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Dieudonné : le phénomène

  • Le phénomène Dieudonné

     

              

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                  Mille commentaires, mille chroniques assassines à propos de ce « phénomène » ; et parmi tout ce qui peut nous être donné à penser d'un Dieudonné dont il n'y aurait rien à sauver... on commencera par une tentative d'explication qui répond au nom de « populisme ».

    A la définition suivante « Le populisme désigne un type de discours et de courants politiques, prenant pour cible « les élites » et prônant le recours au « peuple » s’incarnant dans une figure charismatique »  on opposera celle-ci : « Le populisme, c'est  l’autre, toujours ! L'adversaire ! Celui par qui le scandale et le danger arrivent ! Sa dénonciation n'explique rien mais révèle tout : un parti pris… de classe le plus souvent dans le style "Si c'était différent, ce serait pire encore ! "... tendance « grands bourgeois lettrés ou non mais pétés de tunes et morts de trouille - classe politique, journalistes-chroniqueurs des médias dominants inclus -, à l’idée de devoir répondre à la question suivante : qu’avez-vous fait de notre souveraineté et de la liberté et de la justice pour tous ? »

    Ce qui recadre sensiblement le propos de ceux qui n’ont qu’un objectif : discréditer Dieudonné et son public : « Dieudonné est un populiste dangereux et son public des moutons égarés », ce qui pourrait, si l’on n’y prend pas garde,  justifier toutes les mesures répressives et liberticides à l’endroit du coupable d’un tel méfait.

    Et comme un fait exprès, ces mesures ont déjà été prises contre l’intéressé et par ricochet… contre son public privé de spectacle.

    Ce qui n’est pas sans rappeler ce qui suit : le fascisme langagier  - intimidation et dissuasion -, consiste à exposer un individu à un vocabulaire qui n'admet aucune ambivalence ni aucun "oui mais". Le fascisme langagier et sa dictature, c’est donc le choix d’un vocabulaire contre lequel personne n’osera énoncer de contradictions sans courir le risque d'un verdict-anathème qui équivaut à une mort sociale, médiatique et professionnelle.

    Aussi, tout individu qui refuse d'adhérer à l’univers conceptuel de ce vocabulaire et de le valider pour mieux l’intérioriser peut se voir qualifié ou bien plutôt disqualifié en tant que…

             Fasciste, raciste, antisémite, complotiste paranoïaque, nationaliste, populiste, homophobe, islamophobe, démagogue, anti-européen, anti-américain...

     

              Une dernière précision à propos de ce soi-disant penchant "populiste" chez Dieudonné : à notre connaissance, il est le seul humoriste qui, sur scène, peut se permettre de se faire "siffler" par son propre public.

     

    ***

     

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                 Toujours à propos du « phénomène Dieudonné » d’autres, plus téméraires mais guère courageux, évoquent « la crise », privilégiant, faute d’imagination, son aspect exclusivement social : chômage, précarité et pauvreté.

    Soit.

    Si on évoque « la crise », encore faut-il, là aussi, définir cette crise : qui (et quoi) est en crise et pourquoi ? Sans oublier cette autre question : qui sont les responsables ?

    Car si crise il y a, c’est bien d’une crise démocratique, une crise de la représentation dont il est question - et pas seulement au Sénat et à l’Assemblée, loin s’en faut ! Représentation dans le sens de : qui est autorisé à représenter qui, quoi, et comment ? Qui a la légitimité et l’autorité morale et intellectuelle pour le faire ? Et plus important encore : qui est autorisé à parler, de quoi, de qui, comment, à qui, avec qui et où ?

    Dans les médias dominants ou bien dans un cagibi et autre placard à balais (1)?

    Des médias qui ont tué les vertus de la délibération, cet idéal pacificateur, apaisant les tensions. La société, ce n'est pas que de l'économie et de la répartition de richesses. Loin s'en faut. Ce qui fait le lien, ce qui fait société relève aussi de notre capacité à tous de (se dire) dire et d'entendre (de s'entendre dire) la vérité ainsi que la désacralisation libertaire... de l'Etat, du pouvoir, des groupes de pression, des croyances...  ce qui implique aussi et surtout la dénonciation des mensonges et des manipulations : à ce sujet, le cas Dieudonné, la censure à son encontre, et les actions menées contre lui sont exemplaires : ils annoncent déjà un monde cadenassé pour le pire.

    Des médias aux ordres ont sciemment coupé les ponts, voilà trente ans déjà, avec des pans entiers de la population ; stratégie concomitante avec la désertion des urnes des classes populaires qu’une classe politique du renoncement et du laisser-faire a précipitées dans les abîmes d’une condition ouvrière en rupture de contrat social.

    Or, à ce sujet, il semble que la réponse suivante s’impose : on ne peut guère parler... pas plus que l’on ne peut guère décider de quoi que ce soit pour nous-mêmes qui n’ait pas été au préalable validé par ceux qui, autre coïncidence, prennent des décisions ou bien valident celles des autres, sans consulter les peuples, tout en sachant que dans le cas contraire, si d’aventure leur vote à tous ne leur convient pas... ils passent outre.

     

                 Ceux qui ont pu se réjouir de l’annulation d’un spectacle de Dieudonné à Nantes suite à l'arrêt d'un juge du Conseil d'Etat, juge et partie... Bernard Stirn (2), n'ont sans doute pas réalisé que cette attaque frontale contre la liberté d’expression n'était finalement qu’une attaque de plus contre tous ceux qui, bon an mal an, seraient susceptibles de remettre en cause un nouvel ordre qui plonge toutes les sociétés occidentales dans une remise en cause intraitable des protections, et autres acquis sociaux, et des chances de progrès pour le plus grand nombre.

    Concomitance historique troublante cette remise en cause, le verrouillage des médias et cette menace sur la liberté d’expression !

                 Que personne n'oublie que la liberté de parole d’un Dieudonné nous protège tous de la censure qui pourrait alors nous frapper dans notre dénonciation de ce nouvel ordre sans honneur ni justice.

     

    1 - Sur LCP, Rokhaya DIALLO a obtenu 26 minutes par mois pour nous parler des minorités visibles !
    La demande d’une juste répartition des commémorations et de la transmission de la mémoire, à propos de la colonisation et de tous ses crimes ainsi que de la traite négrière... est qualifiée de "concurrence victimaire" contre le génocide juif. Et aucun budget n'y est consacré : documentaires, fictions, livres, programmes radio et télé, colloques...

     

    2 - Arrêt rendu en 1H30 et qui remet en cause, une fois de plus, la loi sur la liberté de réunion et plus grave encore : menace "le droit à l'humour" avec la mention d'une "atteinte à la dignité humaine" qui ouvre en grand la porte à toutes les stratégies liberticides, et tout aussi préoccupant...  à des demandes d'interdiction qui émaneraient d'associations de défense de minorités ethniques, sociales et pourquoi... minorités physiques : les gros, les petits, les handicapés...

    En revanche, les Femen peuvent uriner dans les églises (on appelle ça du vandalisme) et Mahomet être outrageusement caricaturé...

    A ce propos, se reporter à l'article de Thierry Lévy, avocat, dans le Monde.fr

     

     

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             Passons au public de Dieudonné maintenant : on évoque une quête identitaire à son sujet.

    Soit.

    Encore faut-il prendre son courage à deux mains et dire les choses : dans les faits, il n’y a pas de crise d’identité mais un refus : celui de voir une identité qui est bien plus qu’une identité mais un véritable projet porté par nos élites au sortir de la seconde guerre mondiale regroupées autour du Conseil national de la Résistance… le refus donc de voir ce projet qui était destiné à rayonner bien au-delà de nos frontières, littéralement saboté par des hommes qui n’en ont aucune idée faute de pouvoir l’assumer car, là encore, leur carrière dépend de leurs seules capacités à passer outre.  

    Paradoxalement, ce sont les pays étrangers qui nous le rappellent à chaque fois que nous renonçons à notre indépendante en matière, par exemple, de politique étrangère. Certes, ce ne sont pas les Allemands, ni les Britanniques ni les Etats-Unis qui nous rafraichissent la mémoire ! mais… des dizaines de pays de par le monde… des pays dominés aux populations opprimées et qui ne reconnaissent plus cette France de Jeanne d’Arc, de Victor Hugo, de Jaurès, de Bernanos et de de Gaulle ; celle des Cathédrales et des Misérables - notre bible républicaine ; une France avec tout son passé, telle une force qui chemine sans entraves et sûre de sa destination, accompagnée de tous ceux qui devraient pouvoir trouver auprès d’elle une main et un bras fermes.

     

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             Crise d’identité, crise économique… crises , crises… en veux-tu en-voilà ! Quid du délitement ?

    Le mot est lâché.

    Mais quel délitement ? Qui en est responsable ? Et délitement de qui, de quoi ?

     

                 Certes, le délitement est là: à la fois dans l’ignorance et dans toutes les stratégies  de sabotage d’un héritage et d’une ambition ; sabotage au profit d’individus pour lesquels le monde n’est qu’un Hôtel… taudis pour les uns, Palace pour les autres, de Paris à New York, en passant par Tel Aviv, Casablanca et Hong- Kong.

    Car, dans les faits, si extrême droite il y a, elle est bien là cette extrême droite ! Dans une mondialisation qui n’a que l’alternative suivante à nous proposer : se soumettre ou bien périr !

    Aucune sphère ne sera épargnée : vie publique, vie privée, de l’entreprise à la chambre à coucher  - celle du couple comme celles des enfants -, de la cellule familiale au quartier, la ville, le canton, le département, la région...

    Finalement, rien n’est plus régressif que cette mondialisation-là ; régression archaïque caractéristique d’une Oligarchie pourrie, gâté, mentalement pré-pubère et onaniste dans la pratique qui s’en met ras la gueule depuis trente ans, et qui n’en a jamais assez ! Une mondialisation que l’on pourrait facilement se représenter, à peine caricaturale, dans la position du foetus, à sucer son pouce et le sang de ses victimes… tellement les pulsions qui la dominent sont primitives et de l’ordre des instincts pré-civilisationnelle : une mondialisation de Neandertal pour une psychologie non pas de comptoir mais de cavernes.  

    Et cette mondialisation-là relève sans aucun doute de l’étude psychanalytique.

     

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               Taquins, d’autres encore prétendent que Dieudonné et son public seraient porteurs de revendications qui ont du mal à être conceptualisées feignant d’ignorer sans doute que cette conceptualisation a déjà eu lieu, de l’instauration d’un Etat dit « de droit » de Montesquieu à la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 : droits qui se voulaient inaliénables et qui, pourtant, n’ont pas cessé de faire l’objet d’attaques brutales depuis trente ans, véritable harcèlement, jour après jour, majorité après majorité, élection présidentielle après l’autre.

    Et c'est bien sûr, et c'est alors... qu'une fois les médias verrouillés, une fois acquis le soutien de la quasi-totalité de la classe politique, et le monde des affaires conforté… c’est alors qu’arrive le grand mensonge et chantage à l’anti-sémitisme contre la critique d’un univers unidimensionnel et liberticide d’une intolérance inouïe.

     

                 La critique d’une politique d’un Etat qui n’a plus rien à envier à l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid ? Antisémite. La critique des médias et de ceux qui y cumulent salaires et fonctions ? Antisémite. La critique d’un sionisme (judaïsme politique) corrupteur de nos élites au plus haut niveau de l’Etat ? Antisémite. La critique du bourrage de crâne avec le génocide juif ? Antisémite. La dénonciation de l’’instrumentalisation de ce génocide ? Antisémite. La demande d’une juste répartition des commémorations et de la transmission de la mémoire, à propos de tous les crimes coloniaux et de la traite négrière ? Antisémite. Une blague à propos d’un tueur toulousain ? Antisémite. La critique d’un CRIF entre les mains d’une extrême droite venue d’une région du monde qui ne trouve son salut que dans le meurtre, les assassinats, l’occupation et les bombes ? Antisémitisme. La critique de la banque ? Antisémite. La quenelle anti-système ? Antisémite. La lutte contre la mondialisation ? Antisémite. La remise en cause d’une Europe qui est une véritable guerre contre les salaires et les droits sociaux ? Antisémite. La remise en cause de la version officielle du 11 Septembre ? Antisémite et Négationniste. Jean-Marie Bigard, Mathieu Kassovitz, Besancenot, Taddéi, Edgar Morin, Raymond Barre, Michel Onfray, Mélenchon, Godard, Robert Ménard,  la sénatrice UDI Sylvie Goy-Chavent... tous antisémites !

     

    Mais alors… si tout est anti-sémitisme et négationnisme… c’est que tout est juif ?

    Oui ? Non ?

    Ou bien, alors… si tout est anti-sémitisme et négationnisme, c’est que plus rien ne l’est.

    Oui ? Non ?

    - …………………………….

    Allô ? Vous êtes là ?

     

                Il semblerait que le piège se soit refermé sur ses instigateurs car « la ruse la mieux ourdie peut nuire à son inventeur  et souvent la perfidie retourne sur son auteur »  - Jean de La Fontaine : la grenouille et le rat.

     

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                Pour finir… ajoutons ceci : rien n’est plus politique que Dieudonné le métis qui porte en lui l’assurance du maître et la révolte de l’opprimé - un métissage qui est une force ! Dieudonné, son public, ses détracteurs et tout ce qu’un gouvernement est capable de mettre en oeuvre pour tenter de le faire taire ; à défaut, de le discréditer. Même le silence de ceux qui ne pipent mot, terrés et terrorisés, hurle politique, hurle à la politique.

    Pour sûr, tout est éminemment politique sur l’affaire, le phénomène Dieudonné. Et c’est là que toutes les forces coalisées se rejoignent et œuvrent et tirent dans le même sens, tous tenus d’obtempérer jusqu'au ridicule et la honte, l'épuisement pour d'autres : nous tromper en affirmant haut et fort que Dieudonné n’est pas politique mais antisémite, dans l’espoir de le disqualifier et que l’on se détourne de lui.

     

                 Alors oui ! Dieudonné est leur psyché à tous... tous détracteurs : cet ensemble de phénomènes psychiques qui constitue non pas leur individualité à tous indépendamment de tous les autres, mais bien plutôt tout ce à quoi ils sont soumis, tout ce à quoi il leur est demandé de souscrire. Aussi, chacune des paroles de notre humoriste, chacun de ses sketchs, chaque spectacle leur apporte non pas tant la contradiction qu'une honte ingérable ; d'où la gêne des uns, la colère des autres, et la haine pour les plus affectés d'entre eux par cette entreprise de désindividuation dans laquelle tous se sont laissé entraîner comme on vend son âme au diable, un diable au sourire angélique, car c'est là le prix à payer pour quiconque souhaite prospérer au mieux de ses intérêts - donneurs d'ordres, exécutants, supplétifs et larbins confondus... tous au service d'un impératif qui frôle à terme l'anéantissement psychique  -, au profit d'une solidarité ethnique, professionnelle ou de classe (c'est au choix ! et tous les choix sont possibles à la fois) aux intérêts bien compris et jalousement préservés.

    Poison qui condamne notre société à d'incessants conflits tantôt larvés, tantôt ouverts que cette démission de l'être... étant !

    Ressentiment et guerre d'usure, pourrissement et instrumentalisation politique... dans ces conditions, rien de surprenant que tous - classe politique, monde du spectacle et médias -, souhaitent se débarrasser de Dieudonné contre lequel une guerre sans pitié et dissymétrique est menée... (c'est à noter une fois encore... une guerre dissymétrique de plus après celle qui ont été, et sont menées, ailleurs dans le monde contre des pays tout juste capables de se défendre).

     

               Le rire reste un mode de résistance d’une efficacité redoutable contre notre impuissance face à la tyrannie. Avec l’humour, et le rire qui l’accompagne, on reprend la main et le pouvoir. Il arrive aussi que le rire rende justice à ceux qui en sont privés. Belle revanche des déshérités alors !

    Le public de Dieudonné, cette France Black-Blanc-Beur qui a trouvé refuge dans les salles de ses spectacles, cette France Black-Blanc-Beur dont personne n'accepte en l’état, cette France-là, Black-Blanc-Beur, n’a qu’un ennemi : le mépris, l’arrogance et la voracité d’un système pour lequel les êtres humains ne sont que des ventres à remplir ou bien, à affamer si ces ventres refusent de marché droit (des ventres ici, et des Peuples ailleurs aussi… c’est selon... leur niveau de soumission ou de résistance !), et du temps de cerveau disponible à distraire jusqu'à l'abrutissement et à manipuler jusqu’à renoncer à une quelconque résistance.

    En attendant, Dieudonné a certainement besoin de se protéger de quelques dirigeants d'associations communautaires et de leurs supplétifs qui depuis dix ans cherchent à abattre celui qu'il faut bien se résoudre à considérer comme notre plus talentueux humoriste satirique de langue française depuis Molière, fils de Voltaire, sans aucun doute le plus grand anti-tartuffe de la société du spectacle médiatique et politique. 

     

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                  Que l’on nous montre un honnête homme, un seul, ou qu’il se fasse connaître dans les meilleurs délais, qui ne soit ni un politique aux arrières pensées inavouables ni juge et partie, ni un pleutre, ni un imbécile ou bien une gourde, un honnête homme donc qui soit d’avis qu’il n’y a rien à sauver chez Dieudonné… car on l’attend encore !

                   Et c'est bien là que tout soutien à Dieudonné trouve son sens.

     

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  • Tapie et consorts relaxés - Dieudonné condamné

                    Ignorant le rôle trouble de Sarkozy, Lagarde, Borloo et consorts...

    tapie relaxé dans l'affaire du crédit lyonnais, dieudonné condamné pour blanchiment et fraude fiscale

    tapie relaxé affaire du crédit lyonnais, dieudonné condamné pour blanchiment et fraude fiscale

                              Qu'on se le tienne pour dit : en France, aucune peine de prison n'est prononcée contre les affairistes proches du "pouvoir" ni contre les membres de la classe politique ; et si d'aventure une telle peine est prononcée, jamais celle-ci n'est effectuée ( se reporter à l'affaire Cahuzac en autres...).

     

                              - Le 17 juillet 2019

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    tapie relaxé dans l'affaire du crédit lyonnais, dieudonné condamné pour blanchiment et fraude fiscale

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                    Jamais le soupçon n'a été aussi grand quant à l'indépendance de la justice et sa capacité à s'émanciper de la tutelle du parquet, des places Vendôme et Beauvau,  de Matignon et de l'Elysée et des lobbies des multinationales. Ce soupçon de servitude touche aujourd'hui toutes nos institutions : Conseil constitutionnel et conseil d'Etat pareillement. 

    Le constat suivant s'impose : c'est bien d'une justice indifférente face aux faibles (affaire de l'amiante, empoisonnement agro-environnemental, victimes de délits d'ordre industriel), hyper-consciente face aux puissants, impitoyables avec les dissidents auquelle nous sommes tous confrontés...

                             ... une justice qui n'a de cesse de menacer de "faire évacuer la salle" à la moindre manifestation de la vérité. 

     

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                    C'est sûr ! Rien n’est plus politique que Dieudonné, le métis qui porte en lui l’assurance du maître et la révolte de l’opprimé - un métissage qui est une force ! Dieudonné, son public, ses détracteurs et tout ce qu’un gouvernement est capable de mettre en oeuvre pour tenter de le faire taire hurlent à la politique. Même le silence de ceux qui ne pipent mot, terrés et terrorisés à l'idée de rendre justice à son immense talent, hurle politique, hurle à la politique.

    Tout est éminemment politique sur le phénomène Dieudonné. Et c’est là que toutes les forces coalisées se rejoignent et œuvrent et tirent dans le même sens, tous tenus d’obtempérer - Dieudonné ne s'exprimera pas, il ne doit pas être entendu ! - jusqu'au ridicule et la honte, l'épuisement pour d'autres.

    Un Dieudonné Spartacus du rire, là où l'humoriste, ainsi nommé, cesse d'être un esclave et ce faisant, libère tous les autres humoristes de la malédiction d'un humour tiroir-caisse, un humour de flagorneur, et pour voie de conséquence, un humour affligeant comme tout ce qui rabaisse l'homme à ce qu'il croit savoir de lui-même, qui n'est le plus souvent que ce qu'on a daigné lui enseigner ou bien ce qu'on a souhaité lui faire espérer de lui-même et des autres.

     

                     Procès après procès, Dieudonné demeure assurément le plus grand satiriste-activiste français depuis DADA, les surréalistes, Alphonse Allais, Jarry... et plus tôt, bien plus tôt : Molière.

     

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  • Dieudonné, qu'il pleuve ou qu'il vente

     

                         

     

                       Ce que l'on pourra difficilement leur pardonner à tous (associations communautaires juives - CRIF et UEJF en tête -, médias, élus locaux - maires des communes -, tribunaux) c'est d'avoir contraint le plus grand humoriste de la scène francophone à exercer son art dans des champs de betterave , parfois sous la pluie, qu'il vente, qu'il neige...

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                          Décor minimaliste pour Dieudonné dans la campagne nivernaise ; succès maximal de son public © Photo Jean-Christophe Henriet

     

                    De ce Molière des temps modernes, ce Voltaire pourtant bien plus respectable que le millionnaire du 18è siècle du même nom dont la fortune a pour origine la spéculation et le commerce triangulaire (la Traite)...


                                 

     

                       ... difficile d'oublier Dieudonné chez Fogiel en 2008 et ce sketch qui mettait en scène un colon religieux israélien ; ce sketch a eu l'imprudence de dénoncer une frange extrémiste du judaïsme (après le Christianisme et l’Islam que Dieudonné avait moqués dans deux spectacles précédents) encouragée et soutenue par l’Etat israélien à des fins d’expansion territoriale via la colonisation des territoires palestiniens ; une politique du fait accompli qui se veut irréversible.

    Jamais Dieudonné ne s'en excusera.

    En 48H, toutes les portes se fermèrent  - télés, radios, presse, salles de spectacle -, à la demande du CRIF - une des nombreuses officines israéliennes sur notre sol - et ce dans l'indifférence générale.

    Jamais Dieudonné ne cédera.

    D'où l'immense respect (et fidélité) que son talent et son courage suscitent chez nombre d'entre nous depuis plus de 20 ans.

     

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                       Dieudonné dont l'accès au théâtre l'Ampoule situé sur la commune de Châtillon lui était interdit, sera contraint, ce soir-là, de se produire en plein air devant ce même théâtre ; "encadré" par un imposant cordon policier, son public devra se contenter du trottoir - extrait de cette soirée et de son spectacle  ICI

     

                                                                     ***

     

                     "Le rire reste un mode de résistance d’une efficacité redoutable contre notre impuissance face à la tyrannie du réel car, avec l’humour, et le rire qui l’accompagne, on reprend la main et le pouvoir." - Serge ULESKI à propos du "rire" :  ICI

     

                  Dieudonné, un humoriste avec de la suite dans les idées ?           

                 C'est sûr ! Rien n’est plus politique que Dieudonné le métis qui porte en lui l’assurance du maître et la révolte de l’opprimé - un métissage qui est une force ! Dieudonné, son public, ses détracteurs et tout ce qu’un gouvernement est capable de mettre en oeuvre pour tenter de le faire taire hurlent à la politique. Même le silence de ceux qui ne pipent mot, terrés et terrorisés à l'idée de rendre justice à son immense talent, hurle politique, hurle à la politique.

    Tout est éminemment politique sur le phénomène Dieudonné. Et c’est là que toutes les forces coalisées se rejoignent et œuvrent et tirent dans le même sens, tous tenus d’obtempérer - Dieudonné ne s'exprimera pas, il ne doit pas être entendu ! - jusqu'au ridicule et la honte, l'épuisement pour d'autres.

    Un Dieudonné Spartacus du rire, là où l'humoriste, ainsi nommé, cesse d'être un esclave et ce faisant, libère tous les autres humoristes de la malédiction d'un humour tiroir-caisse, un humour de flagorneur, et pour voie de conséquence, un humour affligeant comme tout ce qui rabaisse l'homme à ce qu'il croit savoir de lui-même, qui n'est le plus souvent que ce qu'on a daigné lui enseigner ou bien ce qu'on a souhaité lui faire espérer de lui-même et des autres.

                   Dieudonné demeure le plus grand satiriste-activiste français depuis DADA, les surréalistes, Alphonse Allais, Jarry... et plus tôt, bien plus tôt encore : Molière.

     

                                                                

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  • Dieudonné ou quand l'actualité ne peut plus se passer de lui

     

                   dieudonné                      Dieudonné, mardi dernier, au palais de justice de Paris.

     

    Le polémiste comparaît jusqu’au 3 avril devant le tribunal correctionnel de Paris. Il serait question de fraude fiscale.

    Un petit comité de soutien est présent. Quelques rires éclatent, certains demandent un selfie.

     

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                       C'est sûr ! Rien n’est plus politique que Dieudonné le métis qui porte en lui l’assurance du maître et la révolte de l’opprimé - un métissage qui est une force ! Dieudonné, son public, ses détracteurs et tout ce qu’un gouvernement est capable de mettre en oeuvre pour tenter de le faire taire hurlent à la politique. Même le silence de ceux qui ne pipent mot, terrés et terrorisés à l'idée de rendre justice à son immense talent, hurle politique, hurle à la politique.

    Tout est éminemment politique sur le phénomène Dieudonné. Et c’est là que toutes les forces coalisées se rejoignent et œuvrent et tirent dans le même sens, tous tenus d’obtempérer - Dieudonné ne s'exprimera pas, il ne doit pas être entendu ! - jusqu'au ridicule et la honte, l'épuisement pour d'autres.

    Un Dieudonné Spartacus du rire, là où l'humoriste, ainsi nommé, cesse d'être un esclave et ce faisant, libère tous les autres humoristes de la malédiction d'un humour tiroir-caisse, un humour de flagorneur, et pour voie de conséquence, un humour affligeant comme tout ce qui rabaisse l'homme à ce qu'il croit savoir de lui-même, qui n'est le plus souvent que ce qu'on a daigné lui enseigner ou bien ce qu'on a souhaité lui faire espérer de lui-même et des autres.

     

                     Procès après procès, Dieudonné demeure assurément le plus grand satiriste-activiste français depuis DADA, les surréalistes, Alphonse Allais, Jarry... et plus tôt, bien plus tôt : Molière.

     

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  • Humour, rire et justice

     

     

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              Sortie par effraction de toutes les impasses, hors de l’espace et hors du temps, dans une autre dimension, les mécanismes du rire sont complexes ; ils se dérobent à l’analyse exhaustive car avec le rire, le talent et le génie, il reste toujours une part d’inconnu.

    Le rire est magique d’une magie blanche et noire ; quand il est gris, le rire est retournement et détournement de l’insupportable même s’il en garde la trace et la marque car il n’oblitère rien, ne répare rien mais il permet de souffler un peu, consolateur, avant de côtoyer à nouveau des oppresseurs têtus et insatiables.

    Le rire est libération quand il met en scène un dépeçage des conventions, des hypocrisies et des machinations ; il libère l'esclave ; il permet de sortir de l’enfermement.

               Bergson disait : « Le rire n’a pas plus grand ennemi que l’émotion. Le comique s’adresse à l’intelligence pure ». Coeur de pierre donc, mais source d’énergie radicale, il est une ouverture sans précédent vers l’inouï, l’inédit et la liberté.

              Rire, humour… humour et rire, il arrive aussi que le rire rende justice à ceux qui en sont privés. Belle revanche des déshérités alors !

     

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                      Dieudonné, parce que... le plus talentueux et le plus courageux, sinon le seul.

    Un Dieudonné Spartacus du rire, là où l'humoriste, ainsi nommé, cesse d'être un esclave et ce faisant, libère tous les autres humoristes de la malédiction d'un humour tiroir-caisse, un humour de flagorneur, et pour voie de conséquence, un humour affligeant  comme tout ce qui rabaisse l'homme à ce qu'il croit savoir de lui-même, qui n'est le plus souvent que ce qu'on a daigné lui enseigner ou bien ce qu'on a souhaité lui faire espérer de lui-même et des autres.

     

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  • La quenelle : instrumentalisation, manipulation et détournement

     

    dieudonné la quenelle

                 Ne sont-ils pas exemplaires et admirables tous ces médias dans leur condamnation unanime de "la quenelle" ? Au moins savent-ils ce qu'il faut craindre aujourd'hui. Or, l'idée de la quenelle, c'est précisément… de ne plus craindre quoi que ce soit ni qui que ce soit. 

    "La quenelle", geste antisystème (bras droit tendu vers le bas, la main gauche touchant l’épaule droite) créée en 2005 et popularisée par l'humoriste-satiriste-activiste Dieudonné, fut délibérément détourné avec obscénité par le président de la LICRA, Alain Jakubowics, en "sodomisation des victimes de la shoah" et "salut nazi inversé" afin de discréditer un humoriste très critique à propos de l'influence nocive du Crif et d'Israël sur la société française ; Dieudonné n'hésitera pas à attaquer la LICRA en diffamation. 

     

     

                 Pour rappel : la quenelle est un geste subversif que l’on peut assimiler au doigt ou bras d’honneur contre l’ordre établi et une pensée unique qui se déploie autour d’un projet mondial qui ne souffrira aucune contestation : ici… la menace du chômage (d'où l'unanimité de médias et de leurs salariés précaires ou richissimes contre cette quenelle), ailleurs… celle des bombes contre quiconque s’y oppose : individus, peuples et Etats...

     

    - Dévastation des nations, des cultures, des coutumes, des usages et du contrat social et autres compromis au nom d'un mondialisme pour laquelle les êtres humains ne sont que des ventres à remplir (ou des Peuples à affamer, c’est selon... leur niveau de soumission ou de résistance !), et du temps de cerveau disponible à distraire jusqu'à l'abrutissement...

    - Diabolisation de tout individu qui refuse d'adhérer à l’univers conceptuel de ce mondialisme ; individu dissident qui se verra alors qualifier, au choix, de... fasciste, raciste, antisémite, complotiste paranoïaque, nationaliste, populiste, homophobe, démagogue anti-européen et anti-américain...

    - Instrumentalisation de la culture arabo-musulmane en générale et de l'Islam en particulier (foulard et pratiques religieuses) aux fins de condamner des quartiers entiers à une marginalisation irréversible, ici en France et en Europe.

    - Hégémonie d’une alliance américano-israélo-saoudienne (La Grande Bretagne et la France comme supplétifs) qui a pour seul programme : la captation et le pillage des ressources ainsi que le vol de la terre, sans oublier "la casse" des pays récalcitrants et les bombes contre les gouvernements et les Peuples qui s'y opposent...

    - Tentative de marginalisation de la Russie ; politique qui consiste à faire le choix de soutenir le dissident milliardaire Khodorkovski aujourd'hui résident en Suisse contre le lanceur d'alerte (héros ?) Edward Snowden résident provisoirement sur le sol russe, aujourd'hui "apatride" et sans un sou, auquel toute l'Europe a refusé l'asile politique...

    - Chantage à l’antisémitisme et bannissement contre quiconque critique publiquement la politique d’Israël ; un Etat qui n'a rien à offrir au monde et qui n'a aujourd'hui plus rien à envier à l'Afrique du Sud du temps de l'Apartheid et dont la politique jouit ici en France du soutien et de la complicité de l’Etat français au plus haut niveau - une alliance qui nous salit davantage chaque jour -, avec en prime l’exploitation du génocide juif à des fins économique, politique et géostratégique...

    - Conditionnement des esprits à une nouvelle guerre froide dans un face à face USA-Chine pour le plus grand profit du complexe militaro-industriel occidental...

    - Construction d’une Europe-instrument d’un mondialisme sans honneur ni justice qui n’est dans les faits qu’une guerre contre l'Etat providence, les Etats nations, les salariés et les acquis sociaux...

    - Mise en concurrence de tous les salariés à une échelle tant locale qu’européenne et mondiale...

    - Mise à mort subreptice, ici en Europe, de la liberté d’expression et de la démocratie, à grand renfort d’instances tutélaires sans légitimité démocratique (fonds, banques, commissions, organisations) ainsi que de technologies de la surveillance et du contrôle de millions de citoyens.

    - Neutralisation de tout esprit critique en faisant peser sur ceux qui n'ont pas renoncé, le discrédit du ressentiment, de la jalousie, et pire encore : de l'envie.

    - Passivité de tous les médias dominants, et ce sans exception : de France Culture à RTL, de Charlie Hebdo au Figaro... de TF1 à Arte au sein desquels s’exerce sans vergogne un chantage au chômage contre quiconque s’opposerait à une telle soumission ; médias qui ne se font plus que l’écho d’une idéologie au service d'un monde unique, un monde sans altérité aucune.

     

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  • Quand l'Etat de droit s'arrête à l'humoriste-activiste Dieudonné

     


                           



    Nous sommes le 3 octobre 2018 au soir, à Châtillon, en toute illégalité, l'humoriste-activiste sera interdit de spectacle dans sa propre salle dont il est le locataire depuis son expulsion de Paris... 
    Le lieu a été mis sous scellés par décision du maire et des policiers interdisent l'accès au public venu assister au spectacle de Dieudonné. 

    "The show must go on !" Dieudonné pour lequel l'impossible n'existe pas... jouera son spectacle à la belle étoile, debout face à un public qui a trouvé refuge sur le trottoir face au théâtre aux portes closes ; les forces de l'ordre se positionneront alors entre les spectateurs et l'artiste : une première, sans aucun doute !

    Rappelons ceci : personne ne cautionne cet acharnement contre Dieudonné depuis 15 ans excepté les médias et la classe politique, du maire au député en passant par les ministres ; mais alors, à quoi, à qui ces médias et ces politiques croient devoir se soumettre puisque l'électorat ne leur demande rien ? 

    La question est posée. Le rôle de tout journaliste couvrant l'actualité autour de Dieudonné serait d'être capable d'y répondre.
     

                         
     
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                  Rien n’est plus politique que Dieudonné le métis qui porte en lui l’assurance du maître et la révolte de l’opprimé - un métissage qui est une force ! Tous ne s'y sont pas trompés, c'est sûr ! 

    Tout est éminemment politique sur le phénomène Dieudonné. Et c’est là que toutes les forces coalisées se rejoignent et œuvrent et tirent dans le même sens, tous tenus d’obtempérer - Dieudonné ne s'exprimera pas, il ne doit pas être entendu ! - jusqu'au ridicule et la honte, l'épuisement pour d'autres.

    Un Dieudonné Spartacus du rire, là où l'humoriste, ainsi nommé, cesse d'être un esclave et ce faisant, libère tous les autres humoristes de la malédiction d'un humour tiroir-caisse, un humour de flagorneur, et pour voie de conséquence, un humour affligeant comme tout ce qui rabaisse l'homme à ce qu'il croit savoir de lui-même, qui n'est le plus souvent que ce qu'on a daigné lui enseigner ou bien ce qu'on a souhaité lui faire espérer de lui-même et des autres.

     

    Quà cela ne tienne : Dieudonné demeure le plus grand satiriste-activiste français depuis DADA, les Surréalistes, Alphonse Allais, Jarry... et plus tôt, bien plus tôt : Molière.

     

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  • Dieudonné, la France, le FN et nous : la volte face de l'humoriste

     

     

    Billet rédigé et publié en juin 2007 - Révisé en 2009

     

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                    Artiste engagé, humoriste talentueux, à force de se cogner la tête contre les murs d’une République qui n’a pas cessé de lui adresser une fin de non recevoir, Dieudonné semble s'épuiser à rendre les coups qu’il reçoit en exposant au grand jour les contradictions ou les hypocrisies de ses détracteurs et adversaires, parfois puissants et souvent de mauvaise foi.

    Cherchant désespérément à reprendre la main, Dieudonné semble opter pour une volte-face qui surprendra très certainement à la fois ses partisans comme ses adversaires.

    En effet, sous le couvert d’une affirmation d'indépendance d’esprit, loin des anathèmes, le ralliement de Dieudonné à Le Pen ressemble fort au coup de pied de l'âne de Dieudonné à cette partie de notre société qui n’a pas d’autre issue à offrir à tous ceux qui remettent en cause ses modes de fonctionnement, d’organisation et ses grilles d’analyses, qu'une impasse en forme de cul de sac : rejet et isolement.

     

                      Certes ! Dieudonné exerce avec courage une vocation d’humoriste satirique à tendance corrosive ; vocation d’équilibriste qui a ses exigences : on doit être capable de prendre son public à rebrousse poil. Le sel de la profession cette capacité : ne jamais être là où l’on vous attend pour vous y avoir maintes fois trouvé.

    Baroud d’honneur la volte-face de Dieudonné ? Une stratégie de substitution, ce ralliement qui n’en est pas un, tout en l’étant mais... sans vraiment l’être et qui ouvre, à dessein, la porte à toutes les analyses et tous les commentaires possibles ?

    Ne nous y trompons pas ! Faute de mieux, cette volte-face n’a qu’un seul objectif : continuer de conspuer les partisans du politiquement correct au mépris courtois, et puis cette gauche - celle du Parti Socialiste - qui n’a eu de cesse de canaliser, de fédérer et d’exploiter le ressentiment des laissés-pour-compte à des fins électorales et seulement électorales. Une gauche indifférente qui n’a rien résolu et qui refuse avec obstination de crever l’abcès de la question des français issus - pas seulement mais aussi - du colonialisme, de la traite et de l’immigration, tout en se désintéressant du sort qu’il leur est fait comparé à d’autres minorités et/ou catégories sociales.

    Quoi de plus efficace alors que de courtiser le Front National et son chef dont le discours de Valmy (plume de l'essayiste Alain Soral), à l'occasion de la campagne présidentielle de 2007, porterait, de l'avis de Dieudonné, un nouvel éclairage sur cette formation politique - éclairage positif, s’entend -, feignant d'ignorer qu'il ne s'agit là que d'un discours de plus, racoleur et sans lendemain, de campagne électorale ; discours que Dieudonné a toujours su dénoncer quand c'était la gauche qui les tenait auprès des Français issus de l'immigration.

    N'en déplaise aux partisans indéfectibles du FN, ce parti et ses idéologues nous renverront toujours - et Dieudonné le sait mieux que quiconque : au pétainisme, au colonialisme, à l’intégrisme catholique, à l’anti-parlementarisme, au nationalisme discriminatoire, à l'anti-syndicalisme, au monarchisme revanchard, à l'homophobie - et plus près de nous dans l'actualité, et comme un fait exprès -, aux vieilles lunes du racialisme et de l’eugénisme social.

    Car, qui peut croire que Dieudonné pense sincèrement que le FN est capable de rendre justice et d’accorder une vraie place à ce peuple de France qui n’a jamais pu ou su se rapprocher de la promesse d’égalité et de fraternité pour tous que la République française portait en elle, faute d’y être encouragés, aidés ou tout simplement, autorisés.

     

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               Dieudonné est bien le produit de cette France qui a délibérément misé sur l’épuisement des forces revendicatrices en partie issues de la traite, du colonialisme et de l’immigration, avec pour seule consolation un SOS racisme enfermé dans sa Tour d'Ivoire moralisatrice ; car, si le fait de dénoncer « les brûleurs de voitures » n'a jamais dissuadé qui que ce soit de les brûler ; de même, se contenter de dénoncer le racisme n'a jamais empêché qui que ce soit de s'y complaire...

    Et plus encore lorsque cet "anti-racisme" affiché n'est qu'un cache misère soit intellectuel, soit politique, autour de questions que l'on ne posera pas, sans oublier les cas où l'intelligence fait cruellement défaut, et les cyniques qui n'ont aucun intérêt particulier à ce que les bonnes questions soient posées faute de volonté ou de possibilité d'y répondre efficacement car, si tout est dans l'exécution, quand on ne peut plus agir, notamment sur le plan social, une fois que l'on a déserté le terrain économique sans lequel aucune action digne de ce nom n'est possible, et que l'on est tout nus...

    Vers qui, vers quoi peut-on alors se tourner ?

    Aussi, l'anti-racisme ne peut être qu'un point de départ et sûrement pas un point d'arrivée. Dans le cas contraire, ce sera un échec. Et d'ailleurs : c'est un échec !

    Après l'épuisement, le pourrissement qui donnera naissance au mouvement : « Les indigènes de la République ». Un job à plein temps avec retraite assurée, ce statut d’indigène auto-proclamé, avec ses officiels, ses titulaires et ses suppléants, sur le mode "S'il n'en reste qu'un(e), je serai celui ou celle-là !" le discriminé développant une pensée discriminatoire jusqu'au rejet total, retrouvant ses plumes, ses peintures et son maquillage en bon indigène, fier et digne.

     

              Dieudonné n’a jamais cessé d’être le symptôme - comme des millions d’autres avec lui - d’une malaise à l’origine duquel on trouvera un Etat et une classe politique incapables de nous proposer une France adulte, aux analyses honnêtes et courageuses, même au prix d’un froissement de l’orgueil national qui aurait pu donner lieu à un nouvel élan tout aussi national mais... fédérateur celui-là.

     

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  • Dieudonné : saint et martyr

     

     

                    Et alors que de nouvelles tentatives d'interdictions des spectacles de Dieudonné se font de plus en plus pressantes - dernièrement en Belgique et à Montpellier ; sans fondement juridique, toutes ces interdictions ou tentatives d’interdictions violent les lois relatives à la liberté d'expression...

    De plus, on ne manquera pas de préciser ce qui suit : jamais un spectacle de Dieudonné n’a été interdit par un tribunal pour quel que délit que ce soit, et tous les arrêtés destinés à interdire les spectacles de Dieudonné ont tous été annulés par le conseil d’Etat.

     


                         Dieudonné à propos de l'arrêté municipal illégal de la mairie de Montpellier

                                    

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                   Le rire reste un mode de résistance d’une efficacité redoutable contre notre impuissance face à la tyrannie.

    Rire pointu, de spécialistes, rire qui ne perd rien pour attendre, et pour avoir trop attendu aussi, rira bien qui rira le dernier, le rire est communion et partage ; grégaire, il rassemble.

    Le rire est germination quand il révèle des savoirs enfouis et volontairement cachés. En s’attaquant au réel, il le démasque. Le rire peut être aussi une force de résistance contre la résignation ou l’impuissance.

    Avec le rire, tous les traumas deviennent gérables. Avec l'humour, toute solennité est exclue ; mais le rire n’est pas pour autant le laisser-aller quand il a pour alliés l'intelligence, la liberté et l'Art ; bien au contraire, celui qui rit, même confortablement assis, se tient mentalement et émotionnellement debout, digne et fier. Toujours !

    Rire inespéré qu'on n'attendait plus, le rire apprivoise l’horreur d’une condition ; rire boomerang et miroir, le rire expose les escrocs de la vertu et de la morale sans oublier les chantres d’une pseudo fraternité - fraternité à géométrie variable, d'un poids d'une mesure jamais égale ; fraternité sournoise qui cache mal un désir violent de domination.

    Si le rire n’est jamais loin du sanglot, c’est qu’il en est la larme sèche.

    Les mécanismes du rire sont complexes ; ils se dérobent à l’analyse exhaustive car avec le rire, son talent, son génie, il reste toujours une part d’inconnu.

    Vertigineux, en funambule de la raison, l’humour tout comme le rire, fraie avec la folie.

    Le rire est libération quand il met en scène un dépeçage des conventions, des hypocrisies et des machinations ; il libère l'esclave et nous permet de sortir de l’enfermement dans lequel nous nous complaisons. 

    Rire, humour… humour et rire, il arrive aussi que le rire rende justice à ceux qui en sont privés.Belle revanche des déshérités alors !

     

     

                            Enquête d'un journaliste Belge sur le lynchage médiatique de dieudonné

     

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                     Dieudonné exerce avec courage une vocation d’humoriste satirique à tendance corrosive ; vocation d’équilibriste qui a ses exigences : on doit être capable de prendre la communauté nationale à rebrousse-poil. Le sel de la profession cette capacité : ne jamais être là où l’on vous attend pour vous y avoir maintes fois trouvé.

    Electron libre n’ayant de compte à rendre qu’à son Art. Humoriste au vitriol, enfant de Coluche et Desproges, l’humour tel que l’envisage Dieudonné est une action pratique concrète : plus on raconte le monde moins on raconte d’histoires à un public qui serait venu oublier le temps d’un show, les vicissitudes du quotidien, ses contraintes et ses déceptions car, avec Dieudonné, on oublie rien, et l’on se souvient de tout et surtout, de ce dont on a bien failli ne pas se souvenir, tête en l’air que nous sommes tous ! Avec Dieudonné on quitte son fauteuil  plus que jamais présent au monde, dans le monde, un monde sous influence, celle de l’éternelle tentation de manipuler ou d’assujettir des sociétés, des nations, des populations et des groupes d’individus... tout ce qui rampe, marche et crève…

    Avec Dieudonné, l’humour semble pallier la coupure d’avec une critique sans concession des mécanismes de domination et la diffusion d’une telle critique ; un humour qui pose la question de l’action loin du confort des studios de radios qui nous font l’aumône de 4 minutes d’impertinence souvent sans lendemain et qui n’a pour seule conséquence que de provoquer la mauvaise humeur de petits chefs capricieux et autres hommes de mains d’un pouvoir liberticide ; la grossièreté, voire la vulgarité, prenant le plus souvent le pas sur une critique essentielle et frontale : qui fait quoi, comment, à qui et pour quoi.

    Humour hantée par la politique que celui de Dieudonné ! Rien de surprenant à cela puisque, très tôt, Dieudonné s’est engagé auprès de l’anti-racisme et l’anti-communautarisme dans un effort constant de renouvellement des enjeux de l’action humoristique, son Art, et sa pratique au service d’une analyse critique des mondes que l’on nous somme d’habiter.

    Si l’on parle d’humour ravageur, c’est bien parce qu’il fait ravage et qu’il n’a de cesse d’influer sur le cours d’une prise de conscience toujours plus exigeante et gourmande. En effet, parmi les 20-35 ans, combien ont rencontré la politique avec Dieudonné dans une France où quarante ans de Front national aura fini par avoir raison chez toutes les élites médiatiques (à ne pas confondre avec les élites morales et intellectuelles qui elles, ont déserté les médias) d'un "on ne peut pas tout dire et surtout pas n'importe quoi" : Finkielkraut, Chirac, Zemmour, Hortefeux, Luc Rosenzweig, Frêche, Elisabeth Lévy, jusqu'au Président Sarkozy en campagne et hors campagne...

    Libre à chacun de compléter cette liste...

     

                         Dieudonné : là d'où il vient, là d'où il est parti voilà 15 ans

     

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                   La dérision et la transgression subversive ? Dieudonné est coutumier du fait ; dans ses spectacles, notre humoriste a déjà pris pour cibles sur le même mode, le racisme ainsi que deux des trois religions monothéistes ; en ce qui concerne le Judaïsme, après une première tentative en 2008, il y renoncera très vite, dissuadé par une campagne d’intimidation.

    Un plaisir décuplé que cette transgression subversive, piment d’une vie sociale qui crève lentement sous la chape de plomb d’un politiquement correct qui cache mal une débauche et une orgie de prise de pouvoir et d’intérêts sans nombre et sans précédent – et nous ne sommes qu’au tout début de ce disfonctionnement citoyen et démocratique. 

    Dieudonné est aujourd'hui banni des médias ; phénomène de vendetta jamais rencontré en France contre un artiste dans l’exercice de son art ; sous de Gaulle et Giscard, même les artistes les plus engagés n’auront pas connu un tel bannissement !

    En effet, on n'a pas connu en France un tel climat de chantage et de terrorisme intellectuels exercés sur les institutions et les médias, leurs producteurs, animateurs et journalistes (télés, radios et journaux) depuis l’ère communiste et stalinienne - le PCF en particulier, avec ses intellectuels et ses sympathisants jusqu'aux années 70.

    A moins d'être aveugle ou partisan, difficile de ne pas admettre que leurs méthodes sont étrangement identiques : insultes, discrédit, intimidation physique, calomnie, procès d'intention, amalgames, chantage affectif, chantage professionnel...

     

                     Qui sème la censure, l'exclusion et le bannissement à l'encontre d'un artiste dans l'exercice de son Art, comme ce fut le cas contre Dieudonné, récolte Faurisson - là où ça fait mal -, et en prime… un film l’Antisémite.

    Il semblerait bien que ce pays ne sache faire qu'une chose : rejeter, bâillonner, censurer, stigmatiser, traduire devant les tribunaux la moindre tentative d'exercice de liberté d'expression politique et artistique (rappeurs, auteurs, essayistes, pamphlétaires, artistes de scène, syndicalistes, activistes), tout en privant des millions de Français de parole, de porte-voix, de représentation, et finalement : d'espoir...

    Tous les médias, leurs producteurs et leurs animateurs, chroniqueurs et journalistes y contribuent, chaque jour, chaque semaine... radios, télévisions, journaux ; médias qui ignorent sciemment d'innombrables réalités et expressions culturelles, politiques et sociales. 

     

    ***

     

                    Le scandale fait tache d’huile, et tôt ou tard, il provoque une crise : toute tentative de l’étouffer le renforce car le scandale c’est aussi tout ce qu’on tente de taire. Le scandale éclabousse les tenants du mensonge, dérange toutes les catégories car le scandale c’est l’inédit et l’inouï. 

    Alors oui ! Dieudonné et la transgression… Privilège absolu de l’artiste ! La transgression...  mais la transgression boomerang ! La transgression non pas comme fin en soi mais comme moyen : dénoncer une autre transgression qui a pour objet un mensonge qui dit toujours la vérité sur le fumier d'une bonne conscience d'un mépris sans limite pour le faible, le désarmé, l'inarticulé, le vaincu qui ne vivra point ce qui ne lui sera pas accordé et donné de vivre, et qu'il ne prendra pas non plus car il ne mérite rien

    Jusqu’à ce que l’humour devienne une action collective tant il suscite à la fois l’admiration des uns, le rejet des autres et les indécis au milieu ; lesquels indécis s’en remettront inévitablement à la propagande la plus performante, celle qui contrôle tous les réseaux de diffusion qui font l’opinion ; et en ce qui concerne Dieudonné, il existe une telle dissymétrie de moyens d’action entre ceux qui « veulent sa peau » et ceux qui le soutiennent que ces mêmes indécis ont tôt fait de se dire : « Il est allé trop loin ! Il l’a bien cherché ! ». Dissymétrie que l’on retrouve dans le cadre d’une mondialisation sans retenue aux comportements prédateurs sans foi ni loi, dans les domaines militaire, culturelle et économique comme jamais auparavant. Et cela ne surprendra personne le fait que les forces rassemblées contre Dieudonné participent de près ou de loin, indirectement ou non à ce nouvel ordre mondial : celui du dumping moral(e) et des bombes.

    Dieudonné, à la fois microcosme et mini-théâtre d’opérations qui, à une tout autre échelle, sont destinées à soumettre le plus grand nombre à cet ordre mondialiste qui n’a pour seule devise : « Tout pour ma gueule » ?

    Assurément !

     

                   Bouc émissaire Dieudonné ? Là aussi, sans l’ombre d’un doute. Mais alors… comment rendre les coups que l’on reçoit ? Comment exposer au grand jour les contradictions ou les hypocrisies de ses détracteurs et adversaires souvent puissants et de mauvaise foi ?

    Si nombre d'humoristes sont à l'humour ce que les reality-shows sont à la réalité - une diversion pour le sordide ordinaire de la ménagère de plus de 40ans et autres adultes infantilisés et ados attardé(e)s -, un rire collabo donc à l'humour sans conséquence qui ne gêne personne...

    En revanche, Dieudonné est à l'humour ce que les films catastrophes et autres films d'horreur sont au cinéma : "... et même s'il ne faut pas que ça arrive, tout semble indiquer qu'on n'y échappera pas."

     

     

                           Vidéo conférence de Dieudonné le 25 mai 2012  - Partie 1

     

                       Humour en état de veille et d’alerte constant, oeuvre salubre, Dieudonné devrait être reconnu d'utilité publique. Depuis la déchéance de l’homme politique nous n’avons jamais eu autant besoin d’humoristes à risques, abrupts, dangereux car cet humour-là oblige à choisir son camp comme la politique à identifier l’adversaire. D’un côté Bartleby «  J’aimerais mieux pas… »,  de l’autre Dieudonné et son « Il faut ! »

    Dieudonné a fait de l’humour une exigence plus haute que celle de la plupart des humoristes anecdotiques qui pratiquent l’imitation, la parodie et la caricature, alors que l’humour de Dieudonné est l’exact opposé de tout ce qui est voué à l’amenuisement.En effet, au sortir de son humour, on se sent moins bête (… de somme), moins insignifiant ; on reprend la main et le dessus sur l’abrutissement, l’humiliation et le faible ressac de la désobéissance et de la dénonciation parcimonieuse et timorée.

     

     Partie 2

     

                                                          ***

     

                  On pourra ici saluer le fait que jamais Dieudonné ne s’est laissé intimider : il a rendu coup pour coup tout en évitant le plus souvent les pièges qui lui sont tendus quotidiennement. On sait pourtant comment  les stratèges pervers peuvent provoquer de la violence chez l’autre pour faire écho à la leur si bien calculée, et ainsi, forcer à la faute leur victime qui, ce faisant, dédouane bien involontairement de tout reproche les responsables de ces stratagèmes.

    Qu'à cela ne tienne... longue vie à eux tous ! Car, si la plupart d’entre nous meurt, d’autres crèvent et on aura remarqué que ce sont précisément eux qui partent les derniers ; de là, sans doute, ce monde insortable et imbuvable qu’il nous est quotidiennement demandé de subir ; vieille charogne sur laquelle on se plaira à cracher avant de prendre congé...

    Oui ! Un crachat... épais et lourd, venu non pas du fond des âges mais… du fond de la gorge... bien profond, là où se loge le dégoût et la colère...  après un raclement rhino-pharyngé de tous les diables. De préférence, et quitte à choisir, ce crachat, clair ou coloré, on le souhaitera quasi aqueux, gluant et muqueux… nez, gorge… on le fera descendre pour mieux le faire remonter… poumons, bronches, sécrétion translucide ou opaque… seul importera son poids et la puissance de son expulsion, sa cible et la force de projection…

    On a connu et soutenu l’entartage des années 80 et 90 destiné aux facétieux et aux tartuffes de la conscience humaine, il est grand temps de monter un cran au-dessus : proposons le crachat car, à l'avenir, nul doute... c’est avec ce crachat-là qu’il faudra compter.

    Et lorsque la coupe sera pleine, mais… vraiment pleine, plus tard mais bien avant longtemps, une fois nos selles devenues muqueuses, c’est alors un crachat rectal qui s'imposera à la face du monde. 

     

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  • Dieudonné : Coluche et Desproges... trente ans après

     

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                        Quand Dieudonné "se paie" Zemmour, c'est le fantôme de Coluche et de Desproges qui remue ses chaînes et qui vient hanter une France tout autre, et dont ils auraient sans doute le plus grand mal à déchiffrer les ressorts, comme pris de vitesse et de vertige, avant de tenter de s'y reconnaître et de s’y retrouver. Et pourtant, dans cette France des années 70 et 80 qui savait encore rire d'elle-même et des autres sans avoir à demander l'avis à qui que ce soit, tout était déjà bien en place : les ghettos et les discriminations prospéraient, il est vrai, à l’ombre et dans le silence de la honte - existences tuées dans l'œuf, d’autres bientôt menacées d'étouffement au grand dam d'une majorité silencieuse -, avant que cette honte, celle des pères et des mères, ne cède la place au ressentiment, puis... la haine - celle des filles et des fils -, qui surgira d’une vraie-fausse-nouvelle France : la France du Rap.
     
     
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    Coluche de son vrai nom Michel Gérard Joseph Colucci, né le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris, meurt le 19 juin 1986. Avec Coluche, c’est la France d’une immigration italienne qui n’est déjà plus, et depuis longtemps,  un sujet de dissertation (combien étions-nous à connaître cette origine italienne de Coluche ?)  - une immigration assimilée jusqu’à l’indifférence et sa disparition du paysage français -, qui prend et monopolise la parole pendant une bonne dizaine d’années…
     
    Un Coluche dont le talent comique cachait pourtant, tel un arbre, une forêt dense de discriminations (1) ainsi que maintes explosions à venir ; discriminations dont les victimes, aujourd’hui, ne nous lâcheront pas de si tôt…
     

    dieudonné,coluche,déprosges,société,politique,médias,mediaPierre Desproges, né en 1939 à Pantin, meurt le 18 avril 1988 à Paris. D’aucuns ajouteront : petit français blanc sans histoire, au métier et à la vie faciles : un coup sur l’extrême droite et ses électeurs ( la classe ouvrière), et un coup sur la fausse gauche (celle du foie gras et du caviar) pour ne pas faire de jaloux. 

     
     
     
    1 - On n'oubliera pas La Marche des beurs, de son vrai nom "La Marche pour l'égalité et contre le racisme" qui s'est déroulée en France en 1983 ...
     
     
     
     
                 Et puis… une fois Coluche et Desproges contraints au silence…
     
    Voici la France de la Traite, de la Colonisation, de l'immigration et de toutes les discriminations qu'un Dieudonné tente d'incarner avec plus au moins de bonheur depuis 15 ans, qui monte sur scène sans demander la permission à quiconque.
     
    Avec Dieudonné, nom d’artiste de Dieudonné M'bala M'bala né le 11 février 1966, force est de constater que Coluche et Desproges prennent comme un sacré coup de vieux ! Pour un peu, et rétrospectivement, la France des années 70 et 80 nous semblerait douce à vivre, facile à plaisanter, à sourire et à rire : une France d’une force tranquille (2). Rien de surprenant à cela puisqu’il s’agira d’une France qui ignorera superbement les plus faibles : des laissé-pour-compte par millions.
     
    Une France à retardement donc, comme la bombe du même nom. 
     
     
     
    2 - On n’oubliera pas ce sketch de Dieudonné chez Fogiel en 2008 qui mettait en scène un colon religieux israélien ; sketch qui n'était ni raciste, ni antisémite, et pas nécessairement anti-sioniste non plus : ce sketch ne remettait pas en cause l’existence d’Israël, en revanche, il dénonçait une frange extrémiste du judaïsme (après le Christianisme et l’Islam que Dieudonné avait moqués dans deux spectacles précédents) encouragée et soutenue par l’Etat israélien à des fins d’expansion territoriale via la colonisation des territoires palestiniens ; une politique du fait accompli qui se veut irréversible.
     
    A la suite de ce sketch, très vite, Dieudonné fut banni des médias (télé, presse, radio), et plus tard... interdit de salles de spectacle sur le territoire français ; phénomène de vendetta jamais rencontré en France contre un artiste dans l’exercice de son art ; sous de Gaulle et Giscard, même les artistes engagés n’ont pas connu un tel acharnement !
     
     
                     Bien sûr, Dieudonné et son public, aujourd'hui, c'est aussi, et surtout, la France du ghetto, de tous les ghettos et de toutes les discriminations, ainsi qu' une tranche d’Histoire qui peine à trouver sa place et à se faire accepter même au prix d’un froissement de l’orgueil national…
     
    Une France du délabrement politique et social ; un délabrement maintenant consommé, proche du pourrissement...
     
    Une France dans laquelle quarante ans de Front national aura fini par avoir raison chez toutes les élites médiatiques (à ne pas confondre avec les élites morales et intellectuelles qui, elles, ont déserté les médias) d'un "on ne peut pas tout dire et surtout pas n'importe quoi" : Finkielkraut, Chirac, Zemmour, Hortefeux, Luc Rosenzweig, Frêche, Elisabeth Lévy, jusqu'au Président Sarkozy en campagne et hors campagne...
     
    Libre à chacun de compléter cette liste... 
     
              *** 

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                  Violence sociale, violence verbale, discrédit des élites politiques, économiques et médiatiques ; tout comme cette mondialisation qui n'a de compte à rendre à personne…
     
    Plus rien ne fait peur puisque tout est destiné à faire peur…
     
    Voici alors venu le temps de la catharsis, chacun selon ses moyens, son statut et son pouvoir dans une épuration de toutes les peurs et de toutes les frustrations pour les uns, et de toutes les injustices pour les autres : à chacun son spectacle et son public ; décomplexés, on se libère enfin ; et les coups donnés sont et seront de ceux que l'ont a et aura reçus.
     
    Mais… c’est là que le bât blesse car c’est bien sur le dos des plus faibles que cette catharsis s’opère ! Communautés démunies, sans pouvoir politique, économique et médiatique, et qui, aux yeux d’une majorité qui se croit encore non concernée parce que… à l’abri, n'ont que deux visages : ceux de l'extrémisme religieux et de la délinquance...              
     
    Communautés qui n’auraient plus qu'une arme : dénoncer sans relâche une hypocrisie qui ne se cache même plus, assumée comme telle, à prendre ou à laisser, jetée au visage de ceux que la justice a désertés ; hypocrisie d’une arrogance nouvelle : celle d’un mépris affiché qui sonne le glas de la politique, de l'intelligence et de tout principe de causalité ; mépris que seuls les imbéciles (ou bien, les salauds ) prendront pour une franchise courageuse et salutaire...               
     
    Et alors qu'il n'est question que d'un... "Tu ne vivras point ce qui ne te sera pas donné à vivre, et que tu ne prendras pas non plus !" sans appel et sans recours.              
     
                    Reste à espérer que jamais ces communautés ne seront un jour tentées de reprendre à leur compte la parole suivante de Dieudonné : "La mort sera plus confortable que la soumission à ces chiens." 
     
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