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art contemporain - Page 2

  • FIAC 2016 : comment en finir avec l'art contemporain ?

     

           fiac2016   Combien de temps encore devra-t-on supporter cet art sans Art, cet art contemporain fossoyeur de l'Art moderne ?

                 

     

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    " Quand j'entends le mot Culture*, je sors mon révolver ! "

                        Baldur von Shirach, chef des Jeunesses hitlériennes

     

     

    * dans toutes les acceptions du mot : art, histoire, philosophie...

     

     

    Billet rédigé en octobre 2011

     

     

                         Que peut-on raisonnablement attendre d’une société dont les élites culturelles ont fait le choix de troquer, entre autres sculpteurs… Rodin, Lambeaux et Meunier, contre des patrons de casses-autos-compresseurs (César ; Arman) ; et ce sans demander l’avis à qui que ce soit ?

     

     

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               Comment ignorer aujourd'hui le fait que nombre de professionnels de l'Art contemporain - directeurs de musée et/ou de centres d'Art (financés et rémunérés par le contribuable), commissaires d'expositions, critiques d'art, les DRAC et les journalistes ont lamentablement échoué dans leur mission…

    Car, à défaut d'être des passeurs de culture, nombreux sont ceux qui se sont contentés d'être les relais serviles d'agences de relations publiques, de créations d'événements, de publicité, de marketing qui sont à la production artistique ce que le film publicitaire, le clip, le design, Disneyland et le parc Astérix sont à l'Art et qui ont pour mission première, sinon unique, de fabriquer, d'entretenir et de promouvoir l'image de camelots, de bonimenteurs, de montreurs de foires, gesticulateurs puérils, immatures, fumistes, anecdotiques, infantiles, égoïstiques... abusivement appelés : artistes...

    On pourra aussi et sans risques, les accuser d'être jour après jour, les complices de la dé-culturation et de l'abrutissement des masses laissées sans repères, et auprès desquelles on aura déconsidéré pour longtemps l'Art contemporain (qui vraiment, n'en avait pas besoin !!!), avec de soi-disant artistes cotés à plusieurs millions de dollars et à ce prix, de confondre l'Art avec l'industrie du divertissement... et du luxe, en l'occurrence.

    On parlera de leur culot, depuis plus de quarante ans, quand sans honte et sans rire, ils nous affirment qu'ils ont le devoir de nous faire connaître des productions reflets de notre époque - époque qui sera toujours, tout comme son Art, beaucoup plus que ce que l'on croit avoir compris d'elle, qui n'est, le plus souvent, que ce qu'on souhaite nous donner à comprendre, ou bien, seulement ce que l'on est capable de saisir d'elle...

    Et puis enfin, on ne manquera pas de garder à l'esprit qu'il se pourrait bien qu'ils aient été les saboteurs, les avorteurs de jeunes ambitions intimidées ou bien découragées - sinon dissuadées -, face à l'incurie des codes de la représentation et de la communication dite artistique et contemporaine et de leur maîtrise sans laquelle tout espoir d'être ne serait-ce que diffusé ou exposé, s'évanouit à jamais.

    Alors...

    Pour tout ce gâchis humain et artistique... réclamons une minute de silence...

    Sinon, l'éternité.

     

               Confrontés à toutes ces figures d’une scène prétendument artistique, créateurs aux installations dont les concepts feraient hurler de rire un cheval, énergumènes bavards comme il n'est pas permis, et alors que l'Art est l'incarnation même d'une pensée tacite...

    A quand donc une critique et une histoire de l'Art qui relèveraient de l’invective, de l’insulte et du crachat face à l'affront (quand ce n'est pas l'outrage) qui nous est fait, saison après saison, exposition après exposition, installation après installation, toutes plus indigentes les unes que les autres, foutoirs indescriptibles dans lesquels l'infantilisme côtoie le plus souvent le trivial qui côtoie le puéril qui, à son tour, embrasse l'anecdotique, le tout noyé dans un océan d’intentions aussi immatures qu’incompétentes et/ou jean-foutres...

    Mille événements - en veux-tu, en voilà ! - proposés par des commissaires, dans le meilleur des cas, carriéristes, et dans le pire, tragiquement incultes, bardés de diplômes d’universités-dépotoirs et d‘Écoles nationales dans l'impossibilité de refuser quiconque se présente avec en poche un sésame qui a pour nom : Bac

                   Disons les choses...

                   Toute cette production tapageuse mais vaine, c'est Warhol (1) qui a triomphé de Picasso, César de Rodin - un Rodin qui pourtant avait pris soin d’ouvrir en grand toutes les portes qu’un César s’est empressé de refermer sur un univers concentrationnaire...

    Tout ce ramdam, c’est aussi - dans une longue liste qui n’épargne aucun art ni aucune discipline -, John Cage qui a triomphé de Pierre Boulez, un BHL de tout philosophe digne de ce nom...

    Et pour finir - un malheur n‘arrivant jamais seul -, c’est aussi Mitterrand et le PS qui ont triomphé de Jaurès...

    Le chanteur Renaud de Léo Ferré...

    Le Rock du Blues...

    Laurent Joffrin et Jean-Pierre Elkabbach du métier de journaliste.

     

    ***

     

               Quand cessera-t-on de penser que l'Art est mort avec la Seconde guerre mondiale et ses 60 millions de victimes mais pas le "Pop art" animé par des artistes-commerçants ?

     

    Un art intransmissible parce que...sans métier cette production auquelle il nous est demandé d'adhérer ou bien, de nous taire et de disparaître. Car enfin... allez transmettre des peluches, des homards, des pouces et des concepts qui feraient hurler de rire n'importe quel étudiant en 1ère année de philosophie, et même nos penseurs les plus pusillanimes et les plus indulgents !

                Mais… voici que des voix se font entendre ; elles nous demandent de ne pas nous inquiéter car, personne ne nous demandera des comptes puisque ce qu’on ne vous a pas transmis ne peut en aucun cas vous manquer, à savoir : un art d’aujourd’hui... pour demain ; un art qui renvoie aussi à hier, comme pour nous rappeler d’où l’on vient et sans qu'il ait été nécessaire d'y être allé ni d‘en revenir.

     

    Signe des temps ou maladie d'une époque : on ne compte plus les artistes dont… ce qu’on appelle l’œuvre restera sans héritier ; rien de surprenant en la matière puisqu’il s’agit le plus souvent d’une oeuvre sans héritage.

     

    Certes ! Tel ou tel artiste aura été le premier à y penser (?!) et sans aucun doute le dernier, même si après coup, on sera bien en peine de déterminer sur un plan artistique et historique ce à quoi l’artiste en question aura pensé et ce qu’il nous aura légué.  

     

    Quant aux discours autour de tout ce tapage ... ils nous rappellent que l’on peut créer du discours autour de tout et de n'importe quoi ; il suffit pour cela d'être un bon discoureur ; ce que sont nombre d’intervenants dans le milieu de l’art, manifestement : discourir ou travailler, il faut choisir ! Ils ont choisi et avec eux tous les intervenants de la scène "artistique" contemporaine : Etat, ministère, collectivités, fonctionnaires, médias et critiques.

     

                     Querelle des Anciens contre les Modernes ? Grande bataille des idées neuves contres des idées anciennes ?

    Encore faut-il qu’il en soit question.

    Mais alors, cet art sans idée, sans art ni artiste sert quel Art ?

    Il n’y a pas si longtemps encore, l’Art nourrissait spirituellement et intellectuellement l’homme ; alors que depuis les années soixante et le pop art, (pour ne pas le nommer) l’art (du moins, celui qui nous est proposé) a non seulement perdu sa majuscule, mais il semble n’avoir qu’un souci : affaiblir l’homme jusqu’à l’avachissement.

    Avec Marcel Duchamp, on avait l’audace, le courage, une radicalité assumée et salutaire ; le flair du prophète, mais aussi : l’hilarité et le scandale, le tout encadré par une technique , un savoir-faire et un métier.

    Aujourd’hui sans vision, la production de ces poseurs que l’on nous impose, ne dépasse guère le plus souvent le cadre des toilettes et/ou celui d’une chambre à coucher aux murs tapissés de jeunes filles en fleurs ; le nombril aussi, et plus bas encore mais... jamais plus haut.

    Faut-il leur rappeler à tous que jamais les artistes n'ont été égocentriques mais... absorbés, préoccupés, habités, obsédés par leur Art, précisément ce qu'ils portent en eux qui est... comme un fait exprès, ce qu'ils se proposent d'offrir au monde et de partager avec lui.

     

    Distinguo important.

     

    A la trappe l’Universel ! Fini l’Art qui permet de sortir de soi mentalement ou géographiquement.

    Non ! Aucune vision digne de ce nom : celle d’un monde pour demain ; artistes visionnaires, novateurs et précurseurs.

    Pire encore, on cherchera en vain un savoir-faire pour défendre quelle que valeur esthétique que ce soit : efforts et travail dispensés pour une finalité bouleversante et incontestable dans sa maîtrise et son inspiration, témoin indiscutable d‘années de recherche et d’apprentissage solitaires et têtus...

    Car, cette exigence-là nous restitue ce qu'il ne faut jamais abandonner : le goût de l’effort et le toucher immédiat de l‘esprit qu‘est le talent lorsqu'il s'appuie sur une ascèse indéfectible et un Art de force, de témérité et de victoire.

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    1 - Il faut le dire et le redire : le pop-art, c’est de la pop music ; musique pop qui n’a bien évidemment rien à voir avec Bach, Beethoven, Wagner, Debussy, Stravinsky et Boulez... ni avec Michel-Ange, Picasso ou Dali pour le dessin, la peinture et la sculpture.

    Le Pop-art c’est un film avec Julia Roberts et Richard Gere ; rien d'équivalent à Fellini ou à Tarkovski. Le pop-art c’est un roman de Levy de Musso ou de Beigbeder et sûrement pas une oeuvre de Proust, de Céline ou de Kundera.

    Qu'à cela ne tienne ! On nous présente les acteurs-animateurs de cet art contemporain, Pop-art en tête, qui occupe 80% de la couverture médiatique de l’actualité de l’art tout court, comme s’il s’agissait de Boulez, de Tarkovski ou de Kundera… sous prétexte que des journaleux sortis ou non d’écoles dites d’Art où plus rien n’est enseigné, n'ont tout simplement pas idée ; et puis aussi et surtout, parce que le fric est dans le pop-art comme le fric est dans la pop-music !

    Et pour l'avoir intégré, tous savent ceci : il n'y a pas de carrière pour quiconque s'avise de remettre en cause cet art contemporain dans ses fondements.

    A ce sujet, merci de vous reporter à Baudrillard dans "Le complot de l'art" - 1996

     

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  • L'Art contemporain : Spinoza et Frédéric Lordon...

     

                                     

                       A propos de l'art contemporain, Frédéric Lordon convoque Spinoza pour lequel " Il n'y a pas de valeur. Il n'y a que des processus de valorisation ; les affects seuls sont les opérateurs de cette valorisation".

    Et Lordon de valider (ou de valoriser) ce qui, dans les faits, n'est qu'un parti pris Spinoziste qui a sans doute à voir avec les origines culturelles du philosophe, brillant au demeurant, et l'expérience de cette origine : une culture juive iconoclaste dans un siècle pictural par excellence (triomphe de la perspective en peinture ;  art italien et flamand à son apogée) avec le bannissement délibéré de représentations religieuses de type figuratif car l'interdit de la représentation est bel et bien présent dans le Judaïsme.

    Dans ce contexte, c’est sûr : se tenir loin de l’Art n’aide certainement pas à se forger un jugement sûr, informé et avisé sur les œuvres et les artistes.

     

                      « Il n'y a pas de valeur. Il n'y a que des processus de valorisation ; les affects seuls sont les opérateurs de cette valorisation. »

     

                      Il serait vraiment temps car salvateur, que des universitaires comme Lordon soient capables de se dire et de nous dire : "Et si Spinoza se trompait ?" Car, pour tout philosophe valorisé à la hauteur d'un Spinoza, pourquoi ne pourrait-on pas poser la question suivante :  "Là, Spinoza aurait-il atteint son niveau d'incompétence ?" En d’autres termes, pourquoi un philosophe ne serait-il pas condamné, tout comme le commun des mortels, à s'élever à son niveau d'incompétence selon un principe bien connu ; celui de Peter ? A charge pour des universitaires comme Lordon de nous alerter, nous pauvres lecteurs non-philologues, lorsqu’ils rencontrent une telle éventualité : celle de l’erreur qui aurait pour fondement l’ignorance et par voie de conséquence : l’incompétence.

    Aussi, à propos de l’Art, osons la question : "Et si Spinoza était incompétent ?"

    Et puis, comment l’en blâmer : qui peut tout savoir et tout comprendre, sur tout à tout moment ?

    Personne.

     

                   Le diagnostic d’erreur serait-il interdit à propos de Spinoza parce ce qu’il est un philosophe reconnu comme tel et qu’un philosophe ne peut pas se tromper ? La philosophie serait alors une science exacte ? Depuis quand ?

    De plus, gardons à l’esprit, pour appuyer notre démonstration, tout renvoyant à l’expéditeur l’argument tel un effet boomerang, que Spinoza est un philosophe que parce qu’il a bénéficié « d’un processus de valorisation » qui l’a élevé à ce rang de philosophe (thèse complotiste de Lordon ce processus de valorisation ? Quelqu’un, quelque part aurait décidé que Spinoza doit être un philosophe important et reconnu comme tel par le monde entier ?) : de plus, Spinoza n'est-il pas un être humain, et par conséquent... esclave de ses affects tout comme le commun des mortels puisque tout ne serait qu’affects, affections, afflictions affreuses et laides !

                      Sans ce regard lucide et vigilant à propos de tout philosophe, aussi valorisé soit-il, force est de constater que des universitaires comme Lordon se condamnent à passer alors de la philosophie au music-hall en se faisant les ventriloques qui, d’un Spinoza, qui d’un Descartes.

     

                       « Il n'y a pas de valeur. Il n'y a que des processus de valorisation ; les affects seuls sont les opérateurs de cette valorisation. »

     

                        Pour revenir à l'affirmation de Spinoza, reprise par Lordon, appliquée à la philosophie et aux philosophes, on pourrait alors tout aussi bien affirmer ceci : "Il n'y a pas de philosophes ni de philosophie. Il n'y a que des processus de valorisation ; et seuls les affects sont les opérateurs de cette valorisation."

    En d’autres termes, sans ce processus de valorisation, Spinoza ne serait qu'une anecdote car, tout bien considéré, Spinoza n’est pas un philosophe en soi ; il a simplement bénéficié d’un processus de valorisation qui a fait de lui un philosophe reconnu comme tel par tous les universitaires  !

    Proposition absurde, bien évidemment car, Spinoza est un philosophe non pas grâce à ce processus de valorisation mais bien plutôt parce qu’il y a eu des philosophes avant Spinoza -  Platon, Aristote -, et parce qu’on a philosophé avant lui ; aussi, pas d’erreur possible : Spinoza est bien un philosophe parce qu’il existe ce qu’on appelle  « une histoire de la philosophie » à la lumière de laquelle on peut juger si Spinoza est un philosophe et de quelle importance, qui plus est.

     

                      Ludwig est un compositeur de la trempe d’un Beethoven parce qu’il y a eu avant lui, ou simultanément, Bach et Mozart ; Picasso parce… Goya, Vélasquez, l’Art africain… Pierre Boulez parce que (dans le désordre chronologique)… Stravinski, Debussy, Wagner, Webern, Schoenberg, la musique d'extrême-orient…

    A ce propos, Lordon semble ignorer que l’art contemporain, fossoyeur de l’art moderne, c’est la rupture ; et pas n’importe quelle rupture ; c’est la rupture propre au refus de l’histoire de l’Art, de la technique, de l’apprentissage et d’une forme de dépassement de soi devant son propre sujet, celui de l’artiste lui-même et de l’œuvre sur laquelle il travaille à un instant donné car l’art contemporain est plus un symptôme que le produit d’une affirmation esthétique, spirituel et civilisationnel ; un symptôme d’ordre économique pour l'occasion (qui nous renseigne sur ce qu’est devenue l’économie et la place qu'elle occupe !) et un malaise culturel (quels systèmes de valeurs pour quel type de projet de société ?) jusqu’à l’impasse et la mort de l’Art ; un Art suicidé par les « artistes » eux-mêmes, enfants d’une culture sans Histoire et sans passé, sans héritage et sans intimité ; une œuvre étrangère à l’artiste qui se regarde « faire l’artiste » avec plus ou moins de cynisme décadent. 

    Au royaume de l’indistinction, là où « tout se vaut », il n’empêche que tous doivent servir, artistes, salariés et patrons, la marchandise et la marchandisation du monde. Et tous ceux qui ont longtemps cru que l’Art, c’est « tout ce qui est indispensable et qui ne sert à rien » -  un peu comme affirmer, dans un autre domaine, celui du cinéma, qu’Hollywood ne fait pas de politique -, ceux-là n’ont rien compris : car rien n’a été plus instrumentalisé que l’Art, de tout temps, en tant que formidable vecteur de propagande au sens de propager, répandre, diffuser… une idéologie, une religion ; aujourd’hui, un ordre économique du "tout marchandise" ; et dans ce contexte-là, tout ce qui est cher, tout ce qui s’évalue à la hauteur de plusieurs millions d’euros a de la valeur ; et plus c’est cher plus c’est une valeur sûre parce que chère !

    Surprenant que Lordon ne cite pas Marcel Duchamp alors qu'il mentionne Warhol à propos de la question : « Qu’est-ce que l’Art ? Qu’est-ce qui fait Art ? Quelle valeur accordée à une œuvre en particulier ? »

    Dommage vraiment car, la ou les réponses de Duchamp à ce sujet sont très certainement bien plus riches en enseignements que celles de Spinoza repris par Lordon.

    Duchamp prophète, dénonce le « Tout est Art » à venir avant de se retirer dans un immense éclat de rire de désespoir et d'attendre la mort toute sa vie durant aprés avoir refusé la consolation de l’Art ; sa mort à lui Duchamp donc et puis aussi, la mort de l’Art ; un Art au service d’un ordre économique qui n’en finit pas de crever crise après crise tout en faisant mourir des millions d’hommes et de femmes dans des guerres économiques qui ont pour enjeu : l’accaparement des dernières ressources naturelles.

    Andy Warhol, jouisseur, quant à lui, célèbre la civilisation du « dollar » et s‘en remplit les poches. Warhol est de son temps, c’est-à-dire qu’il appartient au passé ; Duchamp prophète n’a de cesse de prédire l’avenir depuis plus d’un siècle.

     

                   A propos de l'Art, à l’écoute de Lordon, deux ignorances semblent se renforcer : celle de Lordon (génération pop-art et pop-music à la portée de tous ! Et si les artistes n’ont plus besoin de l’Histoire de l'Art et d’un apprentissage, leur public non plus ! Et ça tombe plutôt bien puisque ces deux exigences n’ont pratiquement plus droit de cité dans les écoles dites d’Art et les écoles tout court !) et celle de Spinoza qui ignore tout simplement l'histoire de l'Art : la peinture a ses maîtres, le dessin aussi, car l'Art c'est de l'histoire et de la technique.

    Entre le relativisme absolu d'un Spinoza (seuls les affects sont juges) et l'impasse académique d'un Kant sur le jugement esthétique, qui fait courir le danger d’un Art figé, sclérosé, bégayant qui n’a de cesse de se répéter,  il existe une autre voie : le talent ou le génie devant lequel tous sont contraints au silence, qu'ils aiment ou qu'ils n'aiment pas – adhésion, rejet, indifférence -, quels que soient leurs affects ou bien encore, pour revenir à Kant, quelle que soit la tradition auquelle l'oeuvre fulgurante est censée appartenir ou bien, semble s’en détacher avec plus ou moins de détermination, de préméditation et de virulence...

    L’œuvre s’impose alors d’elle-même, sans qu’elle ait pu faire l’objet d’un processus de valorisation ; tous les affects sont congédiés. Le complot n’a pas sa place ; il ne peut pas se déployer…

                     Le jugement par l'affect c'est le jugement par excellence de l'ignorance car l'émotion est le pire des mensonges lorsqu'il s'agit d'éclairer la vérité de l'Art qui est une transcendance... avec ou sans Dieu.

     

     

                      Extrait tiré d'une version longue de la conférence gesticulée - inculture 1 où Franck Lepage développe une demi-heure son propos sur l'art contemporain . filmé à Amiens pour associations d'éducation populaire : "la Boite sans projet" http://www.boite-sans-projet.org

    La conf. complète : https://www.youtube.com/watch?v=ixSI7...

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  • Les 30 dernières minutes de l'art contemporain... pour ne plus y revenir...

     

                               ... et en finir avec cet art fossoyeur de l'art moderne

     

     

                L'art contemporain : l'apologie du non-travail ou quand c'est l'artiste qui fait l'oeuvre, ici et maintenant, une fois la postérité hors jeu.

     

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  • Mémoire artistique : amnésie et commerce

     

      

                     

           Réponse à Emmanuel Tugny et consorts : Le mémoire artistique ICI

     

     

                 Il est dit que les écoles d’Art préparent les élèves à l’intégration au marché de l’art. Aussi, tous devront savoir se vendre : "le mémoire artistique" est alors censé les préparer à répondre à cette exigence.

     

            Nul doute, "Le mémoire artistique" fera de l'artiste un bavard expansif... très certainement au détriment de toute réalisation... artistique justement, encourageant et privilégiant un artiste sans art, sans métier et sans maîtrise, puis finalement et fatalement... un artiste sans oeuvre... un artiste comme dés-oeuvré. D'où la nécessité du recours à la parlotte.

     

               "Tais-toi, apprends et bosse !" Tel devrait être le message affiché au fronton de toutes les écoles d'Art. Car l'Art n'a pas besoin de discours ou de justification ; en revanche l'Art a besoin d'un regard... celui d'un public confronté à une oeuvre qui le convainc alors de la nécessité de l'Art. A charge pour tout artiste d'être au rendez-vous de cette exigence... exigence qui n'a pas grand-chose à voir avec sa capacité à remplacer l'oeuvre par un discours ou bien une oeuvre d'une faiblesse telle.. que le discours devient sa seule planche de salut en naufragé d'une pratique artistique au clou.

    Mémoire pour mémoire... en revanche, la mémoire artistique - celle d'une histoire de l'Art, en priorité... fera que bon nombre d'artistes iront se faire pendre ailleurs une fois que toute la pauvreté de ce qu'ils croyaient pourtant relever d'un Art majeur leur aura sauté aux yeux comme on recouvre la vue et la mémoire (!) après une longue période d'amnésie.

     

                                                               ***       

     

               Ne plus écrire, ne plus parler...  mais alors, à quand des artistes muets, illettrés et manchots (des fois qu'il leur viendrait à l'idée de nous parler avec les mains) ? Et ce afin que l'artiste se taise et que l'Art hurle à nos oreilles sa victoire... jusqu'à en devenir sourds car, seuls des artistes sans parole ni bras ainsi qu'un public dur de la feuille comme un pot sauveront l'Art contemporain, moderne et autre du naufrage...

               Dans l'attente de l'arrivée ou du retour d'une cécité universelle tout aussi salvatrice qui mettra alors tout le monde d'accord - artistes, critiques et public !

            Après tout, dans la longue nuit d'un art contemporain sans Art, tous les chats ne sont-ils pas gris et nous tous des génies ?

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    ainsi que Molière et l'Art contemporain par

    François-Laurent Balssa

     

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  • Dada et surréalisme : l'échec d'un dépassement - par Raoul Vaneigem

     

             Extrait de l’ouvrage "Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations - 1967

     

             " Le mouvement Dada a poussé la conscience du pourrissement à son plus haut degré. Dada contenait vraiment les germes du dépassement du nihilisme, mais il les a laissés pourrir à leur tour. Toute l’équivoque surréaliste vient d’une juste critique émise inopportunément. Qu’est-ce à dire ? Ceci : le surréalisme critique à bon droit le dépassement raté par Dada mais lorsqu’il entreprend, lui, de dépasser Dada, il le fait sans repartir du nihilisme originel, sans prendre appui sur Dada-anti-Dada, sans l’accrocher à l’histoire. Et comme l’histoire a été le cauchemar dont ne s’éveillèrent jamais les surréalistes, désarmés devant le parti communiste, pris de court par la guerre d’Espagne, grognant toujours mais suivant la gauche en chiens fidèles !

    Un certain romantisme avait déjà prouvé, sans que Marx ni Engels ne songent à s’en inquiéter, que l’art, c’est-à-dire le pouls de la culture et de la société, révèle en premier l’état de décomposition des valeurs. Un siècle plus tard, tandis que Lénine jugeait la question frivole, les dadaïstes voyaient dans l’abcès artistique le symptôme d’un cancer généralisé, d’une maladie de la société tout entière. Le déplaisant dans l’art ne reflète que l’art du déplaisir institué partout comme la loi du pouvoir. Voilà ce que les dadaïstes de 1916 avaient établi clairement. L’au-delà d’une telle analyse renvoyait directement à la lutte armée. Les larves néo-dadaïstes du Pop Art qui prolifèrent aujourd’hui sur le fumier de la consommation ont trouvé mieux à faire !

    Travaillant, avec en somme plus de conséquence que Freud, à se guérir et à guérir leurs contemporains du déplaisir de vivre, les dadaïstes ont édifié le premier laboratoire d’assainissement  de la vie quotidienne. Le geste allait bien au-delà de la pensée. « Ce qui comptait, a dit le peintre Grosz, c’était travailler pour ainsi dire dans l’obscurité la plus profonde ». Le groupe Dada était l’entonnoir où s’engouffraient les innombrables banalités, la notable quantité d’importance nulle du monde. Par l’autre bout, tout sortait transformé, original, neuf. Les êtres et les objets restaient les mêmes, et cependant, tout changeait de sens et de signe. Le renversement de perspective s’amorçait dans la magie du vécu retrouvé. Le détournement, qui est la tactique du renversement de perspective, bouleversait le cadre immuable du vieux monde. La poésie faite par tous prenait de ce bouleversement son véritable sens, bien éloigné de l’esprit littéraire auquel les surréalistes finirent par succomber piteusement.

    La faiblesse initiale de Dada, il convient de la chercher dans son incroyable humilité. Pitre sérieux comme un pape, le Tzara qui, chaque matin, dit-on, répétait la phrase de Descartes «  Je ne veux même pas savoir qu’il y eut des hommes avant moi », ce Tzara est bien celui qui, dédaignant des hommes comme Ravachol, Bonnot et les compagnons de Makno, rejoindrait plus tard le troupeau de Staline. Si le mouvement Dada s’est disloqué devant l‘impossible dépassement, c’est qu’il lui manqua l’instinct de rechercher dans l’histoire les diverses expériences de dépassement possible, les moments où les masses en révolte prennent leur destinée en main.

    Le premier abandon est toujours terrible. Du surréalisme au néo-dadaïsme, l’erreur initiale se multiplie et se répercute sans fin. Le surréalisme en appelle au passé, mais de quelle façon ? Sa volonté de corriger rend l’erreur plus troublante encore quand, faisant choix d’individualités parfaitement admirables, il en écrit tant et si bien qu’il obtient pour ses protégés une mention honorable dans le panthéon des programmes scolaires. Une promotion littéraire, pareille à la promotion que les néo-dadaïstes  décrochent pour leurs ancêtres dans l’actuel spectacle de la décomposition. 

    (...)

    Au nihiliste, il manque la conscience du nihilisme des autres ; et le nihilisme des autres s'inscrit désormais dans la réalité historique contemporaine ; il manque au nihilisme la conscience du dépassement possible. Cependant, cette survie où l'on parle tant de progrès parce que l'on désespère de progresser est aussi le fruit de l'histoire, elle procède de tous les abandons de l'humain qui jalonnent les siècles. J'ose dire que l'histoire de la survie est le mouvement historique qui va défaire l'histoire. Car la conscience claire de la survie et de ses conditions insupportables fusionne avec la conscience des abandons successifs, et conséquemment avec le vrai désir de rependre le mouvement de dépassement partout dans l'espace et le temps, où il a été prématurément interrompu. Le dépassement, c'est-à-dire la révolution de la vie quotidienne, va consister à reprendre les noyaux de radicalité abandonnés et à les valoriser avec la violence inouïe du ressentiment. L'explosion en chaîne de la créativité clandestine doit renverser la perspective du pouvoir..."

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    Pour prolonger, cliquez :Raoul Vaneigem : situationniste

     

     

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  • "Dirty Corner", l'installation d'Anish Kapoor au château de Versailles vandalisée

     

     

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                      « Des inscriptions ont été découvertes dimanche sur la sculpture monumentale d’un artiste britannique, installée depuis début juin dans les jardins du château de Versailles. » ICI, inscriptions qualifiés d' « antisémites » par l'auteur de cet encombrant qui se dit "sculpture" et quelques politiques qui lui ont emboité le pas ( Valls, Hollande...)...

    Jugez plutôt : «La reine sacrifiée, deux fois outragée », « SS Sacrifice Sanglant », « le deuxième viol de la Nation par l'activisme juif déviant ». Ou encore « Juifs tradis et Kabbalistes : ce taré vous met en danger » - convenons tous ensemble que ce dernier commentaire est plutôt protecteur à l'endroit des Juifs dits traditionalistes.

    Doit-on ici préciser qu'il faut faire preuve d’une mauvaise foi certaine - mauvaise foi sans surprise qui cache, une fois de plus, une menace et un chantage censés faire taire toute critique en général et en particulier aussi, et plus encore lorsqu'elles sont justifiées -, pour qualifier ces inscriptions d’antisémites même si l’on doit regretter que d’aucuns soient incapables de critiquer cette  « production » dite artistique qui est un véritable "délit", un délit gratuit et sans profit pour la société, un délit qui n'explique rien, sans avoir toutefois à faire état de l’origine ethnique du dit « auteur-délinquant » ?

    Et quand on sait qu’en ce qui concerne Anish Kapoor, la critique était d’autant plus facile et justifiée que sa production est médiocre et sans art, on réalise à quel point la mention de l'appartenance ethnique de l'auteur du forfait était bien inutile.

     

                   Le seul mérite de cet encombrant...  mais l'art contemporain nous a déjà mille fois encouragés d'y adhérer, contraints et forcés le plus souvent, et si tant est que cela en soit un, c’est son côté monumental : 9m de haut et 60m de long.

    Alors qu’un champ abandonné aurait tout aussi bien pu convenir ou bien encore, la Méditerranée  -  on dit cette mer très profonde, jusqu’à 5000 mètres -, dans le cadre d’une exposition champêtre dans le premier cas, sous-marine dans le deuxième -, c'est bien d'une vraie blessure esthétique et d'une nouvelle injure symbolique qu'il est question avec cette profanation toute laïque : le refus du respect que l'on doit à tous les lieux de la République, y compris ceux d’Ancien régime.

    Rien de nouveau en la matière néanmoins car, avec l'art contemporain fossoyeur en chef de l'art moderne, c'est bel et bien la règle suivante qui s'impose : le viol des consciences et la recherche systématique du traumatisme ; recherche derrière laquelle un mépris certain pour l'espèce humaine parvient à peine à cacher un engagement auto-destructeur et nihiliste.

    Continuer de nous salir et de nous avilir... nous et notre époque, ça oui !

     

                  Dans une interview au Journal du Dimanche, Anish Kapoor a évoqué la « connotation sexuelle » de son œuvre, censée représenter « le vagin de la reine qui prend le pouvoir » ; formule à la Marcel Duchamp mais sans le génie radical et visionnaire de ce dernier : tout ce à quoi nous serons confrontés ; et comme de juste, nous y sommes et n'avons pas cessé d'y être depuis les années 50 !

    Décadente cette gesticulation contemporaine ! "Décadente" dans le sens de "sortie du progrès", se situant en-dehors du monde tel qu'il est, a été, pourrait être, sera... ce qu'on pourrait appeler "une réalité visionnaire du monde", contrairement à l'Art qui a toujours su nous éclairer sur son époque.

    Le vagin de Kapoor ne témoigne de rien sinon d'une pathologie. Niais nous y entrons dans ce vagin, niais nous en sortons ; et de marbre qui plus est : celui de l'indifférence ; et de plomb : celui de la colère, une colère de gros calibre ! De plus, il est vraiment inacceptable que de l'argent public y soit englouti.

    actualité,dirty corner,avish kapoor,château de versailles,art contemporain,art moderneAussi...

    Vagin de la reine versus le trou du cul de l’artiste, un immense trou pour l’occasion, à la hauteur de la connerie de ce délinquant juvénile qui associe la création artistique à ce qui ressemble fort à un complexe d'Oedipe mal résolu (1) - entre autres pathologies et symptômes -, responsable d’un nombrilisme fossoyeur de l’Art majusculaire avec pour ultime accouchement : une production immature, en dessous de la ceinture (l’artiste fait aussi dans le symbole phallique) là où le pipi-caca est roi : du porno soft tendance scatologique, inévitablement...

    Aujourd'hui, il semblerait que les patients des psychanalystes et autres psychothérapeutes occupent en majorité une scène réservée jadis aux artistes, et ce avec l'assentiment, la complicité et la complaisance de tous les acteurs de cette scène : Etat, collectivités, institutions.

    Comment alors signifier à tous ces patients que parmi le public, nombreux sont ceux qui n'acceptent plus d'être leur cure  ?

    La question est posée. En attendant une réponse, tous ces "animateurs urbains" devront très certainement faire face dans les mois et les années à venir, à des niveaux de contestation sans précédent ; une contestation conduite par ceux qui, aujourd'hui, se considèrent dans le droit de la défense personnelle.

     

     

    ***

     

                 Mais au fait… à qui doit-on cette intrusion aussi prétentieuse qu’imbécile ?

    A Catherine Pégard, une journaliste au Quotidien de Paris puis au Point, diplômée de science-po, un temps conseillère de Sarkozy, nommée à la présidence de l'établissement public du château de Versailles lors du conseil des ministres du 31 août 2011, succédant ainsi à Jean-Jacques Aillagon.

     

    Qui nous parlera des pressions qui ont pu être encore une fois exercées sur sa pauvre personne pour qu’une telle provocation stérile, après tant d’autres, soit acceptée dans des lieux qui n’ont besoin que d’un seul hommage et d'un seul soutien : celui de l’Histoire, de l'Etat et des visiteurs venus du monde entier pour lesquels la France c’est aussi Versailles et son roi.

    Aussi, pardonnons-leur à tous car ils ne savent pas ce qu’ils font ! Et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils sont nommés : pour attendre les ordres et les exécuter car, sans ces ordres, perdus ils sont dans une nomination bien trop grande pour eux.

    On aura, au passage, une pensée pour cette France du XVIIe siècle saignée à blanc par un roi soleil qui fut finalement enterré de nuit, en catimini, par peur du scandale et des crachats ; faut dire que le peuple avait alors du caractère et de la salive à revendre, muselé qu’il était ; un roi donc qui se plaçait au dessus de tout ce qui conduira ses descendants sur l’échafaud avec sa lame assoiffée de sang et de justice aujourd’hui encore introuvable pour partie.

     

    ***

     

               Pour revenir à notre sujet, l'Art ou bien plutôt... son absence... à quand une critique et une histoire de l'Art qui relèveraient de l’invective, de l’insulte, courage d'une main, colère de l'autre, face à l'affront (quand ce n'est pas l'outrage) qui nous est fait, saison après saison, exposition après exposition, installation après installation, toutes plus indigentes les unes que les autres ; foutoirs indescriptibles dans lesquels l'infantilisme côtoie le plus souvent le trivial qui côtoie le puéril qui à son tour embrasse l'anecdotique, le tout noyé dans un océan d’intentions aussi immatures qu’incompétentes et jean-foutres (2).

    Névrose et enfermement ! A la trappe l’Universel ! Aucune tentative de sortir de soi ! Aucune vision digne de ce nom : celle d’un monde, celui d’hier, d’aujourd’hui et pourquoi pas, un monde pour demain ; artistes visionnaires, novateurs et précurseurs.

    Pire encore, on cherchera en vain un savoir-faire pour défendre quelle que valeur esthétique que ce soit.

                  Oui ! Un savoir-faire : celui de l’artisan et de son métier ; sueur, larmes et sang ; efforts et travail dispensés pour une finalité bouleversante et incontestable dans sa maîtrise et son inspiration ; témoin indiscutable d‘années de recherche et d’apprentissage solitaires et têtus.

     

                        Tout n'est pas perdu néanmoins car ce serait une grave erreur d'oublier ceci : l'Art ne peut exister qu'à condition que le monde cesse de se suffire.

    Le monde ne remplit-il pas cette condition aujourd'hui ? L'Occident n'en a-t-il pas assez de se mordre la queue et de ne regarder que son nombril ? 

    Le modernisme a vécu ; le post-modernisme aussi ; le retour de l'Art majusculaire est donc programmé, et les animateurs de la scène dite artistique déjà condamnés à retrouver l'anonymat des cabinets des thérapeutes, et pour d'autres, à prendre rendez-vous au plus vite car, ça va en faire du monde !

     

     

    1 -  "... le complexe d’Œdipe est un rapport de forces affectif et sexuel au sein d’une famille. L’enfant en est à la fois sujet et enjeu. S’il reste prisonnier de l’attachement œdipien, il ne peut grandir et structurer son moi, car il demeure dans l’impossibilité de dépasser une relation duelle et exclusive. Il noue de ce fait une relation névrotique au parent de sexe opposé tout en éliminant le parent de même sexe qui est l’obstacle à sa passion amoureuse.

    Une mauvaise résolution de l’Œdipe entraîne que l’enfant n’est plus sujet de son développement, mais un enjeu de séduction, de manipulation, d’autoritarisme ou de démission." (la suite ICI)

     

    2 - Se reporter à l'article de Jean Baudrillard à propos de l'art contemporain : ICI

     

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    Pour prolonger, cliquez : Art contemporain fossoyeur de l’art moderne

     

     

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  • FIAC 2011 - Galeries Lafayette, partenaire officiel

     

                Pour en finir avec la scène artistique, et l'art contemporain, fossoyeur de l'Art moderne.

                                          

    Que peut-on raisonnablement attendre d’une société dont les élites culturelles ont fait le choix de troquer, entre autres sculpteurs… Rodin, Lambeaux et Meunier, contre des patrons de casses-autos-compresseurs ; et ce sans demander l’avis à qui que ce soit ?

     

     

     

                                                                     ***

     

     

                     Comment ignorer aujourd'hui le fait que nombre de professionnels de l'Art contemporain - directeurs de musée et/ou de centres d'Art (financés et rémunérés par le contribuable), commissaires d'expositions, critiques d'art, les DRAC et les journalistes ont lamentablement échoué dans leur mission…

    Car, à défaut d'être des passeurs de culture, nombreux sont ceux qui se sont contentés d'être les relais serviles d'agences de relations publiques, de créations d'événements, de publicité, de marketing qui sont à la production artistique ce que le film publicitaire, le clip, le design, Disneyland et le parc Astérix sont à l'Art et qui ont pour mission première, sinon unique, de fabriquer, d'entretenir et de promouvoir l'image de camelots, de bonimenteurs, de montreurs de foires, gesticulateurs puérils, immatures, fumistes, anecdotiques, infantiles, égoïstiques... abusivement appelés : artistes..

    On pourra aussi et sans risques, les accuser d'être jour après jour, les complices de la dé-culturation et de l'abrutissement des masses laissées sans repères, et auprès desquelles on aura déconsidéré pour longtemps l'Art contemporain (qui vraiment, n'en avait pas besoin !!!), avec de soi-disant artistes cotés à plusieurs millions de dollars et à ce prix, de confondre l'Art avec l'industrie du divertissement... et du luxe, en l'occurrence.

    On parlera de leur culot, depuis plus de quarante ans, quand sans honte et sans rire, ils nous affirment qu'ils ont le devoir de nous faire connaître des productions reflets de notre époque - époque qui sera toujours, tout comme son Art, beaucoup plus que ce que l'on croit avoir compris d'elle, qui n'est, le plus souvent, que ce qu'on souhaite nous donner à comprendre, ou bien, seulement ce que l'on est capable de saisir d'elle...

    Et puis enfin, on ne manquera pas de garder à l'esprit qu'il se pourrait bien qu'ils aient été les saboteurs, les avorteurs de jeunes ambitions intimidées ou bien découragées - sinon dissuadées -, face à l'incurie des codes de la représentation et de la communication dite artistique et contemporaine et de leur maîtrise sans laquelle tout espoir d'être ne serait-ce que diffusé ou exposé, s'évanouit à jamais.

    Alors...

    Pour tout ce gâchis humain et artistique... réclamons une minute de silence...

    Sinon, l'éternité.

     

    ***

     

     

                   Confronté à toutes ces figures d’une scène prétendument artistique, créateurs aux installations dont les concepts feraient hurler de rire un cheval, énergumènes bavards comme il n'est pas permis, et alors que l'Art est l'incarnation même d'une pensée tacite...

    A quand donc une critique et une histoire de l'Art qui relèveraient de l’invective, de l’insulte et du crachat, entre désespoir et colère, face à l'affront (quand ce n'est pas l'outrage) qui nous est fait, saison après saison, exposition après exposition, installation après installation, toutes plus indigentes les unes que les autres, foutoirs indescriptibles dans lesquels l'infantilisme côtoie le plus souvent le trivial qui côtoie le puéril qui, à son tour, embrasse l'anecdotique, le tout noyé dans un océan d’intentions aussi immatures qu’incompétentes et/ou jean-foutres...

    Mille événements - en veux-tu, en voilà ! - proposés par des commissaires, dans le meilleur des cas, carriéristes, et dans le pire, tragiquement incultes, bardés de diplômes d’universités-dépotoirs et d‘Écoles nationales dans l'impossibilité de refuser quiconque se présente avec en poche un sésame qui a pour nom : Bac

    Disons les choses...

    Toute cette production tapageuse mais vaine, c'est Warhol qui a triomphé de Picasso, César de Rodin - un Rodin qui pourtant avait pris soin d’ouvrir en grand toutes les portes qu’un César s’est empressé de refermer sur un univers concentrationnaire...

    Tout ce ramdam, c’est aussi - dans une longue liste qui n’épargne aucun art ni aucune discipline -, John Cage qui a triomphé de Boulez, un BHL et un Finkielkraut pour triompher et de Sartre et de Camus et de Deleuze et de Foucault et de Derrida...

    Et pour finir - un malheur n‘arrivant jamais seul -, c’est aussi Mitterrand et le PS qui ont triomphé de Jaurès, Renaud de Léo Ferré, le Rock du Blues ; Guillaume Durand et Franz Olivier Giesbert de... Personne.

     

    ***

     

                   Quand cessera-t-on de penser que l'Art est mort avec Auschwitz et le "pop art" et ses artistes-commerçants cyniques ?

     

    Un art intransmissible parce que... sans métier cette production auquelle il nous est demandé d'adhérer ou bien, de nous taire et de disparaître. Car enfin... allez transmettre des peluches, des homards, des pouces et des concepts qui feraient hurler de rire n'importe quel étudiant en 1ère année de philosophie, et même nos penseurs les plus pusillanimes et les plus indulgents !

    Mais… voici que des voix se font entendre ; elles nous demandent de ne pas nous inquiéter car, personne ne nous demandera des comptes puisque ce qu’on ne vous a pas transmis ne peut en aucun cas vous manquer, à savoir : un art d’aujourd’hui... pour demain ; un art qui renvoie aussi à hier, comme pour nous rappeler d’où l’on vient et sans qu'il ait été nécessaire d'y être allé ni d‘en revenir.

     

    Signe des temps ou maladie d'une époque : on ne compte plus les artistes dont… ce qu’on appelle l’œuvre restera sans héritier : rien de surprenant en la matière puisqu’il s’agit le plus souvent d’une oeuvre sans héritage.

     

    Certes ! Tel ou tel artiste aura été le premier à y penser (?!) et sans aucun doute le dernier, même si après coup, l’on sera bien en peine de déterminer sur un plan artistique et historique ce à quoi l’artiste en question aura pensé et ce qu’il nous aura légué.  

     

    Quant aux discours autour de tout ce tapage ... ils nous rappellent que l’on peut créer du discours autour de tout et de n'importe quoi ; il suffit pour cela d'être un bon discoureur ; ce que sont nombre d’intervenants dans le milieu de l’art, manifestement.

     

    Querelle des Anciens contre les Modernes ? Grande bataille des idées neuves contres des idées anciennes ?

    Encore faut-il qu’il en soit question.

    Mais alors, cet art sans idée, sans art ni artiste sert quel Art ?

    Il n’y a pas si longtemps encore, l’Art nourrissait spirituellement et intellectuellement l’homme ; alors que depuis les années soixante et le pop art, (pour ne pas le nommer) l’art (du moins, celui qui nous est proposé) a non seulement perdu sa majuscule, mais il semble n’avoir qu’un souci : affaiblir l’homme jusqu’à l’avachissement.

    Avec Duchamp, on avait l’audace, le courage, une radicalité assumée et salutaire ; le flair du prophète, mais aussi : l’hilarité et le scandale, le tout encadré par une technique , un savoir-faire et un métier.

    Aujourd’hui sans vision, la production de ces poseurs que l’on nous impose, ne dépasse guère le plus souvent le cadre des toilettes et/ou celui d’une chambre à coucher aux murs tapissés de jeunes filles en fleurs ; le nombril aussi, et plus bas encore mais... jamais plus haut.

    Faut-il leur rappeler à tous que jamais les artistes n'ont été égocentriques mais... absorbés, préoccupés, habités, obsédés par leur Art, précisément ce qu'ils portent en eux qui est... comme un fait exprès, ce qu'ils se proposent d'offrir au monde et de partager avec lui.

     

    Distinguo important.

     

    A la trappe l’Universel ! Fini l’Art qui permet de sortir de soi et de son environnement immédiat : qu’il soit mental et /ou géographique !

    Non ! Aucune vision digne de ce nom : celle d’un monde pour demain ; artistes visionnaires, novateurs et précurseurs.

    Pire encore, on cherchera en vain un savoir-faire pour défendre quelle que valeur esthétique que ce soit : efforts et travail dispensés pour une finalité bouleversante et incontestable dans sa maîtrise et son inspiration, témoin indiscutable d‘années de recherche et d’apprentissage solitaires et têtus...

    Car, cette exigence-là nous restitue ce qu'il ne faut jamais abandonner : le goût de l’effort et le toucher immédiat de l‘esprit qu‘est le talent lorsqu'il s'appuie sur une ascèse indéfectible et un Art de force, de témérité et de victoire.

     

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                  Les artistes de la FIAC cliquez 2861 Artistes exposés

     

     

    l'art contemporain, fossoyeur de l'Art moderne.

    Boltanski en maître chiffonnier qui nous demande de voir dans ce tas de fripes et de loques... devinez quoi ?

    Auschwitz, Hiroshima, le Rwanda...

    Des artRISTES en veux-tu en voilà !

    Fast Cast New Body (His Arm, His Leg), 2011 -

    Sapountzis

     

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