histoire qui ne pardonne pas l'incapacité à prévoir l'inexorable... faute d'une conscience appropriée ; l'ignorance, l'insouciance et l'arrogance n'étant d'aucun secours face à la puissance d'une volonté de justice et d'autodétermination des Peuples humiliés.

     

               Pour sûr ! Un coup majeur porté à la croyance à la perfectibilité de l’être humain, fondement de notre civilisation pourtant bel et bien française et européenne celle-là... que ce Zemmour (et tous les autres avec lui) face à Tariq Ramadan qui n'a besoin d'aucun avocat, droit dans ses bottes, et qui n'a rien à cacher non plus face à des animateurs-créateurs d'ambiance au service d'une télé... spectacle d'un monde qui n'existe pas.

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  • LCP-Public Sénat, BFM-TV et i-Télé : récupération, lessivage et recyclage

     

            Un regard sur ceux qui, bien que remerciés et parfois même... discrédités - recalés de l'audimat et/ou de l'éthique professionnelle, ne connaissent jamais le chômage ou la crise ou bien encore, la retraite !

     

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    Patrick Poivre D’Arvor sur Radio Classique. On ne le présente plus ; un PPDA... risée des professionnels de l’information digne de ce nom, remercié par TF1 après trente ans de bons et loyaux services rendus à la désinformation par omission et par démagogie : "Pourquoi donner ce que l'immense majorité des téléspectateurs ne vous demande pas !"

     

    ppda,zemmour,moati,giesbert,elkabbach,journalisme,politique,société,haziza,colombani,mazerolle Serge Moati aussi ! Ancien animateur de l’émission Riposte sur la 5. Mais qu’on se rassure : si riposte il y a eue, il ne s'est agi, le plus souvent, que d'une riposte purement formelle, et par voie de conséquence, d'une riposte bien pâle ; une riposte proportionnelle à la menace (ou à l'attaque) auquelle les invités ont dû faire face, mais... aucun péril en la demeure ; surtout pas. Et puis... jamais !

    Aujourd'hui, il continue ses gesticulations sur LCP (chaîne publique de l'Assemblée nationale) aux frais des contribuables pour une poignée de téléspectateurs.

     

    ppda,zemmour,moati,giesbert,elkabbach,journalisme,politique,société,haziza,colombani,mazerolleOlivier Mazerolle, un temps à la tête de la rédaction de France 2, promptement remercié pour manquement à l'éthique de sa profession avant d'entrer puis chez BFM TV, a rejoint en 2013 Bernard Tapie pour diriger le quotidien "La Provence" avant de prendre sa retraite un an plus tard.

                     

    ppda,zemmour,moati,giesbert,elkabbach,journalisme,politique,société,haziza,colombani,mazerolleJean Marie Colombani sur Public Sénat (chaîne publique) : cumulard comme personne, il semblerait que le quotidien le Monde, Slate.fr, France culture, France Inter et France Télévisions en son temps, ne lui suffisent plus.

     

     

     

     

     

    Franz-Olivier Giesbert sur France 5 avec "Les grandes questions " (entouré de trois gourdes, dont une en particulier : Géraldine Muhlmann), patron de l'hebdo Le Point. Sur le service Public, il est connu et reconnu pour avoir épuisé comme personne d’autre avant lui, des millions de téléspectateurs. Et aujourd'hui, à la simple évocation de son nom, on ne compte plus ceux qui se précipitent sur leur télécommande pour le chasser de leur vue et de leur mémoire. Mais n'empêche, lui aussi, est toujours là entre deux comités de Rédac au Point.

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    Eric Zemmour finalement jugé indésirable sur le service public et sur i-Télé, après des années de commentaires xénophobes dans le meilleur des cas, racistes dans le pire, sévit sur RTL, écrit dans le quotidien Le Figaro et anime une émission sur la chaîne Paris Première.

     

     

     

     

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                 Un illustre inconnu maintenant... mais pas pour tout le monde : un dénommé Frédéric Haziza, journaliste sur LCP (encore LCP !), et puis aussi... à Radio J : radio de la communauté juive ; il est le chef du service politique de cette radio.

    Terne et laborieux, sans talent, spécialiste des procès en antisémitisme, très certainement recruté grâce à des appuis, ce journaliste communautarisé est manifestement venu sur le service public chercher un complément de salaire.

                 Cherchez donc un journaliste de Radio Notre Dame, de beur-FM ou Radio Orient officiant sur le service public ! Ne vous donnez pas cette peine : vous n’en trouverez pas.

     

                        Scandale des scandales (1)... qu’il soit permis ici de suggérer à LCP et au CSA  qu'il demande à Monsieur Haziza de choisir : soit il sert le service public, soit il sert sa communauté et ses intérêts partisans bien compris… incompatibles avec l’exercice du métier de journalisme dans ce même service public, mais certainement pas les deux, et qui plus est... aux frais des contribuables.

    Que l'on suggère donc à Monsieur Haziza, puisque manifestement son poste à Radio-J ne lui suffit pas, de déposer un CV chez BFMTV ou chez i-télé.

                      

     

               ppda,zemmour,moati,giesbert,elkabbach,journalisme,politique,société,haziza,colombani,mazerolleEt le pompon revient à Jean-Pierre Elkabbach, la honte de ce qui n’a jamais été finalement sa profession mais n'empêche : un demi siècle de « journalisme » au service de la classe politique, de droite de préférence, de Giscard (eh oui ! il a commencé jeune !) à Sarkozy, sur le service public avant d’y être jugé indésirable parce que totalement compromis et discrédité ; aujourd'hui, il poursuit son oeuvre sur Europe 1, là où il a pu continuer de servir les intérêts de ses amis et ceux des actionnaires de cette station de radio, d’une pierre deux coups, et comme les journées sont longues : il anime une émission littéraire sur Public Sénat.

     

     

                       Et jamais ils ne renoncent car jamais on ne le leur demande ! Et pour cause : en bons professionnels, tous savent ce qu'on attend d'eux, et pour certains... depuis des décennies. 

                                                                               

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                    Si vous avez pu identifier d’autres opérations de récupération, de lessivage et de recyclage, n’hésitez pas à compléter cette liste.

     

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    1 - On nous aura vraiment tout fait sur le service public : on a connu le journalisme de droite passeur de plats (Elkabbach), le journalisme de gauche ou PS (Levaï), le journalisme de cirque et de foire (Mourousi), le journalisme agent de sa propre cause (PPDA)... avec Haziza, voilà maintenant que l'on nous sert du journalisme communautaire : radio J défend une communauté et des intérêts forcément partisans ( intérêts économiques, politiques, religieux et culturels...) incompatibles avec l'exercice du métier de journalisme dans le service public. 

     

     

                Pour prolonger, cliquez : Liberté, liberté chérie !

     

     

                          Cadeau ! Même si on n'apprendra pas grand-chose de nouveau à propos de la censure et de l'auto-censure dans le journalisme...

    Ou peut-être si : Jean-Pierre Canet et Nicolas Vescovacci, auteurs du documentaire sur le Crédit mutuel dont la diffusion sur Canal+ a été censurée par Vincent Bolloré, ne savaient pas que ce même Boloré avait des intérêts au Crédit Mutuel.

                     Cherchez l'erreur !

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  • Alain Finkielkraut... contre toute raison

     

                  Alain Finkielkraut a été élu en avril 2014 à l'Académie française, au premier tour, par 16 voix sur 28 : 3 voix sont allées à Gérard de Cortanze, une à Athanase Vantchev de Thracy ainsi que Huit bulletins barrés d'une croix en signe de désaveu, après une polémique qui a échauffé les esprits.

                  Revenons sur cet essayiste à l'heure où le Figaro lui ouvre en grand ses colonnes à propos de la "ratonnade" israélienne à Gaza qui a fait plus de 2000 morts du côté des civils palestiniens à propos desquels il n'aura pas un mot, lui non plus : "Israël doit vaincre ! Israël vaincra!"

    Tel est son seul message.

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    Publié en 2014

     

     

                   Qui prendra le temps d'entreprendre la lourde tâche d’énumérer toutes les lacunes d’Alain Finkielkraut ? Lacunes qui, d’interventions en interviews, à la longue, année après année, deviennent à la fois embarrassantes et gênantes pour tout le monde ; en premier lieu pour les auditeurs et téléspectateurs confrontés à un Finkielkraut omniprésent dans les médias qui s’évertuent à lui tendre un micro ; et si ceux qu'on a encore la complaisance d’appeler « des journalistes » suspendent leur jugement à son sujet alors qu’ils sont capables des pires injustices à l’encontre d’autres figures du monde artistique ou intellectuel - exclusion, bannissement...-, sans doute est-ce dans le souci de respecter un usage qui veut que l’on ne tire pas sur ses propres invités comme d’autres une balle dans le pied ni sur une ambulance... animateurs et invités otages sanglés dans la même soute à bavardage pour le meilleur comme pour le pire.

     

              Qui est donc ce Finkielkraut qui n'a de cesse de se perdre dans le questionnement suivant : "Mais... qu’est-ce que cette réalité que l’on me demande de vivre et de partager..." ?

     

    Incapable de penser le présent (un présent trop imparfait pour lui sans doute), mais homme de son temps, assurément, (n'allez surtout pas voir chez Finkielkraut un mécontemporain), Finkielkraut incarne à merveille l'anti-intellectuel, avec pour conséquence compensatoire : l’explosion du communautarisme - religieux ou non -, aux tensions sans nombre et à l'humanité universellement perdue.

     

    Pourfendeur de ce qu'il croit être "La modernité" dont il n'y aurait rien à sauver, avec Finkielkraut, aucune cause n’est identifiée, jamais ! N'expliquant jamais rien, ne cherchant jamais à comprendre quoi que ce soit ni qui que ce soit, se cachant derrière Péguy sans doute pour ne pas avoir à citer Maurras et Barrès (1), Finkielkraut est l'anti-intellectuel par excellence. Il est vrai que cela demandera toujours plus d’intelligence et de courage de questionner les causes plutôt que de déplorer une réalité qui aurait pour unique origine la somme de ses effets. Les Durkheim et Max Weber auront beau s’agiter dans leurs tombes et sarcophages, panthéons et pyramides, et les sociologues du CNRS de s’arracher les cheveux…peu lui importe : tous n’ont qu’à bien se tenir.

      

    Ruines.jpgTel un Zemmour... de la rue d'Ulm contrairement à l'original qui vient de la rue saint Guillaume (Science-po), privé de culture historique, économique, sociologique et politique, Finkielkraut ne connaît que lui-même, faute de mieux. Grand admirateur de la  force de frappe d'Israël et des Etats-Unis, tout en conspuant les moeurs de la société américaine car, ignorant comme il n'est plus permis de l'être, Finkielkraut croit que les bombes de l'Oncle Sam sont gratuites et qu'elles n'engagent à rien, il semblerait que Finkielkraut soit l’incarnation même du "mal" qu’il dénonce et combat sans relâche, à savoir : la défaite et la fin d'une pensée analytique et prospective, ainsi que la mort des intellectuels et des "philosophes", et celle d'une littérature élévation de la conscience humaine...

     

    D'où sa nomination à l'Académie Française ? C'est fort possible. Il suffit seulement de penser à "l'oeuvre" d'un Jean d'Ormesson auquel Finkielkraut doit son élection ; un Jean d'Ormession qui sait quelle est sa dette en tant membre d'une classe qui a porté et élevé l'antisémitisme jusqu'au vertige comme aucune autre classe dans l'histoire.

     

    Gigantesque auto-mystification Finkielkraut ?

     

    A son sujet, on affirme que sa pièce favorite a pour nom « Tartuffe » - Mais alors... Tartuffe de la conscience humaine !

     

     

     

    1 - Heureusement que ces derniers étaient antisémites, ou bien encore : heureusement que Finkielkraut est juif car, dans le cas contraire, on pouvait craindre le pire : le ralliement de Finkielkraut à la pensée de ces deux auteurs aujourd'hui jugés infréquentables.

     


    ***

     

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                   Adepte impénitent de l’indignation à sens unique (2) et fortement communautarisée, les obsessions-indignations les plus récurrentes de ce Monsieur sont les suivantes : les musulmans – de France ou d’ailleurs -, les français du Maghreb et d’Afrique noire, les droits-de-l’hommistes (terme péjoratif chez Finkielkraut), l’anti-sémitisme (tout en ayant aucune sympathie pour les mouvements anti-racistes), et tout ce qui de près ou de loin concerne la cause juive ou la communauté du même nom. Et pour finir : l’Etat d’Israël.

     

    A chaque génération ses casseroles ! Le stalisnisme dans les années 50 et 60 ; aujourd'hui, le sionisme. 

     

    Plus intolérant qu’impatient avec la parole de l’Autre, et plus encore lorsqu’elle est… tout autre, plus infatué que passionné (il suffit de se reporter à ses prestations télévisées), qui peut nier que Monsieur Finkielkraut ait décidément beaucoup de mal avec tout ce qui n’est pas Alain Finkielkraut ?

     

    Et pourtant… il n'avait pas trop mal commencé avec Péguy, Arendt, Albert Camus, Lévinas... c’est vrai, ces derniers ont plutôt la réputation d'être d'une aide précieuse pour quiconque souhaite penser, s’affranchir et servir, non pas ses propres intérêts et ceux de sa "communauté", mais un intérêt bien supérieur : celui de la justice, puisque penser c’est fatalement penser... juste... parce que... altruiste, le cœur sur la main et sur la page d’écriture : raison, compassion et compréhension... un coeur intelligent donc... attributs et qualités dont l’absence doit être considérée comme une véritable infirmité ainsi qu’une catastrophe largement répandue depuis une trentaine d’années chez une élite médiatique (à ne pas confondre avec l’élite intellectuelle et morale qui, elle, a déserté les médias) arc-boutée à des allégeances à la fois ethnique, idéologique et culturelle. 

     

                Partisan d'une politique de la terre brûlée, derrière Finkielkraut, rien ne doit re-pousser, Jamais ! Un Finkielkraut qui se voudrait très certainement aussi transparent qu’un verre opaque car, nul n’ignore que le prestige accordé à l’ambiguïté et au mystère, ambivalence énigmatique, est un atout non négligeable pour un auteur très certainement en quête d’une postérité qu’il doit bien vouloir imaginer généreuse à son endroit, même si, pour son malheur, chacune de ses interventions fait qu’il ne peut s’empêcher soit de donner sa langue au chat, soit de se trahir car, Alain Finkielkraut n’a de cesse de se dénoncer : en effet, on lit dans Finkielkraut comme dans un livre, même fermé, pour peu que l’on soit au fait avec la mauvaise foi, l’hypocrisie, les lapsus et autres actes manqués, ignorés de lui-même... par définition, et qu'il ne les reconnaîtra sans doute jamais comme tels la tête sur le billot.

     

    Ses difficultés lorsqu’il est question d’appréhender la réalité d’un fait dans toute sa complexité font de lui un grand petit bourgeois que tout effraie, et par voie de conséquence, un bavard… puisque moins l’on comprend plus on commente et plus l’on s’agite, sans doute pour apaiser son angoisse ; en revanche,  une fois que l’on a saisi, on n’a qu’une envie : se taire et se mettre au travail…

     

    A ce sujet, bien qu'enseignant à l'Ecole Polytechnique, on ne saurait que trop recommander à Finkielkraut de prendre des cours du soir auprès d'Edgar Morin et de sa Méthode.

    .

    Grand vizir de tous ceux qui partagent ses préjugés et sa stratégie consciente ou inconscience de sabotage de nos efforts d’unité nationale autour de valeurs et d’une Histoire communes, même conflictuelles, maître à penser par excellence de tous ceux qui pensent contre lui…faites donc le test ! Enquérez-vous de l'opinion de Finkielkraut sur un sujet quel qu’il soit, et contentez-vous de penser le contraire, c'est à dire...  de voir plus grand, plus large… en un mot : plus complexe ;  ça marche à tous les coups ! Car, vous aurez alors fait un grand pas vers une pensée honnête et féconde, et qui plus est, une pensée altruiste, en lieu et place d'une opinion socialement et ethniquement orientée (ce qui est toujours le cas chez Finkielkraut ! D’où sa charge régulière contre les Français issus de l’immigration du Maghreb et ceux  qui contestent ses jugements à l’emporte pièce, avec en toile de fond son soutien à la politique pourtant indéfendable de l’Etat d'Israël) ; un grand pas donc vers une pensée qui vous rapprochera d’une meilleure compréhension d’une réalité qu’aucune vérité statistique ou factuelle ne pourra jamais contenir. Seule condition : être prêt, si nécessaire, à penser contre soi, contre sa caste, sa classe, contre son ethnie, tout en y mettant un peu de cœur (3) ; ce dont Finkielkraut est bien incapable.

     

    *** 

     

                 Producteur et animateur chez France Culture de l'émission Répliques (3) qui se veut, sans rire, au cœur de la France, le choix de ses invités permet le plus souvent à Finkielkraut de leur faire dire tout haut ce qu’il ne peut aujourd’hui que se résoudre à penser tout bas depuis que son crédit que l’on nommera « anti-raciste » est épuisé.

     

    Jouissant sur cette radio publique d'une impunité refusée à tous les autres, les propos concernant les Français issus du colonialisme et de l’immigration d’Afrique noire et du Maghreb, vers lesquels les sujets qu'il traite ne manquent jamais de nous ramener - et quelque soit le sujet : un vrai tour de force de la part de Finkielkraut ! -, s’ils devaient prendre pour cible la communauté juive relèveraient sans l’ombre d’une hésitation de l’anti-sémitisme ; appliqués aux homosexuels, de l’homophobie ; aux femmes, de la misogynie de la pire espèce…

     

    Un Alain Finkielkraut pourtant né de parents étrangers, aux origines polonaises, et qui, face à ceux qui en auraient bien besoin - Français déshérités, naufragés de l’Histoire eux aussi ; et comme si cela ne suffisait pas : privés parfois d’une modernité émancipatrice -... semble déterminé à ne pas rendre, même en partie,  tout ce qu’il a reçu d’une France qui n’en était pourtant pas à son premier coup d'essai et à sa première intégration... excepté à ceux qui n’en ont guère besoin, à savoir : une classe qui, d’une Europe berceau, temple et tombeau, croule sous son héritage culturelle comme d’autres sous des milliards (4).

     

    Mais... ne prête-t-on pas qu’aux riches une attention à la hauteur de ses propres ambitions sociales ?

     

    Ingrat donc mais d'une ingratitude sélective car… charitable et généreux avec ses acolytes et camarades de combat, d’aucuns soupçonnent Finkielkraut de faire signer ses livres par les autres. Le dernier en date : « Réflexions sur la question blanche : du racisme blanc au racisme anti-blanc » ; ouvrage qui n’est qu’un procès de plus contre tout ce qui de près ou de loin ressemble à un Français d’Afrique ou du Maghreb, musulman ou non, rédigé par un dénommé Gilles-William Goldnadel pourtant bien incapable de construire à l’écrit comme à l’oral, une phrase ou un raisonnement dignes de ce nom, et ce bien qu’il soit avocat – avocat d’une seule cause, il est vrai : Israël (5).

     


                    Anonyme.jpgIntraitable avec ses dis-semblables, toujours pusillanime avec lui-même, son clan et sa caste, on peut légitimement prédire que cet homme sans excuses qui n'est plus un "intellectuel" depuis longtemps déjà – pour peu qu’il l'ait été un jour -, mais bien plutôt un propagandiste (avec le soutien indéfectible des médias du service public, radios-télés, désespérément complaisants par lâcheté et veulerie), finira poisson rouge à tourner en rond dans son bocal : celui de ses obsessions et de ses indignations à la racine desquelles on trouvera un parti pris proche de la forfaiture et du parjure  (6) quand on le compare à ceux qui ont fait, ici en Europe, la littérature et la philosophie, entre autres piliers de notre civilisation, pour ne rien dire de son incapacité à comprendre le monde tel qu’il est, faute d’être à même d’en interroger les causes, et alors que ce monde lui ressemble à tel point que, jamais, il n’osera en toute conscience le regarder en face.

     

               De là à soupçonner chez Finkielkraut une conscience aiguë et une peur panique de cette ressemblance…

     

     

     

    2– Tout en prenant soin de conspuer les indignations de ceux qu’ils considèrent ses ennemis idéologiques. A titre d’exemple : se reporter à son réquisitoire contre l’opuscule Indignez-vous de Stéphane Hessel ; réquisitoire qui se garde bien de nommer sa cible, la vraie : la charge d’Hessel dans la deuxième partie de son ouvrage contre la politique scélérate de l’Etat israélien à l’endroit des palestiniens.

     

     

    3 - Cette émission a une fois de plus franchi, le samedi 10 octobre 2015, le seuil du tolérable. À la 28e minute, Georges Bensoussan prononce ces mots : « Aujourd'hui nous sommes en présence d'un autre peuple au sein de la nation française (...). Il n'y aura pas d'intégration tant qu'on ne se sera pas débarrassé de cet antisémitisme atavique qui est tu. Un sociologue algérien, Smaïn Laacher vient de dire dans le film qui passera sur France 3 : "C’est une honte que de maintenir ce tabou, à savoir que dans les familles arabes, en France, on le tète avec le lait de la mère". »

    À cet instant, nous assistons en direct au glissement assumé d’un racisme culturel à un racisme biologique, condamnant au délit, sans distinction, une partie de la population française dès la naissance. La suite ICI

     

    4 - De préférence à l’égard de l’Autre, même et surtout… lorsqu’il est tout autre ; ou du moins… lorsqu’il est perçu comme tel car, si l’on n’a pas la compassion, on aura les camps. Et on les a eus, et on les a encore (Palestine… )  ! Surprenant que Finkielkraut n’ait pas retenu cette leçon de l’Histoire ; il est vrai qu’elle ne concerne plus sa communauté.  Aussi, à chacun sa m**** ! Et les victimes seront bien gardées et les bourreaux protégés, voire… absous.

     

    5 - On retrouve le même symptôme, la même hostilité au détriment d’une entente et d’une association fécondes, chez un Zemmour dont l’histoire familiale a pour cadre le Maghreb ; ironie suprême : un Zemmour toujours prompt à distribuer des bons et mauvais points de francité à des compatriotes avec lesquels il partage pourtant, peu ou prou, la même histoire ; tout en sachant qu’à ce petit jeu, on trouvera toujours plus français que soi (et dans le cas de Zemmour et Finkielkraut, ça ne sera pas très difficile) qui donc fera comprendre à tous ces re-dresseurs inquisiteurs zélés et diviseurs irresponsables que la France ne leur en demandait pas tant ?

     

     

    6 – Qui peut nier le fait que la défense de la politique de l’Etat d’Israël, ça rend bête... bête et méchant ? Voyez donc ! Hier : Bergson, Chagall, Arendt, Lévinas… figures symboliques de l’excellence dans les domaines scientifique, artistique et philosophique. Aujourd’hui : Finkielkraut, BHL, Ivan Levaï, Enrico Macias et Patrick Bruel. Aussi… force est de reconnaître que la crise de la culture touche bien toutes les communautés ; la médiocrité et la bêtise aussi.

     

    Difficile de ne pas penser à l'ouvrage de Julien Benda La trahison des clercs écrit en 1927, et dernièrement... à l'article de Séverine Labat.

     

     

     

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  • Boko Haram, Daesh... ou le mirage d'un Islam conquérant

                    

                        C'est à l'opéra de Nice, le 6 juin 2015, que les deux essayistes Michel Onfray et Eric Zemmour se sont rencontrés à l'initiative de Franz-Olivier Giesbert (FOG). Le premier sujet évoqué sera... l'Islam, bien évidemment ! Intarissable Islam ; à moins que ce ne soit ceux qui s'en repaissent tout au long de l'année comme les vaches, les veaux et les porcs de fourrage, de lait et de granulés dans leur mangeoire et leur auge  respectives ! Et seules les portes des abattoirs les distinguent et les séparent tout en épargnant les uns... pour l'heure ; jusqu'au jour où... qui sait... existence commune, destin commun...

    C'est à voir. Et nous verrons.

     

    ***

     

                 Qu'à cela ne tienne !

                 Dès les premières minutes, ce débat Zemmour-Onfray avec Fog en arbitre désoeuvré, les bras ballants, nous offre la confirmation de ce que l'on soupçonnait déjà : Onfray (sorte de BHL de gauche même si... de moins en moins de gauche et de plus en plus proche de Finkielkraut) n’a finalement jamais cessé de n’être qu’un prof de philo pour terminale ; un Bac+4 d'une Université médiocre qui ferait la leçon à des BTS.

    Quant à Zemmour, aucune surprise : c’est toujours et encore le lycée qui sermonne le Collège.

    Reste Franz-Olivier Giesbert (FOG) : il est frappant à quel point le niveau du débat entre Onfray et Zemmour est à la hauteur de celui qui l’a organisé ; un FOG qui est à l’intelligence, au courage, à l’esprit critique... ainsi qu'au métier de journaliste ce qu’est un hippopotame à la course contre une actualité qui requiert la rapidité d’un jaguar.

    Avec Joffrin et FOG, omniprésent tous les deux, il faut reconnaître que ceux qui les emploient ne s’y sont pas trompés : Joffrin et FOG ont été et sont de tous les quotidiens, de tous les hebdos, de tous les partis, en trente ans de carrière, et plus... comme d'autres de toutes les chambres à coucher, roulant de lit en lit.

    Pour cette raison, qui en vaut bien d'autres, force est de faire le constat suivant : ce qui nous est donné à entendre dans ce débat qui brille par l'absence de ceux qui auraient vraiment des choses à nous dire, est sans niveau, sans expertise et sans réflexion. Le « café du commerce » en comparaison, est cent fois plus riche, plus pertinent et plus cocasse… tellement plus !

    Car enfin… croire en toute bonne foi que l’on parle de l’Islam lorsque l’on mentionne Daesh, Boko Haram, les frères Kouachi… l’Islam et le danger islamiste jihadiste intégriste en Europe et ailleurs, c’est un peu comme tergiverser autour de l’idée de «démocratie » et son déploiement eu égard à la politique conduite par les USA, de la Libye à l’Afghanistan en passant par le Yémen et l’Afrique subsaharienne depuis septembre 2001 : politique aux 3 millions de morts musulmans.

    Evoquer l’actualité d’un Islam qui n’est dans les faits qu’un « Islam spectacle » dans le sens où les situationnistes des années 60 entendent « le spectacle » ou quand "le vrai est un moment du faux"... c'est faire preuve d’une bêtise et d'une ignorance abyssales et c’est participer à une entreprise de désinformation destinée aux pauvres bougres et autres gogos des journaux de 20h. Car cet Islam-là est bel et bien un conte ; et qui plus est, un conte cruel et cauchemardesque pour adultes occidentaux à la tripe sensible et au cerveau en panne sèche... et pour longtemps. 

     


     

    ***

     

     

                

                        Que l'on se rassure néanmoins : tout n'est pas perdu. Chroniqueur politique pour le GRAND RENDEZ VOUS 2STV - émission politique la plus populaire d'Afrique de l'Ouest -, Kémi Seba, toujours en forme, veille et nous offre quelques pistes de réflexion à propos d'une actualité qui se voudrait "islamiquement barbare".

    BOKO HARAM, Daesh... Kémi Seba nous rappelle que jamais la Françafrique ne s’est aussi bien portée en Libye, au Mali, au Tchad et partout ailleurs : bases militaires sans nombre ; bases aériennes et terrestres sur les cadavres de milliers d'Africains ; soutien inconditionnel aux "chefs d'Etat" chiens de garde des multinationales françaises... jamais les intérêts français n'ont été à ce point sécurisés !

    Et pour finir : jamais la France n’a été aussi forte en Afrique subsaharienne !

     

    ***

     

                 Pas vu, pas pris !

                 N'empêche, qui peut aujourd'hui en douter : dans 20 ou 30 ans, nombreux sont ceux qui éclateront de rire à l’idée de se remémorer ces années de plomb, sabre au clair, à pied, à cheval et à vapeur, en 4x4 et à dos de chameaux aussi, dans les dunes, sous une chaleur torride, à la recherche d’une oasis introuvable ; hallucinations, vessies et lanternes... la caravane passe, on agite les bras, on tente un cri… en vain.

    Pour sûr, ce sera l'hilarité générale à la simple évocation d’un Islam prédateur sans foi ni loi ; pour ne rien dire de ce fameux conflit de civilisation car…

              Conflit… mon cul ! Civilisation… ta sœur !

     

     "Mon légionnaire" créé par Marie Dubas en 1936 : paroles de R. Asso (ancien légionnaire), musique de Monique Monnot

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    Pour prolonger, cliquez : Penser le monde aujourd'hui avec l'Etat profond

     

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  • Boko Haram, Daesh... ou le mirage d'un Islam conquérant

                    

                        C'est à l'opéra de Nice, le 6 juin 2015, que les deux essayistes Michel Onfray et Eric Zemmour se sont rencontrés à l'initiative de Franz-Olivier Giesbert (FOG). Le premier sujet évoqué sera... l'Islam, bien évidemment ! Intarissable Islam ; à moins que ce ne soit ceux qui s'en repaissent tout au long de l'année comme les vaches, les veaux et les porcs de fourrage, de lait et de granulés dans leur mangeoire et leur auge  respectives ! Et seules les portes des abattoirs les distinguent et les séparent tout en épargnant les uns... pour l'heure ; jusqu'au jour où... qui sait... existence commune, destin commun...

    C'est à voir. Et nous verrons.

     

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                 Qu'à cela ne tienne !

                 Dès les premières minutes, ce débat Zemmour-Onfray avec Fog en arbitre désoeuvré, les bras ballants, nous offre la confirmation de ce que l'on soupçonnait déjà : Onfray (sorte de BHL de gauche même si... de moins en moins de gauche et de plus en plus proche de Finkielkraut) n’a finalement jamais cessé de n’être qu’un prof de philo pour terminale ; un Bac+4 d'une Université médiocre qui ferait la leçon à des BTS.

    Quant à Zemmour, aucune surprise : c’est toujours et encore le lycée qui sermonne le Collège.

    Reste Franz-Olivier Giesbert (FOG) : il est frappant à quel point le niveau du débat entre Onfray et Zemmour est à la hauteur de celui qui l’a organisé ; un FOG qui est à l’intelligence, au courage, à l’esprit critique... ainsi qu'au métier de journaliste ce qu’est un hippopotame à la course contre une actualité qui requiert la rapidité d’un jaguar.

    Avec Joffrin et FOG, omniprésent tous les deux, il faut reconnaître que ceux qui les emploient ne s’y sont pas trompés : Joffrin et FOG ont été et sont de tous les quotidiens, de tous les hebdos, de tous les partis, en trente ans de carrière, et plus... comme d'autres de toutes les chambres à coucher, roulant de lit en lit.

    Pour cette raison, qui en vaut bien d'autres, force est de faire le constat suivant : ce qui nous est donné à entendre dans ce débat qui brille par l'absence de ceux qui auraient vraiment des choses à nous dire, est sans niveau, sans expertise et sans réflexion. Le « café du commerce » en comparaison, est cent fois plus riche, plus pertinent et plus cocasse… tellement plus !

    Car enfin… croire en toute bonne foi que l’on parle de l’Islam et seulement de l'islam lorsque l’on mentionne Daesh, Boko Haram, les frères Kouachi… l’Islam et le danger islamiste jihadiste intégriste en Europe et ailleurs, c’est un peu comme tergiverser autour de l’idée de «démocratie » et son déploiement eu égard à la politique conduite par les USA, de la Libye à l’Afghanistan en passant par le Yémen et l’Afrique subsaharienne depuis septembre 2001 : politique aux 3 millions de morts musulmans.

    Evoquer l’actualité d’un Islam qui n’est dans les faits qu’un « Islam spectacle » dans le sens où les situationnistes des années 60 entendent « le spectacle » ou quand "le vrai est un moment du faux"... c'est faire preuve d’une bêtise et d'une ignorance abyssales et c’est participer à une entreprise de désinformation destinée aux pauvres bougres et autres gogos des journaux de 20h. Car cet Islam-là est bel et bien un conte ; et qui plus est, un conte cruel et cauchemardesque pour adultes occidentaux à la tripe sensible et au cerveau en panne sèche... et pour longtemps. 

     


     

                       Vidéo à partir de 4.53 - Alain Soral dresse le portrait d'un monde au chaos très organisé.

     

     

     

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                        Que l'on se rassure néanmoins : tout n'est pas perdu. Chroniqueur politique pour le GRAND RENDEZ VOUS 2STV - émission politique la plus populaire d'Afrique de l'Ouest -, Kémi Seba, toujours en forme, veille et nous offre quelques pistes de réflexion à propos d'une actualité qui se voudrait "islamiquement barbare".

    BOKO HARAM, Daesh... Kémi Seba nous rappelle que jamais la Françafrique ne s’est aussi bien portée en Libye, au Mali, au Tchad et partout ailleurs : bases militaires sans nombre ; bases aériennes et terrestres sur les cadavres de milliers d'Africains ; soutien inconditionnel aux "chefs d'Etat" chiens de garde des multinationales françaises... jamais les intérêts français n'ont été à ce point sécurisés !

    Et pour finir : jamais la France n’a été aussi forte en Afrique subsaharienne !

     

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                 Pas vu, pas pris !

                 N'empêche, qui peut aujourd'hui en douter : dans 20 ou 30 ans, nombreux sont ceux qui éclateront de rire à l’idée de se remémorer ces années de plomb, sabre au clair, à pied, à cheval et à vapeur, en 4x4 et à dos de chameaux aussi, dans les dunes, sous une chaleur torride, à la recherche d’une oasis introuvable ; hallucinations, vessies et lanternes... la caravane passe, on agite les bras, on tente un cri… en vain.

    Pour sûr, ce sera l'hilarité générale à la simple évocation d’un Islam prédateur sans foi ni loi ; pour ne rien dire de ce fameux conflit de civilisation car…

              Conflit… mon cul ! Civilisation… ta sœur !

     

     "Mon légionnaire" créé par Marie Dubas en 1936 : paroles de R. Asso (ancien légionnaire), musique de Monique Monnot

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  • Boko Haram, Daesh... ou le mirage d'un Islam conquérant sous un soleil de plomb

                    

                        C'est à l'opéra de Nice, le 6 juin 2015, que les deux essayistes Michel Onfray et Eric Zemmour se sont rencontrés à l'initiative de Franz-Olivier Giesbert (FOG). Le premier sujet évoqué sera... l'Islam, bien évidemment ! Intarissable Islam ; à moins que ce ne soit ceux qui s'en repaissent tout au long de l'année comme les vaches, les veaux et les porcs de fourrage, de lait et de granulés dans leur auge respective. Seules les portes des abattoirs les distinguent et les séparent tout en épargnant les uns pour l'heure ; jusqu'au jour où... qui sait... existence commune, destin commun...

    C'est à voir. Et nous verrons.

     

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                 Qu'à cela ne tienne !

                 Dès les premières minutes, ce débat Zemmour-Onfray avec Fog en arbitre désoeuvré, les bras ballants, nous offre la confirmation de ce que l'on soupçonnait déjà : Onfray (sorte de BHL de gauche même si... de moins en moins de gauche et de plus en plus proche de Finkielkraut) n’a finalement jamais cessé de n’être qu’un prof de philo pour terminale ; un Bac+4 d'une Université médiocre qui ferait la leçon à des BTS.

    Quant à Zemmour, aucune surprise : c’est toujours et encore le lycée qui sermonne le Collège.

    Reste Franz-Olivier Giesbert (FOG) : il est frappant à quel point le niveau du débat entre Onfray et Zemmour est à la hauteur de celui qui l’a organisé ; un FOG qui est à l’intelligence, au courage, à l’esprit critique... enfin bref... au métier de journaliste ce qu’est un hippopotame à la course contre une actualité qui requiert la rapidité d’un jaguar.

    Avec Joffrin, omniprésent tous les deux, FOG est sans doute le journaliste le plus médiocre de la scène médiatique. Il faut reconnaître que ceux qui les emploient ne s’y sont pas trompés : Joffrin et FOG ont été et sont de tous les quotidiens, de tous les hebdos, de tous les partis, en trente ans de carrière, et plus... comme d'autres de toutes les chambres à coucher, roulant de lit en lit.

    Pour cette raison, qui en vaut bien d'autres, force est de faire le constat suivant : ce qui nous est donné à entendre dans ce débat qui brille par l'absence de ceux qui auraient vraiment des choses à nous dire, est sans niveau, sans expertise et sans réflexion. Le « café du commerce » en comparaison, est cent fois plus riche, plus pertinent et plus cocasse… tellement plus !

    Car enfin… croire en toute bonne foi que l’on parle de l’Islam lorsque l’on mentionne Daesh, Boko Haram, les frères Kouachi… l’Islam et le danger islamiste jihadiste intégriste en Europe et ailleurs, c’est un peu comme tergiverser autour de l’idée de «démocratie » et son déploiement eu égard à la politique conduite par les USA, de la Libye à l’Afghanistan en passant par le Yémen et l’Afrique subsaharienne depuis septembre 2001 : politique aux 3 millions de morts musulmans.

    Evoquer l’actualité d’un Islam qui n’est qu’un « Islam spectacle » dans le sens où les situationnistes des années 60 entendent « le spectacle » quand "le vrai est un moment du faux"... c'est faire preuve d’une bêtise et d'une ignorance abyssales et c’est participer à une entreprise de désinformation destinée aux pauvres bougres et autres gogos des journaux de 20h. Car cet Islam-là est bel et bien un conte ; et qui plus est, un conte cruel et cauchemardesque pour adultes occidentaux à la tripe sensible et au cerveau en panne sèche... et pour longtemps. 

     

    ***

     

     

                

                        Que l'on se rassure néanmoins ; tout n'est pas perdu. Chroniqueur politique pour le GRAND RENDEZ VOUS 2STV - émission politique la plus populaire d'Afrique de l'Ouest -, Kémi Seba, toujours en forme, nous offre quelques pistes de réflexion à propos d'un actualité qui se voudrait "islamiquement barbare".

    BOKO HARAM, Daesh... Kémi Seba nous rappelle que jamais la Françafrique ne s’est aussi bien portée en Libye, au Mali, au Tchad et partout ailleurs ! Bases militaires sans nombre ; bases aériennes et terrestres sur les cadavres de milliers d'Africains...

    Soutien inconditionnel aux "chefs d'Etat" chiens de garde des multinationales françaises... jamais les intérêts français n'ont été à ce point sécurisés !

    Et pour finir, jamais la France n’a été aussi forte en Afrique subsaharienne !

     

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                 Pas vu, pas pris !

                 N'empêche, qui peut aujourd'hui en douter : dans 20 ou 30 ans, nombreux sont ceux qui éclateront de rire à l’idée de se remémorer ces années de plomb, sabre au clair, à pied, à cheval et à vapeur, en 4x4 et à dos de chameaux aussi, dans les dunes, sous une chaleur torride, à la recherche d’une oasis introuvable ; hallucinations, vessies et lanternes... la caravane passe, on agite les bras, on tente un cri… en vain.

    Pour sûr, ce sera l'hilarité générale à la simple évocation d’un Islam prédateur sans foi ni loi ; pour ne rien dire de ce fameux conflit de civilisation car…

              Conflit… mon cul ! Civilisation… ta sœur !

     

     

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  • Quand Michel Onfray rentre à la maison tout en serrant les fesses

     

                Onfray à la une du Figaro avec Finkielkraut qui titre "Comment la gauche à perdu ses intellectuels" ; Onfray chez Marianne ; Onfray  attendu au côté de Zemmour le 5 juin à Nice ; Onfray dans Le Point fustigeant Emmanuel Todd...

    Onfray par-ci, Onfray par-là...

    Onfray rentre à la maison, chez les médias qui l'ont fait ; les médias dominants qui plus est.

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    Publié en Janvier 2015

     

     

                      « Le tribal fait désormais la loi », titre Marianne à l’occasion de son entretien avec Michel Onfray, reprenant ainsi à son compte un constat de l’essayiste qui impliquera en priorité, « la tribu musulmane », tout en dédouanant toute autre religion et/ou communauté.

    A la question : « Faut-il, comme certains le proposent, redéfinir la laïcité comme respect de toutes les religions ? » Onfray répondra : « La laïcité comme respect de toutes les religions, c’est la porte ouverte aux surenchères religieuses. Il n’est pas dans la nature du judaïsme d’être prosélyte, on naît juif ou on ne l’est pas. Le christianisme n’a plus les moyens d’être prosélyte – encore qu’il reprenne du poil de la bête avec les succès engrangés par l’islam, ce qui lui donne des idée ! »

    Comme le fera justement remarquer un commentaire posté à la suite de cette interview : « Est-ce neutre et objectif pour un athée agnostique laïc de ne s'attaquer qu'à une seule religion? »

    En effet, Onfray absout le Judaïsme et son bras armé qu’est le sionisme contre deux évidences : le sort qui est fait aux Palestiniens ainsi que le chantage et les pressions exercés ici en France, avec l’appui de médias totalement sous influence, contre quiconque souhaite publiquement remettre en cause la soumission de l’Etat français et de la quasi-totalité de la classe politique à une idéologie de mort.

    Quant au Christianisme sur le dos duquel il a longtemps fait son beurre à coup d'anathèmes : Onfray oublie un Protestantisme à l'origine d'un néo-libéralisme économique qui a tout envahi, des églises évangéliques hégémoniques en Afrique, en Asie et Amérique du Sud proche des néo-cons américains et un Catholicisme aux combats d’arrière-garde aussi omniprésent que minoritaire.

    D’autant plus que le prosélytisme n’implique pas seulement « propagande et recrutement » mais peut concerner aussi, et surtout, le conditionnement des esprits conduisant à une absence totale d’analyse critique, et à la soumission face à un groupe de pression politico-religieux qui n'admet aucune contestation ni remise en cause de ses agissements et de ses fins.

     

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                 Nombreux sont ceux qui vous avoueront en privé qu'ils ont un peu de mal avec Onfray depuis son "Les services secrets doivent s'occuper de Dieudonné !" C'était à l'occasion des élections européennes ; Dieudonné se présentait sur une liste anti-sioniste. Ce jour-là, Onfray s’est révélé être un libertaire et un gauchiste d'un nouveau type : du type petit flic, mou des genoux, adepte de l'assassinat politique d'Etat.

    C’était en 2009.

     

    Aujourd’hui isolé, ayant perdu nombre de ses lecteurs depuis l’arrivée d’Internet – il s’en plaindra en ces termes : « Plus personne ne lit ! » ; contesté sur la toile comme nulle part ailleurs et comme jamais… Onfray a découvert, voilà quelques années, qu’il ne faisait pas l’unanimité chez le citoyen lambda, le quidam à l’esprit libre, autodidacte ou pas, informé et instruit ;  unanimité en trompe l’œil… unanimité autour de ceux qui, des années durant, n’ont jamais rencontré la moindre opposition là où ils communiquent : télés, radios, presse. Et manifestement Onfray ne s’en est toujours pas remis : toutes ses déclarations à l’emporte-pièce contre Internet confirment le fait que notre essayiste a vraiment du mal à vivre cette remise en cause ; et puis, grapho-maniac, Onfray sort plus de deux livres par an depuis vingt ans ; c'est comme donner le bâton pour se faire battre, c'est sûr !

     

                (Michel Onfray pris en flagrant délit : il refuse de partager une tribune avec un de ses détracteurs tout en évoquant le cancer de sa compagne (?!). Dur dur le débat contradictoire !)

     

                   Enfant-roi pourri gâté, aujourd'hui blessé et fragilisé, Onfray choisit de rentrer à la maison, sa maison pour y chercher un refuge, là où personne ne le contestera : les médias dominants qui l’ont fait car Onfray doit tout à ce système  médiatique-là et à ses animateurs et producteurs qui choisissent régulièrement de l’inviter. Et quand on sait ce que ce système est aujourd’hui capable de laisser dire...

    Système dans lequel il a fait «carrière » et qui lui a permis une indépendance relative mais réelle : il quittera l’enseignement pour vivre de sa plume ; c’était bien avant Internet… cet internet qui est toute la mémoire du monde : mémoire de l’instant, de la seconde qui s’est écoulée, mémoire d’hier et d’avant-hier…mémoire de trois mille ans.

     

                 Déjà, sur France Inter, ICI, en septembre dernier, Onfray avait opéré ce rapprochement avec les médias ; rapprochement que l’interview de Marianne vient confirmer ; Onfray devancera même ses interlocuteurs jusqu’à donner son avis sur des sujets qu'ils n’avaient pas évoqués :

    -         Ignorant les démentis des Israéliens eux-mêmes (ICI), pour mieux condamner l'Iran, Onfray reprend une fausse information à propos de l’ancien leader iranien qui aurait appelé à la destruction d’Israël…

    -         Onfray rejoint Finkielkraut au sujet de l’école et déclare : «  Je préfère la proximité avec Finkielkraut qu’avec d’autres intellectuels ».

    -         Certes ! Le Parti de gauche recueille l’adhésion d’Onfray mais ce dernier trouve la personnalité de Mélenchon imbuvable.

    -         A propos de la censure sur Internet… pour réguler cette censure qu’Onfray appelle de ses vœux (!???),  il recommande Robert Badinter et Simone Veil (pas la philosophe mais l’autre.. celle qui somnole au dîner du CRIF, le nez dans son assiette). Censure à propos de laquelle il fera cette remarque effarante : « La liberté d’expression n’est pas la liberté de nuire à autrui ».

     

    On imagine un journalisme d’investigation qui ne nuirait à personne ; la liberté de dénoncer les corrompus et les corrupteurs qui ne nuirait, là encore, à personne…

    On savait au fil des ans qu’il y avait quelque chose d'authentique... authentiquement creux au royaume d'Onfray, quelque chose comme une vacance, un manque, presqu'un vide mais... plein, à ras-bord : absent Onfray ! Oui, absent finalement ! Et c'est très certainement la raison pour laquelle il est si présent dans les médias ! Mais là vraiment… ce jour-là, sur France Inter…

     

                 Mais alors… pourquoi le choix de Veil, ministre de la santé de Giscard sous un gouvernement Chirac qui a certes eu la lourde tâche de porter à l’Assemblée nationale un projet de loi - The projet de loi ! -, sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG) qui dépénalise l'avortement... mais c’était en 1974… et depuis, plus rien. Silence radio.

    Et pourquoi donc ce Robert Badinter à qui l’on doit une défense de DSK le jour même de sa mise en accusation à New York, une défense aussi répétitive qu’indécente dans des médias d’une complaisance inouïe à l’égard du président du FMI, de son entourage, amis et clique ! Badinter s’exprimera ainsi : « DSK ne peut être coupable, c’est mon ami, et l’ami de nombre de mes amis ! » ; et ce durant toute la soirée.

    Quant à la peine de mort, c’est Mitterrand qui a pris tous les risques de son abolition avant de constater que, finalement, il n’y avait aucun risque politique. 

    Pourquoi Veil et Badinter qui n'avaient rien demandé à personne ?

    La question est posée.

     

                 Toujours dans cette interview, et alors que, là non plus, on ne lui demandait rien   - empressement symptomatique, comme autant de lapsus et autres actes manqués, qui trahit une recherche d’acceptation totale sur le modèle d’une coopération et d'une collaboration qu’Onfray espère, à son insu ou pas, fructueuses auprès d’un système qui a pour piliers aussi et surtout des médias totalement soumis aux diktats atlantiste, sioniste et mondialiste :

    -         Onfray défendra la loi Gayssot contre Faurisson sans suggérer qu'après tout, on pourrait très bien envisager un jour de répondre à Faurisson au lieu de pénaliser la recherche historique et de créer un doute plus dommageable encore quant à la vérité sur la Seconde guerre mondiale !

    -         Onfray renverra dos à dos ce qu’il appelle "le gouvernement Israélien et le gouvernement ( ?) palestinien" ; ce qui, dans les faits, revient à soutenir le plus fort, brute et truand.

     

    Simone Veil, Robert Badinter, Dieudonné, Loi Gayssot, Faurisson, l'Iran (plus tard, viendra le moment de dénoncer un Islam guerrier. Patience ! Onfray n'oubliera rien ni personne, excepté Poutine)... il y est venu tout seul Onfray, et sans qu'on l'y pousse ! Il y est allé sans qu'on l'y invite car il fallait qu'il y aille : Onfray, comme nous tous, connaît le chemin qui mène à l'apaisement et à une protection écran-total contre les intempéries et les aléas d'une contestation tous azimuts aujourd'hui incontrôlable : accueilli à bras ouverts par les médias de la domination, Onfray est maintenant intouchable !

     

                  Alors... oui ! Vraiment... avec cette interview de Marianne et son intervention sur France Inter, tout est là, en place : il ne manque rien ! Si… une chose : pour parachever le dispositif de ralliement, Onfray s’en prendra à l’Islam qu’il n’a de cesse de qualifier, depuis deux ans, de menace essentiellement guerrière, ici en France et partout ailleurs.

    Onfray n’a manifestement aucune connaissance à l'Internationale et dans le domaine de la géopolitique  : qui fait quoi ? A qui ? Où ? Comment ? Qui finance qui ? Qui encourage ? Qui recrute ? A quelle fin ? A qui profite le crime ?  

    A sa décharge, on pourra toujours tenir compte du fait qu’Onfray s’est longtemps absenté de la scène contemporaine,  tout occupé qu’il était à revisiter une pensée grecque de masturbateurs publics (Diogène en chef de file)  et de petits farfelus excentriques sans conséquence ; de plus, c’était il y a plus de deux mille ans, alors… forcément ! D’où le reproche au sujet de son absence de contribution autour des graves questions économiques, sociales et culturelles qui secouent régulièrement les sociétés française et européennes - refus de se salir les mains avec l’actualité politique et sociale, là où sont tous les pièges,  là où il faut nommer les choses et les gens... lieu de tous les dangers pour un intellectuel de service minimum : le danger de se révéler tel que l'on est, à savoir un petit bourgeois hédoniste et conservateur soucieux avant tout de pérenniser une réussite commerciale qui compte peu d’élus dans l’Edition ?

     

             Autre signe de ralliement et de soumission à la raison du plus fort est l'utilisation d'un vocabulaire dépréciatif à l'endroit de ceux dont les critiques touchent Onfray directement : "ressentiment" est le vocable qu'Onfray affectionne tout particulièrement depuis quelques mois dans chacune de ses interventions ; ce qui trahit un refus d'accorder la moindre légitimité à toute critique ; marque ultime d'un état d'esprit propre aux à ceux qui se sont rangés du côté des nantis : une ploutocratie mondialiste en l'occurrence.

     

              C’est imparable. Là encore, pas de surprise : le ralliement d’Onfray à une pensée binaire, celle de  l’Empire et d'une oligarchie mondiale vorace et sans scrupules, cache difficilement le désir de plaire et de complaire à ceux qui, dans les années à venir, seront chargés de « nous vendre du Onfray »  comme on a longtemps essayé de nous vendre du « BHL » que plus personne ne veut d’ailleurs acheter.

    Aussi, qu'on le veuille ou non, tout comme BHL, il y a fort à parier qu'Onfray ne vendra plus de livres mais sera omniprésent dans les médias à jouer une partition qu’il croira sienne alors qu’elle aura pour compositeur, orchestre, chef d’orchestre et producteur des acteurs de l’ombre qui n’acceptent qu’une seule forme de contestation : la soumission ; c’est là sans doute une consolation comme une autre pour ce fils d’ouvrier agricole et de femme de ménage. Et à ce sujet, difficile de faire un autre constat que celui-ci : le pauvre, quand il réussit, sera toujours tenté, même après quelques années de défiance et d'indépendance, de rallier in fine un ordre social et à une organisation de l’existence auxquels il croit devoir son « repêchage » ; et c’est bien ce à quoi Onfray a fini par se résoudre.

    D’aucuns objecteront : "Après tout, si ce sont les bourgeois qui font les révolutions, c’est bien parce qu’il n’y a personne d’autres pour les penser, les organiser et les mettre en œuvre à leur place, toutes ces révolutions !"

     

    ***

     

              Qu'à cela ne tienne ! Une nouvelle fois, force est de constater, comme on a pu le voir avec Zemmour, que le sésame d'un état de grâce dans les médias dominants se décompose comme suit :

    -         condamner sans rémission Dieudonné et Alain Soral même et surtout lorsque personne ne vous le demande ; sorte de nouvelle Loi de Goldwin… tout nous y ramenant...

    -         Occulter la question « sioniste » en France (mondialisme, atlantisme, médias d’une intolérance sans précédent, rupture de notre tradition en matière de politique étrangère ; remise en cause de notre rang sur la scène mondiale, chantage à l'antisémitisme...)… ou bien se ranger ouvertement auprès de ceux qui portent fièrement son drapeau bien haut…

    -         Prendre pour cible la religion musulmane et les Musulmans.

     

                   Aussi, Après Zemmour, Finkielkraut, BHL, Elisabeth Lévy, Fourest, Moix… Michel Onfray, c’est la règle que de rares exceptions qui survivent encore ici et là sur Internet seul, n'ont de cesse de confirmer ; exceptions qu'il nous faudra continuer de soutenir en attendant la chute d'un système de représentation du réel qui n'a aucun souci de la vérité ni de la justice.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Un sans faute d'Aymeric Caron face à Onfray

     

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