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finkielkraut - Page 2

  • Quand Michel Onfray rentre à la maison tout en serrant les fesses

     

                Onfray à la une du Figaro avec Finkielkraut qui titre "Comment la gauche à perdu ses intellectuels" ; Onfray chez Marianne ; Onfray  attendu au côté de Zemmour le 5 juin à Nice ; Onfray dans Le Point fustigeant Emmanuel Todd...

    Onfray par-ci, Onfray par-là...

    Onfray rentre à la maison, chez les médias qui l'ont fait ; les médias dominants qui plus est.

    ______________________

     

     

    Publié en Janvier 2015

     

     

                      « Le tribal fait désormais la loi », titre Marianne à l’occasion de son entretien avec Michel Onfray, reprenant ainsi à son compte un constat de l’essayiste qui impliquera en priorité, « la tribu musulmane », tout en dédouanant toute autre religion et/ou communauté.

    A la question : « Faut-il, comme certains le proposent, redéfinir la laïcité comme respect de toutes les religions ? » Onfray répondra : « La laïcité comme respect de toutes les religions, c’est la porte ouverte aux surenchères religieuses. Il n’est pas dans la nature du judaïsme d’être prosélyte, on naît juif ou on ne l’est pas. Le christianisme n’a plus les moyens d’être prosélyte – encore qu’il reprenne du poil de la bête avec les succès engrangés par l’islam, ce qui lui donne des idée ! »

    Comme le fera justement remarquer un commentaire posté à la suite de cette interview : « Est-ce neutre et objectif pour un athée agnostique laïc de ne s'attaquer qu'à une seule religion? »

    En effet, Onfray absout le Judaïsme et son bras armé qu’est le sionisme contre deux évidences : le sort qui est fait aux Palestiniens ainsi que le chantage et les pressions exercés ici en France, avec l’appui de médias totalement sous influence, contre quiconque souhaite publiquement remettre en cause la soumission de l’Etat français et de la quasi-totalité de la classe politique à une idéologie de mort.

    Quant au Christianisme sur le dos duquel il a longtemps fait son beurre à coup d'anathèmes : Onfray oublie un Protestantisme à l'origine d'un néo-libéralisme économique qui a tout envahi, des églises évangéliques hégémoniques en Afrique, en Asie et Amérique du Sud proche des néo-cons américains et un Catholicisme aux combats d’arrière-garde aussi omniprésent que minoritaire.

    D’autant plus que le prosélytisme n’implique pas seulement « propagande et recrutement » mais peut concerner aussi, et surtout, le conditionnement des esprits conduisant à une absence totale d’analyse critique, et à la soumission face à un groupe de pression politico-religieux qui n'admet aucune contestation ni remise en cause de ses agissements et de ses fins.

     

    ***

     

                 Nombreux sont ceux qui vous avoueront en privé qu'ils ont un peu de mal avec Onfray depuis son "Les services secrets doivent s'occuper de Dieudonné !" C'était à l'occasion des élections européennes ; Dieudonné se présentait sur une liste anti-sioniste. Ce jour-là, Onfray s’est révélé être un libertaire et un gauchiste d'un nouveau type : du type petit flic, mou des genoux, adepte de l'assassinat politique d'Etat.

    C’était en 2009.

     

    Aujourd’hui isolé, ayant perdu nombre de ses lecteurs depuis l’arrivée d’Internet – il s’en plaindra en ces termes : « Plus personne ne lit ! » ; contesté sur la toile comme nulle part ailleurs et comme jamais… Onfray a découvert, voilà quelques années, qu’il ne faisait pas l’unanimité chez le citoyen lambda, le quidam à l’esprit libre, autodidacte ou pas, informé et instruit ;  unanimité en trompe l’œil… unanimité autour de ceux qui, des années durant, n’ont jamais rencontré la moindre opposition là où ils communiquent : télés, radios, presse. Et manifestement Onfray ne s’en est toujours pas remis : toutes ses déclarations à l’emporte-pièce contre Internet confirment le fait que notre essayiste a vraiment du mal à vivre cette remise en cause ; et puis, grapho-maniac, Onfray sort plus de deux livres par an depuis vingt ans ; c'est comme donner le bâton pour se faire battre, c'est sûr !

     

                (Michel Onfray pris en flagrant délit : il refuse de partager une tribune avec un de ses détracteurs tout en évoquant le cancer de sa compagne (?!). Dur dur le débat contradictoire !)

     

                   Enfant-roi pourri gâté, aujourd'hui blessé et fragilisé, Onfray choisit de rentrer à la maison, sa maison pour y chercher un refuge, là où personne ne le contestera : les médias dominants qui l’ont fait car Onfray doit tout à ce système  médiatique-là et à ses animateurs et producteurs qui choisissent régulièrement de l’inviter. Et quand on sait ce que ce système est aujourd’hui capable de laisser dire...

    Système dans lequel il a fait «carrière » et qui lui a permis une indépendance relative mais réelle : il quittera l’enseignement pour vivre de sa plume ; c’était bien avant Internet… cet internet qui est toute la mémoire du monde : mémoire de l’instant, de la seconde qui s’est écoulée, mémoire d’hier et d’avant-hier…mémoire de trois mille ans.

     

                 Déjà, sur France Inter, ICI, en septembre dernier, Onfray avait opéré ce rapprochement avec les médias ; rapprochement que l’interview de Marianne vient confirmer ; Onfray devancera même ses interlocuteurs jusqu’à donner son avis sur des sujets qu'ils n’avaient pas évoqués :

    -         Ignorant les démentis des Israéliens eux-mêmes (ICI), pour mieux condamner l'Iran, Onfray reprend une fausse information à propos de l’ancien leader iranien qui aurait appelé à la destruction d’Israël…

    -         Onfray rejoint Finkielkraut au sujet de l’école et déclare : «  Je préfère la proximité avec Finkielkraut qu’avec d’autres intellectuels ».

    -         Certes ! Le Parti de gauche recueille l’adhésion d’Onfray mais ce dernier trouve la personnalité de Mélenchon imbuvable.

    -         A propos de la censure sur Internet… pour réguler cette censure qu’Onfray appelle de ses vœux (!???),  il recommande Robert Badinter et Simone Veil (pas la philosophe mais l’autre.. celle qui somnole au dîner du CRIF, le nez dans son assiette). Censure à propos de laquelle il fera cette remarque effarante : « La liberté d’expression n’est pas la liberté de nuire à autrui ».

     

    On imagine un journalisme d’investigation qui ne nuirait à personne ; la liberté de dénoncer les corrompus et les corrupteurs qui ne nuirait, là encore, à personne…

    On savait au fil des ans qu’il y avait quelque chose d'authentique... authentiquement creux au royaume d'Onfray, quelque chose comme une vacance, un manque, presqu'un vide mais... plein, à ras-bord : absent Onfray ! Oui, absent finalement ! Et c'est très certainement la raison pour laquelle il est si présent dans les médias ! Mais là vraiment… ce jour-là, sur France Inter…

     

                 Mais alors… pourquoi le choix de Veil, ministre de la santé de Giscard sous un gouvernement Chirac qui a certes eu la lourde tâche de porter à l’Assemblée nationale un projet de loi - The projet de loi ! -, sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG) qui dépénalise l'avortement... mais c’était en 1974… et depuis, plus rien. Silence radio.

    Et pourquoi donc ce Robert Badinter à qui l’on doit une défense de DSK le jour même de sa mise en accusation à New York, une défense aussi répétitive qu’indécente dans des médias d’une complaisance inouïe à l’égard du président du FMI, de son entourage, amis et clique ! Badinter s’exprimera ainsi : « DSK ne peut être coupable, c’est mon ami, et l’ami de nombre de mes amis ! » ; et ce durant toute la soirée.

    Quant à la peine de mort, c’est Mitterrand qui a pris tous les risques de son abolition avant de constater que, finalement, il n’y avait aucun risque politique. 

    Pourquoi Veil et Badinter qui n'avaient rien demandé à personne ?

    La question est posée.

     

                 Toujours dans cette interview, et alors que, là non plus, on ne lui demandait rien   - empressement symptomatique, comme autant de lapsus et autres actes manqués, qui trahit une recherche d’acceptation totale sur le modèle d’une coopération et d'une collaboration qu’Onfray espère, à son insu ou pas, fructueuses auprès d’un système qui a pour piliers aussi et surtout des médias totalement soumis aux diktats atlantiste, sioniste et mondialiste :

    -         Onfray défendra la loi Gayssot contre Faurisson sans suggérer qu'après tout, on pourrait très bien envisager un jour de répondre à Faurisson au lieu de pénaliser la recherche historique et de créer un doute plus dommageable encore quant à la vérité sur la Seconde guerre mondiale !

    -         Onfray renverra dos à dos ce qu’il appelle "le gouvernement Israélien et le gouvernement ( ?) palestinien" ; ce qui, dans les faits, revient à soutenir le plus fort, brute et truand.

     

    Simone Veil, Robert Badinter, Dieudonné, Loi Gayssot, Faurisson, l'Iran (plus tard, viendra le moment de dénoncer un Islam guerrier. Patience ! Onfray n'oubliera rien ni personne, excepté Poutine)... il y est venu tout seul Onfray, et sans qu'on l'y pousse ! Il y est allé sans qu'on l'y invite car il fallait qu'il y aille : Onfray, comme nous tous, connaît le chemin qui mène à l'apaisement et à une protection écran-total contre les intempéries et les aléas d'une contestation tous azimuts aujourd'hui incontrôlable : accueilli à bras ouverts par les médias de la domination, Onfray est maintenant intouchable !

     

                  Alors... oui ! Vraiment... avec cette interview de Marianne et son intervention sur France Inter, tout est là, en place : il ne manque rien ! Si… une chose : pour parachever le dispositif de ralliement, Onfray s’en prendra à l’Islam qu’il n’a de cesse de qualifier, depuis deux ans, de menace essentiellement guerrière, ici en France et partout ailleurs.

    Onfray n’a manifestement aucune connaissance à l'Internationale et dans le domaine de la géopolitique  : qui fait quoi ? A qui ? Où ? Comment ? Qui finance qui ? Qui encourage ? Qui recrute ? A quelle fin ? A qui profite le crime ?  

    A sa décharge, on pourra toujours tenir compte du fait qu’Onfray s’est longtemps absenté de la scène contemporaine,  tout occupé qu’il était à revisiter une pensée grecque de masturbateurs publics (Diogène en chef de file)  et de petits farfelus excentriques sans conséquence ; de plus, c’était il y a plus de deux mille ans, alors… forcément ! D’où le reproche au sujet de son absence de contribution autour des graves questions économiques, sociales et culturelles qui secouent régulièrement les sociétés française et européennes - refus de se salir les mains avec l’actualité politique et sociale, là où sont tous les pièges,  là où il faut nommer les choses et les gens... lieu de tous les dangers pour un intellectuel de service minimum : le danger de se révéler tel que l'on est, à savoir un petit bourgeois hédoniste et conservateur soucieux avant tout de pérenniser une réussite commerciale qui compte peu d’élus dans l’Edition ?

     

             Autre signe de ralliement et de soumission à la raison du plus fort est l'utilisation d'un vocabulaire dépréciatif à l'endroit de ceux dont les critiques touchent Onfray directement : "ressentiment" est le vocable qu'Onfray affectionne tout particulièrement depuis quelques mois dans chacune de ses interventions ; ce qui trahit un refus d'accorder la moindre légitimité à toute critique ; marque ultime d'un état d'esprit propre aux à ceux qui se sont rangés du côté des nantis : une ploutocratie mondialiste en l'occurrence.

     

              C’est imparable. Là encore, pas de surprise : le ralliement d’Onfray à une pensée binaire, celle de  l’Empire et d'une oligarchie mondiale vorace et sans scrupules, cache difficilement le désir de plaire et de complaire à ceux qui, dans les années à venir, seront chargés de « nous vendre du Onfray »  comme on a longtemps essayé de nous vendre du « BHL » que plus personne ne veut d’ailleurs acheter.

    Aussi, qu'on le veuille ou non, tout comme BHL, il y a fort à parier qu'Onfray ne vendra plus de livres mais sera omniprésent dans les médias à jouer une partition qu’il croira sienne alors qu’elle aura pour compositeur, orchestre, chef d’orchestre et producteur des acteurs de l’ombre qui n’acceptent qu’une seule forme de contestation : la soumission ; c’est là sans doute une consolation comme une autre pour ce fils d’ouvrier agricole et de femme de ménage. Et à ce sujet, difficile de faire un autre constat que celui-ci : le pauvre, quand il réussit, sera toujours tenté, même après quelques années de défiance et d'indépendance, de rallier in fine un ordre social et à une organisation de l’existence auxquels il croit devoir son « repêchage » ; et c’est bien ce à quoi Onfray a fini par se résoudre.

    D’aucuns objecteront : "Après tout, si ce sont les bourgeois qui font les révolutions, c’est bien parce qu’il n’y a personne d’autres pour les penser, les organiser et les mettre en œuvre à leur place, toutes ces révolutions !"

     

    ***

     

              Qu'à cela ne tienne ! Une nouvelle fois, force est de constater, comme on a pu le voir avec Zemmour, que le sésame d'un état de grâce dans les médias dominants se décompose comme suit :

    -         condamner sans rémission Dieudonné et Alain Soral même et surtout lorsque personne ne vous le demande ; sorte de nouvelle Loi de Goldwin… tout nous y ramenant...

    -         Occulter la question « sioniste » en France (mondialisme, atlantisme, médias d’une intolérance sans précédent, rupture de notre tradition en matière de politique étrangère ; remise en cause de notre rang sur la scène mondiale, chantage à l'antisémitisme...)… ou bien se ranger ouvertement auprès de ceux qui portent fièrement son drapeau bien haut…

    -         Prendre pour cible la religion musulmane et les Musulmans.

     

                   Aussi, Après Zemmour, Finkielkraut, BHL, Elisabeth Lévy, Fourest, Moix… Michel Onfray, c’est la règle que de rares exceptions qui survivent encore ici et là sur Internet seul, n'ont de cesse de confirmer ; exceptions qu'il nous faudra continuer de soutenir en attendant la chute d'un système de représentation du réel qui n'a aucun souci de la vérité ni de la justice.

     

    __________________

     

    Pour prolonger, cliquez : Un sans faute d'Aymeric Caron face à Onfray

     

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information, Michel Onfray, Politique et actualité 0 commentaire
  • Quand Onfray rentre à la maison tout en serrant les fesses…

     

                      « Le tribal fait désormais la loi », titre Marianne à l’occasion de son entretien avec Michel Onfray, reprenant ainsi à son compte un constat de l’essayiste qui impliquera en priorité, « la tribu musulmane », tout en dédouanant toute autre religion et/ou communauté.

    A la question : « Faut-il, comme certains le proposent, redéfinir la laïcité comme respect de toutes les religions ? » Onfray répondra : « La laïcité comme respect de toutes les religions, c’est la porte ouverte aux surenchères religieuses. Il n’est pas dans la nature du judaïsme d’être prosélyte, on naît juif ou on ne l’est pas. Le christianisme n’a plus les moyens d’être prosélyte – encore qu’il reprenne du poil de la bête avec les succès engrangés par l’islam, ce qui lui donne des idée ! »

    Comme le fera justement remarquer un commentaire posté à la suite de cette interview : « Est-ce neutre et objectif pour un athée agnostique laïc de ne s'attaquer qu'à une seule religion? »

    En effet, Onfray absout le Judaïsme et son bras armé qu’est le sionisme contre deux évidences : le sort qui est fait aux Palestiniens ainsi que le chantage et les pressions exercés ici en France, avec l’appui de médias totalement sous influence, contre quiconque souhaite publiquement remettre en cause la soumission de l’Etat français et de la quasi-totalité de la classe politique à une idéologie de mort.

    Quant au Christianisme sur le dos duquel il a longtemps fait son beurre à coup d'anathèmes : Onfray oublie un Protestantisme à l'origine d'un néo-libéralisme économique qui a tout envahi, des églises évangéliques hégémoniques en Afrique, en Asie et Amérique du Sud proche des néo-cons américains et un Catholicisme aux combats d’arrière-garde aussi omniprésent que minoritaire.

    D’autant plus que le prosélytisme n’implique pas seulement « propagande et recrutement » mais peut concerner aussi, et surtout, le conditionnement des esprits conduisant à une absence totale d’analyse critique, et à la soumission face à un groupe de pression politico-religieux qui n'admet aucune contestation ni remise en cause de ses agissements et de ses fins.

     

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                 Nombreux sont ceux qui vous avoueront en privé qu'ils ont un peu de mal avec Onfray depuis son "Les services secrets doivent s'occuper de Dieudonné !" C'était à l'occasion des élections européennes ; Dieudonné se présentait sur une liste anti-sioniste. Ce jour-là, Onfray s’est révélé être un libertaire et un gauchiste d'un nouveau type : du type petit flic, mou des genoux, adepte de l'assassinat politique d'Etat.

    C’était en 2009.

    Aujourd’hui isolé, ayant perdu nombre de ses lecteurs depuis l’arrivée d’Internet – il s’en plaindra en ces termes : « Plus personne ne lit ! » ; contesté sur la toile comme nulle part ailleurs et comme jamais… Onfray a découvert, voilà quelques années, qu’il ne faisait pas l’unanimité chez le citoyen lambda, le quidam à l’esprit libre, autodidacte ou pas, informé et instruit ;  unanimité en trompe l’œil… unanimité autour de ceux qui, des années durant, n’ont jamais rencontré la moindre opposition là où ils communiquent : télés, radios, presse. Et manifestement Onfray ne s’en est toujours pas remis : toutes ses déclarations à l’emporte-pièce contre Internet confirment le fait que notre essayiste a vraiment du mal à vivre cette remise en cause ; et puis, grapho-maniac, Onfray sort plus de deux livres par an depuis vingt ans ; c'est comme donner le bâton pour se faire battre, c'est sûr !

     

                (Michel Onfray pris en flagrant délit : il refuse de partager une tribune avec un de ses détracteurs tout en évoquant le cancer de sa compagne (?!). Dur dur le débat contradictoire !)

     

                   Enfant-roi pourri gâté, aujourd'hui blessé et fragilisé, Onfray choisit de rentrer à la maison, sa maison pour y chercher un refuge, là où personne ne le contestera : les médias dominants qui l’ont fait car Onfray doit tout à ce système  médiatique-là et à ses animateurs et producteurs qui choisissent régulièrement de l’inviter. Et quand on sait ce que ce système est aujourd’hui capable de laisser dire...

    Système dans lequel il a fait «carrière » et qui lui a permis une indépendance relative mais réelle : il quittera l’enseignement pour vivre de sa plume ; c’était bien avant Internet… cet internet qui est toute la mémoire du monde : mémoire de l’instant, de la seconde qui s’est écoulée, mémoire d’hier et d’avant-hier…mémoire de trois mille ans.

     

                 Déjà, sur France Inter, ICI, en septembre dernier, Onfray avait opéré ce rapprochement avec les médias ; rapprochement que l’interview de Marianne vient confirmer ; Onfray devancera même ses interlocuteurs jusqu’à donner son avis sur des sujets qu'ils n’avaient pas évoqués :

    -         Ignorant les démentis des Israéliens eux-mêmes (ICI), pour mieux condamner l'Iran, Onfray reprend une fausse information à propos de l’ancien leader iranien qui aurait appelé à la destruction d’Israël…

    -         Onfray rejoint Finkielkraut au sujet de l’école et déclare : «  Je préfère la proximité avec Finkielkraut qu’avec d’autres intellectuels ».

    -         Certes ! Le Parti de gauche recueille l’adhésion d’Onfray mais ce dernier trouve la personnalité de Mélenchon imbuvable.

    -         A propos de la censure sur Internet… pour réguler cette censure qu’Onfray appelle de ses vœux (!???),  il recommande Robert Badinter et Simone Veil (pas la philosophe mais l’autre.. celle qui somnole au dîner du CRIF, le nez dans son assiette). Censure à propos de laquelle il fera cette remarque effarante : « La liberté d’expression n’est pas la liberté de nuire à autrui ».

     

    On imagine un journalisme d’investigation qui ne nuirait à personne ; la liberté de dénoncer les corrompus et les corrupteurs qui ne nuirait, là encore, à personne…

    On savait au fil des ans qu’il y avait quelque chose d'authentique... authentiquement creux au royaume d'Onfray, quelque chose comme une vacance, un manque, presqu'un vide mais... plein, à ras-bord : absent Onfray ! Oui, absent finalement ! Et c'est très certainement la raison pour laquelle il est si présent dans les médias ! Mais là vraiment… ce jour-là, sur France Inter…

     

                 Mais alors… pourquoi le choix de Veil, ministre de la santé de Giscard sous un gouvernement Chirac qui a certes eu la lourde tâche de porter à l’Assemblée nationale un projet de loi - The projet de loi ! -, sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG) qui dépénalise l'avortement... mais c’était en 1974… et depuis, plus rien. Silence radio.

    Et pourquoi donc ce Robert Badinter à qui l’on doit une défense de DSK le jour même de sa mise en accusation à New York, une défense aussi répétitive qu’indécente dans des médias d’une complaisance inouïe à l’égard du président du FMI, de son entourage, amis et clique ! Badinter s’exprimera ainsi : « DSK ne peut être coupable, c’est mon ami, et l’ami de nombre de mes amis ! » ; et ce durant toute la soirée.

    Quant à la peine de mort, c’est Mitterrand qui a pris tous les risques de son abolition avant de constater que, finalement, il n’y avait aucun risque politique. 

    Pourquoi Veil et Badinter qui n'avaient rien demandé à personne ?

    La question est posée.

     

                 Toujours dans cette interview, et alors que, là non plus, on ne lui demandait rien   - empressement symptomatique, comme autant de lapsus et autres actes manqués, qui trahit une recherche d’acceptation totale sur le modèle d’une coopération et d'une collaboration qu’Onfray espère, à son insu ou pas, fructueuses auprès d’un système qui a pour piliers aussi et surtout des médias totalement soumis aux diktats atlantiste, sioniste et mondialiste :

     

    -         Onfray défendra la loi Gayssot contre Faurisson sans suggérer qu'après tout, on pourrait très bien envisager un jour de répondre à Faurisson au lieu de pénaliser la recherche historique et de créer un doute plus dommageable encore quant à la vérité sur la Seconde guerre mondiale !

    -         Onfray renverra dos à dos ce qu’il appelle "le gouvernement Israélien et le gouvernement ( ?) palestinien" ce qui, dans les faits, revient à soutenir le plus fort, brute et truand.

     

                 Simone Veil, Robert Badinter, Dieudonné, Loi Gayssot, Faurisson, l'Iran (plus tard, viendra le moment de dénoncer un Islam guerrier. Patience ! Onfray n'oubliera rien ni personne, excepté Poutine)... il y est venu tout seul Onfray, et sans qu'on l'y pousse ! Il y est allé sans qu'on l'y invite car il fallait qu'il y aille : Onfray, comme nous tous, connaît le chemin qui mène à l'apaisement et à une protection écran-total contre les intempéries et les aléas d'une contestation tous azimuts aujourd'hui incontrôlable : accueilli à bras ouverts par les médias de la domination, Onfray est maintenant intouchable !

     

                  Alors... oui ! Vraiment... avec cette interview de Marianne et son intervention sur France Inter, tout est là, en place : il ne manque rien ! Si… une chose : pour parachever le dispositif de ralliement, Onfray s’en prendra à l’Islam qu’il n’a de cesse de qualifier, depuis deux ans, de menace essentiellement guerrière, ici en France et partout ailleurs.

    Onfray n’a manifestement aucune connaissance à l'Internationale et dans le domaine de la géopolitique  : qui fait quoi ? A qui ? Où ? Comment ? Qui finance qui ? Qui encourage ? Qui recrute ? A quelle fin ? A qui profite le crime ?  

    A sa décharge, on pourra toujours tenir compte du fait qu’Onfray s’est longtemps absenté de la scène contemporaine,  tout occupé qu’il était à revisiter une pensée grecque de masturbateurs publics (Diogène en chef de file)  et de petits farfelus excentriques sans conséquence ; de plus, c’était il y a plus de deux mille ans, alors… forcément ! D’où le reproche adressé à notre essayiste au sujet de son absence de contribution autour des graves questions économiques, sociales et culturelles qui secouent régulièrement les sociétés française et européennes - refus de se salir les mains avec l’actualité politique et sociale, là où sont tous les pièges,  là où il faut nommer les choses et les gens... lieu de tous les dangers pour un intellectuel de service minimum : le danger de se révéler tel que l'on est, à savoir un petit bourgeois hédoniste et conservateur soucieux avant tout de pérenniser une réussite commerciale qui compte peu d’élus dans l’Edition ?


    Autre signe de ralliement et de soumission à la raison du plus fort est l'utilisation d'un vocabulaire dépréciatif à l'endroit de ceux dont les critiques le touchent directement : "ressentiment" est le vocable qu'Onfray affectionne tout particulièrement depuis quelques mois dans chacune de ses interventions ; ce qui trahit un refus d'accorder la moindre légitimité à tout point de vue opposé ; marque ultime d'un état d'esprit propre aux "larbins" d'une ploutocratie à vocation oligarchique.

     

                     C’est imparable. Là encore, pas de surprise : le ralliement d’Onfray à une pensée binaire, celle de  l’Empire et d'une oligarchie mondiale vorace et sans scrupules, cache difficilement le désir de plaire et de complaire à ceux qui, dans les années à venir, seront chargés de « nous vendre du Onfray »  comme on a longtemps essayé de nous vendre du « BHL » que plus personne ne veut d’ailleurs acheter.

    Aussi, qu'on le veuille ou non, tout comme BHL, il y a fort à parier qu'Onfray ne vendra plus de livres mais sera omniprésent dans les médias à jouer une partition qu’il croira sienne alors qu’elle aura pour compositeur, orchestre, chef d’orchestre et producteur des acteurs de l’ombre qui n’acceptent qu’une seule forme de contestation : la soumission ; c’est là sans doute une consolation comme une autre pour ce fils d’ouvrier agricole et de femme de ménage. Et à ce sujet, difficile de faire un autre constat que celui-ci : le pauvre, quand il réussit, sera toujours tenté, même après quelques années de défiance et d'indépendance, de rallier in fine un ordre social et à une organisation de l’existence auxquels il croit devoir son « repêchage » ; et c’est bien ce à quoi Onfray a fini par se résoudre.

    D’aucuns objecteront : "Après tout, si ce sont les bourgeois qui font les révolutions, c’est bien parce qu’il n’y a personne d’autres pour les penser, les organiser et les mettre en œuvre à leur place, toutes ces révolutions !"

     

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              Qu'à cela ne tienne ! Une nouvelle fois, force est de constater, comme on a pu le voir avec Zemmour, que le sésame d'un état de grâce dans les médias dominants se décompose comme suit :

    -         condamner sans rémission Dieudonné et Alain Soral même et surtout lorsque personne ne vous le demande ; sorte de nouvelle Loi de Goldwin… tout nous y ramenant...

    -         Occulter la question « sioniste » en France (mondialisme, atlantisme, médias d’une intolérance sans précédent, rupture de notre tradition en matière de politique étrangère ; remise en cause de notre rang sur la scène mondiale, chantage à l'antisémitisme...)… ou bien se ranger ouvertement auprès de ceux qui portent fièrement son drapeau bien haut…

    -         Prendre pour cible la religion musulmane et les Musulmans.

     

                   Aussi, Après Zemmour, Finkielkraut, BHL, Elisabeth Lévy, et plus récemment Edwy Plenel… Michel Onfray, c’est la règle que de rares exceptions qui survivent encore ici et là sur Internet seul, n'ont de cesse de confirmer ; exceptions qu'il nous faudra continuer de soutenir en attendant la chute d'un système de représentation du réel qui n'a aucun souci de la vérité ni de la justice.

     

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  • Élisabeth Lévy : la pasionaria au service d'une islamophobie xénophobe

     

     

                  Tout comme Zemmour et Finkielkraut, obsédés par tout ce qui de près ou de loin touche à la religion musulmane et à ses pratiquants plus ou moins fervents ici en France et ailleurs, ce que les Elisabeth Lévy de ce monde ne comprendront jamais c’est qu'avec ou sans l’Islam, c'est de nous qu'il s'agit ! Oui ! de nous... face à nous-mêmes, en notre âme et conscience, et certainement pas... d'eux car, une fois que l'on aura opposé le cynisme occidental veule et intéressé de nos élites économiques et politiques aux archaïsmes de ceux d'en face, en fin d‘analyse, il sera quand même, et encore, et toujours question, ici en Occident, du même cynisme veule et intéressé de ceux qui servent une organisation de l’existence d‘une violence économique, sociale et culturelle sans précédent depuis la fin de la seconde guerre mondiale, et qui s'étend sur le monde..

    Faut dire qu'à propos d’Elisabeth Lévy si d’aucuns la considèrent « journaliste » - elle anime sans complexe un webzine qui a érigé la veulerie analytique et l’islamophobieau rang de vertus élémentaires : un peu de judaïsme, une bonne dose de sionisme discipliné, bête et méchant et un positionnement à droite, voire à l'extrême droite -, d’autres, en revanche, plus lucides, la définisse comme suit : sioniste servile, porte parole de l’Etat d’Israël comme il n’est pourtant plus permis de l’être depuis des lustres, à défaut et plus près de nous, depuis 2009 - à ce sujet, on pourra se reporter à l’ouvrage de « Etre juif après Gaza » de Esther Benbassa.

     

    ***

     

              Visage tendu à la « Finkielkraut », symptôme s’il en est d’une tension intérieure aux frustrations sans nombre, tension intenable mais qu’il faut bien pourtant tenir ! Ne nous y trompons pas ! Au fil des ans, cette tension à la racine de laquelle on trouvera une allégeance communautaire pleine et entière, est devenue un véritable fardeau car cette solidarité à la fois tribale et idéologique n’offre aucune reconnaissance affective à l’échelle de la nation française, en dehors de sa communauté et de carrières dans des médias complaisants et tout acquis à la cause politico-ethnico-religieuse d’une idéologie aussi redoutable qu’impitoyable, à savoir : le sionisme dont les représentants les plus médiatisés sont au bord de l’asphyxie intellectuelle et morale ; là encore, n’en doutons pas un seul instant !

    D’où une gestuelle qui trahit une impuissance et une impatience, et une diction laborieuse d’épuisement mentale au terme d’une désocialisation symbolique certes ! mais bien réelle : le sentiment de ne jamais pouvoir faire un avec un tout, décidément têtu, qui refuse de se soumettre à une idéologie étrangère à son histoire ; et plus important encore, étrangère à son véritable caractère national, unique en Europe : un engagement jamais pris en défaut pour l’égalité entre tous les citoyens.

    C'est alors que cet échec a conduit tout ce petit monde tout aussi craint que méprisé, à un comportement paranoïaque et à une idée, une seule, fixe et récurrente comme une maladie chronique et sans remède : l’ennemi est partout, ici, et surtout là où il se trouve en plus grand nombre encore, à des milliers de kilomètres.

    Et ce fardeau dont on ne peut se décharger qu’au prix d’une rupture avec une identité offerte dès la naissance et qui n’a même pas le mérite d’un effort individuel fruit d’un long travail avec et sur soi-même, porte un nom : la haine. Une haine froide,pure et cristalline, une haine aiguisée, lame de rasoir, haine déterminée de l’Arabe anti-sioniste, musulman ou pas, éduqué ou pas mais pour sûr... pro-palestinien et français et pour lequel le génocide juif appartient à une histoire qui ne saurait être la sienne, et ce sous aucun prétexte ; refus d’une fermeté à la fois saine et informée. Ce dont personne ne saurait se plaindre.

    Blasphème inexpiable.

     

     

                 Haine du Maghrébin et de l’Africain… et l’on ne manquera pas de mettre en avant la spécificité de cette double haine islamophobe et xénophobe : l’histoire familiale d’une Elisabeth Lévy ; et c’est là qu’elle rejoint ce qu’on peut appeler « le syndrome de Zemmour » ; un Zemmour qui passe le plus clair de son temps à distribuer de bons et mauvais points de "francité" aux français issus du Maghreb et d’Afrique, alors que toute la généalogie de ce même Zemmour renvoie à ce même Maghreb.

    Descendante d'une famille de Juifs séfarades algériens installés au Maroc, c'est sûr qu’à ce petit jeu, Elisabeth Lévy trouvera plus français qu’elle sans difficulté : effet boomerang garanti (1).

    Une haine donc mais aussi une crainte : celle de perdre le quasi monopole du contrôle sur tout ce qui se dit et se fait dans les médias, entre autres lieux d'influence  sur les consciences et les opinions : qui est autorisé à parler, de quoi, à qui et où ; ce qui explique en grande partie le vide critique qui, depuis plus de trente ans, occupe tous les lieux de débat à l'heure où les projets tant européens que mondiaux d'organisation de l'existence ne recueillent plus  le soutien que d'une petite minorité : et cette concomitance n'est bien évidemment pas un hasard.

     

     

                 Tartufferie républicaine ! Celle des repus gavés, même s'il doit bien leur arriver à tous, parfois, dans un moment de lucidité toujours trop rare, de soupçonner le caractère illégitime de leurs conditions matérielles et sociales car nombre d'entre eux ne doivent rien à eux-mêmes - talent, savoir-faire, compétences -, mais tout à ceux qui les ont récompensés pour leur engagement en faveur d’intérêts communautaires bien bien supérieurs à quelque intérêt général que ce soit ; d’où l’agressivité d’une E.L. et une culpabilité de moins en moins « refoulable », les événements au quotidien venant contredire ou bien, dévoiler au grand jour, l’escroquerie d’un positionnement médiatique dans lequel on ne trouvera pas une once de sincérité et d’honnêteté, mais bien plutôt... plus, toujours plus ! En revanche, moins, toujours moins si possible pour ceux qui n’ont qu’à se contenter de ce qu’on leur donne : c’est-à-dire rien ou si peu. Pour vérifier la véracité de cette injustice sociale, il suffit de se reporter aux études de l’INSEE et du CREDOC concernant les français dits "issus de l’immigration et de la colonisation africaine et maghrébine".

    Et si le fait d’être français aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir la France du XIXe siècle, face aux questionnements de E.L,. on pourra quand même nous aussi s’interroger à propos de ceci :

     

               - Est-ce "français" que de manifester son soutien, ici à Paris, à un Etat voyou tout occupé, cinq semaines durant, à passer par pertes et profits plus de deux milles hommes, femmes et enfants au terme d’une ratonnade de maintien de l’ordre colonial, le petit doigt sur la couture du pantalon entre deux « vendredi de Shabbat » ?

                 - Est-ce "français" de soutenir systématiquement un Etat qui n’a plus rien à envier à l’Afrique du Sud du temps de l’Apartheid ?

             - Est-ce "français" que d’œuvrer à ce que cet Etat soit soutenu par toute la classe politique et médiatique jusqu’au plus haut sommet de l’Etat ?

                - Est-ce "français" que d’exercer un chantage à l’antisémitisme sur tous ceux qui s’aventurent à dénoncer les points précédents ?

     

                 Là encore, on pourra sans difficulté trouver « plus français » !

     

                 Pauvre Elisabeth Lévy ! Elle semble avoir toutes les raisons au monde de se faire oublier sur la question de l’identité nationale et pourtant, cette E.L. se repaît d’un débat sans objet qu’elle tente pourtant, sans répit, d’introduire partout où les médias l’invitent à gesticuler.Et puis, c’est sûr, E.L. a vu juste dans sa dénonciation permanence de l’Islam :

     

                - L'injustice sociale ne touche pas en priorité les immigrés ou bien, les français issus de l'immigration mais... les Bretons.

                - Les seules vraies victimes du racisme en France ne sont pas en priorité les noirs et les arabes mais... les Auvergnats.

                - Pas de problème de tolérance vis à vis de la religion musulmane mais bien plutôt vis à vis du judaïsme et du catholicisme ; il suffit de penser aux difficultés sans nombre que rencontrent les juifs et les catholiques toutes les fois qu'ils souhaitent se réunir dans des lieux de culte décents et dignes d‘un pays moderne et tolérant.

                 Madame Elisabeth Lévy, en tant que négationniste, n'a de leçons à recevoir de personne. C’est sûr !

     

                 Syndrome de Zemmour donc : les êtres revendicatifs la gênent au plus haut point, et plus spécialement ceux qui ouvertement se considèrent comme humiliés ; à leur contact, un seul réflexe : nier leur souffrance - il est vrai qu'il y a des souffrances qui ne laissent aucune place à qui que ce soit mais bien plutôt un seul devoir : la partager sans conditions -, avant de se précipiter dans le camp des puissants - USA, Otan, Israël -, à droite de l’échiquier politique - pourquoi faire les choses à moitié ! -, comme pour mieux se persuader de la supériorité de la raison du plus fort sur les affects qui minent les plus faibles.

     

    ***

     

                Nul doute : une seule appartenance, une seule allégeance mais un double discours : « Faites ce que je dis mais pas ce je pense et ce que je fais ! » C’est bien la preuve, difficilement réfutable, de l’appartenance d’Elisabeth Lévy à ce qu’il est aujourd'hui convenu d’appeler « La domination » en tant qu’agent patentée sous le couvert d’un autre syndrome, après celui de « Zemmour », celui de Finkielkraut ; un Finkielkraut qui se cache derrière Charles Péguyet l’Académie française pour mieux dissimuler une identité une et indivisible, entièrement tournée vers une appartenance ethnique et tribale et la mémoire d'une catastrophe humaine, le tout dédié à la perpétuation d’une raison d’être au monde qui commande tout : allégeances, actes, anathèmes, postures et jugements.

     

              La fausse problématique musulmane soulevée par tous ces individus aura au moins eu le mérite de lever le voile sur une réalité et des acteurs médiatiques bien réels et préoccupants ceux-là, et dont il ne faut plus renoncer à dénoncer jour après jour la nocivité sociale : un poison.

     

     

     

    1 - Règlement de compte inter-communautaire sans fin et sans issue depuis la fin de la guerre d'Algérie : juifs séfarades et colons, les uns expatriés, les autres rapatriés... eux tous pour avoir refusé l'indépendance algérienne - une Algérie aux Algériens -, contre tout ce qui de près ou de loin ressemblerait aujourd’hui, ici en France, à un nationalisme algérien, ou plus largement, à un pan-arabisme, de la part de titulaires de la carte d'identité française nés en France.

     

     

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  • Piège dans les bas fonds de la politique : épuisement de l'humain et liquidation de l'intelligence

     

     

    Qui a dit : « Israël et la Shoah, ça rend bête et méchant » ?

     

                Une illustration qui se passerait bien de commentaires... sans doute là, un des meilleurs sketchs de Finkielkraut.

    Le dessinateur Plantu, qui aura été le seul à défendre la liberté d'expression d'un Dieudonné, tentera en vain de faire entendre raison à Alain Finkielkraut, auteur essayiste sourd et agité (faut-il y voir là un lien de causalité ?) au regard fuyant.

     

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    Année après années, Alain Finkielkraut y aura vraiment tout laissé, abandonné et perdu... intelligence, honnêteté, discernement, bonne foi, culture humaniste... dans son combat sans relâche non pas tant pour la défense de la politique d’un Etat… Israël... que contre les antisionistes, ou plus simplement... contre les critiques adressées à un Etat qui n'a aujourd'hui plus rien à envier à  l'Afrique du Sud du temps de l'Apartheid, ainsi que dans sa commémoration-célébration (on ne sait plus à force !) du génocide juif, génocide plus connu sous le nom de Shoah.

                Si d'aucuns pouvaient penser que le piège tendu par ce qui ressemble fort, in fine - car on se doit toujours d’interroger les fins si l’on veut pouvoir identifier toute la perfidie des moyens utilisés -, à un impératif catégorique dévoyé dans ses fins… un monde qui reposerait sur la voracité des uns, la ségrégation et l’humiliation des autres, les plus faibles de préférence jusqu’à faire plier les plus forts car les places au soleil sont limitées ; projet d’essence anti-égalitariste et anti-humaniste, jusqu’à la pleine remise en cause de la nécessité d’une perfectibilité à la fois sociale et humaine des modes d’organisation de l’existence, ainsi que la fin de l'interdiction de prendre en compte l’origine ethnique, l’appartenance religieuse et/ou politique d’un individu ou d’un groupe, voire d’une nation tout entière, avant de décider de son sort…

    Avec en prime l’exploitation du génocide juif et son instrumentalisation à des fins économique, politique et géostratégique ; l'Etat israélien et ses représentants de par le monde se servant de ce génocide jusqu'à n'être plus qu’un moyen au service d’une violence politique (Judith Butler dans... Vers la cohabitation) …

    Et bien que ce piège ne soit pas d'une même nature pour toutes les parties en présence, force est de reconnaître aujourd’hui que ce piège tendu l’a été, et l’est aujourd’hui plus que jamais, autant pour les Juifs de la diaspora avec Alain Finkielkraut comme figure de proue que pour les non-Juifs avec Dieudonné, figure aujourd'hui archétypale de celui qui a fait le pari on ne peut plus risqué non pas de tomber mais de se jeter à pieds joints dans ce piège avec jubilation, tout faisant un second pari : en sortir plus fort encore.

    Epuisement pour les uns, bannissement pour les autres...si l’un est déjà en passe d’en sortir complètement désavoué et intellectuellement laminé et éreinté à force de contorsions éprouvantes, espérons que Dieudonné n’en sortira pas les pieds devant !

    Piège dressé sans l’ombre d’un doute par une caste militaro-politico-religieuse issue de la « Maison mère » avec un Netanyahou volubile incarnant à la perfection comme personne d’autre avant lui mais… comme beaucoup d’autres après lui, là-bas, ici et partout ailleurs, soyons-en sûrs et pour longtemps, une mondialisation d’un obscurantisme qui jamais n’a baissé les bras au cours des siècles et que personne n'a vraiment réussi à dompter, celui que dénonçait Bertolt Brecht : l’argent, la marchandise et la cupidité ; la puanteur du désir de « tout rafler » matériellement, politiquement et humainement.

    Disons-le sans ironie : il est vraiment surprenant qu’un si petit pays de par sa superficie et le nombre de ses habitants ait pu accoucher - et même s’il s’agit d’un produit d’importation - Netanyahou a longtemps vécu aux Etats-Unis -, d’une telle figure archétypale, si à l’aise - comme un poison dans l’eau  –, avec une mondialisation qui est une véritable violation délibérée de ce que George Orwell appelle la «common decency » (1) alors que d’autres subissent ou se contentent d’accompagner au rythme de leur carrière politique - sans toutefois bouder leur plaisir pour autant : pouvoir de jouissance : bonne bouffe et petites pépées ! -, le déclin rapide des conditions d’existence en Europe : Hollande, Merkel et la majorité des supplétifs gestionnaires intérimaires des pays européens ; il est vrai que seul David Cameron fait exception (son père est un riche agent de change) : il semble partager cet engouement et cette aisance face à la liquidation d’une certaine manière - art ? -, de vivre propre à l’Europe - mondialisation libérale oblige.  

                    Qu’elle le veuille ou non, c'est bien ce à quoi toute la diaspora juive est sommée d'adhérer jusqu'à la remise en cause de notre cohésion sociale et de son contrat (liberté, égalité et fraternité), là où toute manifestation anti-système et par voie de conséquence "anti-mondialisation libérale", dernièrement la quenelle (2), (précédemment à propos des événements du 11 septembre 2001), est déclarée arbitrairement "anti-sémite" par un ministre et des associations-écran dont les desseins à la fois culturel, politique, géostratégique et économique ne sont plus un secret pour personne, Alain Finkielkraut en tête dans son désir de contrer ce qu’il considère être une attaque contre son moi ontologique (dans les faits, attaque par lui ingérable car mal pensée - se reporter à la vidéo : observez sa souffrance, l’étouffement qui est le sien… celui d’une identité et d’une allégeance qui le dévorent), tout comme nous qui sommes dans l’obligation de dénoncer une alliance qui nous salit chaque jour davantage, avec un des rares Etats qui n'a décidément rien à proposer et à apporter à l'humanité depuis sa création, et plus encore, depuis 1967, condamnations internationales les unes après les autres, depuis qu’il s’est mis en tête de vivre au dépens, sur le dos et au détriment de centaines de milliers d'êtres humains.

                Impossible de ne pas voir dans la fin qui nous est promise telle une menace, les moyens qui conduisent tant d'esprits qui avaient pourtant tous les attributs nécessaires pour oser penser la complexité du réel en y intégrant le poids de toutes les forces qui oeuvrent à sa mésinterprétation dans le meilleur des cas ; à sa disparition... dans le pire... esprits acculés, dos au mur, à se débattre, pris au piège, jusqu’à sombrer, l'âme noire, dans une médiocrité symptomatique d’un monde aujourd’hui… insortable. Monde que seul un petit nombre quittera la tête haute.

    D’où la nécessité absolue, même au prix du bannissement, de choisir son camp et de continuer de dénoncer ce piège - épuisement de l'humain et liquidation de l'intelligence -, ce filet attrape-tout dévastateur d’un environnement maintenant délétère et irrespirable car rien de sérieux ne sera accompli aussi longtemps que l’on pensera pouvoir faire l'économie d'analyser dans les bas fonds de la politique - là où se terre "l'état profond - des choses " -, le pourquoi de tels procédés, agissements et expédients, comme autant de réflexes "panique" d'acteurs majeurs et secondaires, sayanim, supplétifs et petites mains inclus, sans oublier des milliers d'anonymes (que l'on peut compter en millions hors la communauté juive) la terreur au ventre à l'idée de ne pas avoir fait ou pensé ce qu'ils croyaient qu'on attendait d'eux… que cette attente ait été confirmée ou pas.

    Et tant pis pour ceux qui sombreront, sommés de boire jusqu’à la lie le vin amère d’une vendange porteuse d’une seule promesse : celle d'une piquette tant morale qu’intellectuelle ; piquette qui nous est servie jour après jour par des médias dominants qui maltraitent et tabassent le réel à coups d'articles et de reportages à coups de pied et à coups de poing ; médias indigents et malhonnêtes par la force des choses - celle de leurs propriétaires -, aux salariés-tâcherons humiliés jusqu’à la bêtise... et leur audience tout autant. Et personne ne nous fera dire, la tête sous le billot, que ce vin mauvais est un grand cru classé.

                    Car, une fois encore... tous y laisseront leur intelligence, leur honnêteté, leurs capacités de discernement, leur bonne foi et leur honneur ! Dans ce monde qui nous est imposé, il n’y a pas deux manières d’adhérer, pour "eux" comme pour "nous" : se soumettre totalement, à l'image d'une classe politique et de médias entièrement acquis ou soumis, tout en sachant qu’à l’âge de l’ersatz qui est le nôtre, se soumettre c’est aussi disparaître tout en demeurant là, certes ! mais sans ne plus y être vraiment.

    Ou bien résister. Et quand on sait qu'il n'y a qu'un monde pour tout le monde, et pas deux...

     

     

    1 - Milliardaire sans foi ni loi – sinon une seule : mort aux vaincus ! -, il est à la diplomatie et à la parole donnée, dit-on, ce qu’Al Capone était à la liberté du commerce et au paiement de factures de fournisseurs qui ont livré une marchandise qui a bel et bien été commandée.

    2- Idem pour la chanson "Shoah Nanas" destinée à dénoncer l'instrumentalisation du génocide juif et dont Dieudonné est une victime collatérale ; soit dit en passant, sujet non tabou chez les intellectuels exigeants, libres penseurs éclairés et honnêtes de la communauté juive. A ce propos, on pourra se reporter au dernier ouvrage de Judith Butler – Vers la cohabitation.


    Manifestation de la Ligue de défense juive à... par ERTV

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    Pour prolonger, cliquez : Dieudonné interdit de représentation  

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  • Un essayiste chez Taddéi : "Faites ce que je dis mais pas ce que je fais !"

     

                        Après le passage d’Alain Finkielkraut chez Frédéric Taddéi, vendredi 18 octobre - un passage de plus au cours d’une quinzaine très chargée qui aura vu  l'essayiste dans d’innombrables émissions de radios et de télévisions -, d’aucuns ont regretté ce qu’ils ont appelé le « bashing » de Finkielkraut par deux des invités de l’émission CSOJ : « Ce soir ou jamais » sur France 2.

    Qu’il soit ici permis de leur répondre.

     

    ***

     

                 Face à Finkielkraut, on doit être d'une sévérité sans merci ; un Finkielkraut qui n'hésite pas à s'arranger avec des  Renaud Camus et autres Richard Millet (tous deux partageant des thèses proches des suprématistes blancs et chrétiens) selon le principe suivant (1) : "Ce qui nous réunit est plus fort que ce qui pourrait éventuellement nous diviser" ; le tout sur le dos des communautés africaine et maghrébine de France qu'ils attaquent en permanence et auxquelles ils n'ont pas un mot décent à adresser...

    Quant à donner des leçons de "francité" à qui que ce soit...

    Entre celles qui affichent un voile et qui l'assument (le voile et l’Islam en France : une des nombreuses obsessions de cet essayiste et de ceux qui l'entourent) et des Finkielkraut qui n'assument rien de leurs engagements, tous plus indignes les uns que les autres - Israël, les thèses du FN à propos de l'immigration et des Français qui en sont issus, un soutien sans faille à la puissance militaire et meurtrière que sont les USA et sa main basse sur l’Europe ainsi que la haine de la compassion pour l'autre quand il est "autre" et plus encore... "tout autre"... -, un seul choix s'impose : le combat contre tous ces « Faites ce que je dis mais pas ce que je fais ! » car il y a dans les têtes des kippas et des crucifix qui valent - de très loin -, toutes les femmes voilées de la terre, consentantes ou pas, majeures ou mineures, à cette différence près néanmoins : le voile concerne une communauté reléguée, dont la majorité de ses membres occupe des emplois « disgracieux », pénibles, à la limite de l’humiliation contre une élite médiatico-intellectuelle vorace, qui n’en a jamais assez :  jamais assez de pouvoir, jamais assez d’espaces de prise de parole et de contrôle de cette même parole – qui est autorisé à parler, de quoi, où et pour le compte de qui ; une élite impitoyable à l’encontre des dissidents, des faibles et des disgraciés.

     

     

                Aussi, qu’il soit permis ici de rappeler ceci : Finkielkraut ne s’intéresse qu’à lui-même (2) et à sa caste, son pouvoir, ses passe-droits et ses privilèges ... dans le seul souci de n'en céder aucun à qui que ce soit… et en premier lieu, à ceux dont la « candidature » n'aurait pas été au préalable validée par cette même caste médiatique qui dirige tout et qui ne représente plus personne ; une caste au service d’une seule loi :  la loi du plus fort : « J’ai raison parce que c’est moi qui parle à la radio et qui passe à la télévision… et pas vous ! »

                Qu’on ne s’y trompe pas : ces gens-là sont bel et bien le monde tel qu’il est ; et c’est la raison pour laquelle toutes les portes leur sont ouvertes car la France de Finkielkraut  c'est cette France qui, depuis trente ans, a cadenassé tous les médias dominants, les entrées comme les sorties ; la France de ceux pour lesquels tout est permis, une poignée, et les autres, des millions, pour lesquels tout est interdit.

     

    ____________________

     

    1 - Alliance judéo-brune, chacun signant un pacte de non-agression de l'autre. Finkielkraut devrait être plus avisé car il semble que Camus et Millet aient trouvé en lui leur bon Juif comme d'autres leur bon Noir, Arabe ou encore, leur bon Musulman.

    2 - Paradoxe  suprême, il se pourrait bien que notre donneur de leçons impénitent, français de première génération (les parents de Finkielkraut étaient de nationalité polonaise) soit, de tous nos essayistes issus de l’immigration, le moins assimilé des « Français » (avec BHL), sa référence à la culture française n’étant qu’un écran de fumée derrière lequel ses analyses se déploient, là où il fait le choix de ses cibles privilégiées : les Musulmans (Maghreb et Afrique noire), et les antisionistes ; car il faudra bien que l’on se décide à dire tout haut ce que tout le monde se garde bien d’expliciter : toutes les préoccupations de Finkielkraut ont une seule et même origine, à savoir son appartenance juive ainsi que… ce qui est sans doute sa véritable patrie… Israël, et son obsession de l’antisionisme indissociable à ses yeux de l’antisémitisme. En effet, n’est-il pas celui qui a proclamé : « L’antisionisme est le nouvelle anti-sémitisme » ?! Ce qu’aucun Français  ne se hasarderait à affirmer pour la simple raison que le sionisme et l’Etat d’Israël sont le cadet de ses soucis.

     

     

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