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  • Pierre Rabhi : une oasis médiatique dans un désert écologique ?

                   « L’écologie ne peut se satisfaire  des quelques aménagements plus ou moins démagogiques qui ne remettent pas en question un modèle d’existence, à l’évidence incompatible avec les principes fondamentaux de la vie et opposé à l’avènement d’un humanisme universel, seul en mesure de donner un sens et une cohérence à notre histoire » - Pierre Rabhi : extrait de sa préface à la réédition de l’ouvrage de Fairfield Osborn «  La planète au pillage » de 1948.

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               Agriculteur, agroécologiste, Pierre Rabhi est un des pionniers de l'agriculture biologique.

    A l’heure où l’écologie est partout dans tous les discours mais nulle part dans sa pratique ou bien dans une portion tellement  congrue que cela en devient risible, s'il ne fait pas tous les jours "le buzz", néanmoins, Internet a bel et bien boosté la popularité de Pierre Rabhi ; ce qui ne doit pas nous empêcher de… - comment dire ? -... questionner cette popularité toute relative certes mais bien réelle.

     

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                  Mère Teresa de l’écologie (soit dit en passant… dommage que les bidonvilles du Caire soient toujours aussi bondés), si un mort c’est déjà et toujours un mort de trop, sans doute doit-on saluer le fait que l’enseignement de Pierre Rabhi a très certainement permis à une poignée d’individus de sortir de l’enfer des villes et d’un consumérisme productiviste corrupteur des âmes pour, une fois à l’air libre et suffocant, goûter aux bienfaits d’un «changement fondamental, spirituel et individuel dans le  fondement d’une présence au monde consciente et apaisée. »

    Et si cette poignée de rescapés, par les temps qui courent, c’est déjà la mer à boire pour l’écologie, rappelons à toutes fins utiles, qu’il ne suffit pas de cultiver navets, poireaux et carottes dans des conditions de préservation optimale de la biodiversité - culture bio oblige ! -, pour changer le monde, à défaut, la donne, et moins encore la vie de son voisin de palier.

                 A-politique, jamais un mot plus haut que l’autre, serein, zen s’il en est et s’il en fut, Pierre Rabhi n’est jamais aussi à l’aise qu’en dehors de la politique ; et ça tombe plutôt bien : il n’en fait pas. Et ceux qui en font piétinent dans la choucroute depuis qu'il n'a jamais été aussi important d'en faire. 

    Aimé de tous, journalistes, banquiers, animateurs de télé, manifestement, Pierre Rabhi ne dérange personne ; le chant de son colibri non plus (1), et la cadence de ses interventions pour éteindre les incendies d’une civilisation en perdition avec ses feux de forêts incandescents pas davantage, et ce bien qu'il fasse sa part (2) ; faut dire qu’au rythme auquel les secours s’organisent, tout le monde a largement le temps de s’en mettre plein les fouilles et la forêt de brûler de fond en comble, du sol au plafond, papier-peint et moquette.

     


    Pierre Rabhi,
    Nicolas Hulot chez Drucker 

     

                   Qu'à cela ne tienne...

                   Le croirez-vous ! Le petit algérien que son père confiera à un couple d’européens à la suite de la mort de sa mère, sans doute pour qu’il puisse échapper au fait d’être un petit algérien du Maghreb - autant pour ceux qui le sont restés ! -, a fini chez Drucker. Oui, Drucker !

    Belle promotion sur canapé rouge de surcroît car si en France tout finit avec des chansons, il semblerait qu’aujourd’hui toute existence trouve sa récompense le cul posé dans un fauteuil tout un après-midi durant, en prime time, avec pour public des téléspectateurs citadins désoeuvrés des dimanches après-midi, et pour lesquels c’est de toute façon déjà trop tard, bien trop tard car le cancer qui guette les uns et ruine la vie des autres - cancer environnemental et alimentaire (l’air qu’ils auront respiré et la bouffe qu’ils auront mangée des années durant) - ne les lâchera pas de si tôt.

                 Converti au catholicisme à l’âge de 16 ans - d’où son prénom -, Pierre Rabhi, un rien janséniste - l’écologie est un appel ; n’est pas écolo qui veut ! -, semble avoir trouvé des solutions pour quelques adeptes de l’auto-gestion écologique en petit comité ; pour les autres… ce sera « pollution as usual » et business aussi pour le plus grand bonheur des pollueurs non payeurs.

     

                 Aussi, force est de constater que Pierre Raghi c’est bel et bien l’arbre qui cache non pas la forêt mais le désert écologique qui recouvre la France et l’Europe car, jamais l’érosion des sols et leur pollution ne se sont aussi bien portée ! Jamais l’agriculture productiviste et son relais syndical (FNSEA) n’ont été autant dominants ! Et enfin : jamais l’écologie politique, militante, une écologie qui sache établir un rapport de force face à une classe politique sous le contrôle totale d’un productivisme sans conscience ni vision, n’a été aussi absente, vaincue et finalement abandonnée par les Verts eux-mêmes qui refuseront - mais… s’en souvient-on encore ? -, d’occuper le ministère qui leur est pourtant consacré : ils opteront pour le logement avec Cécile Duflot (à quand un Cohn-Bendit à l'éducation ?).

    Et les « Conférence sur le climat » n’annonce rien de bon : une vaste fumisterie de plus, un spectacle pour des gogos qui penseront que l’écologie est arrivée à bon port alors qu’elle n’est même pas encore partie ; une conférence au cours de laquelle un président qui souhaitera sans doute acquérir enfin une stature de chef d’Etat, et qui plus est… de dimension internationale - stature qu’il n’aura jamais, condamné qu’il est, par les choix qui sont les siens, à n’être que le valet de l’hyperpuissance étasunienne et son complice -, ne se privera sûrement pas de tenter de briller sous les feux d’une rampe médiatique qui n’est plus qu’un spectacle creux pour des journaux de 20H qui n’ont plus rien à voir avec une information digne de ce nom.

    Et tout ce beau monde aura sauvé la planète.

     

                Ecologiste pour un peu ésotérique, alibi de tous ceux qui couvrent année après année l’inaction de l’Etat et de la classe politico-médiatique sur les questions environnementales, décidément, Pierre Rabhi c’est bien l’oasis pour quelques happy few plantée au milieu d’un désert écologique !

                Alors, sachez ceci : il n’y en aura pas pour tout le monde ! Aussi, caravane, passe ton chemin, toi et tes crève-écologie, comme dans d’autres lieux les crève-la-faim, passe ton chemin et ne te retourne pas ! C'est inutile.

     

    1 - Colibris c’est aussi un mouvement. Créé en 2007 sous l’impulsion de Pierre Rabhi, Colibris se mobilise pour la construction d’une société écologique et humaine.

    2 - Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

    Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »..... (il l'a fera jusqu'à son échec et épuisement).

     

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                          Un autre regard sur le travail et la contribution de Pierre Rabhi par une gauche qui n'a pas compris que le succès du "système Rabhi" ( formulation péjorative de notre journaliste) repose, concomitamment, sur l'impasse que représente l'organisation de l'existence autour d'un modèle consumériste causes d'épuisement mental ( aux désordres psychologiques sans nombre)  et environnemental ainsi que sur l'échec politique patent de cette gauche dans ses analyses et dans ses luttes ;  en effet, jamais comme aujourd'hui, l'avenir n'a été aussi sombre pour les plus de 40 ans, les 20 ans et ceux qui sont encore à naître.

                           1 partout, ou bien 0...

                            Balle au centre !

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  • Travail et entreprise : neuf études

     

     

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                      Si vous interrogez les travailleurs sociaux, les syndicalistes et les patrons, ils vous diront tous que le travail est essentiel à l'équilibre individuel, car le travail permet d'envisager une autre réalité que soi-même.

                  Car, travailler c'est sortir  prendre l'air, c'est faire un tour, et ce faisant, c'est rencontrer l'autre : son patron dans les couloirs, ou bien les collègues à la machine à café pendant les pauses si généreusement accordées par la direction des ressources humaines.

                  Et si d'aventure vous en doutez, votre entourage professionnel n'hésitera pas à vous rappeler qu'il existe bien une autre réalité que soi-même, un autre vécu, tout un monde de contraintes salutaires qui vous laisseront espérer des jours meilleurs, bien meilleurs même !    

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                                     Cliquez Travail et entreprise - 9 études.pdf

     

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    Inculture(s) 9 - Le Management - Une conférence... par non-merci

     

    Exploiter mieux pour gagner plus...

    Une autre histoire du management

       Conférence gesticulée par Annaïg MESNIL

    et Alexia MORVAN de la Scop Le Pavé

     

    Conférence gesticulée - version intégrale ICI

     

     

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  • L'Union des patrons juifs de France mobilisée contre la liberté d'informer sur la politique coloniale d'Israël

     

    L'Union des patrons et des professionnels juifs de France mobilisée contre la liberté d'informer sur la politique coloniale d'Israël

                      Claude Barouch, président de l'UPJF à la tête d'un  micro-rassemblement sur le parvis de France Télévision, contre le reportage de la journaliste Elise Lucet "Gaza, une jeunesse estropiée" qui sera diffusé le jeudi 11 octobre.

                                "Il ne faut plus rien laisser passer" proclame le président de l'UPJF telle une menace, après le CRIF et l'UEJF et leurs soutiens dans les médias : BHL, Moix, Zemmour, Goldnadel, E. Lévy, Berkoff, Angot, Valls, Val, Finkielkraut, Fourest... entre autres ; comprenez : "Il ne faut plus rien laisser sortir du traitement colonial - et de ses horreurs -, des populations palestiniennes de Gaza et de Cisjordanie par Israël."

     

                               C'est un véritable plaidoyer contre la liberté d'informer que Claude Barouch adresse aux médias avec, en sous-texte, une  menace  directe sur la carrière de tous ceux qui seraient tentés de faire leur métier en tant que journaliste, mais pas seulement : épée de Damoclès au-dessus de la tête de tous ceux qui n'acceptent pas ou plus cette véritable armée de réserve de soutien à Israël, soutien total et inconditionnel, majoritairement située à l'extrême droite (en tête de liste les suprémacistes blancs que sont Zemmour, E. Lévy, Finkielkraut, Goldnadel), au service d’une idéologie  irréductiblement racialiste  (tous militent pour une société composée exclusivement d’une population de souche européenne) et sioniste (tous aspirent à une société à l'israélienne : colonialisme et apartheid) ; une idéologie d'essence anti-humaniste et amorale qui occupe tous les lieux de pouvoir : pouvoirs médiatique, politique et économique. 

                               Aussi, nous aussi, ne laissons rien passer à propos des agissements de ces hommes et de ces femmes contre la liberté et la dignité des métiers de l'information.

     

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  • Penser le monde aujourd'hui avec Michel Collon

     

                              

     

               Journaliste et essayiste belge, Michel Collon est le fondateur du collectif indépendant : Investig'Action. Pour décoder l’info, ce collectif propose chaque semaine des articles et des vidéos conférences venus du monde entier.

     

                Dans une domination mondiale par la corruption, le chantage et les bombes, Michel Colon est considéré par ceux qui se sont manifestement rangés du côté de ceux qui cognent, et qui plus est...  sur les plus faibles sans aucun souci de justice, comme un des chefs de file des complotistes.

     

    Mais... souvenez-vous, dans les années 60 et 70 ne parlait-on pas simplement de journalistes d'investigations ? Des journalistes politiquement engagés certes ! Plutôt à gauche, voire à l'extrême gauche, c’est vrai ! Des "vendus à Moscou et à Cuba" : là encore, souvenez-vous ! Mais journalistes quand même. Alors qu'aujourd'hui, on évoque à leur sujet à tous, l'hôpital psychiatrique pour soigner des cas de paranoïa gravissime...

     

                  A l’heure où, comme un fait exprès…

     

                 Trillés sur le volet, les professionnels de l’information sont de moins en moins à même de pouvoir nous éclairer a propos de "qui fait quoi, à qui, où, comment, pour-quoi et pour le compte de qui ?" pour la simple raison que ceux qui les rémunèrent, ceux qui font et défont leurs carrières et qui sont tout aussi soigneusement sélectionnés, sont à leur tour récompensés par une oligarchie dont les projets de société et de gouvernance – local ou mondiale -,  sont de moins en moins à même de pouvoir s’afficher pour ce qu’ils sont puisque… sans aucun doute, les masses s’y opposeraient si elles devaient en connaître, bien avant que le mal ne soit fait, les tenants et les aboutissants...

     

                 Et là encore… comme un fait exprès…

     

                   - Pensez un instant à ces 30 dernières années : l'Europe, la monnaie unique,  libéralisation des capitaux, mondialisation...

     

    La régression sociale et démocratique ne s'est jamais aussi bien portée ! Régression des conditions de travail et des protections des salariés, mise en concurrence de toutes les forces de travail entre elles, chômage, augmentation de la pauvreté et de la misère, augmentation des cartels et des multinationales-empires, de la corruption, des mafias, de la part du commerce illicite dans l’économie mondiale, des guerres…

     

              Et pour nous donner des nouvelles du monde... des médias passifs, des médias-relais, simples pourvoyeurs de sons et d'images qui n'expliquent rien : une couverture médiatico-journalistique sans nom et sans visage ; une information tête en l'air qui n'est qu'un perpétuel mensonge par omission ; ou bien, une information démagogique et cynique de boutiquiers : "Pourquoi donner aux téléspectateurs ce qu'ils ne nous demandent pas !".

     

                D'où la contre-offensive (avec plus ou moins de bonheur) sur Internet - un Internet ouvert à   tous -, de ceux qui n'ont pas renoncé à une information à la fois honnête et exhaustive. 

     

    Aussi, qu'ils soient tous salués et encouragés car, il faudra bien commencer tôt ou tard par réaliser que d'eux seuls dépend la survie de nos ambitions et de nos espoirs démocratiques toujours à entretenir, comme on entretien un feu... pour nous protéger de l'arbitraire glacial de la domination et de l'esclavage qui, lui, ne renonce jamais !

     

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  • Lettre ouverte à Macron : Michel Onfray et l'irrespect présidentiel

    onfray lettre ouverte à macron un doigt dans le cul

     

    Cris d'orfraie, scandale... "Cachez ce doigt que je ne saurais voir !... "

    Dans sa seconde  lettre ouverte  adressée à Macron (sur le doigté et son fondement), Michel Onfray revient sur le cliché pris à Saint-Martin, où le président se tient avec deux jeunes hommes torses nus, l’un deux adressant un doigt d’honneur à l’objectif en ces termes :  "Je me permets en effet cette familiarité, mon cher Manu, car des photos t’ont récemment montré partout sur la toile aux Antilles enlaçant un beau black, bodybuildé en prison et luisant de sueur tropicale, ce qui semblait te ravir jusqu'au plus profond – si tu me permets l’expression…"

     

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                    A propos de cette lettre ouverte, irrespectueuse sur le fond comme sur  la forme, le travail de tout journaliste devrait consister à questionner le plus sérieusement du monde le pourquoi de la désacralisation de la fonction présidentielle alors que depuis 20 ans, le locataire de l'Elysée n'est plus qu'à la tête non pas de l'Etat mais d'un ministère de la parole, impuissant, heureux de l'être, simple figurant (aujourd'hui sous influence allemande qui plus est !) dans le cadre d'une construction européenne qui n'est que le projet d'une oligarchie mondialiste servie par des larbins carriéristes sans frontières (les membres de la Commission) qui se croient flamme alors qu'ils ne sont que suif.

    On pensera aussi à la responsabilité d'un Sarkozy, le président-voyou aux agissements, à la démarche et au langage du même nom.

     

    ***

     

                Aussi, mesdames messieurs les journalistes, c'est quand vous voulez !

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  • Le scandale de l'association Zemmour-Aznavour par Atlantico.fr

    eric zemmour et charles aznavour

     

                  Contre cette association et cette promiscuité textuelle d'ordre patronymique aussi scandaleuses qu'idiotes "Aznavour-Zemmour", rappelons quelques faits : 

     

     

     - Zemmour, c'est aussi, et c'est surtout la continuation de la guerre d'Algérie par d'autres moyens.

    - La vraie patrie de Zemmour c'est Israël ; ses alliés dans les médias sont tous apparentés "sionistes nationalistes" d'extrême droite : E. Lévy, Goldnadel,  les associations CRIF et UEJF en tête ; de plus, aucun Français ne mépriserait à ce point le combat légitime des Palestiniens : aucun français ne ferait preuve d'une telle absence de compassion à leur égard comme c'est le cas avec Zemmour, alors que le Christianisme et les valeurs européennes que l'essayiste prétend défendre ont apporté au monde la compassion et le pardon dont Zemmour est bien incapable, en particulier comme en général.

    - Zemmour nous dissimule le fait qu’il a toujours fait le choix d'une alimentation cacher, que son épouse est juive et que ses enfants ont été élevés dans le Judaïsme.

                       Assimilé Zemmour ?  Manifestement, c’est dans la tête qu’il la porte sa Kippa comme d’autres leur crucifix.

    A ce sujet, ne manquons pas de faire la remarque suivante : avec le voile musulman, au moins savons-nous à qui (et éventuellement « à quoi » dans le cadre d’un voile militant) nous avons affaire.

     

                   A y regarder de près, il n'y a pas plus anti-français, plus anti-européen (de culture, et sans doute aussi de moeurs) que Zemmour qui est maghrébin (et proche du Moyen-Orient - rapport à Israël) : région intolérante qui ne connaît pas l'altérité et moins encore le pardon et la compassion ; quant au statut de la femme…

    Dans les faits, la seule et unique cause de Zemmour, ce qui le motive, le structure, c'est la haine de, et la lutte contre…  le Musulman, l'Arabe ( par extension le Palestinien) et l’Africain de France, d'Europe et de partout ailleurs qui refusent de baisser la tête, de cacher sa pratique religieuse et de se taire ;  sans oublier la détestation de la femme qui "la ramène" ; celle  qui refuse de se résigner à un statut d’infériorité endémique au foyer et en entreprise.

    Comme l’on peut voir, Zemmour n’est que  lapsus et actes-manqués  : il n’a de cesse de se dénoncer lui-même en reprochant aux populations africaines, arabes et musulmanes ce qu’il s’autorise : communautarisme et misogynie impénitentes.

    Dans le meilleur des cas Zemmour n’est qu’un tartufe de plus ("Faites ce que je dis, pas ce que je fais !") et dans le pire : un sociopathe médiatique car force est de constater que son soi-disant "amour de la France" n'est que le masque derrière lequel prospère une misogynie et un racisme profonds, incurables,  irrémédiablement liés à ses origines et à son histoire familiale.

                       On remarquera aussi ceci à son sujet : jamais Zemmour ne traite le véritable péril français ; ce mondialisme sans justice ni honneur, une construction européenne destructive des identités nationales et une oligarchie financière qui a élu domicile à Wallstreet et à la City. Car enfin, il est bon de rappeler qu’à aucun moment les Musulmans ne sont responsables du déclin de la France, de sa réputation effroyable à l'international (une France caniche des Allemands, des USA, d'Israël et de l'Arabie Saoudite) ni du recul de nos acquis sociaux et de l'augmentation de la pauvreté ici et en Europe.

     

                                                                   ***

                     On censure la vérité, jamais le mensonge !

    Or, si Eric Zemmour peut tenir des propos racistes et misogynes en toute impunité depuis des années, c'est parce qu'il ment sur ce qu'il est, à propos de qui il est ainsi que sur la vraie nature de nos problèmes. En cela, Zemmour est un véritable écran de fumée médiatique.

    Et s'il peut arriver que Zemmour ait raison, ce sera là où n’importe qui aura le dessus avec une facilité confondante, à savoir : la dénonciation des manigances et autres instrumentalisations du PS de ces trente dernières années ( avec la complicité de  ses Présidents successifs tels que Mitterrand)  et contre un Eric Naulleau intellectuellement indigent.

     

    Il faut bien dire que... à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. 

     

    1 - Les années passent ; force est de constater ce qui suit : en France, on peut tout se permettre contre les Africains, les Arabes et les Musulmans - les insulter des années durant chez Ruquier, par exemple - à une condition, une seule : être juif ou proche des individus suivants : Finkielkraut, E. Lévy, Zemmour, Goldanel, Val, Valls,- et s'interdire toute critique de l'Etat d'Israël dans un soutien inconditionnel au CRIF et à l'UEJF - deux officines israéliennes.

    Eric Zemmour depuis 15 ans en est la preuve irréfutable.

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  • L'enfance : de celle dont on se souvient comme s'il s'agissait d'hier

     

     

     

     

                Nous naissons temple et sanctuaire... quasi... intouchable, à la naissance. Et puis, la vie nous passe dessus... et la mort, elle ! se contente de finir le travail : nous faire taire !!!

     

     

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                 On a un jour. On a deux mois. C’est la vie éternelle. On dort et on ne rêve pas. On n'est de nulle part sinon de là où viendra le prochain réveil et le prochain regard : celui d’une mère, d’un père, d’une femme, d’un homme ; deux êtres immenses qui dépassent de loin notre vue

     

    On a six mois. On a tous les droits et personne ne viendra nous les contester puisqu’ils nous sont gracieusement accordés. Tout est permis. Tout est pensé à notre place et pour notre plus grand confort et notre plus grand bonheur.

     

    On a un an. Aucune ombre sur notre existence qui n’en est pas encore une. Aucun risque majeur, aucun danger non plus. Ils sont là : deux grandes figures qui sourient tout le temps. Deux sentinelles. Et puis des voix aussi : leurs voix ! Tantôt proches, tantôt lointaines ou bien, assourdissantes. Parfois ils viennent, ils accourent, ils nous apaisent, nous confortent alors qu’on n’a rien demandé. Parfois ils se font moins proches. Ils s’absentent sans qu’on les ait encouragés à le faire. On ne les voit pas, c’est qu’ils ne sont pas là. Ils disparaissent pour mieux réapparaître, plus présents encore.

     

    A deux ans, à quatre ans, on va, on vient de l'un à l'autre ou bien, ce sont eux qui vont et viennent de nous à nous. Parfois, on s’endort sur de drôles de genoux. Une main géante caresse sur notre petite tête toute ronde. Elle est pesante cette main même si, à la longue, on s'y fait : on n’y prête plus la moindre attention.

     

    Rien à rendre de tout ce qu'on reçoit. On brille, on s'impose sans avoir à livrer bataille. La vie éternelle, vraiment ! L'infiniment petit, l'infiniment grand, l'infiniment indéfini, emmaillotés d'inconséquences et d'impunité, livrés gratuitement au monde, merveilleusement insolvables et au dessus de tout soupçon.

     

    Et puis, le temps passe. C'est l'enfance.

     

     

                 Indéracinable, cette enfance qui ne vieillit jamais en nous. Elle est la dernière raison de se dire que tout n’a pas été vain ; elle n’est pas simplement utile, elle est le mensonge par omission et par excellence cette enfance qui nous tiendra longtemps en haleine face à demain, lieu de toutes les incertitudes : "L’avenir viendra-t-il confirmer la promesse ou bien, nous fera-t-il tomber ?"

     

    Enfant, on croit en Dieu. Quand on joue, on meurt aussi vite que l'on ressuscite et aucun témoin n'est là pour s'en étonner. Barbouillés de sons, d'images et de rires, nos cris recouvrent tous les bruits du monde. Il suffit de passer près d'une cours d'école à l'heure de la récréation pour s'en convaincre. Il est unique ce cri qui n'autorise aucune méprise : la joie existe bien. Et cette joie, on l'a portée même si jamais plus, une fois adultes, nous ne serons capables d'un tel brouhaha, d'une telle débauche d'énergie et d'imagination dans nos jeux.

     

    Plus l’avenir est incertain plus elle rayonne et gagne en intensité cette enfance qui nous éclaire d’un sourire lumineux, d'un rire imprévisible ou bien, qui nous plonge dans l'abîme.

     

    Enfance marquée au fer rouge, d’une parole odieuse, fruit d’une colère immense et qui prendra pour cible un innocent, faute de courage et de discernement. L’enfance ruinée d’un geste interdit et obscène sous l’emprise d’une folie soudaine qui ne s’expliquera pas ; pulsion ou bien, récolte de toute une vie avec loin derrière soi, jusqu’à en perdre la trace, l'ombre des fantômes qui nous reviennent en boomerang d‘un passé dont on ne peut décidément pas échapper.

     

    Dans tous les cas de figures, une vie minuscule que celle d’un enfant comparée au poids écrasant d’une vie d’adulte chargée d'une histoire accablante, telle un dépôt âpre et épais qui n'en finit pas de s'étendre au fil des ans, tout au fond de nous : ressentiment et douleur. Une ombre ce dépôt, une ombre de nuit comme de jour ce limon : ombre de notre propre ombre que cette part d'ombre privée de lumière.

     

     

     

     

    ***

     

     

     

               L'enfance ! Elle est là jusqu'à la fin des temps cette blessure d'où nous venons tous. Maladie incurable, de rechute en rechute, on n'en guérit jamais de cette enfance qui nous habite, nous hante, nous domine, nous dirige à notre insu ou bien, en toute conscience ; et l'âge adulte n'en viendra pas à bout. Quant à la vieillesse, elle est tout aussi incapable de la conjurer.

     

    L’enfance, on y revient parfois comme on revient chez soi et… pour ce qu’il en reste de l’idée qu’on s’en fait, on y revient toujours, à tort ou à raison car, c’est le seul lieu qui nous donne envie d'y revenir, allègre ou bien, à jamais meurtris. On y revient comme un assassin sur le lieu de son crime. Mais quel meurtre y avons-nous commis ? Son propre meurtre ? On aurait donc tué cette enfance en nous sur laquelle on se penche maintenant comme un meurtrier sur la tombe de sa victime ? Un meurtre particulier que ce meurtre ; un meurtre qui ne défrayera aucune chronique ; un meurtre sans histoire puisque son histoire est semblable à toutes les autres.

     

    L’enfant invente. L’adulte, lui, s’applique et ment dans l’espoir de conjurer l’amertume et la grisaille dans lesquelles sa négligence et les contraintes de l'existence l'ont plongé : à la disparition de soi. Et dans le miroir un regard : celui de l’évitement et de l’errance, incapable ce regard de se poser bien en face de sa propre image.

     

    L’enfance, c’est un duvet de lumière ou bien, un fil à plomb tout à la verticale comme dans un gouffre. Mais l’enfance reste l’enfance dans la brûlure de l’âge adulte comme dans la fraîcheur de son souvenir - même mensonger -, car on retrouve dans le travail de cette mémoire à l'œuvre, vingt ans après, la force de l’imagination propre à l’enfance.

     

    Finalement on n’a qu’un chez soi : son enfance. Ensuite, c’est un autre lieu qu’on habitera et ce lieu sera rarement celui qu’on aurait choisi si d’aventure on avait eu cette chance.

     

    Enfant, on subit. Mais c’est dans l’ordre des choses : on subit un lieu dans lequel notre enfance se déploie. Adultes, rien ne nous prépare à ce lieu imposé. C’est sans doute la raison pour laquelle on est si peu fiers d’y demeurer contraints car, une fois qu’on en est partis, combien sommes-nous à y retourner dans ce lieu qui nous a - non pas vus naître - mais qui nous a accompagnés jusqu’au douzième étage d’un bâtiment fermé à double tour, tout comme la vie verrouillée qu’on y aura acheminée matin et soir dans des villes fatiguées, aux quartiers épuisés.

     

    De là à ne plus lui accorder le moindre soin à ce lieu étranger à tout ce qu'on aurait pu souhaiter pour soi et pour ceux qui nous sont proches...

     

     

                    Maintenant sourd et aveugle, on n'aura plus qu'un désir : qu'on nous fiche la paix.

     

     

     

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    Extrait du titre  : "La consolation

    A propos de l'ouvrage... cliquez La consolation

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  • Gabriel et la littérature pornographique

     

                     Gabriel qui n'en était pas à sa première découverte, finit par découvrir, sur le tard et longtemps après tout le monde, que le cul mène le monde à la baguette, les consommateurs à la ruine et les producteurs déjà pleins aux as, à la cotation en bourse entre deux trafics et une légion d'honneur pour service rendu au PIB d'une nation maintenant reconnaissante... libre et asservie, les fesses à l'air.

    De plus, le marché du cul, des cons et des pauvres bougres qui le soutiennent et l’engraissent comme on gave des oies déjà bien prospères, est un marché immense, pensait à juste titre Gabriel : pour une mise en érection au départ modeste, sans parler d'un taux de pénétration record avec ou sans vaseline, on peut attendre un retour sur investissement frisant les... les... mais... le chiffre est trop important, je me perds dans les zéros…

    Nul doute, Gabriel aurait pu amasser une montagne d’argent bien plus élevée que les monts Vénus et Ventoux réunis car, la mondialisation aidant tous ceux qui ont besoin d’être aidés, ce marché de dupes ne peut que croître et croître... et croître encore comme une bulle de savon en bandes dessinées organisées autour d’un jeu burlesque de farces et attrapes à mourir de rire si tant est que l’on puisse se permettre de mourir d’un tel rire sans perdre ses nerfs et sans endommager irrémédiablement les grandes artères coronairement bouchées de notre planète.

    .

    Son modèle - parce qu’il en faut toujours un -, son modèle... du... et... dans le genre précédemment cité, celui de la pornographie, son maître à tout faire, à tout rompre, à tout foutre, à tout bien peser et à penser... en un mot : le Maître de Gabriel ! eh bien, ce maître portait le nom de Zola, de son prénom : "Émile je t’enfile !" (blague que Gabriel affectionnait plus particulièrement, aussi je ne peux pas ne pas la partager avec vous).

    Oui ! Emile Zola ! Le pornographe de la classe ouvrière exploitée...

    Zut ! Un pléonasme !

    Je recommence : Zola, le pornographe ouvriérisant de la classe ouvrière bafouée et humiliée...

    Encore un pléonasme... Non, deux !

    Je reprends : Zola... l’ouvriériste du XIè siècle... de la condition ouvrière du XVIIè siècle... exploitée par une classe supérieurement obscène et pornographe mais... dirigeante... du XXIè siècle (c’est pas parfait mais c’est mieux).

     

    ***

     

     

                   Gabriel prit sa plume et un livre vit le jour : "Baise-moi ! Baise-moi ! Baise-moi vite !" Trois fois "Baise-moi ! " juste pour être sûr et puis, l’emphase n’était pas la dernière qualité littéraire de Gabriel ; son livre en avait bien d’autres.

    Gabriel prit soin d’utiliser tous les ingrédients nécessaires à la rédaction et à la fabrication d’un ouvrage pornographique. On y trouvait dans son livre : du sexe et de l’audace, en veux-tu ? Eh bien, en voilà !

    Des scènes folles... mais folles ! mettaient en scène des hommes et des femmes criblés de sexes parce que... fous de sexe... mais fous, comme il n’est plus permis aujourd’hui de l’être et même et surtout, lorsque l’on souhaite quitter très jeune et très tôt ses semblables tout aussi jeunes ou beaucoup moins jeunes, dans la précipitation d’un diagnostic qui ne vous laisse rien espérer de bon, sinon la quasi-certitude qu’il n’y a plus d’espoir.

    Du sexe, encore du sexe, du bon, du meilleur, dans ce récit qui ne semblait n’avoir qu’un seul but, qu’une seule vocation, louables au demeurant : recueillir tous les sexes de la planète jusqu’à ne plus savoir où, comment, à qui les redistribuer et à quel sexe se vouer, et puis, qui prendre pour sexe comme on prend une trajectoire et sa tangente pour cible.

    Le livre de Gabriel ? Un océan de sexes !

    Imaginez un instant tous ces sexes éperdus dans une quête pour le moins sexuelle, égarés dans un univers où seul le sexe contrôle et dirige les forces sexuellement transmissibles de cet univers obsédé par le sexe. Un univers tout feu tout sexe. Unique cet univers ! Du sexe à en perdre son sexe et plus particulièrement, au cours d’une scène d’ablation à caractère fortement sexuel qui a soulevé, dans les milieux littéraires, l‘indignation quasi générale.

    Du sexe, encore du sexe à en perdre la raison ; raison qui vous permet d’ordinaire d’identifier le sexe auquel vous appartenez et le sexe qui... vous… appartient. Mais, encore faut-il être capable de le retrouver ce sexe négligemment perdu parmi tous ces sexes ivres de sexe comme un chien court en rond après sa queue jusqu'à l'épuisement.

    Mais... comment peut-on décemment réunir au sein d’un même ouvrage autant de sexes ? Mais où diable Gabriel est-il allé chercher tous ces sexes ?

     

    ***

     

                     Les éditeurs jugèrent le titre "Baise-moi ! Baise-moi ! Baise-moi vite !" maladroit et d'une provocation attentatoire à tout ce qui ne saurait l’être et ce, sous aucun prétexte. Quant au livre, tout le monde d’un commun accord et dans une belle unanimité s’accordait et... d’une seule voix, pour penser qu’il était mauvais mais... vraiment mauvais.

    Étrange ce verdict tout de même ! Trop de sexe dans le livre de Gabriel ? Trop de sexe tuerait donc le sexe ? Les sexologues ont sans aucun doute une opinion sur cette question épineuse et éminemment sexuelle !

    Mais alors, que manquait-il à l'ouvrage de Gabriel ?

    A n’en point douter, il manquait un Je ne sais quoi de Dieu sait quoi dont on n’identifiera jamais le manque ni sa nature car personne n’a souhaité faire des recherches approfondies à ce sujet. Et pourtant ! Un critique averti aurait pu constater - si ce critique s’était penché sur l’ouvrage de Gabriel -, qu’il n’y avait dans l'ouvrage de Gabriel ni homme ni femme, ni début ni fin mais un seul et unique sexe, avant, pendant et après, longtemps après, une fois le sexe... pardon ! Une fois le livre refermé.

    Choqués et dégoûtés, les éditeurs ont poliment prié Gabriel de les oublier. Mais la rage au ventre, Gabriel s’est obstiné. Même au prix de l'échec car, Gabriel n’a pas voulu en démordre. Les éditeurs se sont franchement fâchés et plus particulièrement "Les Éditions de la Main Libre" dirigées par des féministes pourtant modérées, très propres sur elles, bon chic bon genre et responsables devant l’histoire féministe de tout ce dont il est important d’être responsable face à l’histoire qui ne vous permet plus de dormir debout... même mal accompagnée.

    Mais alors... sexiste l’ouvrage de Gabriel ? Difficile de se prononcer mais... sexuel, très certainement, le livre de Gabriel !

    .

    Gabriel connaissait mal le fonctionnement du milieu de l’édition ; les us et coutumes et les "Je te cite, tu me cites, on se cite" exécutés dans la connivence. Un monde où chacun est l’employeur et le serviteur de l’autre. Un clan qui fonctionne dans la complicité de quelques courtisans qui écrasent tout sur leur passage. Un vrai rouleau compresseur, ce clan ! Et puis, il manquait à Gabriel un micro. Il n’était pas une sommité médiatique. Un parfait inconnu dans le milieu de l’édition, Gabriel ! Pas de recrutement par cooptation car, c’est la position qu’on occupe dans ce milieu qui permet d’imposer sa camelote et celle de ses copains. Cette position déterminera aussi vos chances d’invitation car on parlera de vous si vous n’oubliez pas de parler de ceux qui parleront de vous.

    Le système étant verrouillé, personne ne célébrerait l‘oeuvre de Gabriel. Son ouvrage ne bénéficierait pas d’un conditionnement médiatique propice à tous les succès. Pas d’entourloupe pour provoquer un flot de critiques élogieuses et révérencieuses. Pas d’article complaisant et intéressé. D’ailleurs, comment Gabriel aurait-il pu renvoyer l’ascenseur puisqu’il ne disposait d’aucune courroie de transmission pour le faire ? Gabriel n’avait personne à flatter, à servir, à complimenter et personne non plus pour chanter les louanges d’un nouvel auteur dans l‘impossibilité de chanter les louanges de ceux qui auraient chanté les siennes. L’œuvre de Gabriel agoniserait donc dans l’indifférence et des médias et des lecteurs potentiels.

    Le livre de Gabriel ? Un non-événement.

    Gabriel pensait sincèrement que la réussite était à portée de la main et qu’il suffisait de se baisser pour rafler la mise comme tant d'autres ont su le faire, souvent... médiocres, sinon pires encore... ou bien, tout juste dans la moyenne.

    Alors, pourquoi pas lui ?

    .

    "Pardon ! Vous dites ? Pourquoi pas Gabriel ? Mais... attendez ! Pourquoi lui ? Personne ne l'avait invité à notre banquet. Personne ! Et sûrement pas nous. Alors, de quoi s'est-il mêlé ? Je vais vous le dire : votre Gabriel s'est mêlé de ce qui... à aucun moment, ne le concernait, à savoir : de notre réussite et de celle de ceux qu'on a fait et qu'on fera réussir demain, selon notre bon vouloir."

     

    ***

     

                       Vraiment ! Il y a une erreur à ne jamais commettre : c'est de penser que l'on est bon sous prétexte que l'on se sait bien meilleur que ceux qui réussissent. Car, pour certains d'entre eux, ce qu'il leur faut être, ce n'est pas... bons, mais... très, très, très, très, très, très..............

    Pouf ! Dans une autre vie, alors ? Parce que là, ils n'auront jamais le temps !

     

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    Extrait du titre "Des apôtres, des anges et des démons"

     

    Pour prolonger : cliquez "Des apôtres, des anges et des démons"

     

     

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  • Quand l'Etat de droit s'arrête à l'humoriste-activiste Dieudonné

     


                           



    Nous sommes le 3 octobre 2018 au soir, à Châtillon, en toute illégalité, l'humoriste-activiste sera interdit de spectacle dans sa propre salle dont il est le locataire depuis son expulsion de Paris... 
    Le lieu a été mis sous scellés par décision du maire et des policiers interdisent l'accès au public venu assister au spectacle de Dieudonné. 

    "The show must go on !" Dieudonné pour lequel l'impossible n'existe pas... jouera son spectacle à la belle étoile, debout face à un public qui a trouvé refuge sur le trottoir face au théâtre aux portes closes ; les forces de l'ordre se positionneront alors entre les spectateurs et l'artiste : une première, sans aucun doute !

    Rappelons ceci : personne ne cautionne cet acharnement contre Dieudonné depuis 15 ans excepté les médias et la classe politique, du maire au député en passant par les ministres ; mais alors, à quoi, à qui ces médias et ces politiques croient devoir se soumettre puisque l'électorat ne leur demande rien ? 

    La question est posée. Le rôle de tout journaliste couvrant l'actualité autour de Dieudonné serait d'être capable d'y répondre.
     

                         
     
                                                                ____________
     

     

                  Rien n’est plus politique que Dieudonné le métis qui porte en lui l’assurance du maître et la révolte de l’opprimé - un métissage qui est une force ! Tous ne s'y sont pas trompés, c'est sûr ! 

    Tout est éminemment politique sur le phénomène Dieudonné. Et c’est là que toutes les forces coalisées se rejoignent et œuvrent et tirent dans le même sens, tous tenus d’obtempérer - Dieudonné ne s'exprimera pas, il ne doit pas être entendu ! - jusqu'au ridicule et la honte, l'épuisement pour d'autres.

    Un Dieudonné Spartacus du rire, là où l'humoriste, ainsi nommé, cesse d'être un esclave et ce faisant, libère tous les autres humoristes de la malédiction d'un humour tiroir-caisse, un humour de flagorneur, et pour voie de conséquence, un humour affligeant comme tout ce qui rabaisse l'homme à ce qu'il croit savoir de lui-même, qui n'est le plus souvent que ce qu'on a daigné lui enseigner ou bien ce qu'on a souhaité lui faire espérer de lui-même et des autres.

     

    Quà cela ne tienne : Dieudonné demeure le plus grand satiriste-activiste français depuis DADA, les Surréalistes, Alphonse Allais, Jarry... et plus tôt, bien plus tôt : Molière.

     

    Pour prolonger, cliquez : Dieudonné, le phénomène 

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  • Penser la liberté d'expression aujourd'hui avec Jean Bricmont

      

                “Ce qu’il faut sauvegarder avant tout, ce qui est le bien inestimable conquis par l’homme à travers tous les préjugés, toutes les souffrances et tous les combats, c’est cette idée qu’il n’y a pas de vérité sacrée, c’est-à-dire interdite à la pleine investigation de l’homme ; c’est cette idée que ce qu’il y a de plus grand dans le monde, c’est la liberté souveraine de l’esprit; c’est cette idée qu’aucune puissance ou intérieure ou extérieure, aucun pouvoir et aucun dogme ne doit limiter le perpétuel effort et la perpétuelle recherche de la raison humaine ; Cette idée que l’humanité dans l’univers est une grande commission d’enquête dont aucune intervention gouvernementale, aucune intrigue céleste ou terrestre ne doit jamais restreindre ou fausser les opérations ; cette idée que toute vérité qui ne vient pas de nous est un mensonge.” - Jean Jaurès

     

    ___________________

     

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                                     Jean Bricmont ou la réhabilitation du réel... 

     

                  La démocratie ce n'est pas un débat à la télé ou à la radio, sûrement pas non plus une presse entre les mains de la Banque, du lobby de l’armement et de l’industrie du luxe, et pas davantage les élections depuis qu'il n'y a plus d'offre politique, les gouvernements étant prisonniers d'un carcan économique et financier qui ne permet plus aucune rupture ni bifurcation.

    La démocratie, c'est la libre circulation des idées - dissidentes et/ou minoritaires de surcroît -, ainsi que le droit à l'opinion et à une information honnête et indépendante pour le plus grand nombre ; et la défense de ce droit dans une critique essentielle et frontale à propos de… qui fait quoi, à qui, où, comment, pour(-)quoi et pour le compte de qui.

     La démocratie c'est aussi un mode de résistance contre la tyrannie exercée contre le droit à une critique sans concession des mécanismes de domination et la diffusion d’une telle critique sans laquelle toute vie sociale crève lentement sous la chape de plomb d’un politiquement correct qui cache mal une débauche et une orgie de prise de pouvoir et d’intérêts sans nombre et sans précédents. Et nous ne sommes qu’au tout début de ce disfonctionnement citoyen et démocratique.

     
               La liberté d’expression est une et indivisible ; elle est bel et bien la première des libertés, et parfois aussi, la dernière : celle des déshérités.

    Nul doute... le véritable enjeu aujourd’hui, en France, c’est la défense de cette liberté ou bien plutôt, sa reconquête, et le soutien qu'il faut apporter à tous ceux qui la font vivre car, une liberté d’expression qui privilégie une opinion qui est celle de tout le monde n’est pas une liberté mais une dictature molle qui porte le nom de consensus... jusqu'au jour où cette dictature lève le masque : s'ensuivent alors... racket, procès en dommages-intérêts, calomnies, bannissement médiatique et intimidation physique.

     

    ***

     

     

                       Jean Bricmont nous rappelle avec raison que c'est bien l'instrumentalisation à des fins politiques (diviser pour mieux continuer de régner et de trahir tous ses engagements) de l'antifascisme, de l'antiracisme et de l'antisémitisme (et du génocide nazi par la même occasion : d'une pierre deux coups) qui est responsable du climat délétère qui empoisonne la société françaiseDieudonné, en 2003, fut une des toutes premières victimes.

    A noter que cette instrumentalisation trouve sa source chez le PS et que l’on peut facilement la dater : 1983 ; année au cours de laquelle ce parti fera volte-face et renoncera à peser sur le cours de l’Histoire avant de jeter en pâture son électorat à un libéralisme économique funeste.

     

    ***

                

               La France est passée en cinq ans, dans le classement de Reporters sans frontières, du 11e rang au 38e rang de la liberté d'informer. Finira-t-on alors derrière la Chine ?

    25 condamnations pour violation de la liberté d'expression... la France au 3e rang des condamnations loin devant la Russie à la Cour Européenne des droits de l'homme.

    Il semblerait qu'en France, on ne sache faire qu'une chose : rejeter, bâillonner, censurer, stigmatiser, traduire devant les tribunaux la moindre tentative d'exercice de liberté d'expression politique et artistique (rappeurs, auteurs, essayistes, pamphlétaires, artistes de scène, humoristes, syndicalistes, activistes)...

    Tous les médias, leurs producteurs et leurs animateurs, chroniqueurs et journalistes y contribuent, chaque jour, chaque semaine... radios, télévisions, journaux ; médias qui ignorent sciemment d'innombrables réalités et expressions culturelles, politiques et sociales.

     

                  Soutenir la liberté d'expression est un véritable engagement et un sacrifice (accepter ce qu'on n'aurait jamais osé ou bien désiré lire et entendre), car... il n'y a pas de liberté, il n'y a que des preuves de tolérance, et la liberté de parole de l'un est la garantie de la liberté de parole de tous.


    Seule la liberté est capable de rendre compte de toutes les mémoires du monde ! Et moins on oublie, plus on se souvient... et plus on se souvient, plus difficile est le mensonge. En état de veille et d’alerte constant, oeuvre salubre, ce combat-là devrait être reconnu d'utilité publique car, depuis la déchéance de l’homme politique nous n’avons jamais eu autant besoin de cette liberté d'expression qui est l’exact opposé de tout ce qui est voué à l’amenuisement (les libéraux et ultra-libéraux le savent mieux que quiconque quand il s'agit du commerce). En effet, au contact de cette liberté, on reprend la main et le dessus sur l’abrutissement et le faible ressac de la désobéissance et de la dénonciation parcimonieuse et timorée des médias dominants aux ordres du moins-disant et du moins-pensant ; médias de masse du secteur public et para-public (réduits à la marge) ne remplissent plus leur mission. Quant au secteur privé qui contrôle 80% des programmes (temps de cerveau disponible), il n'a aucune obligation morale ou contractuelle d'ouvrir qui que ce soit à quoi que ce soit ni d'élever la conscience de quiconque.


              Qu'il soit ici permis de rappeler que la société, ce n'est pas simplement l'économie et la répartition de richesses. Loin s'en faut. Ce qui fait le lien, ce qui fait société relève aussi de notre capacité à tous de dire et d'entendre la vérité ; ce qui implique aussi et surtout la dénonciation des mensonges et des manipulations.

    Nous tous devons accepter d’être remis en cause ne serait-ce que pour notre propre salut individuel et collectif, même s’il ne saurait être question de sauver qui que ce soit malgré lui mais bien plutôt d’exposer au grand jour les contradictions et les faux-semblants d'une caste politico-médiatique qui n’entend recevoir de leçons de personne : ce qui est déjà un signe inquiétant d’auto-exclusion du champ de la critique, champ démocratique ; contraintes et libertés, servitude et grandeur.

    Cette remise en cause est le moyen le plus sûr de lutter contre toutes les tentatives d’instauration d’un régime dans laquelle un groupe de pression (religieux, politique ou économique) déciderait de l’état d’exception jusqu’à la suspension du droit dans son intérêt seul, - tentation toujours présente chez les êtres humains regroupés en communauté  et quelle que soit cette communauté - , telle une véritable juridiction d’exception, là où précisément l’Etat de droit vacille et la cohésion sociale implose car aucune société n’est à l’abri des conséquences d’une telle remise en cause de ses équilibres toujours précaires.

    Pour cette raison, on ne peut que dénoncer un tel danger à l’heure où toute une caste politique et intellectuelle a baissé les bras ; caste qui s’est ralliée à un nouvel ordre mondial du dumping moral et social, ainsi que du bannissement des Peuples qu'on affame et des Nations que l’on détruit sous des tonnes de bombes.

     


     

                 Alors oui ! La censure... encore et toujours la censure ! Cette maladie bien française sous tous les régimes ! La censure et le bannissement à l’endroit de toutes les voix dissonantes et dissidentes… véritable chasse aux sorcières qui ferait passer, pour un peu, le maccarthysme  pour un jeu de société un peu pervers certes ! mais bon enfant, et les procès de Moscou pour des joutes oratoires dignes de l’agora grecque.

    Ce qui confirme, jour après jour, le fait que les médias ont définitivement tourné le dos à la liberté d’expression sans doute dans le souci d'échapper à une mise en accusation redoutable, quasi mortelle professionnellement, commercialement et socialement... une fois discrédité, à savoir : l’accusation de conspirationnisme contre tous ceux qui auraient la malveillance de voir un tout petit peu plus loin que le bout de leur nez et leur fiche de paie.

     
    Et pourtant... souvenez-vous : il y a 40 ans, les "conspirationnistes" d'aujourd'hui portaient tout simplement le nom de "journalistes d'investigations".

               Mais alors, comment est-on passé en 20 ans d'un journalisme spécialisé et d'investigation à la parole d'experts carriéristes à la solde des multinationales et des chancelleries ?

     

    La question est posée.

     

     

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