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Serge ULESKI

  • Pour vos vacances, une idée à un prix imbattable !

     

     

    N'attendez plus !

    RESTEZ CHEZ VOUS !

     

            On nous invite à changer d'air, de pays ; on nous parle d'évasion. Sommes-nous des forçats pour chercher à fuir ?

      ___________

     

     

            Dans les premières années qui ont suivi son divorce, une boulimie de voyages s'est emparée d'elle ; voyages en couple ou bien, avec les copines, en célibataires enjouées et hilares ; destinations bon marché pour une semaine, voire deux, à l'hôtel... parfois le Club quand ses moyens le lui permettaient, mais toujours dans des lieux sans risques, des lieux privés de rencontres et d'enseignements inattendus.

    Touriste à bagage unique et léger donc, aux allers-retours multiples ! Jusqu'au jour où une lassitude énorme est venue mettre fin à ses envies de voyage : elle ne supportait plus les aéroports, les retards, l'attente dans les salles de transit, les sourires imbéciles à la réception des hôtels, les taxis et les chameliers racketteurs : harassement de la mendicité sous le couvert d'un commerce hasardeux et si peu convaincant dans sa pratique.

     

    ***

     

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              Le soleil et l'argent, encore le soleil et toujours l'argent ! Pas d'argent pas de sourire, et pour un peu, pas de soleil. Dans les rues, on ne voit rien - comprenez : on ne peut rien évaluer -, puisque rien ne nous est expliqué ; et si d'aventure des autochtones lettrés et avisés devaient proposer leur service... nul doute ! le mensonge serait au rendez-vous : ils nous diraient ce qu'ils pensent devoir nous faire entendre, qui n'est, dans leur esprit, que ce que l'on souhaite s'entendre dire.

    Et l'eau que l'on peut tantôt boire, tantôt ne pas boire, et sous aucun prétexte ; de même pour la nourriture !

    Et encore le soleil et la chaleur qui n'en finissent pas de vous aveugler, de vous ramollir physiquement et mentalement ; une fatigue épouvantable en fin de journée quand on regagne son hôtel non loin d'un bidonville qu'on tentera de nous cacher, jusqu'au jour où l'on trouvera bien des volontaires zélés pour y parcourir, entre deux monticules de détritus, les sentiers nauséeux et purulents d'une misère ensoleillée : la curiosité n'a pas de prix puisqu'elle passe après l'ignorance de ceux qui ne soupçonnent pas un instant qu'ils puissent l'être, ignorants et obscènes.

     

              Si on renonce à tout, et pour occuper nos journées, on disposera d'une piscine et d'un transat, ou bien un hamac, derrière une clôture, du matin au soir, avec le petit personnel, prisonnier tout comme nous et dont l'occupation principale consistera à changer nos draps, à vider nos poubelles, à lustrer nos lavabos, baignoires et toilettes, et ce pour notre plus grand confort et notre plus grand bonheur, jusqu'au moment où l'on ne supporte plus leur présence, témoignage embarrassant d'une relation impossible de nous à eux sinon dans le mensonge, l'assujettissement, et encore le mensonge de tous ces visages qui mentent, même réjouis, même hilares ou bien, indifférents.

    Quant au nôtre de visage face aux leurs, c'est déjà un départ dans quelques jours, et c'est aussi un rien qu'on aura laissé derrière nous et qu'on aura pris d'eux, sans oublier l’inévitable sentiment d'être allés jouer les riches chez les pauvres.

    Un tel déséquilibre rend tout rapport impossible en l’état ; même la sincérité, la bonté vraies nous sont tout aussi insupportables car, quoiqu'il arrive, on ne sera jamais à la hauteur : on ne pourra jamais rendre la pareille. Et tous les parfums, les senteurs et les couleurs n'y changeront rien : quelque chose a été saisi et ce saisissement nous empêche d'en saisir davantage.

    Culpabilité accablante : on s’est fourvoyés dans un lieu qui n‘en est pas un.

     

    ***

     

           Au retour, le sentiment de n'avoir rencontré personne sinon des êtres interchangeables à souhait, tels des voisins de palier, des collègues de bureau : là d'où l'on vient.

    Être parti si loin pour retrouver les mêmes, bavards et suffisants ! Décidément, on mérite beaucoup mieux et ce mieux indisponible, on ira le chercher chez soi, là où l'on nous épargnera le pire : la bêtise et la honte.

    C'est déjà pas si mal.

     

     

    Extrait du titre : "La consolation" - chapitre 5 - copyright Serge ULESKI

     

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    Les vacances de Monsieur Hulot - Jacques Tati

    Un contre modèle ?

     


    Pour prolonger, cliquez : Serge ULESKI en littérature

     

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  • Le fonctionnement d'Agoravox en question...

    le fonctionnement d'agoravox en question

     

     

     

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    Si AgoraVox est un média citoyen, le fait que « tout un chacun peut devenir rédacteur d’AgoraVox  » n’en fait pas pour autant un media ouvert. 

    Quant à la politique éditoriale d’AgoraVox, elle consisterait donc « à essayer de mettre librement à disposition de ses lecteurs des informations thématiques inédites, détectées par les citoyens ». Or, chez Agoravox, il n’y a pas de « politique éditoriale » véritable puisqu’il n’y a pas de « comité éditorial » digne de ce nom ; un comité vraiment responsable.

    En effet, comme il nous l'est rappelé : « Il (le comité) est constitué des milliers de rédacteurs inscrits sur AgoraVox. » Et seuls ces derniers sont donc autorisés à « voter » pour ou contre la publication d’un article.

    Notez qu’il s’agit d’un vote sans visage, sans nom. Un vote anonyme. Un vote sous pseudo.

    Autant dire, qu’il n’y aucune « prise de responsabilité » dans ce qui est publié et dans ce qui ne l’est pas, de la part des fondateurs de ce média puisqu’il est aussi précisé ceci dans sa présentation : « Sur AgoraVox, la parole n’est ni au "peuple", ni aux "élites". La parole est à ceux qui ont des faits originaux et inédits à relater ou qui veulent mettre en perspective des informations existantes. »

    A propos du fonctionnement d’AgoraVox, il est exposé ce qui suit : « … tous les internautes ayant publié au moins 4 articles sur AgoraVox deviennent de facto modérateurs. Tous les modérateurs (bénévoles) sont chargés de voter individuellement sur chaque article. »

     
    Si le souhait des fondateurs d’Agoravox consiste justement « à obtenir une diversité de profils pour créer une vraie richesse rédactionnelle et informationnelle » force est de constater depuis deux ans, que les billets rejetés ont la fâcheuse habitude de traiter de sujets (et/ou de personnes), qui le sont pareillement rejetés par tous les médias dominants ; un peu comme ces talk-show qui invitent tous ceux qui sont invités partout ailleurs et rejettent tous ceux qui le sont tout autant ; les producteurs se « refilant » les mêmes invités issus, soit dit en passant, des mêmes plans médias.

     

    C’est la rubrique "Tribunes Libres" pourtant censée privilégier des opinions personnelles qui le plus souvent fait les frais d’un système de votation qui exclut les sujets ou les personnes ( et les analyses critiques ou non à leurs sujets) rejetés (black-listés) partout ailleurs ; situation incompréhensible dans le contexte d’Agoravox, un média qui, sauf erreur, a ou avait pour ambition de contrer les médias dits « dominants » - et de combler les manques et la censure en matière d'opinions ; médias qui ont pour propriétaires des affairistes milliardaires.

    A titre d’exemple…

    A propos du train de vie d’un François de Rugy, homme sans qualité ni pouvoir, près de 10 articles, validés donc par des contributeurs-électeurs, se sont succédé à propos d’une affaire et d’un individu qui ne méritent pas plus d’un paragraphe (moi-même j’ai déposé un commentaire de quatre lignes à son sujet ; après coup, j’ai jugé que c’était déjà de trop)…

    En revanche, à propos des personnalités telles que Soral, Dieudonné, Veil, Finkielkraut (et consorts), Garaudy - billets d'analyses critiques ou bien "de soutien" partiel ou total -, et des sujets tels que l'antisémitisme et son instrumentation ainsi que les acteurs de cette instrumentalisation, j’ai pu constater que ces contributions sont systématiquement refusées ; notez qu’elles le sont partout ailleurs dans les médias main-stream mais pas sur Facebook ni Youtube ni 20Minutes qui seraient alors bien plus « citoyens et ouverts » que Agoravox ?

    La question est posée.

    Aussi, il semblerait qu’Agoravox s’oriente vers un recentrage (est-ce parce que ce média opte depuis quelques années en faveur d’ un modèle économique qui repose principalement sur les revenus publicitaires ?) qui n’ose pas dire son nom : un recentrage anti-politiquement-correct… finalement très très correct ( un peu à la "sauce France Inter") et dont les tenants et aboutissants, et la déontologie de ce recentrage, pourraient légitimement être remis en cause avec le questionnement qui suit : les votes sont-ils vraiment ceux qui se sont exprimés ou bien, y a-t-il un biais… comme un « contournement » ?

    En d'autres termes : existerait-il chez Agoravox une sorte de comité éditorial parallèle, secret, un comité fantôme ?

    La question, là aussi, est posée.

    Agoravox tient toutefois à parler de « politique éditoriale » alors qu’il ne saurait y en avoir une dans le cadre de votes anonymes sans visage, votes de tout le monde et de personne, et par conséquent, vote sans responsabilité : « D’une manière générale, les articles qui ne respectent pas la politique éditoriale telle que définie ci-dessus ( ?????? ndlr) ou les articles à caractère diffamatoire, pornographique ou commercial… »

     

    Exclure la diffamation, les provocations à la haine… cela n'a rien à voir avec une politique éditoriale ; il s’agit simplement d’appliquer la loi ; loi respectée par tous, du Figaro à Agoravox en passant par Marianne et Lobs ; d’autant plus que quiconque ne s’y soumet pas, est passible de poursuites et de condamnations sévères.

    L’affirmation (sa naïveté) la plus absurde est sans aucun doute à trouver dans la profession de foi suivante : « AgoraVox ne revendique aucune appartenance ou orientation politique, sociale, économique, culturelle ou religieuse.  »

    Mais alors, Agoravox ça n’existe pas ? Nous tous aurions, au fil des ans, rêver Agoravox ?

     

    Après ces questionnements, passons aux propositions car je souhaite soumettre aux lecteurs le projet suivant :

     

    1 - création d'un véritable comité éditorial ( comité tournant…)

    2 - comité élargi à ceux qui commentent nos billets afin que la tentation du « politiquement-incorrect très correct » ne vienne pas exercer un contrôle total sur la publication. En effet, si à la longue, seuls les billets relevant de ce qualificatif sont publiés, seuls leurs auteurs auront accès au droit de vote…

    3 - comité de six personnes tiré au sort… sur la base du volontariat, bien évidemment…

    4 - mandat de six mois non renouvelable…

    5 – publication d’un billet à partir de 3 avis favorables sur 6 ( dans le cas d’un comité composé de 6 membres)

     

    Car il est temps que Agoravox cesse de se cacher derrière un système de votation opaque qui, mois après mois, ouvre la porte à toutes les suspicions quant à son honnêteté et sa loyauté envers ce que ce média dit "alternatif" révendique depuis son lancement.

     

    Débattons-en !

     

     

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  • Quand Léo Ferré est sans égal ni rival...

         

                 Léo Ferré qui nous a quittés un 14 juillet. C'était en  1993.

                          (d'aucuns prétendent qu'il a tiré sa révérence juste avant la retransmission télévisée du traditionnel défilé militaire des Champs-Elysées).

    _______________

     

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                      Il n'écrivait et ne parlait qu'une seule langue, le Français... mais il parlait tous les langages et écrivait dans toutes les musiques ; il est à lui seul près d'un siècle et demi de poésie et de littérature.

    De Baudelaire à René Char en passant par Hugo, Bruant, Carco, Queneau, Léo Ferré a traversé toutes les Ecoles d'écriture - même automatique ; du langage insaisissable de la rue aux modes langagières éphémères, du Franglais à l'Argot, à la fois virtuose et vertigineux, surdoué, il pouvait dans un même texte, dans un même vers, dans une même phrase aux néologismes sans nombre,  les réconcilier tous.

                    Auteur, compositeur, orchestrateur et chef d'orchestre, artiste en cru, explosant toutes les formes musicales du genre, loin des esclaves de la rime et du quatrain, il était son meilleur interprète. Ironique, moqueur, cruel et tendre, toujours en colère, il aura été le premier slameur et sans doute aussi, le premier rappeur. 

    Des millions d'hommes et de femmes ont découvert nos poètes du 19e et 20e siècles ainsi que la musique symphonique au contact de son oeuvre, de Beethoven à Berlioz, du carton perforé de l'orgue de barbarie au piano à bretelles et au rock psychédélique du groupe ZOO.

                   Si chez Ferré on ne compte plus les chansons qui ont pour sujet La Femme et les femmes ("ces oiseaux du malheur"), on a évoqué un Ferré anti-féministe, voire misogyne … or, la misogynie de Ferré était celle de tous les hommes de sa génération face aux femmes cultivées et indépendantes d'esprit. Ces femmes, tous les hommes de la génération de Ferré les craignaient... (même Sartre avait du mal avec le féminisme d'une Simone de Beauvoir). Car, pour Ferré, il ne peut y avoir de Femme que celle qui accompagne l'homme, le soutien, le couve ; c'est la femme qui veut et fait des enfants et qui les élève ; et c'est aussi l'autre Femme, fatale de surcroît, pour laquelle on se damne après avoir vendu son âme sous la contrainte d'une nécessité qui nous échappe et qui nous condamne au malheur.

                    Quant à savoir si Ferré était un bourgeois comme semble l'indiquer sa belle-fille, Annie Butor, dans un ouvrage "Comment voulez-vous que j’oublie" paru chez Éditions Phébus), encore faut-il s'entendre sur le terme "bourgeois" : sûrement Ferré a-t-il accueilli le succès, l'argent et son confort de vie qu'il apporte avec soulagement après 20 ans de galère, 20 ans de vache enragée... 20 ans de "vie d'artiste"... mais on peut sincèrement douter qu’il ait pu être un bourgeois dans sa manière de concevoir l'organisation de la société : qui fait quoi, où, comment, à quel prix et sur le dos de qui.

     

                  Contemporain d’un siècle aux trois-quarts éventé, contradictoire et ambivalent, Léo Ferré a sans doute fait l’amère expérience d’une humanité qui, si elle méritait un meilleur sort, ne pouvait néanmoins s’empêcher de mendier sa dignité auprès de salauds qui se feraient un plaisir de la lui accorder mais à condition qu’elle se baisse plus bas encore, sur les genoux car, comme tous les grands misanthropes, Ferré avait un amour débordant de compassion pour les petites gens ; dans ses textes et ses chansons, il leur disait "tu" : "... pour l'enfant que tu portes au fond de l'autobus"(extrait du titre "Requiem").

    Et si la musique l’a saoulé de mots, les mots l’ont aussi saoulé de musique : en effet, personne mieux que Ferré n'a usé et abusé de tous ces mots, jusqu'à en inventer d'autres... tellement il pouvait les trouver très en deçà de ce qu'il attendait d'eux ; des mots d'une violence inouïe, parfois jusqu'à la terreur.

                Qu'il soit permis ici de prédire qu'après Léo Ferré... ce sera (mais... n'est-ce pas déjà le cas ?) la débâcle d'une langue qui s'est effondrée sous le poids d'une transmission en crise, à l'origine de laquelle on trouvera la recherche effrénée d'une rentabilité commerciale et d'une réussite à courte vue ; une réussite imbécile et sans profit pour notre humanité et son patrimoine.

     

     

    *** 

                 Léo Ferré aura été le seul poète, authentiquement poète, sans rival excepté chez les plus grands (Baudelaire, Rimbaud, Apollinaire, Aragon, Césaire, Char), que la chanson, le music-hall, la scène et une production discographique d'une richesse sans égale, aient  jamais porté jusqu'à tous les sommets.

     

    ___________________

     

    "La mémoire et la mer"

    Léo Ferré - Paroles et musique

     

     

    "Ces mains ruminantes qui meuglent
    Cette rumeur me suit longtemps
    Comme un mendiant sous l'anathème
    Aimé Césaire ?!

    "Dieux de granits, ayez pitié
    De leur vocation de parure
    Quand le couteau vient s'immiscer
    Dans leur castagnette figure"
    René Char ?!

    "Quand j'allais, géométrisant,
    Mon âme au creux de ta blessure
    Dans le désordre de ton cul
    Poissé dans des draps d'aube fine
    Je voyais un vitrail de plus,
    Et toi fille verte, mon spleen"
    Baudelaire ?!

    "Je me souviens des soirs là-bas
    Et des sprints gagnés sur l'écume
    Cette bave des chevaux ras
    Au raz des rocs qui se consument"
    Rimbaud ?!

     

    La marée, je l'ai dans le coeur
    Qui me remonte comme un signe
    Je meurs de ma petite sœur, de mon enfance et de mon cygne
    Un bateau, ça dépend comment
    On l'arrime au port de justesse
    Il pleure de mon firmament
    Des années lumières et j'en laisse
    Je suis le fantôme jersey
    Celui qui vient les soirs de frime
    Te lancer la brume en baiser
    Et te ramasser dans ses rimes
    Comme le trémail de juillet
    Où luisait le loup solitaire
    Celui que je voyais briller
    Aux doigts du sable de la terre.
     
    Rappelle-toi ce chien de mer
    Que nous libérions sur parole
    Et qui gueule dans le désert
    Des goémons de nécropole
    Je suis sûr que la vie est là
    Avec ses poumons de flanelle
    Quand il pleure de ces temps là
    Le froid tout gris qui nous appelle
    Je me souviens des soirs là-bas
    Et des sprints gagnés sur l'écume
    Cette bave des chevaux ras
    Au raz des rocs qui se consument
    O l'ange des plaisirs perdus
    O rumeurs d'une autre habitude
    Mes désirs dès lors ne sont plus
    Qu'un chagrin de ma solitude.
     
     

    Et le diable des soirs conquis
    Avec ses pâleurs de rescousse
    Et le squale des paradis
    Dans le milieu mouillé de mousse
    Reviens fille verte des fjords
    Reviens violon des violonades
    Dans le port fanfarent les cors
    Pour le retour des camarades 
    Ô parfum rare des salants
    Dans le poivre feu des gerçures
    Quand j'allais, géométrisant,
    Mon âme au creux de ta blessure
    Dans le désordre de ton cul
    Poissé dans des draps d'aube fine
    Je voyais un vitrail de plus,
    Et toi fille verte, mon spleen


    Les coquillages figurant
    Sous les sunlights cassés liquides
    Jouent de la castagnettes tant
    Qu'on dirait l'Espagne livide
    Dieux des granits, ayez pitié
    De leur vocation de parure
    Quand le couteau vient s'immiscer
    Dans leur castagnettes figure
    Et je voyais ce qu'on pressent
    Quand on pressent l'entrevoyure
    Entre les persiennes du sang
    Et que les globules figurent
    Une mathématique bleue,
    Sur cette mer jamais étale
    D'où me remonte peu à peu
    Cette mémoire des étoiles

    Cette rumeur qui vient de là
    Sous l'arc copain où je m'aveugle
    Ces mains qui me font du fla-fla
    Ces mains ruminantes qui meuglent
    Cette rumeur me suit longtemps
    Comme un mendiant sous l'anathème
    Comme l'ombre qui perd son temps
    À dessiner mon théorème
    Et sous mon maquillage roux
    S'en vient battre comme une porte
    Cette rumeur qui va debout
    Dans la rue, aux musiques mortes
    C'est fini, la mer, c'est fini
    Sur la plage, le sable bêle
    Comme des moutons d'infini...
    Quand la mer bergère m'appelle
     
    ______________
     
     
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  • François de Rugy : l'écologie en politique

                      

    françois de rugy dispendieux            

                       Homme sans qualité, sans charisme et sans physique, opportuniste à souhait, un seul remède pour François de Rugy : faire marcher à plein régime la carte bleue des contribuables pour exister un peu. Car, manifestement, de Rugy prend la France pour une escort-girl...
     
    Faut dire que... un temps membre du parti écologiste EELV ( non, on ne ricane pas !), de Rugy n'a jamais été homme à se déplacer à vélo ni à tenter de sauver la planète. Il a mieux à faire, tout ministre de la transition écolo qu'il est.
     
     
    ***
     
                   Repas dispendieux, attribution d'un logement à caractère social , avis de non-imposition sur les revenus de 2014 (alors qu'il est député et co-président du groupe écologiste à l'Assemblée), spécialiste des chemins de fer, François de Rugy et son épouse, mènent grand train sur fonds publics...
     
    A Matignon et à l'Assemblée, une enquête est ouverte... 
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  • Le phénomène Dieudonné

     

              

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                  Mille commentaires, mille chroniques assassines à propos de ce « phénomène » ; et parmi tout ce qui peut nous être donné à penser d'un Dieudonné dont il n'y aurait rien à sauver... on commencera par une tentative d'explication qui répond au nom de « populisme ».

    A la définition suivante « Le populisme désigne un type de discours et de courants politiques, prenant pour cible « les élites » et prônant le recours au « peuple » s’incarnant dans une figure charismatique »  on opposera celle-ci : « Le populisme, c'est  l’autre, toujours ! L'adversaire ! Celui par qui le scandale et le danger arrivent ! Sa dénonciation n'explique rien mais révèle tout : un parti pris… de classe le plus souvent dans le style "Si c'était différent, ce serait pire encore ! "... tendance « grands bourgeois lettrés ou non mais pétés de tunes et morts de trouille - classe politique, journalistes-chroniqueurs des médias dominants inclus -, à l’idée de devoir répondre à la question suivante : qu’avez-vous fait de notre souveraineté et de la liberté et de la justice pour tous ? »

    Ce qui recadre sensiblement le propos de ceux qui n’ont qu’un objectif : discréditer Dieudonné et son public : « Dieudonné est un populiste dangereux et son public des moutons égarés », ce qui pourrait, si l’on n’y prend pas garde,  justifier toutes les mesures répressives et liberticides à l’endroit du coupable d’un tel méfait.

    Et comme un fait exprès, ces mesures ont déjà été prises contre l’intéressé et par ricochet… contre son public privé de spectacle.

    Ce qui n’est pas sans rappeler ce qui suit : le fascisme langagier  - intimidation et dissuasion -, consiste à exposer un individu à un vocabulaire qui n'admet aucune ambivalence ni aucun "oui mais". Le fascisme langagier et sa dictature, c’est donc le choix d’un vocabulaire contre lequel personne n’osera énoncer de contradictions sans courir le risque d'un verdict-anathème qui équivaut à une mort sociale, médiatique et professionnelle.

    Aussi, tout individu qui refuse d'adhérer à l’univers conceptuel de ce vocabulaire et de le valider pour mieux l’intérioriser peut se voir qualifié ou bien plutôt disqualifié en tant que…

             Fasciste, raciste, antisémite, complotiste paranoïaque, nationaliste, populiste, homophobe, islamophobe, démagogue, anti-européen, anti-américain...

     

              Une dernière précision à propos de ce soi-disant penchant "populiste" chez Dieudonné : à notre connaissance, il est le seul humoriste qui, sur scène, peut se permettre de se faire "siffler" par son propre public.

     

    ***

     

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                 Toujours à propos du « phénomène Dieudonné » d’autres, plus téméraires mais guère courageux, évoquent « la crise », privilégiant, faute d’imagination, son aspect exclusivement social : chômage, précarité et pauvreté.

    Soit.

    Si on évoque « la crise », encore faut-il, là aussi, définir cette crise : qui (et quoi) est en crise et pourquoi ? Sans oublier cette autre question : qui sont les responsables ?

    Car si crise il y a, c’est bien d’une crise démocratique, une crise de la représentation dont il est question - et pas seulement au Sénat et à l’Assemblée, loin s’en faut ! Représentation dans le sens de : qui est autorisé à représenter qui, quoi, et comment ? Qui a la légitimité et l’autorité morale et intellectuelle pour le faire ? Et plus important encore : qui est autorisé à parler, de quoi, de qui, comment, à qui, avec qui et où ?

    Dans les médias dominants ou bien dans un cagibi et autre placard à balais (1)?

    Des médias qui ont tué les vertus de la délibération, cet idéal pacificateur, apaisant les tensions. La société, ce n'est pas que de l'économie et de la répartition de richesses. Loin s'en faut. Ce qui fait le lien, ce qui fait société relève aussi de notre capacité à tous de (se dire) dire et d'entendre (de s'entendre dire) la vérité ainsi que la désacralisation libertaire... de l'Etat, du pouvoir, des groupes de pression, des croyances...  ce qui implique aussi et surtout la dénonciation des mensonges et des manipulations : à ce sujet, le cas Dieudonné, la censure à son encontre, et les actions menées contre lui sont exemplaires : ils annoncent déjà un monde cadenassé pour le pire.

    Des médias aux ordres ont sciemment coupé les ponts, voilà trente ans déjà, avec des pans entiers de la population ; stratégie concomitante avec la désertion des urnes des classes populaires qu’une classe politique du renoncement et du laisser-faire a précipitées dans les abîmes d’une condition ouvrière en rupture de contrat social.

    Or, à ce sujet, il semble que la réponse suivante s’impose : on ne peut guère parler... pas plus que l’on ne peut guère décider de quoi que ce soit pour nous-mêmes qui n’ait pas été au préalable validé par ceux qui, autre coïncidence, prennent des décisions ou bien valident celles des autres, sans consulter les peuples, tout en sachant que dans le cas contraire, si d’aventure leur vote à tous ne leur convient pas... ils passent outre.

     

                 Ceux qui ont pu se réjouir de l’annulation d’un spectacle de Dieudonné à Nantes suite à l'arrêt d'un juge du Conseil d'Etat, juge et partie... Bernard Stirn (2), n'ont sans doute pas réalisé que cette attaque frontale contre la liberté d’expression n'était finalement qu’une attaque de plus contre tous ceux qui, bon an mal an, seraient susceptibles de remettre en cause un nouvel ordre qui plonge toutes les sociétés occidentales dans une remise en cause intraitable des protections, et autres acquis sociaux, et des chances de progrès pour le plus grand nombre.

    Concomitance historique troublante cette remise en cause, le verrouillage des médias et cette menace sur la liberté d’expression !

                 Que personne n'oublie que la liberté de parole d’un Dieudonné nous protège tous de la censure qui pourrait alors nous frapper dans notre dénonciation de ce nouvel ordre sans honneur ni justice.

     

    1 - Sur LCP, Rokhaya DIALLO a obtenu 26 minutes par mois pour nous parler des minorités visibles !
    La demande d’une juste répartition des commémorations et de la transmission de la mémoire, à propos de la colonisation et de tous ses crimes ainsi que de la traite négrière... est qualifiée de "concurrence victimaire" contre le génocide juif. Et aucun budget n'y est consacré : documentaires, fictions, livres, programmes radio et télé, colloques...

     

    2 - Arrêt rendu en 1H30 et qui remet en cause, une fois de plus, la loi sur la liberté de réunion et plus grave encore : menace "le droit à l'humour" avec la mention d'une "atteinte à la dignité humaine" qui ouvre en grand la porte à toutes les stratégies liberticides, et tout aussi préoccupant...  à des demandes d'interdiction qui émaneraient d'associations de défense de minorités ethniques, sociales et pourquoi... minorités physiques : les gros, les petits, les handicapés...

    En revanche, les Femen peuvent uriner dans les églises (on appelle ça du vandalisme) et Mahomet être outrageusement caricaturé...

    A ce propos, se reporter à l'article de Thierry Lévy, avocat, dans le Monde.fr

     

     

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             Passons au public de Dieudonné maintenant : on évoque une quête identitaire à son sujet.

    Soit.

    Encore faut-il prendre son courage à deux mains et dire les choses : dans les faits, il n’y a pas de crise d’identité mais un refus : celui de voir une identité qui est bien plus qu’une identité mais un véritable projet porté par nos élites au sortir de la seconde guerre mondiale regroupées autour du Conseil national de la Résistance… le refus donc de voir ce projet qui était destiné à rayonner bien au-delà de nos frontières, littéralement saboté par des hommes qui n’en ont aucune idée faute de pouvoir l’assumer car, là encore, leur carrière dépend de leurs seules capacités à passer outre.  

    Paradoxalement, ce sont les pays étrangers qui nous le rappellent à chaque fois que nous renonçons à notre indépendante en matière, par exemple, de politique étrangère. Certes, ce ne sont pas les Allemands, ni les Britanniques ni les Etats-Unis qui nous rafraichissent la mémoire ! mais… des dizaines de pays de par le monde… des pays dominés aux populations opprimées et qui ne reconnaissent plus cette France de Jeanne d’Arc, de Victor Hugo, de Jaurès, de Bernanos et de de Gaulle ; celle des Cathédrales et des Misérables - notre bible républicaine ; une France avec tout son passé, telle une force qui chemine sans entraves et sûre de sa destination, accompagnée de tous ceux qui devraient pouvoir trouver auprès d’elle une main et un bras fermes.

     

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             Crise d’identité, crise économique… crises , crises… en veux-tu en-voilà ! Quid du délitement ?

    Le mot est lâché.

    Mais quel délitement ? Qui en est responsable ? Et délitement de qui, de quoi ?

     

                 Certes, le délitement est là: à la fois dans l’ignorance et dans toutes les stratégies  de sabotage d’un héritage et d’une ambition ; sabotage au profit d’individus pour lesquels le monde n’est qu’un Hôtel… taudis pour les uns, Palace pour les autres, de Paris à New York, en passant par Tel Aviv, Casablanca et Hong- Kong.

    Car, dans les faits, si extrême droite il y a, elle est bien là cette extrême droite ! Dans une mondialisation qui n’a que l’alternative suivante à nous proposer : se soumettre ou bien périr !

    Aucune sphère ne sera épargnée : vie publique, vie privée, de l’entreprise à la chambre à coucher  - celle du couple comme celles des enfants -, de la cellule familiale au quartier, la ville, le canton, le département, la région...

    Finalement, rien n’est plus régressif que cette mondialisation-là ; régression archaïque caractéristique d’une Oligarchie pourrie, gâté, mentalement pré-pubère et onaniste dans la pratique qui s’en met ras la gueule depuis trente ans, et qui n’en a jamais assez ! Une mondialisation que l’on pourrait facilement se représenter, à peine caricaturale, dans la position du foetus, à sucer son pouce et le sang de ses victimes… tellement les pulsions qui la dominent sont primitives et de l’ordre des instincts pré-civilisationnelle : une mondialisation de Neandertal pour une psychologie non pas de comptoir mais de cavernes.  

    Et cette mondialisation-là relève sans aucun doute de l’étude psychanalytique.

     

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               Taquins, d’autres encore prétendent que Dieudonné et son public seraient porteurs de revendications qui ont du mal à être conceptualisées feignant d’ignorer sans doute que cette conceptualisation a déjà eu lieu, de l’instauration d’un Etat dit « de droit » de Montesquieu à la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 : droits qui se voulaient inaliénables et qui, pourtant, n’ont pas cessé de faire l’objet d’attaques brutales depuis trente ans, véritable harcèlement, jour après jour, majorité après majorité, élection présidentielle après l’autre.

    Et c'est bien sûr, et c'est alors... qu'une fois les médias verrouillés, une fois acquis le soutien de la quasi-totalité de la classe politique, et le monde des affaires conforté… c’est alors qu’arrive le grand mensonge et chantage à l’anti-sémitisme contre la critique d’un univers unidimensionnel et liberticide d’une intolérance inouïe.

     

                 La critique d’une politique d’un Etat qui n’a plus rien à envier à l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid ? Antisémite. La critique des médias et de ceux qui y cumulent salaires et fonctions ? Antisémite. La critique d’un sionisme (judaïsme politique) corrupteur de nos élites au plus haut niveau de l’Etat ? Antisémite. La critique du bourrage de crâne avec le génocide juif ? Antisémite. La dénonciation de l’’instrumentalisation de ce génocide ? Antisémite. La demande d’une juste répartition des commémorations et de la transmission de la mémoire, à propos de tous les crimes coloniaux et de la traite négrière ? Antisémite. Une blague à propos d’un tueur toulousain ? Antisémite. La critique d’un CRIF entre les mains d’une extrême droite venue d’une région du monde qui ne trouve son salut que dans le meurtre, les assassinats, l’occupation et les bombes ? Antisémitisme. La critique de la banque ? Antisémite. La quenelle anti-système ? Antisémite. La lutte contre la mondialisation ? Antisémite. La remise en cause d’une Europe qui est une véritable guerre contre les salaires et les droits sociaux ? Antisémite. La remise en cause de la version officielle du 11 Septembre ? Antisémite et Négationniste. Jean-Marie Bigard, Mathieu Kassovitz, Besancenot, Taddéi, Edgar Morin, Raymond Barre, Michel Onfray, Mélenchon, Godard, Robert Ménard,  la sénatrice UDI Sylvie Goy-Chavent... tous antisémites !

     

    Mais alors… si tout est anti-sémitisme et négationnisme… c’est que tout est juif ?

    Oui ? Non ?

    Ou bien, alors… si tout est anti-sémitisme et négationnisme, c’est que plus rien ne l’est.

    Oui ? Non ?

    - …………………………….

    Allô ? Vous êtes là ?

     

                Il semblerait que le piège se soit refermé sur ses instigateurs car « la ruse la mieux ourdie peut nuire à son inventeur  et souvent la perfidie retourne sur son auteur »  - Jean de La Fontaine : la grenouille et le rat.

     

    ***

     

                Pour finir… ajoutons ceci : rien n’est plus politique que Dieudonné le métis qui porte en lui l’assurance du maître et la révolte de l’opprimé - un métissage qui est une force ! Dieudonné, son public, ses détracteurs et tout ce qu’un gouvernement est capable de mettre en oeuvre pour tenter de le faire taire ; à défaut, de le discréditer. Même le silence de ceux qui ne pipent mot, terrés et terrorisés, hurle politique, hurle à la politique.

    Pour sûr, tout est éminemment politique sur l’affaire, le phénomène Dieudonné. Et c’est là que toutes les forces coalisées se rejoignent et œuvrent et tirent dans le même sens, tous tenus d’obtempérer jusqu'au ridicule et la honte, l'épuisement pour d'autres : nous tromper en affirmant haut et fort que Dieudonné n’est pas politique mais antisémite, dans l’espoir de le disqualifier et que l’on se détourne de lui.

     

                 Alors oui ! Dieudonné est leur psyché à tous... tous détracteurs : cet ensemble de phénomènes psychiques qui constitue non pas leur individualité à tous indépendamment de tous les autres, mais bien plutôt tout ce à quoi ils sont soumis, tout ce à quoi il leur est demandé de souscrire. Aussi, chacune des paroles de notre humoriste, chacun de ses sketchs, chaque spectacle leur apporte non pas tant la contradiction qu'une honte ingérable ; d'où la gêne des uns, la colère des autres, et la haine pour les plus affectés d'entre eux par cette entreprise de désindividuation dans laquelle tous se sont laissé entraîner comme on vend son âme au diable, un diable au sourire angélique, car c'est là le prix à payer pour quiconque souhaite prospérer au mieux de ses intérêts - donneurs d'ordres, exécutants, supplétifs et larbins confondus... tous au service d'un impératif qui frôle à terme l'anéantissement psychique  -, au profit d'une solidarité ethnique, professionnelle ou de classe (c'est au choix ! et tous les choix sont possibles à la fois) aux intérêts bien compris et jalousement préservés.

    Poison qui condamne notre société à d'incessants conflits tantôt larvés, tantôt ouverts que cette démission de l'être... étant !

    Ressentiment et guerre d'usure, pourrissement et instrumentalisation politique... dans ces conditions, rien de surprenant que tous - classe politique, monde du spectacle et médias -, souhaitent se débarrasser de Dieudonné contre lequel une guerre sans pitié et dissymétrique est menée... (c'est à noter une fois encore... une guerre dissymétrique de plus après celle qui ont été, et sont menées, ailleurs dans le monde contre des pays tout juste capables de se défendre).

     

               Le rire reste un mode de résistance d’une efficacité redoutable contre notre impuissance face à la tyrannie. Avec l’humour, et le rire qui l’accompagne, on reprend la main et le pouvoir. Il arrive aussi que le rire rende justice à ceux qui en sont privés. Belle revanche des déshérités alors !

    Le public de Dieudonné, cette France Black-Blanc-Beur qui a trouvé refuge dans les salles de ses spectacles, cette France Black-Blanc-Beur dont personne n'accepte en l’état, cette France-là, Black-Blanc-Beur, n’a qu’un ennemi : le mépris, l’arrogance et la voracité d’un système pour lequel les êtres humains ne sont que des ventres à remplir ou bien, à affamer si ces ventres refusent de marché droit (des ventres ici, et des Peuples ailleurs aussi… c’est selon... leur niveau de soumission ou de résistance !), et du temps de cerveau disponible à distraire jusqu'à l'abrutissement et à manipuler jusqu’à renoncer à une quelconque résistance.

    En attendant, Dieudonné a certainement besoin de se protéger de quelques dirigeants d'associations communautaires et de leurs supplétifs qui depuis dix ans cherchent à abattre celui qu'il faut bien se résoudre à considérer comme notre plus talentueux humoriste satirique de langue française depuis Molière, fils de Voltaire, sans aucun doute le plus grand anti-tartuffe de la société du spectacle médiatique et politique. 

     

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                  Que l’on nous montre un honnête homme, un seul, ou qu’il se fasse connaître dans les meilleurs délais, qui ne soit ni un politique aux arrières pensées inavouables ni juge et partie, ni un pleutre, ni un imbécile ou bien une gourde, un honnête homme donc qui soit d’avis qu’il n’y a rien à sauver chez Dieudonné… car on l’attend encore !

                   Et c'est bien là que tout soutien à Dieudonné trouve son sens.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Le phénomène Dieudonné

     

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  • Tapie et consorts relaxés - Dieudonné condamné

                    Ignorant le rôle trouble de Sarkozy, Lagarde, Borloo et consorts...

    tapie relaxé dans l'affaire du crédit lyonnais, dieudonné condamné pour blanchiment et fraude fiscale

    tapie relaxé affaire du crédit lyonnais, dieudonné condamné pour blanchiment et fraude fiscale

                              Qu'on se le tienne pour dit : en France, aucune peine de prison n'est prononcée contre les affairistes proches du "pouvoir" ni contre les membres de la classe politique ; et si d'aventure une telle peine est prononcée, jamais celle-ci n'est effectuée ( se reporter à l'affaire Cahuzac en autres...).

     

    tapie relaxé dans l'affaire du crédit lyonnais, dieudonné condamné pour blanchiment et fraude fiscale

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                    Jamais le soupçon n'a été aussi grand quant à l'indépendance de la justice et sa capacité à s'émanciper de la tutelle du parquet, des places Vendôme et Beauvau,  de Matignon et de l'Elysée et des lobbies des multinationales. Ce soupçon de servitude touche aujourd'hui toutes nos institutions : Conseil constitutionnel et conseil d'Etat pareillement. 

    Le constat suivant s'impose : c'est bien d'une justice indifférente face aux faibles (affaire de l'amiante, empoisonnement agro-environnemental, victimes de délits d'ordre industriel), hyper-consciente face aux puissants, impitoyables avec les dissidents auquelle nous sommes tous confrontés...

                             ... une justice qui n'a de cesse de menacer de "faire évacuer la salle" à la moindre manifestation de la vérité. 

     

    Pour prolonger, cliquez : Amiante, mises en examen annulées

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                    C'est sûr ! Rien n’est plus politique que Dieudonné, le métis qui porte en lui l’assurance du maître et la révolte de l’opprimé - un métissage qui est une force ! Dieudonné, son public, ses détracteurs et tout ce qu’un gouvernement est capable de mettre en oeuvre pour tenter de le faire taire hurlent à la politique. Même le silence de ceux qui ne pipent mot, terrés et terrorisés à l'idée de rendre justice à son immense talent, hurle politique, hurle à la politique.

    Tout est éminemment politique sur le phénomène Dieudonné. Et c’est là que toutes les forces coalisées se rejoignent et œuvrent et tirent dans le même sens, tous tenus d’obtempérer - Dieudonné ne s'exprimera pas, il ne doit pas être entendu ! - jusqu'au ridicule et la honte, l'épuisement pour d'autres.

    Un Dieudonné Spartacus du rire, là où l'humoriste, ainsi nommé, cesse d'être un esclave et ce faisant, libère tous les autres humoristes de la malédiction d'un humour tiroir-caisse, un humour de flagorneur, et pour voie de conséquence, un humour affligeant comme tout ce qui rabaisse l'homme à ce qu'il croit savoir de lui-même, qui n'est le plus souvent que ce qu'on a daigné lui enseigner ou bien ce qu'on a souhaité lui faire espérer de lui-même et des autres.

     

                     Procès après procès, Dieudonné demeure assurément le plus grand satiriste-activiste français depuis DADA, les surréalistes, Alphonse Allais, Jarry... et plus tôt, bien plus tôt : Molière.

     

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  • Le Tour de France et son petit peuple

     

                    Exutoire sans foi ni loi, opium d'un public abstentionniste, mentalement désoeuvré, le plus souvent sans conscience politique et sociale, année après année, force est de constater qu'il n'y a plus rien à sauver dans le football - ni les joueurs, ni les supporters, ni l'arbitre - même pas le ballon ! et ce depuis des lustres d'autant plus que personne ne sort grandi d'un match de football, excepté le pire : racisme, insultes, beuverie, casse, triche et disgrâce...

                   Un seul antidote à cette calamité : le tour de France et son petit peuple enjoué, paisible et fraternel, toutes nationalités confondues.

     

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                  Ouvert à cent quatre-vingts pays répartis sur deux continents, avec en prime, un ou deux Australiens venus tenter leur chance...

    Né du sol, de la terre et de l’histoire d’un pays, la France... le Tour c’est une boucle, la Grande Boucle qui ne finit jamais là où elle a commencé : mer, montagne, plaine, vallées, cols, montées, descentes... des Pyrénéens aux Alpes, de Lille à Montpellier.

    En grappe indissociable, ou bien solitaire après une échappée, loin d’un peloton décidément trop attentiste, les petites jambes, comme ailleurs les petites mains, celles d'une ruche travailleuse aux couleurs des maillots des sponsors - et pas toujours pour un salaire en or -, veillent au grain, protègent et couvent leurs leaders pour lesquels tous pédalent. Et cinq heures de selle plus tard, les jambes aussi lourdes qu’une responsabilité quand elle est collective, le visage tuméfié, écarlate, c’est le témoignage d’un Tour de France véritable tour de force qui nous est rapporté là, dans des interviews données à bout de souffle, grimaces et douleurs, car le Tour n’épargne personne, même les plus talentueux.

     

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                 Entre deux crises et scandales autour du dopage, le Tour demeure infatigable ; depuis sa première épreuve en 1903, ce sont 2000 étapes et prologues qui ont été courus, 350 000 km, soit approximativement la distance terre-lune.

    Le Tour c’est aussi le carnaval avec sa Caravane aux milles gadgets et autres produits dérivés de sponsors qui n'oublient jamais le prix de l'investissement consenti ; une caravane privée de chameaux et de dromadaires avec pour seul désert le sable d’un bord de mer, le long d’un littoral hilare à cor et à cri, dans le bruit et la fureur de vivre le passage toujours trop court (et trop rapide en plaine) de 180 cyclistes casqués, 180 "forçats de la route" partis à l’assaut du granite, du marbre, du goudron, sous la pluie, le soleil, le vent.

    Une seconde d’inattention, une mauvaise trajectoire, et c’est la chute !

    Coppi, Bobet, Anquetil, Eddy Merckx, Poulidor, Indurain... pédalez, pédalez, il en restera toujours quelque chose !

    Trois semaines plus tard : les Champs Elysées et une légende.

     

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                 Parole donnée, contrat qu'il faudra respecter à la lettre pendant trois semaines pour quelques euros en fin de parcours pour le plus grand nombre, le Tour c'est aussi  un engagement qui ne souffrira aucune volte-face, aucun dédit : solidarité et esprit d'équipe devront tout emporter et tout remporter car le cyclisme est bien le sport le plus collectif parmi les sports individuels : seul, rien n'est possible.

                Bien que mondial, avec le Tour, le local reprend tous ses droits : du continent au village, du champion australien à l’enfant du pays, de la région, du département, du canton, de la ville d'un des coureurs que le Tour traversera au pas de charge et de course… mieux encore… une étape peut-être !

    Fabrique médiatique par excellence - 200 journalistes, hélicoptères, motos et caméras, retransmis dans plus de 180 pays (la communauté onusienne)…

    Le Tour de France c’est 100 millions d’Euros de chiffre d’affaires, une centaine de télévisions, quatre mille hommes et femmes travaillant d'arrache-pied pendant trois semaines. Commercial - mais pas plus que les autres épreuves sportives -, on oublie trop souvent que cette entreprise privée qu'est le Tour est sans doute la plus nationale qui soit. Troisième manifestation sportive la plus regardée au monde, c'est dans les années 60 que la Télévision viendra prêter main forte au Tour pour une mise en image de tout un territoire et de tout un public alors encore invisible : tables, chaises, tentes, camping-car, sous un parasol ou sous un parapluie, c’est tout un Peuple que la Télévision nous proposera comme spectacle ; celui d'un enthousiasme frénétique. 

                  Mythologie romantique, Albert Londres, Henri Decoin, Antoine Blondin et d'autres encore, célèbreront le lyrisme de cette frénésie.

    Paysages à vous couper le souffle, territoires oubliés, perdus puis retrouvés, de découverte en découverte, le Tour est sans aucun doute la meilleure des vitrines et la plus exhaustive brochure touristique jamais conçue ! Et si sept à quinze millions mobilisés autour de cet événement ne font pas une nation, pour un peu, on en viendrait presque à penser que c'est tout un Peuple qui s’est réuni là, toutes nationalités confondues, au bord des routes ou devant son écran de télévision ; tout un Peuple aux côtés d’un Tour de France réconciliateur et consolateur.


    Courir aux côtés des cyclistes, faire un bout de route avec eux, les encourager, hurler qu’ils ne doivent pas relâcher leur effort ; effort quasi sur-humain, le partager, le célébrer... témoigner, avoir été là, tout près, le jour de la victoire du grand champion... irremplaçables ils sont tous ! Car... qui peut nier le fait que sans eux, sans ce petit Peuple du Tour de France, le Tour ne serait plus vraiment Le Tour…

    Personne !

     

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                 Pacifique cet adulte qui court et hurle un « Allez ! Allez ! » altruiste et compassionnel aux côtés d’un cycliste qui rêve d’une victoire et sans doute aussi de repos ! Rien de surprenant à cela : a-t-on déjà vu des armées battre le fer, vaincre, envahir, occuper et dominer des populations entières à bicyclette ?

    Là où le football casse, insulte et agresse, le vélo - et sa plus grande fête et son plus grand hommage qu’est le Tour de France -, adoucit les mœurs et les tempéraments, et place un large sourire sur le visage d’un public qui nous réconcilie avec tous les publics et tous les enthousiasmes et tous les sports ; sourire et joie pour une célébration du courage, de l'effort et de l'intelligence tactique.

     

                Pour cette raison, aucune autre manifestation sportive de masse ne peut rivaliser avec le Tour de France.

     

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  • Le féminisme et l'Islam : foulard et liberté

     

                 Trois femmes pour une rencontre et un débat dont nos médias dominants se gardent bien de se faire l'écho à propos de la dignité des femmes voilées : femmes adultes et autonomes.

    Qu'à cela ne tienne : Internet pourvoira et l'on ne renoncera pas.

     

     

                     Avec "Femme voilée dans la boîte", l'artiste engagée Sonia Merazga incarne une performance artistique inédite à propos des règlements et lois d'exception liberticides, ici, en France, à l'adresse des femmes voilées...

    Jusqu'à leur exclusion et... déshumanisation ?

     

                                C'est la question que pose cette artiste.

     

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  • La France : le dernier degré de la corruption politique et économique

    Billet de blog publié en 2012

     

     

                    Prises illégales d’intérêts, blanchiment, détournement, évasion fiscale, conflits d’intérêts sans nombre, attribution de marchés publics honteusement biaisée, la Françafrique…

    La France est sur le point d’atteindre le dernier degré de la corruption ; les sommes volées, détournées, captées par la corruption sous l’œil complaisant, voire bienveillant,du pouvoir politique et administratif jusqu’au niveau des procureurs, s’élèvent à 600 milliards d’euros, soit 1/3 du budget français.

    Les ventes d’armes représentent une partie importante de cette corruption ; ventes d’armes à des individus peu regardants et dont nous ne savons rien ou si peu et qui peuvent, à tout moment, se retourner contre la France ; le « Secret défense » invoqué à chaque fois qu’il est question de mener une enquête sur le versement de rétro-commissions n’a alors qu’un but : décourager quiconque de poursuivre les investigations.


                  Une telle accumulation, une telle gravité ! Arrogance et impunité selon le principe « Si je ne m’enrichis pas, vous ne serez pas moins pauvres pour autant ! », il est bien question d'une corruption à haute intensité : du jamais vu ! A titre d’exemple : près de 12 enquêtes en cours sur la seule personne de Nicolas Sarkozy, tour à tour maire de Neuilly-sur-Seine, député des Hauts-de-Seine, ministre du Budget, porte-parole du gouvernement, ministre de la Communication, ministre de l'Intérieur, ministre de l'Économie et des Finances, président du conseil général des Hauts-de-Seine et l'Union pour un mouvement populaire (UMP), Président de la République en 2007 ; enquêtes à propos de délits qui s’élèvent à plusieurs milliards d’euros.

    Quant à la loi de 2013 sur la corruption et la fraude fiscale, la Présidence PS et le gouvernement du même nom, ont refusé de faire sauter le verrou de Bercy : en droit français, pour pouvoir poursuivre un contribuable qui a délibérément dissimulé une partie de ses revenus ou de son patrimoine pour se soustraire à l’impôt, la justice doit obtenir le feu vert de l’administration fiscale.

                 PS – UMP : « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette ! »… alternativement et respectivement, à toutes fins utiles... jusqu'à se neutraliser l'un l'autre.

     

     

    C'était en 2012... et depuis ?

     

                 Anomie de la classe politique donc avec le soutien des médias dominants - en effet, leurs propriétaires (armement, industrie du luxe et la Banque) ne peuvent pas ne pas être soit impliqués soit concernés par cette corruption généralisée -, découragement, sidération, épuisement… des élus condamnés sont de retour en politique, ré-élus (on pensera aux couples Balkany, Tibéri… véritable Thénardiers de la politique)…

    Dans ce contexte, se désolidariser des élites corrompus et de leurs agissements est un impératif car, si, tout comme le sacré, la corruption est une constante anthropologique, le désir de lutter contre cette corruption l’est aussi. Mais est-ce suffisant ?

    Seule une poignée de journalistes s’y consacre, Médiapart en tête, souvent au détriment de l’avancement de leur carrière ; et si l'on croit sincèrement que quelque chose d'important est arrivé avec la démission et les aveux de Cahuzac, ministre des finances et du budget à la tête d’une campagne contre la fraude fiscale, lui-même fraudeur et reconnu comme tel, on se trompe lourdement car, une campagne en faveur d’un assainissement de la vie politique qui ne tiendrait aucunement compte de cette nouvelle donne qu'est la Mondialisation, se résumera à une posture... un peu dans l'esprit de celui qui regarde le doigt qui lui montre la lune.

    Néo-libéralisme économique, guerre contre les Etats et leurs administrations, révolution numérique, dérégulations… la financiarisation de la politique est inséparable de la financiarisation de l'économie et la libération des capitaux qui ne souffrent, à l'heure de l'informatique, ni frontière ni délai. Et jamais une presse d’investigation, minoritaire de surcroît, n'y suffira. Seul un mouvement populaire - on pourra parler aussi d’engouement soutenu si possible par quelques médias -, accompagné d'une dynamique et d'un engagement capables d’établir un rapport de force qui permette une réelle pénétration d'investigation jusqu’à forcer un Etat (et non un gouvernement) à se doter des moyens nécessaires à la poursuite impitoyable des acteurs et des filières de la corruption, fera que l’on pourra alors véritablement envisager des résultats probants pour peu qu’on y mettre des moyens... tout en gardant à l'esprit qu'un pays de l'importance de la France déterminé à lutter contre la corruption  - ce qui implique une remise en cause de sa place dans la mondialisation, dans l'U.E et en Afrique -, courra inévitablement le risque de se voir ostracisé tant sur un plan économique que diplomatique ; c'est donc un vrai choix de société que cette lutte ! Car la France n'est pas... disons... le Danemark, cité souvent en exemple en ce qui concerne la probité de sa classe politique et économique, de son administration et de son système judiciaire.

     

    ***

     

           Mais alors, sommes-nous tous responsables ?

           Il est vrai que si nous refusons de nous engager socialement et politiquement contre l’impunité qui recouvre la corruption, la République française se fera sans nous ; et celle qui se fera n’aura alors plus rien de commun avec un idéal républicain quel qu’il soit.

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  • Denis Robert et le Média-TV : la chute

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                     Le Media-TV dégomme Etienne Chouard ; Sud Radio l'expulse (1)... c'en est donc fini d'un Etienne Chouard médiatiquement compatible ; retour de l'intéressé à la marge d'une marginalité heureusement pas si marginale que ça. 

     

                     A propos du Média-TV, ne nous racontons pas d’histoires : Denis Robert vient de condamner le média qu’il dirige - ou croit diriger - à n'être qu'un média croupion, un groupuscule de quelques milliers d'abonnés, fauchés au demeurant ; pour le Média-TV aucun espoir de développement et de rayonnement dans les mois et les années à venir faute de moyens financiers et de soutien massif car Denis Robert et « Le Média-TV » seront inévitablement tenus responsables d’un Etienne Chouard tombé en disgrâce.  

    Quant à Aude Ancelin, autre peau de chagrin médiatique, ex-patronne de Média-TV, celle-ci doit être aux anges ; son incompétence managériale a trouvé  sa vengeance car on se venge toujours de son échec sur celui des autres quand ces derniers nous font la grâce de nous y rejoindre, même à contre cœur, dans cet échec aussi cuisant que prévisible (2).

     

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    Etienne Chouard et Alain Soral 

     

                  L’antisémitisme de l'essayiste Alain Soral, avéré ou non, n’a jamais intéressé les foules ; du moins, cet auteur n’aurait pas « rencontrer son époque » si l’on pouvait en toute bonne foi ou en toute ignorance, réduire et résumer le travail de l'auteur à cet antisémitisme supposé… d’autant plus qu'ils sont des dizaines de milliers à suivre Soral sur Youtube même si dans les médias dominants, personne n’ose admettre l’intelligence supérieure de cet analyste ; un peu comme pour Dieudonné : le premier qui rit, le premier qui trouve « ça » drôle, perd son emploi et tout espoir de faire carrière dans les médias, la politique, le business-show ainsi qu’à l’université (3).

    Dans les faits, Alain Soral est celui qui développe les analyses les plus courageuses, les plus pertinentes et les plus talentueuses sur la société française (d’aucuns écriront : "... sur ce qui est arrivé à la France...") de la fin de la Seconde guerre mondiale à nos jours ; et ce dans de nombreux domaines : l'économie, la politique, le social et le culturel.

    En cela, il demeure indispensable et quasiment irremplaçable.

    Merci Internet ! Car sans Internet... pas de Soral.

                   Quant à revenir à l'antisémitisme supposé de cet essayiste sur-doué, si l'on devait juger la qualité de ses analyses à l'aune de cet antisémitisme, doit-on alors disqualifier, interdire la vente, la lecture et brûler tous les ouvrages de nos auteurs français, des Lumières à nos jours, de Voltaire à Bernanos ( soit... du 18è siècle à la fin des années 1930), qui ont tous tenu des propos que l'on pourrait sans difficulté qualifier d'antisémites ?

    Faut-il aussi rajouter à cette liste, Schopenhauer et plus encore, Heidegger qui a formé tous nos philosophes des années 30  à nos jours, carte du parti nazi en poche et puis le protestantisme luthérien ?

    Doit-on ne pas lire Céline ? Ne pas écouter Wagner ? Deux personnalités au rayonnement mondial, figures incontournables de l'histoire de la littérature et de la musique ? 

                      Bien évidemment non ! car un seul critère doit guider nos choix  : la pertinence, la cohérence de toute manifestation d'intelligence, de courage et de talent d'où qu'elle vienne car l'homme n'est rien, l'oeuvre est tout quand elle ne peut pas ne pas avoir été et qu'elle demeure, qu'elle persiste, et qu'elle persévère, irréductible. 

     

    Denis Robert, inquisiteur malgré lui ?

     

               Si on ne compte plus ceux qui ont commencé leur carrière à gauche et l'ont parachevée à droite, il est bon et honnête, tout en étant nécessaire, de rappeler que Denis Robert a commencé par emmerder les riches et les banques ( se reporter à son investigation de Clearstream qui lui a coûté une prise de poids de 40 kilos et un bon nombre d’anti-dépresseurs et de somnifères des années durant) avant  de s’en prendre, délibérément ou non, à un Etienne Chouard sans le sou, sans pouvoir ni influence déterminante.

    Un héros à sa manière qui en a « chié », c’est plus que certain, ce Denis Robert ! C’est sûr : rescapé, Denis Robert en est sorti rincé de cette affaire Clearstream pendant que Chouard poursuivait, pénard, loin des projecteurs des médias dominants, son travail obsessionnel de constituant constitutionnaliste le soir après l’école ou bien les jours où il n’avait pas classe, jusque tard dans la nuit, à la lueur d’une bougie.

                Mais alors, dans son entretien avec Etienne Chouard, Denis Robert aurait-t-il cherché, à son insu, à se racheter auprès de ceux qu'il a bien emmerdés, puissants et intraitables qu'ils sont, des années durant ? Eux tous et disons... le Système, plus globalement ?

    Si l’on est aussi son pire ennemi, celui de l’intérieur, intérieur de soi quand notre vigilante se relâche, Denis Robert a-t-il pensé, une fois encore à son insu, que son courage d'hier autorisait aujourd'hui toutes les lâchetés ou servitudes ?

    La présence d'un dénommé Mathias Enthoven (qui n'est jamais qu'un lycéen attardé), aux côtés de Denis Robert, aurait-elle pesée dans la balance des probabilités d'une reductio ad Hitlerum de l'entretien ?

    Collaboration, Pétain, Vel d'Hiv... car c'est  bel et bien une identité maintenant centrée autour d'une culpabilité ancrée, chevillée dans l'inconscient après un demi-siècle de matraquage d'une efficacité aussi scélérate que redoutable auprès des moins avertis, des plus faibles en vigilance, qui a pris le dessus chez un grand nombre de nos compatriotes ; identité vampire et sangsue autour d'un chantage infâme, si peu implicite au fil des ans ; chantage qui est le fruit d'un sens moral putrescent.

    A sa décharge, on rappellera qu'après tout, Denis Robert n’est ni un chercheur ni un intellectuel ni un politique ; c’est un journaliste d’investigation - journaliste free-lance qui plus est ; journaliste livré à lui-même donc.

     

    Denis Robert et La Question question de toutes les questions, mère de toutes les batailles idéologiques et géo-politiques de ces 40 dernières années.

     

                  Poser La Question, poser cette question telle qu’elle a été adressée à Etienne Chouard en sachant qu’il n’y a qu’une réponse possible car qu’une réponse autorisée par la loi... dans ces conditions, poser cette question telle qu'elle a été formulée par Denis Robert, n'est-ce pas faire preuve de malhonnêteté car, n'est-ce pas sous-entendre ce qui suit :

    • que l’on est libre de pouvoir y répondre…
    • qu'il est possible pour tout interlocuteur de réponse par l’affirmative (de douter donc)…  et par voie de conséquence, exposer ce même interlocuteur à des poursuites... 

                    Denis Robert aurait dû prendre conscience du fait suivant : sa question qui n’en est pas une puisqu’il est interdit d’y répondre, ne pouvait que servir les intérêts de ceux qui ne veulent pas entendre parler de tous les « Etienne Chouard » de France et d’ailleurs.

    Or, Denis Robert et le Média-TV ont-ils pour vocation de servir ces intérêts-là ?

    Précisons ceci : cette question redeviendra une véritable question lorsque les historiens, professionnels ou non, de cette disciple exigeante qu'est l'Histoire que l'on devrait pouvoir associer à l'étude de la vérité des faits et de l'honnêteté de leur interprétation, pourront à nouveau se pencher sur cet épisode de la Seconde guerre mondiale en toute liberté, tout en gardant à l'esprit ce qui suit : l'Histoire est bel et bien la continuation de la guerre par d'autres moyens ; et c'est  la raison pour laquelle il n'y a pas plus tête en l'air, ou adeptes du mensonge par omission, que les historiens.

    Méfiance donc, encore et toujours.

    Après tout, ne juge-t-on pas la qualité morale et intellectuelle d'une nation, d'une culture, d'une civilisation, à son traitement de l'Histoire ?

     

    Moralité, autorité et légitimité

     

                 Qui aujourd’hui est autorisé à poser une telle question comme Denis Robert a pu le faire en juin dernier face à Etienne Chouard ? Qui en a la légitimité à la fois morale et intellectuelle… voire professionnelle ? En d’autres termes, qui est à même de poser cette question auquelle la loi n’autorise qu’une réponse ? Et dans le cas contraire - celui du doute ou de la négation en réponse à cette question -,  qui a la légitimité pour exiger qu’un procès soit intenté à celle ou celui qui refuse la seule réponse autorisée par la loi ?

    En effet, à cette question, la loi n’impose et n’autorise  qu’une réponse ; ce qui invalide la question ; et plus encore : ce qui fait que la question ne se pose pas : elle n’a pas simplement « à être posée », elle n’est pas, elle n’est plus une question : loi Gayssot-Fabius oblige ! Aussi, il ne peut s’agir que d’une fausse question ;  pire encore : il ne peut s’agir que d’une question scélérate.

    Mais alors, qui sont ces gens qui posent de telles questions ? Questions relatives à un épisode de la seconde guerre mondiale : la tentation totalitaire d’extermination des Juifs d’Europe (on pensera aussi aux Slaves, après bien d'autres populations, tout au long de notre Histoire commune). Episode qui sera interdit « d’histoire », expulsé, exfiltré dans l'urgence, dans un mouvement de panique, puisque nul historien ne sera autorisé à le revisiter, à le réviser, à le ré-interpréter cet événement

    C’est la loi Gayssot (député communiste bonne pâte, prête-nom de Laurent Fabius) qui se chargera de faire respecter cette congélation de l’histoire condamnée par de nombreux historiens.

                Compressez ! Compressez ! Plus forte sera l’explosion ; celle du soupçon, puis du doute puis du complot puis du discrédit et de la dénonciation d’une manipulation d’ordre historique, politique et plus tard… géo-politique : rapport à Israël et la neutralisation de toute critique à propos de cet Etat hors-la-loi... internationale qui plus est.

     

                  Force est de constater que tout cela ne manque pas d’ironie car ceux  qui s’autorisent à en juger, à en rajouter, à « en faire voir » à propos de cet épisode de la Seconde guerre mondiale - une guerre aux 60 millions de morts majoritairement civils (il est bon de le rappeler afin que tous se sentent un peu moins abandonnés au fond de leur trou, où qu'ils soient privés de sépultures ) -, sont tout de même les derniers à pouvoir y prétendre, et ce pour la raison suivante : on pensera bien évidemment aux officines israéliennes  que sont le CRIF, l’UEJF et la LICRA ( et dans une certaine mesure, la LDH), à la bande à Causeur ( webzine qui a pour référant politique une crapule du nom de Netanyahou),  à un Zemmour, à un Finkielkraut académicien ( Ah l’Académie ! Hier Charles Maurras puis les Nazis sous la collaboration, aujourd’hui les Salauds) ; un Finkielkraut à qui l’on doit le commentaire qui suit  à propos des recommandations du rapport de J.L Borloo sur les banlieues : " Dans cent ans, les historiens pourront nous expliquer comment notre civilisation a investi des milliards dans son propre anéantissement !"  (4)

    Aussi, doit-on vraiment préciser que leurs allégeances étrangères, leur islamophobie à tous, cache-sexe d’un racisme anti-Arabe congénital, leur haine de la contradiction et du pluralisme, leur aversion de la morale et de la justice pour tous, sans oublier un anti-humanisme forcené (celui porté par un sionisme qui n'est que le bras armé d'un Judaïsme guerrier d'une cruauté d'un autre âge) ainsi que leur complotisme impénitent (celui du « Grand remplacement » initié par Renaud Camus), les excluent sans appel quant à leur légitimité à demander des comptes à qui que ce soit à propos de quoi que ce soit. 

                    Rappelons toutefois ceci pour ne pas désespérer de ces seuls "leaders médiatiques" de cette communauté en particulier que les médias nous imposent : il reste un dernier grand intellectuel juif européen, aujourd'hui âgé de 90 ans ; il se nomme George Steiner ; en effet, très tôt, cet homme a compris que les drames de l'Histoire, en tant que victimes,  n'ouvre pas la porte à tous les droits mais bien plutôt, à tous les devoirs ; et le premier d'entre eux :  ne jamais passer du côté de la crapule et du bourreau.

    Nul doute qu'après George Steiner… ce sera le naufrage - un naufrage déjà consommé -, avant la noyade définitive.

    Aussi, souhaitons-leur à tous, un bel enterrement moral et intellectuel. 

     

    La judiciarisation et criminalisation du doute

                Que penser d’une société qui n’autorise aucun doute ?

    En accueillant, comme il a pu le faire, une question qui ne se posait pas puisqu’elle n’admet qu’une réponse, Etienne Chouard n’a pas fait preuve de courage mais bien plutôt de sagesse car le doute est salutaire : plus on doute, plus on se rapproche de la vérité de ce doute et la vérité du mensonge de la sanction qui ne manquera pas de prendre pour cible celle ou celui qui doute : bannissement, condamnation, mort sociale et professionnelle.

                Aussi, malheur à ceux qui ne doutent de rien et qui sont tout à fait disposés à admettre que l’on puisse interdire le doute ! Car nul ne peut ni ne doit ignorer un fait historique : le doute a trop souvent fait avancer la science et l’histoire - les faits donc -, d’autant plus qu'aujourd'hui, bien plus qu'hier, les certitudes ne nous sont d’aucune utilité, vraiment ! quand on sait que la lâcheté et la crapulerie ont tout recouvert, et les salauds qui sont légion comme jamais, tout accaparé.

    Dans ces conditions, dès à présent, une exigence s'impose  : l'exigence du doute ; un doute à caractère à la fois intellectuel et moral ; la nécessité de douter de tout et d’eux tous, Denis Robert inclus, que sa faute puis sa chute a précipité dans un abîme sans rédemption possible.

     

     

     

    1 - Il est dit que l'intéressé a donné son accord : "Oui, c'est ça ! Jetez-moi dehors  ! Je ne suis plus digne de m'exprimer sur votre antenne ! Faites vite ! Crucifiez-moi !"

     

    2 - De Médiapart, on a pu mesurer toutes les limites au fil des ans ; un Médiapart qui s’est construit autour de l’anti- Sarkozysme (autant dire « le néant ») ; c’est maintenant au tour du Média-TV de se construire autour de l’anti-macronisme (autre néant)…

    Sinon...

    Fauché le public, l'audience et les abonnés de ce média ? Assurément ! Et c'est ce qu'a compris très tôt Sophia Chikirou (un temps Sarkozyste, puis proche de Bayrou, puis au PS) qui a su prendre ce qu'il y avait à prendre en facturant  services et autres conseils à un média, le Média-TV qu'elle a contribué à lancer, encore solvable pour le temps qui lui aura été donné de le rester.

    Une Sophia Chikirou qui a de la suite dans les idées puisque les téléspectateurs pourront la retrouver sur BFM-TV en septembre.

     

    3 - Mensonge, cynisme et bêtise ; les carrières  d’aujourd’hui reposent  sur le fait de se taire… sur cette capacité et disponibilité-là au prix d’un effondrement moral et intellectuel très certainement sans précédent.

     

    4 - Les salauds d’avant-guerre savaient qu’ils étaient des salauds. Aujourd’hui, l’accueil médiatique  qui leur est réservé, a totalement fait perdre conscience de l’existence d’hommes et de femmes sans retenue et sans scrupules qui s'autorisent tout pour mieux tout interdire aux autres.

     

     

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