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  • Penser la dissidence aujourd'hui avec don Quichotte et Sancho Panza

     

                    L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche ou L'Ingénieux Noble Don Quichotte de la Manche (titre original en espagnol El Ingenioso Hidalgo Don Quijote de la Mancha) est un roman en deux parties écrit par Miguel de Cervantes et publié à Madrid en 1605 et 1615.

     

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               Don Quichotte et Sancho Panza... mais... qui est l’un, et où est l’autre ?

     

     

                     Certes, à propos de cette oeuvre, un fait est avéré : le don Quichotte de Cervantès est bel et bien un mythomane paranoïaque, et son compagnon d'infortune, Sancho Panza, son «médecin» et sa tentative de cure ; Sancho est celui qui tentera, sans relâche, à chacune des hallucinations de son Maître, de le ramener à la raison : celle de la réalité de ce qui est, de ce qui existe contre tout ce qui n’est pas et qui n'est que le fruit d’un cerveau malade, celui de don Quichotte en l’occurrence.

                       Disons-le sans tarder : ce qui fait que ces deux figures de la littérature mondiale sont attachantes et parfois même émouvantes, c’est leur bonne foi totale, leur honnêteté à tous les deux. Ce qui fait que nous lecteurs, nous ne pouvons pas nous empêcher de les aimer, c’est l’absence de vice et d’arrière-pensée chez ces deux personnages car aucun d’eux n’est ni manipulateur ni menteur ; aucun d’eux ne manipule l’autre ni ne lui ment : respect, commisération, efforts redoublés, l’un tentant de sauver l’autre… et l’autre d’instruire l’un sur un idéal existentiel : l’esprit de chevalerie.

    Mais alors…

    Dans cette perspective-là - un don Quichotte paranoïaque et un Sancho Panza « médecin » -, et si les don Quichotte d’aujourd’hui, loin d’être attachants, ne faisaient plus sourire personne ? Car enfin, ne serions-nous pas tentés de les juger plutôt détestables tous ces négateurs d’une réalité délibérément travestie dans le but de servir non pas un esprit chevaleresque  - noblesse, loyauté, courage et générosité -, mais une idéologie, une seule, celle de la domination : la protection des intérêts de la classe dominante, ou plus exactement l’hyper-classe, oligarchie mondiale aux intérêts mondiaux ?

    Car ne nous y trompons pas : nous ne sommes plus en présente d’un don Quichotte paranoïaque mais bien plutôt d’un don Quichotte machiavélique : un stratège politique hors pair.

    Aussi, force est de réaliser que seuls les Sancho Panza d’aujourd’hui sont encore dignes de considération. Certes, ils ne sont plus « médecins curateurs » mais activistes lanceurs d’alertes ; et s’ils ont perdu leur jovialité, leur truculence… c’est qu’aujourd’hui, les enjeux sont d’un tout autre ordre : il n’est plus question de ramener à la raison un Don Quichotte égaré et agité, tendre et pacifique, fou à lier mais dont la folie n’est un danger pour personne excepté pour lui-même ; il s’agit bien plutôt de dénoncer et de tenter de contenir l’expansionnisme d’un Don Quichotte pour lequel le pouvoir c’est la domination et la fin…tous les moyens : manipulations , corruption, intimidations, assassinats, guerres ; un imprécateur de premier ordre.

                 Dans une autre perspective maintenant, à savoir… un don Quichotte homme des causes perdues qui se bat contre des moulins à vent alors que l’ennemi, le vrai, est ailleurs mais inaccessible - comme hors de portée -, un don Quichotte non paranoïaque donc... curieusement, il se pourrait bien que la réalité soit aujourd’hui incarnée par ce don Quichotte-là et la fiction, ou plus exactement dans le contexte qui est le nôtre, la falsification des faits aux fins de domination, le soit par un Sancho Panza qui n’aurait alors qu’un souci : faire passer notre don Quichotte pour un mythomane paranoïaque aujourd’hui calomnié en tant que "complotiste" et décrié par toute une classe politico-économico-médiatique au service de la domination.

    Et la dissymétrie entre ces deux personnages est telle que le combat est loin d’être gagné. Toujours dans cette perspective d’un don Quichotte non paranoïaque, force est de constater que dans les faits, pour ce don Quichotte-là, chaque jour est une défaite : don Quichotte homme des causes perdues s’effondra vaincu et mourra sans doute épuisé dans un combat pour la vérité d’une réalité de plus en plus évanescente… et Sancho Panza, l’homme de la mystification délibérée triomphera.

     

              Pour revenir à Cervantès et à son don Quichotte négateur du réel, dans le contexte d’une mondialisation liberticide, sans honneur et sans justice,  il semblerait que ce soit le défenseur de la fausse-réalité, celle de la société du spectacle à une échelle maintenant mondiale, qui ait triomphé - Don Quichotte donc, celui qui voit et dit ce qui n’est pas - avec pour conséquence le fait que Sancho Panza, le soi-disant complotiste pourfendeur de cette fausse réalité, a sans doute déjà perdu même si en ces temps de confusion et de faux-semblants, les puissants avançant masqués, il se pourrait bien que tout le monde soit le don Quichotte de l’un et le Sancho Panza de l’autre car tout est fait pour entretenir une telle confusion qui ne sert qu’un seul intérêt…

    Devinez lequel !

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                   Billet de blog rédigé en réaction à la conférence de Michel Onfray : « Le principe de don Quichotte » en mai 2013 : ICI ; un Onfray qui, comme à l’accoutumée, évite soigneusement de prendre quelque risque que ce soit, dans une approche et analyse plutôt œcuméniques (tout le monde pouvant y trouver son compte : réconciliation et consensus), en s'en prenant aux vieilles lunes du stalinisme et du débat "Sartre (don Quichotte) contre Aron (Sancho Panza)"... tout en se gardant bien de transposer cette fable de Cervantes dans un contexte pourtant bien plus brûlant : la falsification de la réalité, la distorsion des faits sans doute sans précédent dans l’histoire ( à savoir : qui fait quoi, à qui, où, comment, pourquoi et pour le compte de qui ?) par une coalition politico-économico-médiatique pour laquelle ce qui est ne doit pas être.

    Aussi, il semblerait bien que Michel Onfray ait lui aussi quelques problèmes avec la réalité liberticide d'une actualité de crises et de guerres aussi mensongères que dévastatrices.

    Il n'en reste pas moins qu'Onfray n’est définitivement ni un don Quichotte dans un cas ni un Sancho Panza dans un autre. Une seule réalité lui colle à la peau néanmoins : elle est commerciale et touche au marketing ; une réalité qui consiste à devoir vendre des livres au plus grand nombre : pas de vague donc ! Pas de vague, pas de vague,  jamais ! Excepté dans le microcosme parisien (avec un ouvrage contre Freud et un autre contre Sartre)… microcosme dont tout le monde se fout… et dont la réprobation ne vous fera jamais perdre un seul lecteur.

     

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                  Images extraites de l'adaptation d'Orson Welles pour le cinéma du roman de Miguel de Cervantes( 1605). Réalisation commencée dans les années 50 et achevée dans les années 70. Ni les acteurs, ni Orson Welles ne verront le film monté. Saluons au passage Akim Tamiroff (Pancho... un fidèle... souffre douleur de Welles) et l'acteur Francesco Reiguera, et toute l'équipe de la post-production : montage image, son, musique et voix.

     

     

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  • Revue d'actualité : Macron, syndicalisme policier, la fin de la BRI et Hongkong

    macron auto promotion agence de com

                          Macron... ni président, ni chef d'état ! En revanche "Macron agence de com" - esbroufe et faux-semblants ! - entièrement dédiée à l'entretien de sa propre image et de sa crédibilité auprès de l'oligarchie mondiale, certainement ! Car Macron n'a qu'une perspective de carrière... c'est à l'international, bien évidemment.

    Aussi, force est de constater que jamais "le politique" n'aura autant abusé d'une "com" pernicieuse basée sur la complaisance et l'ignorance d'un corps électoral qui s'élève à 35% ; un corps composé principalement d'une partie des classes moyennes et de la totalité des classes supérieures qui ont fait sécession ; classes seules garantes du maintien à flot de Macron dans les sondages et de sa ré-élection en 2022 avant son départ pour l'international.

    En cela, dans l'exercice quotidien de sa fonction, Macron n'est qu'un agent à plein temps de sa propre promotion. Mais qui s'en étonnera ? Car, il y a bien longtemps que les locataires de l'Elysée sont tout nus : à poil d'impuissance ils sont, eux qui ne présisent qu'à la distribution d'une parole creuse destinée à une audience qui l'est tout autant ; et le dernier à s'en plaindre est assurément le locataire en personne de ce lieu de toutes les mystifications.

     

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    police suicide

                        Flics et gendarmes, battez-vous pour de meilleures conditions de travail tout en cessant vos actions le plus souvent illégales sous prétexte qu’un ministre de l’intérieur et un préfet vous les ordonnent ! Débarrassez-vous aussi des voyous, crapules et pervers sadiques qui sévissent dans vos rangs sans oublier vos syndicats dont le bilan de ces 30 dernières années est une véritable insulte à l’histoire syndicale de notre pays !

    Quant à compatir avec vous à propos de l’augmentation des suicides dans vos rangs, votre gestion de la crise sociale et politique incarnée par le mouvement Gilets jaunes a été à ce point au-dessous de tout sur un plan moral et déontologique que l’on trouvera difficile, nous tous, de prêter une attention toute particulière à cette augmentation ; obéir aux ordres n’a jamais permis à qui que ce soit de dormir sereinement du sommeil du juste - certains de vos collègues en ont manifestement fait l’amère expérience -, d’autant plus qu’aujourd’hui, quand on croise un flic, on est bien en peine de savoir à qui on a affaire ; comprenez : était-il de ceux qui, comme des milliers de vidéos l’attestent, ont tabassé qui un homme, qui une femme, à dix contre un lors des manifestations des Gilets jaunes ?

                  Aussi, sachez que notre défiance est maintenant totale ; le soupçon plane sur tous vos effectifs : aujourd’hui, quand on croise un flic et ses collègues qui croise-t-on réellement, quel être humain humainement, moralement et socialement parlant ?

     

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    fin de la bri, dissolution de la brigade

                       130 morts au Bataclan, 350 blessés, une attente qui a semblé interminable à propos d'une intervention qui a tardé, trop tardé... c'est sûr, si la BRI est dissoute, on a tous du souci à se faire quant à notre sécurité ! Tenez ! Parlez-en aux familles des victimes dont la plainte pour "non assistance à personne en danger" à propos de l'intervention tardive de ceux qui sont censés nous "sauver"... a été classée - très vite trop vite cette fois-ci ? - sans suite : "Le soir du 13 novembre 2015, il est 21h40 quand les terroristes pénètrent dans le Bataclan. Onze minutes plus tard, les policiers de la BAC arrivent sur place et essuient des tirs de kalachnikov. Les militaires de Sentinelle arrivent. Les policiers qui ont besoin d’armes demandent à la hiérarchie, mais la préfecture de police répond : négatif, vous n’engagez pas les militaires, on n’est pas en zone de guerre"...

    Pour prolonger, cliquez ICI

     

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    bataclan 130 MORTS, dissolution de la brigade, fin de la brigade
                         Les Gilets jaunes non ! mais les Hongkongais oui ! Les uns ont tort de se révolter, les autres... raison, surtout s'ils sont loin et que les salariés de nos médias de masse ne risquent rien, bien à l'abri qu'ils sont des représailles éventuelles d'un ministre, d'un gouvernement ou d'un Etat - Castaner et Macron, par exemple ? - et les conséquences pour leur carrière.
     
    Au moins tout ce personnel des médias sait-il ce qu'il faut craindre et qui. On appelle ça " Le courage des lâches ! " ; la grande marque de fabrique du journaliste de base.. tout bas qu'il est... dans l'exercice quotidien de ce qui n'est plus un métier mais un emploi comme un autre. Dans ces conditions, qui peut bien avoir envie de perdre cet emploi, petit emploi bien misérable finalement, pour goûter du chômage et de la reconversion professionnelle ? Personne. Emploi mal rémunéré, certes ! Mais c'est le salaire du mépris qu'il leur est versé à tous par leurs patrons millionnaires ; un peu comme le mépris du flic pour son indic, soumis et tellement coopératif car dans ce milieu seul est respectable un truand qui jamais ne se couche, à la fois digne et intraitable et qui assumera les conséquences de ses actes et la sanction qui va avec.
     
     
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                    Pour conclure... Arnaud Montebourg et la vérité sur les deux derniers locataires de l'Elysée - Hollande et Macron.

     

     

                 Montebourg Arnaud, la preuve irréfutable - si besoin était - qu'il n'y a pas de carrière politique au plus haut niveau pour quiconque refuse la mondialisation et l'exploitation optimale de "la ressource énergétique et humaine" au mépris de la morale, de la justice et de la qualité de vie de nos descendants.        

     

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  • Dialogues désaccordés : Eric Naulleau seul et impuissant face à Alain Soral

    Billet de blog publié en 2013

     


    Naulleau Soral.jpg

                

    Si les imbéciles osent tout, et c’est d’ailleurs à cela qu’on les reconnaît… avec l'ouvrage "Dialogues désaccordés" sorti en 2013, (aujourd'hui interdit à la vente depuis 2016, sur le marché de l'occasion excepté : Rakuten, Amazon...), Eric Naulleau - ancien critique littéraire-éditeur, aujourd'hui animateur télé et football -, a pris le risque de monter sur un ring qui ne manquera pas d’exposer, dès le premier round, juste avant un K.O et la fin des hostilités faute de combattant, non seulement sa propre vacuité intellectuelle et autres insuffisances mais aussi, chez toute une frange dite « de gauche » qui se résume le plus souvent à un engagement auprès du PS et accessoirement aux côtés des Verts (ce qu'il faut bien appeler maintenant : la 2e droite), l’absence totale d’instruments et d’outils d’évaluation critique (1) d’une modernité pourtant mille fois passée au crible d’une lecture et d’une interprétation sans concessions, de Marx le prophète à Michel Clouscard le penseur prémonitoire au jugement sûr, sans oublier de faire un détour par Guy Debord dont les analyses n’ont fait que se bonifier au fil du temps, Jean-Jacques Rousseau couvrant d’une aile protectrice tout ce beau petit monde…

     

    Une frange indissociable des médias dominants  - médias qui n’ont pas cessé de sonner le glas de l’intelligence et de la création (2) depuis trente ans -, sous le haut patronage des procureurs d’un Parti dont le terrorisme d’une bien-pensance de tartuffe – terrorisme qui cache mal un abandon des classes populaires jetées en pâture à une autre forme de terreur, nommément… la jungle ultra-libérale -,  a figé les consciences, gelé les esprits, épuisé les personnalités, dompté les caractères, fait taire ceux qui hurlaient à la douleur,  jusqu’à la promesse d’un verdict de mort sociale contre quiconque refuserait de s’y conformer.

     

    Un tel coup porté à l’individu dans ce qu’il y a de plus imprévisible dans son développement et dans sa perfectibilité, individu qui sera toujours bien plus que ce qu’il croit savoir de lui-même qui n’est que ce qu’on aura bien voulu daigner lui enseigner et lui laisser espérer pour lui-même… un tel coup porté à l’intelligence, au courage et au talent est très certainement sans précédent dans l’Histoire.

     

    Et Naulleau, aussi fragile que soit sa position, aussi terne que soit sa personnalité et falot son esprit, à la fois victime et acteur, Naulleau, consciemment ou non, s’inscrit sans l’ombre d’un doute dans cette stratégie de « dynamique du déclin » - défaite et épuisement : épuisement dans le sens de « se vider » -, qui n’a qu’un seul objet : verrouiller toute remise en cause d’une organisation de l’existence qui, depuis trente ans, ne recueille plus l’assentiment de ce qui pourrait ressembler à une majorité  d’individus privés de citoyenneté : « Allez ! Par ici l’humain-marchandise et l’humain-optimisation des moyens de production planétaire ! Et que ça saute ! »

     

    Quant aux autres intervenants des médias, animateurs d'audimat à la césure publicitaire... à force de faire l’âne pour avoir de l’avoine ne finit-on pas bourricot ?

     

                Si la littérature auquelle Naulleau prétend consacrer sa vie peut aider à penser le monde tel qu’il est et tel qu’il a été, force est de constater qu’il semblerait que cette littérature soit impuissante à former des esprits affûtés, coupant comme des couteaux, tranchant comme des rasoirs ; une littérature d’une lucidité terrifiante  face à cet avenir qui nous guette et nous attend à tous les tournants ; d’où son déclin au bénéfice d’une écriture de l’anecdote et d’un quotidien sans passé ni avenir ; un quotidien absent de son propre présent pour s’en être retiré : il est vrai que la réalité intéresse les utopistes seuls ; de là leur désir d'en changer ; les autres l’ignorent pour mieux s’en accommoder.

     

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    Naulleau en entretien - autopsie d'un coma éthylique : la tension artérielle intellectuelle est basse, la fréquence respiratoire et la température analytique ne cesse de diminuer. Le coma éthylique de type "critique" nécessite alors une hospitalisation en urgence car il peut, faute de soins, provoquer un épuisement  proche de la connerie  ; épuisement aux lésions cérébrales quasi irréversibles".

     

                Dans cet entretien réalisé par le collectif "Les non-alignés", Eric Naulleau, tendu, le sourire crispé, le regard inquiet, tente manifestement d’assurer ses arrières et de verrouiller son avenir - pour peu qu’il lui en reste un après cette association lexicale de malfaiteurs qui ne manquera pas, et ne manque déjà pas, de susciter une indignation qui confirme, une fois encore, l’indigence morale et intellectuelle dans laquelle toute une classe médiatico-politico-intellectuelle a sombré (3); indigence à la racine de laquelle on trouvera, pour certains d’entre eux, des décennies de désintérêt, voire de mépris,  à propos de la question sociale, lieu de tous les dangers pour des esprits fébriles, apeurés, aux préoccupations principalement carriéristes et vénales.

     

    Jugez plutôt : pour Naulleau… à propos des évènements du 11 septembre 2001 : « Non vraiment, à moins de chercher la petite bête, tout va bien. Tout a été dit. Rien à redire. » En ce qui concerne Dieudonné : « Il me donne envie de gerber ». A propos de sa propre éviction de France 2 : «  J'ai beau chercher… je ne sais toujours pas pourquoi on m'a remercié. C’est arrivé comme ça sans doute.»

     

    Pour sûr ! Il n’y a pas de hasard car, aujourd’hui plus personne ne peut nier que tous ces avis aussi tranchés qu’automatiques, sorte de jugements-réflexes, sont bel et bien la véritable, la première et sans doute la seule condition sine qua non pour quiconque souhaite continuer de manger à la gamelle de l’audiovisuelle et des autres médias (radios, journaux, revues) ! Un Naulleau qui n'a rien oublié et qui a pris goût au caviar des années durant alors qu'il appartenait, grassement payé, au staff de l’émission « On n’est pas couché » de Laurent Ruquier (autre pilier de bar de l’audiovisuel, relève de Drucker ?) dans laquelle notre critique littéraire proposait le plus sérieusement du monde, et donc… sans rire, de défendre la littérature face à des auteurs-invités qui, pourtant, n’affichaient que rarement une ambition que l’on pouvait qualifier sans ironie… de « littéraire », jusqu’à s’acharner sur une pauvre Mathilda May et un Francis Lalanne qui n’avaient rien demandé (à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire)… alors qu’un Nabe, un Houellebecq, le dernier Le Clézio ou Queffélec sur lequel on n’en finit pas de bâiller ou bien un Sollers, un ouvrage de plus, sans intérêt, bâclé, vantard et paresseux, un Yann Moix courant après sa queue et un G. Dantec après une science fiction déjà passée et repassée, auraient quelque peu permis à Naulleau de sortir la tête haute d’affrontements aussi salutaires que fructueux, et les téléspectateurs plus avisés encore.

     

                 Aujourd’hui Eric Naulleau oeuvre avec Zemmour sur un canal de diffusion audiovisuelle plus confidentielle - Paris première ( Ah les médias ! Quand ça vous tient !) ; situation plus enviable que celle d’un d’éditeur plus intimiste, Naulleau lui-même... avant son incursion-intrusion dans les médias ; et pour rien n’arranger… un éditeur spécialisé dans la littérature d’Europe de l’Est, avec une préférence pour la Bulgarie ; pitance plus qu’incertaine donc puisqu’elle condamne Naulleau à vivre de subventions de l’Etat et des Régions en faveur du livre : aides à la traduction, à l’édition et à la diffusion.

     

    Pour revenir à cet entretien-vidéo, s'il nous est d’une utilité quelconque… il nous permet de présumer ceci : après cette interview, contrat rempli, Eric Naulleau sortira très certainement sain et sauf de cette publication avec Alain Soral ; publication casse-gueule pour quiconque souhaite éviter une relégation médiatique quasi automatique. Faut dire qu’il y a des expériences, culinaires ou non, qui sont irréversibles - un avant et un après -, car, une fois le caviar passé,  le pâté et les rillettes, voire même le foie gras, ont alors un sale goût : celui d’un retour à la case départ, à une petite vie, petite et terne. Aussi, il y a fort à parier que Naulleau n’ait aucune envie d’y retourner : la littérature est un vrai sacrifice ; et tout le monde n’a pas l’étoffe d’un martyr…

     

                  En revanche, Alain Soral sortira de cette association éphémère mais riche en enseignements, plus fort encore : ce qui n’est que justice. Puissante synthèse du système d'analyse soralien par l'auteur lui-même, cet ouvrage, à n'en point douter, récompense le talent, le flair, l’intelligence,  la prise de risque et des années de travail de lecture et de réflexion qu'un bannissement des médias a favorisés, alors que ces mêmes médias en ont épuisé plus d'un et lassé plus d'une, téléspectatrices et téléspectateurs confondus ; comme quoi, tout comme pour Dieudonné et tant d'autres, le bannissement est porteur de vertus insoupçonnables et surprenantes, le piège se refermant sur ses instigateurs ! Et l'on n'oubliera pas de s'intéresser à une hypothèse folle mais prometteuse d’un Julien Gunzinger avec ou sans conditionnel : « Les verges qu’il (Naulleau) tend à Soral pour se faire battre sont trop nombreuses pour être le fait du hasard. Naulleau est (serait-il – ndlr) le cheval de Troie de Soral dans le système (?). »

     

    Tout un programme ! Programme vaste d'une ruse d'une perversité déjà délectable.

     

    A suivre.

     

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    1 – D’où leur incapacité à tous à « affronter » Alain Soral.  On retrouvera la même impuissance face au FN. L’esprit humain, tout comme la nature, a le vide en horreur ; or cette bien-pensance et la soumission de tous les partis de gouvernement à la dictature d’une mondialisation qui n’est in fine qu’une guerre contre les salaires, les droits sociaux et démocratiques et la culture humaniste des Peuples d’Europe, ont créé un tel appel d’air que c’est à un véritable ouragan auquel on doit faire face - merci de vous reporter au billet de blog : Naulleau en promo

     

    2 - de Cyril Hanouna à Yves Calvi (d'une extrême à l'autre : de la bêtise et l'allégeance sans condition car on ne mord pas la main qui vous nourrit), en passant par Laurent Ruquier, Natacha Polony  et Aymeric Caron ; puis l’inénarrable Michel Drucker, le doyen des doyens, tout juste capable de parasiter, des années durant, la notoriété et la célébrité de ses invités pour assurer sa propre promotion et avancement de carrière : en effet, qui Drucker a-t-il sorti de l’ombre en 40 ans de Télévision, sinon lui-même ? Sa personnalité étant bien en mal de nous donner une raison, une seule, de vouloir l’en faire sortir autrement.

     

    3 Pierre Jourde  - ancien compagnon de route de Naulleau dans l'édition et la critique littéraire -, choisit dans son blog sur Bibliobs de botter en touche à propos de l’ouvrage Naulleau-Soral ; une fois encore, on assiste à la faillite de la pensée chez cette frange : cette fois-ci, il ne s’agira pas de journalistes ou bien d'animateurs de télé mais... d’auteurs sans lecteurs, mais néanmoins présents et actifs dans les médias dominants. Tout en recourant à l’insulte, Jourde préfère donc botter en touche mais pas n’importe comment ni n’importe où non plus puisqu'il choisit à dessein de se vautrer, tout se prenant les pieds dans le tapis au passage, dans la dénonciation hors sujet d’un « révisionnisme" qu'il prend pour un "négationniste" dont, pour son malheur, il ne maîtrise manifestement ni les tenants ni les aboutissants, et ce très certainement dans le seul souci de continuer de s’assurer la bienveillance de France Culture à son égard (entre autres médias), auprès de Finkielkraut en particulier, sans oublier des vacances tous frais payés à Jérusalem sous le prétexte de travaux de recherches au Centre Français. Et quand on sait ce qui se passe dans cette ville aussi sainte que convoitée mais… d’un appétit vorace - annexion des quartiers dits « arabes » et expulsions sans nombre par la puissance dominante, et sans partage, dans cette région, Israël pour ne pas la nommer, en violation de toutes les lois internationales -, c'est à se demander comment font des gens comme Jourde pour regarder ailleurs.

     

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    Alain Soral dédicace "Dialogues désaccordés" à... par kontrekulture

     

     

    Pour prolonger, cliquez  Le fascisme langagier ou la dictature d'une langue de bois paroxystique

     


        L'ouvrage "Dialogues désaccordés" au format PDF, cliquez ICI

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  • Ce qui est... n'est pas !

     

    « Je veux rentrer chez moi. Ca va mal finir, je vous dis.

     

    - Ils sont comme des chiens ? Ils ont la rage au ventre ? C'est ça ? Je vous avais prévenu. Faut continuer. Faut extirper d'eux la bête immonde, sordide et immonde ! Extirpez, nom de Dieu ! Extirpez ! Il en restera toujours quelque chose. Je veux du sordide hideux et sordide, du flagrant délit, au délit flagrant et irréfutable ; et c'est maintenant ou jamais ! Alors, traquez-les nom de Dieu ! Et puis, frappez là où ça fait mal ! Faut leur secouer la couenne à tous ces porcs ! Sur le grill, tous ! Sur le grill, je vous dis ! Faites-les flamber ! Et s'ils ne veulent pas avouer, qu'ils se taisent à jamais. Parce qu'on les fera taire. Pour sûr ! On leur fermera le caquet à tous ces dégénérés, à tous ces barbares ! On en a les moyens, vous savez ! Et tous les moyens sont bons quand on a volonté de faire taire tous ceux qui nous menacent.

     
    - Je veux rentrer chez moi.


    - Taisez-vous ! Je vous dis qu'ils sont coupables ! Même innocents, ils sont coupables. C'est à vous de leur faire avouer tous les actes immondes qu'ils ne manqueront pas de commettre d'ici peu. Et puis, qu'est-ce qu'un innocent sinon un coupable qui s'ignore ! Être innocent ! La belle affaire ! Face aux nouvelles analyses scientifiques qui viennent alimenter quotidiennement le vivier de nos connaissances sur la nature humaine, tout ça ne veut plus rien dire. Innocent, vous dites ? De qui ? De quoi ? Innocent ? Sachez le : il faut se débarrasser de cette épithète sans queue ni tête car, pour ma part, je ne connais que des gens innocents mais... faute d'avoir été reconnus coupables. Oui, Monsieur ! La reconnaissance de cette culpabilité latente et universelle progressera lentement, pas à pas, mais elle se fera ! Vous pouvez compter sur nous. Naturellement, si vous leur dites qu'ils sont innocents, eh bien, ils vous croiront mais... c'est pas un service à leur rendre car, tôt ou tard, il nous faudra les juger tous coupables. Tous ! Alors, sachez-le ! Être capable, c'est déjà être... coupable. Et ceux-là, ils sont capables de tout. Ce sont des monstres je vous dis ! Des monstres et des terroristes ! Tous autant qu'ils sont ! Oui, Monsieur ! Des terroristes ! Parfaitement Monsieur ! Des monstres et des terroristes ! Alors, c'est du sérieux maintenant. On tape dans le dur. On est dans le Viagra !


    - Dans le quoi ?

     
    - Dans le Viagra ! On bande, quoi ! Merde ! Je vous le dis : qu'ils avouent ! Même innocents, qu'ils avouent ! Plus ils se disent innocents et plus ils sont coupables. Si demain vous rencontrez un innocent, ne le lâchez pas ! C'est fatalement un terroriste et un monstre. Y'a pas à se tromper ! Vous pouvez, les yeux fermés, foncer droit sur lui ! Je vous le redis : ils sont tous coupables ! Coupables de n'être que ce qu'ils sont, dans leur refus ou bien, dans leur incapacité à servir notre Projet : le nôtre ! Le seul qui vaille ! Alors... au boulot et... vite ! La tâche est immense ! Immense, cette tâche ! Immense comme un mensonge qui se voulait vérité ; vérité de mensonge qui maintenant nous éclate à la gueule, éblouis, ébahis et abrutis, sur le cul, infirmes à vie et pour la mort, sidérés et tout illuminés d'horreur pour la nuit des temps ; et même quand il fera jour, ce sera encore la nuit. Ils auront beau faire, rien ne pourra effacer cette vérité criante de mensonge ! Plus rien ne pourra la retenir, cette vérité sidérante ! On les tient ! On les a démasqués, ces salauds ! Alors... faut faire vite, avant qu'à leur tour, ils ne nous démasquent, car l'heure approche. Mais qu'ils avouent, nom de Dieu ! Et vous découvrirez qu'ils étaient tous coupables... bien avant... bien, bien avant d'avoir accompli le pire. Coupables, ils sont ! Même sans bouger un pouce et sans lever le petit doigt. Et davantage encore, si jamais ils le lèvent, ce petit doigt ! Alors, vous avez compris ?

     

    - Je veux rentrer chez moi ! Vos histoires, ça me gave !


    - Pensez aux grands vices et à leur développement potentiel ; développement qui nous menace chaque jour. La sodomie par exemple. Oui, la sodomie ! Un vrai fléau, la sodomie ! Et puis, pensez à toutes ces subversions et à toutes les tentatives de contestation de nos valeurs ! Pensez à leurs revendications démesurées ! Et merde ! Et puis, quoi encore ? Pourquoi pas "Liberté, Egalité et fraternité" aussi pendant qu'on y est ! Je vous dis que chez eux, tous ces vices font l'objet d'une activité débridée et menaçante. Aussi, vous devez dès maintenant être capable d'identifier le premier venu pour, très vite et dans la foulée, le déclarer coupable non pas a posteriori mais a priori. L'heure est aux frappes préventives. Vous comprenez ?


    - Je veux rentrer chez moi !


    - La vérité, c'est que vous manquez d'audace. Il faut mettre toute cette population au trou. C'est clair, oui ou non ? Ensuite, il sera toujours temps de savoir s'ils sont coupables ou innocents. Passez-moi tous les hameaux de la vallée au crible. Sillonnez tous ces villages et allumez tous les feux : ceux de la culpabilité puis de la repentance et de la soumission totale car, bientôt leur vie à tous n'aura plus qu'un sens : le nôtre de sens ! Et on leur demandera pas leur avis. Je vais vous dire, jeune homme : la terreur ! Oui, la terreur et le chaos, à petites doses, disséminée avec parcimonie, avec des pincettes, en col blanc et... high-tech, y'a pas mieux. Pour sûr ! Ils plieront ou bien alors... ils iront traîner leurs savates et leurs guêtres sous des tonnes de bombes !


    - On pourrait peut-être leur parler, avant ?


    - Leur parler ? Pourquoi faire ? On n'a pas le temps. On travaille en temps réel et le traitement doit être administré avec précision : état d'abdication perpétuelle et éternelle. Je vous le dis : ils sont tous coupables ! Coupables de n'être que ce qu'ils sont. Mais... on les sauvera malgré eux... eux tous, quittes à les crever tous autant qu'ils sont. On les sauvera, nom de Dieu ! Pour sûr ! Mais ce qu'il faut avant tout c'est que tous ces gens avouent et qu'ils s'amendent : aveux, pénitence et amendement. On ne s'amende jamais assez parce qu'on n'adhère jamais assez et totalement, en toute abnégation. Nous n'avons peut-être pas encore atteint le point de non-retour mais il y a urgence. Alors, qu'ils avouent et vous pourrez rentrer chez vous. Qu'ils avouent et si nous sommes de bonne humeur, il se peut qu'on leur pardonne... une fois qu'ils seront morts et pardonnés... bien pardonnés, enfin cadenassés et réduits en cendres et au silence. Je vous l'ai déjà expliqué : il faut les salir... il faut tout salir... tout et tout le monde. Comprenez bien une chose : s'ils avouent, alors, nous sommes sauvés car vous trouverez toujours des imbéciles pour penser qu'ils étaient coupables. Et puis franchement, si seuls les innocents sont autorisés à juger, qui donc jugera qui, et qui exécutera la sentence de qui ? Alors, c'est au plus rapide, au plus puissant et nous allons recourir à des mouvements massifs pour créer un effet de terreur de masse ! Nom de Dieu ! Tenez ! L'assaut est donné ! Feu à volonté ! Car, ce qui importe c'est que nous soyons les premiers à dénoncer la puanteur et le pire... et la saleté et la puanteur du pire ; les premiers... oui, les premiers pour nous assurer une place aux côtés de ceux qui seront prochainement les seuls autorisés à prononcer toutes les sentences de mort ; sentences qui nous mettront à l'abri de toutes les poursuites : plus personne pour nous courir après, plus personne pour nous mettre le grappin dessus, même par en dessous car, nous sommes partis avant eux et courons plus vite qu'eux... beaucoup plus vite jusqu'à nous retrouver derrière eux, cette fois-ci ; eux qui tentaient très certainement de nous poursuivre pour mieux nous confondre. Alors, maintenant c'est à notre tour de les rattraper. La course ! Nom de Dieu ! C'est la course contre la montre ! C'est au plus rapide, au plus vif, au plus... plus... plus... Mais comment vous dire, vous qui ne savez rien sur rien ? Comment vous dire ce vers quoi nous tendons... nous tous arc-boutés et... nous tous tendus et dressés, du haut de nos tours géantes et menaçantes pour une civilisation bétonnée et verrouillée à double tour ! Une civilisation charpentée pour les siècles des siècles...

    - Amen.

    - Ne vous moquez pas ! Sachez une chose, Monsieur le reporter et... sachez-la, cette chose, une bonne fois pour toutes : ce qui est... n'est pas ! Non Monsieur ! Ce qui est, n'est pas car il s'agit toujours d'autre chose. Autre chose et autre part et puis, ailleurs aussi. Le but affiché n'est pas le but qu'on se propose d'atteindre puisqu'il n'est pas le but qui a été secrètement fixé. Aussi, ne vous étonnez surtout pas si l'itinéraire conseillé n'est jamais le chemin qu'il faut emprunter car, quand vous y serez arrivé tout en pensant y être allé avec les autres, eh bien, vous y serez arrivé mais... seul. Oui, Monsieur : seul ! Car dans les faits, personne, n'aura souhaité vous y accompagner ou vous y retrouver puisque ce n'est pas là qu'il fallait être. Alors, on peut dire sans risquer de se tromper qu'ici, tout... absolument tout est diversion et boniment. Oui, Monsieur ! Tout est leurre, diversion et boniment. Et ceux qui prétendent à la cohérence et à la vérité sont à l'intelligence ce que les feux d'artifices sont aux miracles : le secret de polichinelle d'un esprit infantile. »

     

     

    Extrait du titre : "Paroles d'hommes", chapitre 7 - copyright Serge ULESKI

     


    Pour prolonger, cliquez : Serge ULESKI en littérature

     


           La célèbre lanceuse d’alerte Sibel Edmonds répond aux questions de la chaine RT à l’occasion de la publication intégrale de ses mémoires "Classified Woman" interdits par le FBI et les autorités américaines ; elle y accuse directement le gouvernement US de haute-trahison et le FBI de dissimulation. Elle a créé le groupe des "lanceurs d’alerte pour la sécurité nationale".

     

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  • Le nouveau Plouc de la conscience humaine et politique

       

                 Le nouveau Plouc est une sorte de concept "organique" ; concept appelé à se développer et à se métamorphoser donc.

    Attention à ne pas confondre le nouveau Plouc, tel que nous nous apprêtons à le définir, avec le Bobo qui, contrairement au Plouc, possède une sérieuse éducation supérieure, de l'argent et le pouvoir (trois attributs indissociables en ce qui le concerne) car dans les faits, ce nouveau Plouc n'appartient pas à la bourgeoisie, et par voie de conséquence, il ne peut pas être considéré comme un authentique Bobo.

    Les vrais Bobos sont finalement bien moins nombreux que les faux que sont les Ploucs qui fourmillent parmi les adhérents et les sympathisants de ce qu'était le PS des années 80 et 90, avant sa chute, ainsi que chez une partie des Verts  ; ce que l’on nomme depuis une bonne vingtaine d’années maintenant : la fausse gauche.

     

              Faut-il rappeler que dans « Bobo » il y a « bourgeois » ? Or, un bourgeois occupe une place bien spécifique dans la société et en particulier, dans la chaîne de production des biens et des services ; production intellectuelle aussi (les universitaires), sans oublier le rentier-héritier ; et ce qui fait de ce bourgeois un Bobo (un bourgeois bohème), c'est sa façon de dépenser son argent : où, comment et avec qui. Pour sûr, ce Bobo-là qui a longtemps voté PS et/ou EELV (aujourd'hui Macron) est du côté de la domination ! car, en ce qui concerne la recherche, la production et le commandement (management), cet individu est très proche de l’élaboration des process ainsi que de la redistribution de leurs gains soit comme concepteur, soit comme maître d’oeuvre ou bien encore en tant qu’intermédiaire-parasitaire ou actionnaire.

    Quant au faux-Bobo qui oublie que pour être un vrai Bobo il faut d’abord être un bourgeois, et que pour être un bourgeois il faut occuper une place spécifique dans la chaîne de production… ce faux-Bobo-là, souvent larbins aux ordres et simples exécutants… même bien payés, n'est, en définitive, qu'une sorte de grenouille qui souhaite se faire aussi grosse que le bœuf bobo... même et surtout sous un régime bio.

    Et pour conclure, on se rassurera avec ceci : contrairement à un homme de droite, on n’a jamais vu un authentique homme de gauche peiner à définir ce qu’est un Bobo : l’ennemi mortel de la gauche, une enculade assurée ;  et le nouveau  Plouc : l’idiot utile, sorte d'armée de réserve, des Bobos.

                   Mais trêve de commentaire : place au nouveau Plouc donc !

     

    ***

     

           Bigot qui se dit et se croit "de gauche", urbanisé et connecté, dont les indignations sont celles de tout le monde - indignations suscitées le plus souvent par des médias racoleurs -, sans imagination, d'une bêtise dévastatrice mais de bonne foi (1) - du moins pour la majorité d'entre eux -, courageux mais pas téméraire, la tripe sensible mais le coeur dur comme la pierre, très politisé mais moyennement informé tout en l’ignorant puisqu'il se croit au courant de tout, le nouveau plouc a longtemps voté PS, EELV et dernièrement : Macron ; il peut être chômeur (optimiste) ou cadre moyen, déclassé ou bien CSP+, universitaire (médiocre) ou retraité, homme ou femme, quoi qu'il en soit... le moment venu, face à ses propres contradictions, finalement bête et méchant, le nouveau Plouc, et c’est à cela qu’on le reconnaît, penchera toujours du côté de la censure et de la répression au nom même de la liberté et de la démocratie qu'il croit soutenir à bon compte et sans frais ; en effet, le nouveau Plouc ignore que soutenir la liberté d'expression est un véritable engagement et un sacrifice : c'est accepter ce qu'on n'aurait jamais osé ou bien désiré lire et entendre ; car... il n'y a pas de liberté, il n'y a que des preuves de tolérance ; et le nouveau plouc en est incapable.

            Certes ! Difficile d’ignorer le fait que c’est avec de tels Ploucs que sur Internet, aujourd'hui -  et demain plus encore -, un  journal au contenu payant peut espérer prospérer (Nouvelobs, Libération et une grande partie des abonnés de Médiapart) car, il faut le savoir : en France, il n'y a guère plus de 50 000 personnes déterminées à mourir debout tout en faisant face à ceux qui les exécuteront - aujourd'hui, des Gilets Jaunes héroïques -... et qui les exécutent chaque jour, en silence, jour après jour, dans une vie de chien ou le martyre, dans l'héroïsme et le sacrifice, dès 5h30 le matin, rentré à 20h le soir, cinq jours par semaine, ou dans le retraité à 600 Euros par mois.

    Quel rapport demanderez-vous... ?

    Seul un Plouc osera poser une telle question !

     

    ***

     

                  Mais alors… qu’est-ce que pense un Plouc aujourd'hui ? La réponse, vous la trouverez dans l’énumération suivante (liste non-exhaustive établie en 2012, révisée en 2019 ; réactualisée aujourd'hui ; vous pouvez suggérer d'autres entrées qu'on ne manquera pas d'ajouter)...

     

                           C'est parti !

     

    Le nouveau Plouc pense qu'en dehors de l'Euro, point de salut...

    Le nouveau Plouc pense que sous la direction de Philippe Val, Charlie Hebdo défendait la liberté d’expression…

    Le nouveau Plouc pense que rire ça fait du bien mais que tous ceux qui vont aux spectacles de Dieudonné sont antisémites et fascistes…

    Le nouveau Plouc pense que Hollande était à gauche, Sarkozy à droite et Bayrou au centre…

    Le nouveau Plouc pense que le FN est un danger pour la République,  oublieux qu'il est du chômage, de la corruption, de la pauvreté et des discriminations et d'une construction européenne qui n'est que l'instrument d'un mondialisme sans honneur ni justice …

    Le nouveau Plouc pense toujours, aujourd'hui encore, que si tout n’a pas été dit au sujet du 11 Septembre, néanmoins ce qui nous a été caché ne saurait en aucun cas remettre en cause la version officielle...

    Le nouveau Plouc pense que tous ceux qui pensent le contraire sont des conspirationnistes paranoïaques…

    Le nouveau Plouc pense que... "l'avenir ne dépend que de nous"...

    Le nouveau Plouc pense que Bernard-Henri Lévy est un philosophe...

    Le nouveau Plouc pense que l'Islam c'est bien mais que Tariq Ramadan c'est mal...

    Le nouveau Plouc pense que l’Irak d’aujourd’hui c'est quand même mieux que l’Irak d’hier tout en omettant de nous dire pour qui...

    Le nouveau Plouc pense que Daniel Cohn-Bendit est un écolo de gauche...

    Le nouveau Plouc pense que l'élection d'Harlem Désir à la tête du PS en 2012  a fait avancer la cause des Français issus de l'immigration, de la traite et de la colonisation...

    Le nouveau Plouc pense que le Nouvelobs et Libération sont à gauche...

    Le nouveau Plouc pense que l’Iran souhaite détruire Israël avec La bombe… tout en épargnant les palestiniens et le Hezbollah (une sorte de bombe atomique aux retombées aussi chirurgicales que sélectives) car le Plouc ignore que La bombe représente la seule chance pour l’Iran de ne pas finir comme l’Irak, la Syrie, l'Afghanistan, la Libye ou le Yemen...

    Le nouveau Plouc pense que la France est la patrie des Droits de l'homme, ignorant l'Histoire de l'Angleterre et des Etats-Unis...

    Le nouveau Plouc pense que Chavez était un affreux dictateur, bien qu’élu démocratiquement car il soutenait l’Iran…

    Le nouveau Plouc pense que les Gilets Jaunes c'est bien mais que... en même temps, ça suffit comme ça...

    Le nouveau Plouc pense que Macron est un intellectuel doublé d'un philosophe parce qu'on dit qu'il a serré une fois les paluches de Paul Ricoeur...

    Le nouveau Plouc pense, là aussi, que Michel Onfray est un philosophe... qui plus est dissident...

    Le nouveau Plouc, surtout chômeur, pense que le mondialisme est inévitable et le protectionnisme un fléau ; même si toutes les économies "performantes" l'ont pratiqué et le pratiquent encore aujourd'hui...

    Le nouveau Plouc pense que la Libye d'aujourd'hui c'est mieux que la Libye d'hier, et là aussi, sans toutefois préciser pour qui...

    Le nouveau Plouc pense que l'Afrique a souffert et souffre encore, mais  que Kémi Seba est raciste... 

    Le nouveau Plouc ne sait pas qu’il pense que tous ceux qui ne pensent pas comme lui doivent être censurés, bannis et interdits de communication et de diffusion... jusqu'au jour où...

    Le nouveau Plouc pense la LICRA c'est la ligue internationale contre le racisme... et le CRIF, le représentant des institutions juives de France...

    Le nouveau Plouc pense que Marianne est un journal de gauche... 

    Le nouveau Plouc pense que l'Europe née de Maastricht et du traité de Lisbonne est la meilleure Europe possible...

    Le nouveau Plouc pense que si c'était différent ce serait pire encore...

    Le nouveau Plouc pense que Bernard-Henri Lévy (eh oui ! encore lui ! car le nouveau Plouc est un multi-récidiviste impénitent) est de gauche...

    Le nouveau Plouc pense qu’en Syrie il s’agit bel et bien d’un soulèvement populaire contre une dictature sanglante et certainement pas de provoquer la chute d'un régime, voire... du Pays tout entier, qui n’a plus sa place dans le nouvel ordre mondial dominé dans cette région par les USA, Israël et l’Arabie Saoudite...

    Le nouveau Plouc pense que le "pouvoir" est à l'Elysée et que... lorsqu'on s'y rend... on a de grandes chances d'y trouver un Président de la République...

    Le nouveau Plouc pense que Arte fait de la télé et du journalisme "autrement"...

    Le nouveau Plouc pense que sans le Hamas, Israël aurait consenti à la création d'un Etat palestinien, le favorisant même, depuis longtemps déjà...

    Le nouveau Plouc pense que les Russes c'est bien mais que Poutine c'est mal... car il a oublié que Poutine l'est aussi... russe...

    Le nouveau Plouc pense que tous ceux qui, à gauche, ne pensent pas comme lui, sont dans les faits... des militants d'extrême droite infiltrés...

    Le nouveau Plouc pense qu'Obama c’était beaucoup mieux pour les pauvres en général - les Noirs en particulier -, et les Palestiniens... oublieux de son bilan social et de la destruction de la Syrie et de la Libye.

    Le nouveau Plouc pense que si la corruption c'est mal, elle ne concerne qu'une petite partie de la société en général et de la classe politique en particulier...

    Le nouveau Plouc pense que David Pujadas est un journaliste et que son 20H sur France 2 avait quelque chose à voir avec ce métier...

    Le nouveau Plouc pense qu'il est de gauche et il est bien le seul...

    Le nouveau Plouc pense qu'il pense, et là aussi, on ne trouvera personne pour soutenir cette assertion...

    Le nouveau Plouc pense qu'on ne fait pas de la bonne littérature avec Sade, Céline et Drieu la Rochelle qu'il juge infréquentables car le  nouveau Plouc mélange tout...

    Le nouveau Plouc pense que le Pop-art a quelque chose à voir avec l'Art...

    Le nouveau Plouc pense qu'on peut faire de la bonne littérature avec Christine Angot...

    Le nouveau Plouc pense que tous ceux qui ne soutiennent pas Macron c'est d'extrême droite et d'extrême gauche...

                     Et puis... en guise de conclusion toute provisoire... on l'aura maintenant compris :

     

              Ce nouveau Plouc n'a rien de commun avec l'ancien maintenant à nos yeux plutôt sympathique et loin d'être aussi crédule et ignorant ;  aujourd'hui, cet ancien Plouc force le respect ; le nouveau, au mieux... le mépris, au pire... la colère.

     

    _____________________

     

     1 - Distinction majeure car cette bonne foi protège le nouveau Plouc de cet autre concept : le nouveau Salaud (ou le "faux plouc") de mauvaise foi et cynique, généralement proche de ce qu'on appelle l'Empire : une coalition Wall-Street, la City, Commission européenne-USA-Israël-Arabie Saoudite : racket, chaos, bombardement, intimidation et domination.

     


    Michel Fugain - Les gentils & les méchants

     

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  • Crise de la transmission et deuil de l'oubli - 2

      

    Ce que vous n'avez pas connu ne peut en aucun cas vous manquer !

    En sommes-nous si sûrs aujourd'hui ?

     


             

                                       

    Plus qu'une oeuvre musicale : une cathédrale

     

     

             Maeterlinck, Debussy... ou quand l'opéra rencontre le meilleur de l'association "langue, musique et chant", une fois purgé (sevré ?) de Wagner (et de l'opéra italien), sous la direction d'un Debussy extasié.

     

     

                 Comme compositeur, théoricien, pédagogue, administrateur et chef d'orchestre, Pierre Boulez a écrit une des plus belles pages de la musique de la seconde moitié du XXè siècle... sinon la plus belle.

     

    ______________

     

     

                 J.S Bach, Claude Debussy, Pierre Boulez...

    Qui les protégera de l'oubli, de cette perte de mémoire, de cette amnésie savamment organisée et entretenue par des marchands de succédanés et une économie de l'ersatz qui a tout emporté sur son passage ?

    Au sujet de cet oubli, le véritable deuil, finalement, n’a pas pour objet la perte - à l'heure du numérique, plus rien ne se perd, et pour peu qu’il s’agisse d’une œuvre, celle-ci est indestructible : désormais, ce qui a été le sera à jamais !

    Non ! Aujourd'hui, le deuil a bien plutôt pour objet l’absence de transmission et l’ignorance certaine de ceux à qui aucune chance ne sera donnée de découvrir et de connaître tout ce dont il nous a été donné d'être les témoins...

    Car si Internet c'est toute la mémoire du monde, avec le concours de millions d'acteurs du web déterminés à transmettre le passé, même récent, encore faut-il soupçonner l'existence de tout ce qu'une génération a pu faire advenir intellectuellement et artistiquement.

     

                  Le deuil, c’est donc le deuil de la non-transmission avec lequel il nous faut vivre ; le deuil de notre incapacité à pouvoir transmettre et « raconter l’autre » qui n’est plus ; le raconter auprès d’un public absent, indisponible ; des millions d'êtres humains privés de leurs capacités à faire un pas en arrière car, aujourd’hui,  il n’est donné à personne de se retourner : "Pas le temps ! Et puis j'étais pas né !"

    Et ce deuil-là est sans recours ni consolation.

     

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  • Antonin Artaud par Colette Magny : confessions

    .

    .                  Mort au monde... Antonin Artaud nous revient plus vivant que jamais avec ce texte lu par Colette Magny *

     

    Artaud, la voix de l'anti-psychiatrie ?

     

                  "... Je dis ce que j'ai vu et ce que je crois ; et qui dira que je n'ai pas vu ce que j'ai vu, je lui déchire maintenant la tête. Car je suis une irrémissible Brute, et il en sera ainsi jusqu'à ce que le Temps ne soit plus le Temps.

    Ni le Ciel ni l'Enfer, s'ils existent, ne peuvent rien contre cette brutalité qu'ils m'ont imposée, peut-être pour que je les serve… Qui sait ? En tout cas, pour m'en déchirer.

    Ce qui est, je le vois avec certitude. Ce qui n'est pas, je le ferai, si je le dois. Voilà longtemps que j'ai senti le Vide, mais que j'ai refusé de me jeter dans le Vide. J'ai été lâche comme tout ce que je vois. Quand j'ai cru que je refusais ce monde, je sais maintenant que je refusais le Vide. Car je sais que ce monde n'est pas et je sais comment il n'est pas. Ce dont j'ai souffert jusqu'ici, c'est d'avoir refusé le Vide. Le Vide qui était déjà en moi.

    Je sais qu'on a voulu m'éclairer par le Vide et que j'ai refusé de me laisser éclairer. Si l'on a fait de moi un bûcher, c'était pour me guérir d'être au monde. Et le monde m'a tout enlevé. J'ai lutté pour essayer d'exister, pour essayer de consentir aux formes (à toutes les formes) dont la délirante illusion d'être au monde a revêtu la réalité.

    Je ne veux plus être un Illusionné. Mort au monde ; à ce qui fait pour tous les autres le monde, tombé enfin, tombé, monté dans ce vide que je refusais, j'ai un corps qui subit le monde, et dégorge la réalité. J'ai assez de ce mouvement de lune qui me fait appeler ce que je refuse et refuser ce que j'ai appelé.

    Il faut finir. Il faut enfin trancher avec ce monde qu'un Être en moi, cet Être que je ne peux plus appeler, puisque s'il vient je tombe dans le Vide, cet Être a toujours refusé. C'est fait. Je suis vraiment tombé dans le Vide depuis que tout, - de ce qui fait ce monde, - vient d'achever de me désespérer. Car on ne sait que l'on n'est plus au monde que quand on voit qu'il vous a bien quitté.

    Morts, les autres ne sont pas séparés : ils tournent encore autour de leurs cadavres, et je sais comment les morts tournent autour de leurs cadavres depuis exactement trente-trois Siècles que mon Double n'a cessé de tourner.

    Or, n'étant plus je vois ce qui est. Je me suis vraiment identifié avec cet Être, cet Être qui a cessé d'exister. Et cet Être m'a tout révélé. Je le savais, mais je ne pouvais pas le dire, et si je peux commencer à le dire, c'est que j'ai quitté la réalité..."            

      

           Une pensée pour tous ceux qui se savent séparés d'eux-mêmes dans leur relation avec le monde ; monde que l'on ne peut décidément pas refuser d'habiter, volontairement ou bien comme contraint par un envoûtement aujourd'hui encore mystérieux (et la schizophrénie est un tel envoûtement, une telle maladie)... qu'au prix d'un énorme préjudice à soi-même.

             A leur famille aussi.

     

     


    * Une Collette Magny qui a pu, à un moment de sa vie, se sentir, elle aussi, comme... séparée.

     

     

    Spleen - Charles Baudelaire (1821 - 1867)


                          A Pierre.

     

     

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  • Jean Vasca & Co: des mains tendues dans l'axe du soleil

     

     

                              

     Amis soyez toujours... 
                         

     

    Amis soyez toujours ces veilleuses qui tremblent
    Cette fièvre dans l'air comme une onde passant
    Laissez fumer longtemps la cendre des paroles
    Ne verrouillez jamais la vie à double tour

    Je suis là cœur battant dans certains soirs d'été
    A vous imaginer à vous réinventer

    Amis soyez toujours ces voix sur l'autre rive
    Qui prolongent dans moi la fête et la ferveur
    Des fois vous le savez il fait encore si froid
    Le voyage est si long jusqu'aux terres promises

    Je suis là cœur battant dans tous les trains de nuit
    Traversant comme vous tant de gares désertes

    Amis soyez toujours l'ombre d'un bateau ivre
    Ce vieux rêve têtu qui nous tenait debout
    Peut-être vivrons-nous des lambeaux d'avenir
    Et puis nous vieillirons comme le veut l'usage

    Je suis là cœur battant à tous les carrefours
    A vous tendre les mains dans l'axe du soleil

                                             Jean Vasca.

     

     

    ***

     

                   Henri Tachan, Colette Magny, François Béranger (pour les plus diffusés) et tant d'autres, Allain Leprest, Romain Didier - garde prétorienne et force d'appoint derrière un Ferré, un Jean Ferrat, un Claude Nougaro -, auteurs, compositeurs, sans oublier quelques interprètes (Mouloudji, Marc Oger...), jamais la production discographique ne s'est aussi bien portée  dans ces années-là, années 70, même si la diffusion pouvait quelquefois traîner un peu la patte !

    Il y avait alors, semble-t-il, une place et des moyens (orchestre, arrangement, direction artistique) pour tout le monde, même pour les plus engagés, les plus têtus, les plus exigeants... avant le resserrement, le rétrécissement et puis, l'étouffement et la rupture : la table rase des financiers et la fin de la transmission.

                Ce que vous n'avez pas connu ne peut en aucun cas vous manquer ? En sommes-nous si sûrs aujourd'hui ?

     

    Allain Leprest qu'on a pu rater de peu ; il est  décédé en 2011

     

     

                 40 ans plus tard, ceux qui sont encore là parmi nous, à nos côtés sans que nous soupçonnions leur présence au monde, et ceux qui se produisent sur scène, n'ont pas cédé ; ils n'ont ni renoncé ni baissé le niveau de leurs exigences :

     

                             

     Jacques Bertin

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  • Jean-Jacques Rousseau raconté par Henri Guillemin

     

     

              « Le luxe fait vivre 1000 ouvriers dans nos villes mais il en fait mourir cent mille dans nos campagnes. »

              « Il n’y a guère de fortune qui ne repose pas sur le détroussement d’autrui. »

              « Comment admirer une société où le profit est en raison inverse du   travail ? »

              « Tout privilège est à la charge de la Nation qui l’accorde. »

     

                C‘est lui, c’est Jean-Jacques… Jean-Jacques Rousseau !

     

                Julie ou la Nouvelle Héloïse, Émile ou De l'éducation, Du contrat social, cette trilogie sociale complexe - la famille, l’individu et la société -, qui occupe le cœur de l'oeuvre de Rousseau, tentera de concilier l’individu, l’autorité légitime et la liberté.

     

                 Très tôt, Jean-Jacques Rousseau comprendra la nécessité d’agir sur la condition humaine ;  que l’homme ouvre les yeux sur l’iniquité sociale et sa condition d’exploité ; et si aucun homme n’a sur son semblable une autorité naturelle - ni la monarchie ni l’oligarchie - Rousseau posera la question suivante, lourde de conséquences : où trouver et comment fonder la légitimité de quelque autorité que ce soit ?

    Rousseau répondra : « La seule autorité légitime, c’est la volonté générale» et distinguera entre la volonté générale et la volonté de tous : la volonté générale c’est l’accord naturel, instinctif de toutes les volontés vers le bien car Rousseau n’a jamais renoncé à penser qu’au fond de chaque individu il y a une orientation spontanée vers le bien ; en revanche, la volonté de tous, qui n'est que l'accumulation de volontés individuelles divergentes, est contraire à la volonté générale, d’autant plus que si le nombre sanctifie (la majorité), il n’est en aucun cas le garant du bien.

     


                                             


    Henri Guillemin, conteur compassionnel , nous raconte Rousseau - Part 1

     

     

              Son ouvrage  « Les origines des inégalités » lui vaudra d’être persona non gratta en France comme dans la république de Genève ; Rousseau se réfugiera alors en terre prussienne : Neuchâtel ; plus tard à Londres à l’invitation de Hume.

    Il sera le philosophe de la persécution et de l’exil comme aucun autre avant lui et après.

    Rousseau "ennemi de la société, populiste, penseur « du bas », de la plèbe" ? Il leur répondra à tous : « Vous ne savez que parler des devoirs des faibles et des droits des forts !»

          

     

      
                                               

         Part 2

     

                     Pensée politique, pensée religieuse… une légende lie Voltaire à Rousseau ; lien antinomique car, son pire ennemi sera Voltaire ; un Voltaire faussaire et menteur, tout sera bon pour isoler Rousseau, le diaboliser et l’abattre.

                 Dans les faits, l'œuvre de Rousseau déclenchera la haine des Encyclopédistes (à l’exception de Diderot qui prendra ses distances avec les agissements de Voltaire à l'encontre de Rousseau) qui lui reprocheront de vouloir réhabiliter l'idée de "Dieu" ainsi que des nantis (souvenons-nous que Voltaire était un "millionnaire"), des Catholiques et des Protestants que Rousseau défie sur leur propre terrain.


    Les Catholiques l’accuseront de remettre en cause l’institution sociale et le bien-fondé de la domination de quelques uns sur la multitude. Les Protestants suisses ne lui pardonneront pas sa charge contre l’argent ; eux qui, banquiers, ont la fâcheuse habitude de dire « Dieu » quand ils pensent « argent ». Leur chef d’accusation sera le suivant : « Atteinte à notre sainte réformation ».

    Car toute l’œuvre de Rousseau est occupée par le religieux, la destination de l’homme : « Reconnaissant dans l’évangile une autorité divine, je crois à ce Jésus revêtu de cette autorité d’une sagesse plus qu’humaine ». Et puis aussi : « On ne peut être heureux qu’à proportion que l’on se rapproche de soi. Notre vrai moi n’est pas tout entier en nous » ; là, Rousseau rejoint Pascal.

    Il se dit chrétien mais sans le péché originel ; Rousseau y oppose la bonté originelle de l’homme : l’homme a été meilleur, il est devenu moins bon.

    Altération du caractère naturel de l’homme ? L’imperfection de l’homme fait que l’amour du bien se trompe d’objet ? On pensera alors un amour enténébré.

     

               Sous la poussée de Diderot et son influence, Rousseau tentera de se tourner vers l'homme primitif, l’homme de la nature non civilisé, le « bon sauvage »... avant de se dédire et de revenir à la nature de l’homme et à la bonté des origines.

     

    ***

     

               Philosophe de l'amour de et pour son prochain, philosophe de la solitude... Jean-Jacques Rousseau aura sans doute été le philosophe le plus insulté et le plus haï de l’histoire de la philosophie. Et jamais la vérité sur Jean-Jacques Rousseau ne sera dite de son vivant ; rares sont ceux qui lui rendront justice. En revanche, tous l’auront un jour trahi, tous l’auront persécuté jusqu’aux confins de la folie.

     

               Et « s’il n’y a pas de vertu sans combat », né le 28 juin 1712 à Genève Jean-Jacques Rousseau quittera, épuisé, un monde décidément inhabitable - d’aucuns diront « insortable » -, le 2 juillet 1778 à l'âge de 66 ans.

     

    _______________

     


                    

                            En philosophie, un conteur hors-pair que ce Dominique Pagani ignoré de tous les médias ! Un signe d'excellence, sans aucun doute, cette indifférence, cette exclusion !

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  • Nîmes, une ville pour rien !

     

     

                    Ah ! Nîmes ! Ville éternelle ! Nîmes et ses trottoirs sur lesquels tout au long de l'année, été comme hiver, les personnes âgées se fracturent les jambes, et plus particulièrement, celles qui n'ont pas la chance de vivre dans le quartier qu'il faut, le bon, le beau, le seul quartier qui vaille, à savoir : le centre ville aux trottoirs irréprochables "protégé" par un boulevard circulaire ...

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                      ...véritable îlot aux appartements cossus et aux commerces prospères, et par voie de conséquence, quartier bourgeois ; précisément ceux qui renouvellent sans faillir, tel une fatalité tragique, le mandat de l’équipe municipale.

     

                      Aussi, soyons clairs : disons les choses !

     

                     Dans cette ville, seules les femmes sont dignes de respect ! Et pas n'importe lesquelles : femmes et filles issues de la communauté Harki qui battent le pavé à la recherche d'un emploi, besogneuses, à servir en brasserie du matin au soir, ou dans les commerces (quand on les accepte car, il ne faut surtout pas froisser les préjugés des quinquagénaires de la bourgeoisie dans la filière du prêt-à-porter féminin).

                     Les hommes, eux, assis aux terrasses des cafés, renouvellent leur consommation une fois toutes les quatre heures... tout fauchés qu'ils sont !

     

                       (Les créations d'emplois à Nîmes - m'a-t-on murmuré à l'oreille - seraient dignes de celles d'une ville moyenne appartenant à un pays tel que... le Bangladesh)

     

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                         Une consolation tout de même : je n'aurai jamais plus à me rendre à Nîmes. Aussi, en guise d'adieu,qu’il me soit permis d’adresser un vibrant... Olé ! Au passage du taureau, et sous la cape, le coude bien haut, titubant, à cette ville pour rien, à cette ville pour si peu, à cette ville pour personne, entre trois renvois, deux vomis et un rendu sur la chaussée, les jours de feria : beuverie oblige !

     

     

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