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  • "Patience 2" de Marc-Edouard Nabe : une recension de Guillaume Basquin

     

               Dans le 2e numéro de sa revue Patience, sortie en Septembre 2015, Marc-Edouard Nabe revient sur les événements de Janvier dernier dans les locaux de Charlie Hebdo dont Nabe a bien connu les fondateurs dans les années 70 et 80.

    A propos de ces événements, Marc Edouard Nabe l'affirme haut et fort: "Hitler aurait été Charlie !"

    Difficile de lui porter la contradiction car... on grossissant le trait, légèrement, et quand on sait de quoi est capable et de quoi est responsable une bonne partie des « dignitaires » chefs d’Etat ou non qui ont marché ce dimanche 11 Janvier 2015… tous pompiers-pyromanes, la tentation sera grande de soutenir cette proposition de Nabe.

     

                         Ils sont venus, ils sont tous là ! Carré de tête de la manifestation : Cameron, Jean-Claude Juncker, Merkel, Netanyahu, Hollande, le ministre américain de la Justice Eric Holder, le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg...

     

                          C'est Guillaume Basquin, chez Médiapart, qui expose la lucidité de diagnostic politique de Marc-Edouard Nabe à propos des événements du 7 Janvier 2015.

     

    Extrait :

                      " Patience 2, donc. La couverture déjà… Impossible de parler de ce « magazine » sans en montrer la couverture, très violente et politiquement incorrecte (euphémisme, n’est-ce pas ?). La voici reproduite.

    Ma première réaction a été : « Ah ! un peu facile : les “Charlie”, dans leur multitude bienpensante, sont des “fascistes” à vouloir nous entraîner dans leur “bonne” pensée … »

    J’avais faux. Ce n’est pas du tout ça que Nabe a voulu dire. Encore faut-il se renseigner, et l’écouter, dans une vidéo qu’on peut trouver sur son site, présenter son « livre » rue des Trois-Portes, lieu historique de la fondation d’Hara-Kiri, ancêtre de Charlie Hebdo. Verbatim : « Même “lui” est “Charlie”. On en est arrivé à un tel stade de compromission, de traîtrise, de dégueulasserie, de guimauverie, que même Hitler aujourd'hui serait “Charlie”. » Tout à fait différent, n’est-ce pas ? On sait que les masses ne sont pas toujours (pas souvent ?) éclairées, malheureusement ; dans un livre essentiel de Georges Bernanos, La France contre les robots, récemment réédité par les éditions du Castor Astral, on apprend que ce sont les masses, après tout, qui ont porté Mussolini et Hitler au Pouvoir absolu. C’est très gênant, n’est-ce pas ? Ça ne se dit pas… Dès 1945, Bernanos écrivait : « Il est possible que ces vérités déplaisent. »

    Car, la voilà cette vérité déplaisante du temps d’alors : « Ce qui fait l’unité de la civilisation capitaliste, c’est l’esprit qui l’anime, c’est l’homme qu’elle a formé. Il est ridicule de parler des dictatures comme de monstruosités tombées de la lune […] dans le paisible univers démocratique. Si le climat du monde moderne n’était pas favorable à ces monstres, on n’aurait pas vu en Italie, en Allemagne, en Russie, en Espagne, des millions et des millions d’hommes s’offrir corps et âmes aux demi-dieux, et partout ailleurs dans le monde […] d’autres millions d’hommes partager publiquement ou en secret leur nouvelle idolâtrie. » Plus grave : « Car les Démocraties, vous le savez, […] comptaient beaucoup d’amis des fascismes – des millions et des millions d’hommes acclamaient une doctrine qui, non seulement reconnaît à la Collectivité tout pouvoir sur les corps et les âmes, mais encore fait de cette sujétion totale de l’individu – pour ne pas dire son absorption – la fin la plus noble de l’espèce. » L’incroyable s’était produit : les hommes s’étaient mis à mépriser ce qui fait l’essence humaine même, la liberté. Dans cette grande opération de manipulation des masses qu’a été l’affaire « Je suis Charlie », même Hitler, l’incarnation même de la grande catastrophe métaphysique de l’Occident pour les Temps modernes, ce symbole du Mal absolu qu’a été le nazisme populaire, aurait probablement été « Charlie »… Oui, ça se tient. Maître en esthétisation de la politique (alors qu’il faut politiser l’Art, comme le disait Hans Jürgen Syberberg dans un ouvrage capital, La Société sans joie[3]nous y sommes !), il aurait très probablement défilé le 11 janvier aux côtés de François Hollande…"

     

                             Le billet de Guillaume Pasquin dans sa totalité ICI

     

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    Le 7 Janvier de Nabe : une vidéo ICI

     

    Le site de Marc-Edouard Nabe ICI

    Lien permanent Catégories : AA - Serge ULESKI, littérature et essais, Attentats, terrorisme, Charlie..., Marc Edouard Nabe, Politique et actualité 0 commentaire
  • Enfin le MRAP... qui sort d'un long sommeil

     

                 Ci-après, les dernières frasques des invités d'Alain Finkielkraut,  producteur et animateur de l'émission Répliques sur France Culture :

                   Le samedi 10 octobre 2015 à 10H28, Georges Bensoussan - responsable éditorial du Mémorial du génocide des Juifs -, souhaitant étayer son hypothèse d'un antisémitisme généralisé des populations dites « musulmanes » en France, prononce ces mots au micro de l'émission de Finkielkraut : « Aujourd'hui nous sommes en présence d'un autre peuple au sein de la nation française, qui fait régresser un certain nombre de valeurs démocratiques qui nous ont portés. (...). Il n'y aura pas d'intégration tant qu'on ne se sera pas débarrassé de cet antisémitisme atavique qui est tu, comme un secret. Il se trouve quun sociologue algérien, Smaïn Laacher, dun très grand courage, vient de dire dans le film qui passera sur France 3 : "Cest une honte que de maintenir ce tabou, à savoir que dans les familles arabes, en France, et tout le monde le sait mais personne ne veut le dire, lantisémitisme, on le tète avec le lait de la mère". »

    N'en doutez pas un instant : l'intervention de Bensoussan ce samedi-là, c'est Finkielkraut dont le crédit anti-raciste est quasiment épuisé qui fait dire à ses invités ce qu'il ne peut plus expliciter à l'antenne de France Culture.

                  Ci-après, la réaction du sociologue cité par Bensoussan, Smaïn Laacher :Je n’ai jamais dit ni écrit nulle part ce genre d’ignominie. Comment peut-on croire une demie seconde que dans ces familles l’antisémitisme se transmettrai finalement par le sang. Mes travaux, mes positions et mes engagements publics s’inscrivent dans un effort sans relâche contre tout essentialisme, même involontaire. Je n’ai jamais supposé qu’un ordre biologique serait au principe d’une détestation confessionnelle, ethnique ou nationale. Cette citation purement fantasmatique doit être interprétée comme une tentative pour le moins naïve mais lâche de me rapatrier dans un « camp » contre l’autre. Je me réserve la possibilité dans les jours qui viennent de m’expliquer plus longuement sur ce type de violence (plus que symbolique) et d’instrumentalisation. Et bien entendu la justice sera saisie très prochainement."

     

    Ici, une pétition sous le titre :  Une « répliques » de trop

    , un débat.

                  Et là encore, face aux propos scandaleux de Georges Bensoussan, une plainte du MRAP pour incitation à la haine raciale :

    Permalien de l'image intégrée

     
     
     
                   Il serait toutefois utile, à partir de ce qui s'avèrerait être une fausse-citation de Georges Bensoussan faussement attribuée au sociologue Smaïn Laacher - citation qualifiée de "fantasmatique" par ce dernier -, que l'on puisse établir quelle est l'importance de ce mensonge car, on aura ici la lucidité de penser selon un adage populaire plein de bon sens, qu'il ne saurait y avoir de fumée sans feu.
     
    Pour ce faire, devons-nous attendre la diffusion du documentaire auquel cette citation fait référence ? Ou bien alors, devons-nous dès maintenant émettre un doute : ce sociologue issu de l'immigration et de la colonisation aurait-il "passé de l'autre côté" ? Membre du CNRS et de l'EHESS, ce sociologue aurait-il fini par se laisser "vampiriser" par des institutions issues d'un système de représentation des minorités dans lequel, le plus souvent, aucune de ces minorités ne se reconnaît tellement les études qui leur sont consacrées manquent d'immersion et de pénétration à la fois culturelles et compassionnelles ?
     
    Un lapsus est-il à craindre de la part de ce sociologue ? Lapsus à la racine duquel on trouvera le désir de dire tout haut ce que la "société du spectacle médiatique et universitaire" pense tout bas, et qui plus est... chez une communauté en particulier, par excès de gratitude envers cette même "société" qui a daigné tenir compte de vos qualités en tant que chercheur et alors que vous étiez tout à fait autorisé à redouter que vos origines et votre physique ne vous ferment de nombreuses portes jusqu'à vous priver d'un jugement objectif, débarrassé de tout préjugé à votre encontre ?
     
                   Tenez-vous dans une pièce dont les murs en plâtre sont encore humides, aussi précautionneux que vous soyez, fatalement vous finirez toujours par tâcher vos vêtements ! Car, telles sont les institutions : des murs dont le plâtre ne sèche jamais et que l'on quitte le plus souvent plus "sale"... plus compromis qu'en y entrant. Aussi, mieux vaut s'en tenir éloigné lorsque l'on se consacre à l'étude de minorités dont la réalité d'existence, réalité d'être au monde et dans le monde, a été mille fois tabassée à coups de pieds et à coups de poings, de tout temps.
     
     
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  • Quand Michel Onfray rentre à la maison tout en serrant les fesses

     

                Onfray à la une du Figaro avec Finkielkraut qui titre "Comment la gauche à perdu ses intellectuels" ; Onfray chez Marianne ; Onfray  attendu au côté de Zemmour le 5 juin à Nice ; Onfray dans Le Point fustigeant Emmanuel Todd...

    Onfray par-ci, Onfray par-là...

    Onfray rentre à la maison, chez les médias qui l'ont fait ; les médias dominants qui plus est.

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    Publié en Janvier 2015

     

     

                      « Le tribal fait désormais la loi », titre Marianne à l’occasion de son entretien avec Michel Onfray, reprenant ainsi à son compte un constat de l’essayiste qui impliquera en priorité, « la tribu musulmane », tout en dédouanant toute autre religion et/ou communauté.

    A la question : « Faut-il, comme certains le proposent, redéfinir la laïcité comme respect de toutes les religions ? » Onfray répondra : « La laïcité comme respect de toutes les religions, c’est la porte ouverte aux surenchères religieuses. Il n’est pas dans la nature du judaïsme d’être prosélyte, on naît juif ou on ne l’est pas. Le christianisme n’a plus les moyens d’être prosélyte – encore qu’il reprenne du poil de la bête avec les succès engrangés par l’islam, ce qui lui donne des idée ! »

    Comme le fera justement remarquer un commentaire posté à la suite de cette interview : « Est-ce neutre et objectif pour un athée agnostique laïc de ne s'attaquer qu'à une seule religion? »

    En effet, Onfray absout le Judaïsme et son bras armé qu’est le sionisme contre deux évidences : le sort qui est fait aux Palestiniens ainsi que le chantage et les pressions exercés ici en France, avec l’appui de médias totalement sous influence, contre quiconque souhaite publiquement remettre en cause la soumission de l’Etat français et de la quasi-totalité de la classe politique à une idéologie de mort.

    Quant au Christianisme sur le dos duquel il a longtemps fait son beurre à coup d'anathèmes : Onfray oublie un Protestantisme à l'origine d'un néo-libéralisme économique qui a tout envahi, des églises évangéliques hégémoniques en Afrique, en Asie et Amérique du Sud proche des néo-cons américains et un Catholicisme aux combats d’arrière-garde aussi omniprésent que minoritaire.

    D’autant plus que le prosélytisme n’implique pas seulement « propagande et recrutement » mais peut concerner aussi, et surtout, le conditionnement des esprits conduisant à une absence totale d’analyse critique, et à la soumission face à un groupe de pression politico-religieux qui n'admet aucune contestation ni remise en cause de ses agissements et de ses fins.

     

    ***

     

                 Nombreux sont ceux qui vous avoueront en privé qu'ils ont un peu de mal avec Onfray depuis son "Les services secrets doivent s'occuper de Dieudonné !" C'était à l'occasion des élections européennes ; Dieudonné se présentait sur une liste anti-sioniste. Ce jour-là, Onfray s’est révélé être un libertaire et un gauchiste d'un nouveau type : du type petit flic, mou des genoux, adepte de l'assassinat politique d'Etat.

    C’était en 2009.

     

    Aujourd’hui isolé, ayant perdu nombre de ses lecteurs depuis l’arrivée d’Internet – il s’en plaindra en ces termes : « Plus personne ne lit ! » ; contesté sur la toile comme nulle part ailleurs et comme jamais… Onfray a découvert, voilà quelques années, qu’il ne faisait pas l’unanimité chez le citoyen lambda, le quidam à l’esprit libre, autodidacte ou pas, informé et instruit ;  unanimité en trompe l’œil… unanimité autour de ceux qui, des années durant, n’ont jamais rencontré la moindre opposition là où ils communiquent : télés, radios, presse. Et manifestement Onfray ne s’en est toujours pas remis : toutes ses déclarations à l’emporte-pièce contre Internet confirment le fait que notre essayiste a vraiment du mal à vivre cette remise en cause ; et puis, grapho-maniac, Onfray sort plus de deux livres par an depuis vingt ans ; c'est comme donner le bâton pour se faire battre, c'est sûr !

     

                (Michel Onfray pris en flagrant délit : il refuse de partager une tribune avec un de ses détracteurs tout en évoquant le cancer de sa compagne (?!). Dur dur le débat contradictoire !)

     

                   Enfant-roi pourri gâté, aujourd'hui blessé et fragilisé, Onfray choisit de rentrer à la maison, sa maison pour y chercher un refuge, là où personne ne le contestera : les médias dominants qui l’ont fait car Onfray doit tout à ce système  médiatique-là et à ses animateurs et producteurs qui choisissent régulièrement de l’inviter. Et quand on sait ce que ce système est aujourd’hui capable de laisser dire...

    Système dans lequel il a fait «carrière » et qui lui a permis une indépendance relative mais réelle : il quittera l’enseignement pour vivre de sa plume ; c’était bien avant Internet… cet internet qui est toute la mémoire du monde : mémoire de l’instant, de la seconde qui s’est écoulée, mémoire d’hier et d’avant-hier…mémoire de trois mille ans.

     

                 Déjà, sur France Inter, ICI, en septembre dernier, Onfray avait opéré ce rapprochement avec les médias ; rapprochement que l’interview de Marianne vient confirmer ; Onfray devancera même ses interlocuteurs jusqu’à donner son avis sur des sujets qu'ils n’avaient pas évoqués :

    -         Ignorant les démentis des Israéliens eux-mêmes (ICI), pour mieux condamner l'Iran, Onfray reprend une fausse information à propos de l’ancien leader iranien qui aurait appelé à la destruction d’Israël…

    -         Onfray rejoint Finkielkraut au sujet de l’école et déclare : «  Je préfère la proximité avec Finkielkraut qu’avec d’autres intellectuels ».

    -         Certes ! Le Parti de gauche recueille l’adhésion d’Onfray mais ce dernier trouve la personnalité de Mélenchon imbuvable.

    -         A propos de la censure sur Internet… pour réguler cette censure qu’Onfray appelle de ses vœux (!???),  il recommande Robert Badinter et Simone Veil (pas la philosophe mais l’autre.. celle qui somnole au dîner du CRIF, le nez dans son assiette). Censure à propos de laquelle il fera cette remarque effarante : « La liberté d’expression n’est pas la liberté de nuire à autrui ».

     

    On imagine un journalisme d’investigation qui ne nuirait à personne ; la liberté de dénoncer les corrompus et les corrupteurs qui ne nuirait, là encore, à personne…

    On savait au fil des ans qu’il y avait quelque chose d'authentique... authentiquement creux au royaume d'Onfray, quelque chose comme une vacance, un manque, presqu'un vide mais... plein, à ras-bord : absent Onfray ! Oui, absent finalement ! Et c'est très certainement la raison pour laquelle il est si présent dans les médias ! Mais là vraiment… ce jour-là, sur France Inter…

     

                 Mais alors… pourquoi le choix de Veil, ministre de la santé de Giscard sous un gouvernement Chirac qui a certes eu la lourde tâche de porter à l’Assemblée nationale un projet de loi - The projet de loi ! -, sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG) qui dépénalise l'avortement... mais c’était en 1974… et depuis, plus rien. Silence radio.

    Et pourquoi donc ce Robert Badinter à qui l’on doit une défense de DSK le jour même de sa mise en accusation à New York, une défense aussi répétitive qu’indécente dans des médias d’une complaisance inouïe à l’égard du président du FMI, de son entourage, amis et clique ! Badinter s’exprimera ainsi : « DSK ne peut être coupable, c’est mon ami, et l’ami de nombre de mes amis ! » ; et ce durant toute la soirée.

    Quant à la peine de mort, c’est Mitterrand qui a pris tous les risques de son abolition avant de constater que, finalement, il n’y avait aucun risque politique. 

    Pourquoi Veil et Badinter qui n'avaient rien demandé à personne ?

    La question est posée.

     

                 Toujours dans cette interview, et alors que, là non plus, on ne lui demandait rien   - empressement symptomatique, comme autant de lapsus et autres actes manqués, qui trahit une recherche d’acceptation totale sur le modèle d’une coopération et d'une collaboration qu’Onfray espère, à son insu ou pas, fructueuses auprès d’un système qui a pour piliers aussi et surtout des médias totalement soumis aux diktats atlantiste, sioniste et mondialiste :

    -         Onfray défendra la loi Gayssot contre Faurisson sans suggérer qu'après tout, on pourrait très bien envisager un jour de répondre à Faurisson au lieu de pénaliser la recherche historique et de créer un doute plus dommageable encore quant à la vérité sur la Seconde guerre mondiale !

    -         Onfray renverra dos à dos ce qu’il appelle "le gouvernement Israélien et le gouvernement ( ?) palestinien" ; ce qui, dans les faits, revient à soutenir le plus fort, brute et truand.

     

    Simone Veil, Robert Badinter, Dieudonné, Loi Gayssot, Faurisson, l'Iran (plus tard, viendra le moment de dénoncer un Islam guerrier. Patience ! Onfray n'oubliera rien ni personne, excepté Poutine)... il y est venu tout seul Onfray, et sans qu'on l'y pousse ! Il y est allé sans qu'on l'y invite car il fallait qu'il y aille : Onfray, comme nous tous, connaît le chemin qui mène à l'apaisement et à une protection écran-total contre les intempéries et les aléas d'une contestation tous azimuts aujourd'hui incontrôlable : accueilli à bras ouverts par les médias de la domination, Onfray est maintenant intouchable !

     

                  Alors... oui ! Vraiment... avec cette interview de Marianne et son intervention sur France Inter, tout est là, en place : il ne manque rien ! Si… une chose : pour parachever le dispositif de ralliement, Onfray s’en prendra à l’Islam qu’il n’a de cesse de qualifier, depuis deux ans, de menace essentiellement guerrière, ici en France et partout ailleurs.

    Onfray n’a manifestement aucune connaissance à l'Internationale et dans le domaine de la géopolitique  : qui fait quoi ? A qui ? Où ? Comment ? Qui finance qui ? Qui encourage ? Qui recrute ? A quelle fin ? A qui profite le crime ?  

    A sa décharge, on pourra toujours tenir compte du fait qu’Onfray s’est longtemps absenté de la scène contemporaine,  tout occupé qu’il était à revisiter une pensée grecque de masturbateurs publics (Diogène en chef de file)  et de petits farfelus excentriques sans conséquence ; de plus, c’était il y a plus de deux mille ans, alors… forcément ! D’où le reproche au sujet de son absence de contribution autour des graves questions économiques, sociales et culturelles qui secouent régulièrement les sociétés française et européennes - refus de se salir les mains avec l’actualité politique et sociale, là où sont tous les pièges,  là où il faut nommer les choses et les gens... lieu de tous les dangers pour un intellectuel de service minimum : le danger de se révéler tel que l'on est, à savoir un petit bourgeois hédoniste et conservateur soucieux avant tout de pérenniser une réussite commerciale qui compte peu d’élus dans l’Edition ?

     

             Autre signe de ralliement et de soumission à la raison du plus fort est l'utilisation d'un vocabulaire dépréciatif à l'endroit de ceux dont les critiques touchent Onfray directement : "ressentiment" est le vocable qu'Onfray affectionne tout particulièrement depuis quelques mois dans chacune de ses interventions ; ce qui trahit un refus d'accorder la moindre légitimité à toute critique ; marque ultime d'un état d'esprit propre aux à ceux qui se sont rangés du côté des nantis : une ploutocratie mondialiste en l'occurrence.

     

              C’est imparable. Là encore, pas de surprise : le ralliement d’Onfray à une pensée binaire, celle de  l’Empire et d'une oligarchie mondiale vorace et sans scrupules, cache difficilement le désir de plaire et de complaire à ceux qui, dans les années à venir, seront chargés de « nous vendre du Onfray »  comme on a longtemps essayé de nous vendre du « BHL » que plus personne ne veut d’ailleurs acheter.

    Aussi, qu'on le veuille ou non, tout comme BHL, il y a fort à parier qu'Onfray ne vendra plus de livres mais sera omniprésent dans les médias à jouer une partition qu’il croira sienne alors qu’elle aura pour compositeur, orchestre, chef d’orchestre et producteur des acteurs de l’ombre qui n’acceptent qu’une seule forme de contestation : la soumission ; c’est là sans doute une consolation comme une autre pour ce fils d’ouvrier agricole et de femme de ménage. Et à ce sujet, difficile de faire un autre constat que celui-ci : le pauvre, quand il réussit, sera toujours tenté, même après quelques années de défiance et d'indépendance, de rallier in fine un ordre social et à une organisation de l’existence auxquels il croit devoir son « repêchage » ; et c’est bien ce à quoi Onfray a fini par se résoudre.

    D’aucuns objecteront : "Après tout, si ce sont les bourgeois qui font les révolutions, c’est bien parce qu’il n’y a personne d’autres pour les penser, les organiser et les mettre en œuvre à leur place, toutes ces révolutions !"

     

    ***

     

              Qu'à cela ne tienne ! Une nouvelle fois, force est de constater, comme on a pu le voir avec Zemmour, que le sésame d'un état de grâce dans les médias dominants se décompose comme suit :

    -         condamner sans rémission Dieudonné et Alain Soral même et surtout lorsque personne ne vous le demande ; sorte de nouvelle Loi de Goldwin… tout nous y ramenant...

    -         Occulter la question « sioniste » en France (mondialisme, atlantisme, médias d’une intolérance sans précédent, rupture de notre tradition en matière de politique étrangère ; remise en cause de notre rang sur la scène mondiale, chantage à l'antisémitisme...)… ou bien se ranger ouvertement auprès de ceux qui portent fièrement son drapeau bien haut…

    -         Prendre pour cible la religion musulmane et les Musulmans.

     

                   Aussi, Après Zemmour, Finkielkraut, BHL, Elisabeth Lévy, Fourest, Moix… Michel Onfray, c’est la règle que de rares exceptions qui survivent encore ici et là sur Internet seul, n'ont de cesse de confirmer ; exceptions qu'il nous faudra continuer de soutenir en attendant la chute d'un système de représentation du réel qui n'a aucun souci de la vérité ni de la justice.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Un sans faute d'Aymeric Caron face à Onfray

     

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  • Jean-Pierre Mignard, Léa Salamé et le 7-9 de France Inter

         

                 Alors que l'enquête interne de la police avait conclu à la responsabilité des deux policiers en 2005...

     

                « Sous couvert d'un langage judiciaire feutré, la décision du tribunal correctionnel de Rennes qui, le 18 mai 2015, a relaxé les deux policiers jugés pour « non-assistance à personnes en danger » après la mort de deux adolescents, Zyed et Bouna, dans un transformateur EDF de Clichy-sous-Bois (93 -Seine-Saint-Denis) en 2005, est d'une grande violence envers les familles de Zyed et Bouna, ainsi que leur camarade Muhittin qui a survécu, leur déniant le statut de victimes » - Médiapart

     

    Le 27 octobre 2005, lors d’une course poursuite entre jeunes et policiers, Sébastien Gaillemin, gardien de la paix avait vu deux «silhouettes» enjamber un grillage et pénétrer dans un petit bois dans lequel, cinq mètres plus loin, un mur interdisait l’accès au site EDF. «S’ils rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau !», avait-il lâché sur la radio de la police, à l’écoute de laquelle était sa collègue Stéphanie Klein accusée elle aussi de ne pas avoir réagi.

     

    ***

     

     

               Avocat des familles de Zyed et Bouna, Jean-Pierre Mignard n'hésite pas à parler d'une justice d'apartheid au lendemain du verdict du tribunal correctionnel de Rennes après dix ans de procès.

     

                  Voyez comme Léa Salamé exige de Jean-Pierre Mignard à mots à peine couverts qu'il accepte une fois pour toutes, et sans condition, le verdict rendu ; qu’il s’y soumette, qu’il cesse de le contester et de le considérer pour ce qu’il est : un jugement partisan.

    En effet, Léa Salamé… reviendra à la charge, une fois, deux fois, trois fois, dix fois !

    Mais alors, ignore-t-elle que contre une décision de justice de nombreux recours sont possibles, en France ainsi qu’en Europe ?

    Non, bien sûr : elle ne l’ignore pas. Elle l’a tout simplement oublié, tout occupée qu'elle est à contraindre un avocat à baisser les bras : « Renoncez Monsieur l’avocat ! Cédez donc ! » Car, si cet avocat a perdu une bataille, il n'a sûrement pas perdu la guerre, Oui, la guerre ! Car la Justice tout comme l’Histoire, c’est la guerre ! de tout temps… quand il est question pour les faibles d’obtenir un jugement équitable digne de ce nom ; une guerre à faire, à refaire la Justice… dont l’issue est toujours incertaine. Et c’est bien là la noblesse de ce combat : le fait qu'il soit plus souvent perdu que gagné d’avance si l’on en croit les précédents de cette bataille conduite par des héros du quotidien.


     

    ***

     

                    Que l'on ne s'y trompe pas ! Le problème ce n'est pas seulement un jugement partisan qui confirme une fois encore, jour après jour, une justice "deux poids deux mesures" qui ne mérite que notre mépris… un mépris profond pour ce pouvoir régalien et notre détermination à continuer de dénoncer au mieux... un laxisme irresponsable, au pire… un parti pris tout simplement raciste…

    Pas plus que le tweet de la députée FN du Vaucluse, Marion Maréchal Le Pen qui ne laisse planer aucun doute sur ce que serait la politique de son parti envers les classes populaires « chahuteuses et délinquantes »  de surcroît, et particulièrement… ces classes issues de l’immigration maghrébine et sub-saharienne…

    Non ! Il s’agit bien plutôt de remettre en cause la rédaction de France Inter sous la conduite d'un Patrick Cohen adepte des listes noires et de la censure, jusqu'à exercer des pressions pour obtenir le départ d'une telle ou d'un tel (Yann Moix) d'un journal ou d'une rédaction ; un Patrick Cohen commissaire politique, sûr de son bon droit, et plus particulièrement... de sa force car il se sait inconditionnellement soutenu par un appareil d'Etat impitoyable avec les dissidents.

    On observera sur France culture, le matin à la même heure, le même parti pris et l'absence d'une information "contradictoire"(1).  Mais est-ce un hasard ?

     

                 Porte parole de la bourgeoisie cette équipe de France Inter, et en particulier Léa Salamé face à cet avocat qui ne veut pas renoncer ? Assurément ! Une bourgeoisie née avec la révolution industrielle et ses mouroirs ; une bourgeoisie qui n’a pas renoncé, et qui ne renoncera jamais ; une bourgeoisie qui ne badine pas avec les « frasques » des classes populaires car, c’est bien cette bourgeoisie-là qui frappe à la porte de France Inter tous les matins et qui occupe l'antenne...

    Pour cette bourgeoisie-là, aucun doute n’est possible : ce jugement du tribunal correctionnel de Rennes est sans tâche, propre et juste ! D’ailleurs, ce jugement n’est pas qu'un jugement : ce jugement c’est une évidence. Aussi, pourquoi s'évertuer à la contester ?

    Caste médiatique qui baisse les yeux devant les puissants, les relève devant les faibles,  cette bourgeoisie soutenue par une classe moyenne qui serre les fesses pour ne pas sombrer socialement (2), est grassement payée pour n'inviter que ceux que tout le monde invite - ce qui revient à bannir tous ceux que tous les autres bannissent -, et interviewer leurs employeurs délégués - ministres et premier ministre…

    Une bourgeoisie américanophile, atlantiste, sioniste, néo-libérale, néo-conservatrice, mondialiste convaincu, va-t-en-guerre (excusez tous ces pléonasmes !), anti-russe, anti-musulmane, anti-iranienne, guantanamophile comme c'est pas permis (séquestration et torture)...

    Une bourgeoisie qui n'a pas oublié de valider, entre deux larmes de crocodile, la mise à sac d'un Moyen-Orient aux trois millions de morts musulmans, de l'Afghanistan à la Libye depuis les événements du 11-Septembre 2001...

    Et finalement, bourgeoisie peigne-cul, aujourd'hui larbin d’une oligarchie vorace.

     

                   Est-il nécessaire de préciser que vous ne trouverez pas sur France Inter, à la même heure, des intervenants autorisés à porter la contradiction à cette fine équipe ? Non, bien sûr ! A ce sujet, il serait peut-être temps que le CSA régulateur de la mort du pluralisme dans les médias, s'intéresse à cette absence d'information "contradictoire" car, cette rédaction de France Inter c’est toute la violence tranquille dont crève toutes les démocraties (3), lentement mais sûrement ; la violence d'une agonie silencieuse de la représentation du réel qui, de temps à autre, donne encore de la voix, dans un sursaut, et dont on a pu entendre l’écho… en rafale, un certain mois de janvier 2015.

     

     

    1 - Analyse ICI

     

    2 - Mépriser, minorer, voire... ignorer... les conditions de vie des classes populaires est un moyen comme un autre de vivre avec la menace d'une relégation dont on peut légitimement craindre la probabilité. A ce sujet, se reporter au dernier ouvrage d'Emmanuel Todd.

     

     

    3 - Dans les années 50, Theodor W. Adorno évoquera le danger du retour d'un fascisme non pas tourné contre la démocratie mais un fascisme installé dans la démocratie.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Les inénarrables de l'information sur France Culture

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  • Caroline Fourest... de digressions en diversions

    Samedi 2 mai 2015

     

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    Fourest par ULESKI 3.jpg

     

                  La mâchoire serrée et la dent dure, les lèvres pincées, des yeux de laborantin (et de souris de laboratoire car les  chercheurs finissent toujours par ressembler à leurs cobayes), le regard droit et déterminé qui annonce des procès d'intention sans nombre…

    Sourire aussi rare qu'introuvable, privée d'humour, sèche, une coupe de cheveux qui fait que rien ne dépasse car, rien ne doit dépasser, jamais ! Une tenue vestimentaire unisexe - chemise grande taille aux manches retroussées et jeans, dans la plus pure tradition des sorties du vendredi soir, à l’heure où il nous faut tous remplir un cadi chez Auchan (même les magasiniers de chez Leroy Merlin l’enchanteur sont mieux vêtus)…

    Sans goût donc (plus généralement, d’aucuns diront : « sans appétence »), mais forte de ses études d’Histoire, de sociologie et de communication, Caroline Fourest n'a qu'une seule  idée en tête : nous mettre tous à l’abri de trois fléaux imminents :

    - Le catholicisme intégriste omniprésent dans les médias, à la propagande ravageuse, et aux effets sociétaux dévastateurs…

     - Un Front national… non pas variable d’ajustement de la vie politique et des laissés-pour-compte de la société française (copyright Serge ULESKI), tout comme le chômage en économie… mais bien un FN sur le point de conquérir tous les postes clés du pouvoir - L’Elysée, Matignon, le Parlement, télés, journaux, radios, banques, multinationales...

    - Et pour finir : Tariq Ramadan… de la religion du même nom ; un Tariq Ramadan entouré de ses troupes de choc, Musulmans déchaînés, véritables bombes vivantes d’un feu de Dieu, par millions, à la tête d’un complot national aux ramifications internationales : la conquête de l’Europe par des Arabes en bivouac à Poitier et dont les têtes pensantes ont élus domicile en Suisse dans l’attente de l’assaut  final.

     

    ***

                     Passionaria de la lutte contre les extrêmes, surtout quand ils sont minoritaires  – mais… ne le sont-ils pas toujours par définition ? -, le courage étant la qualité la moins bien répartie chez les êtres humains, Fourest prend pour cibles, non pas les causes mais les effets ; en d’autres termes… les petits poissons plutôt que les gros.

    Rien de surprenant en la matière car, en ménageant les puissants, n’a-t-on pas la garantie d’une évolution, ou bien plutôt… d’une prolifération de carrières jusqu’aux confins de l’ubiquité : salaires mirobolants, voyages voyages ! partenaires très certainement bedonnant et gras (ou bien grasses, c’est selon) mais riches et influents - compensations qui en valent bien d’autres !

                       Manifestement, l’Histoire que Caroline Fourest a étudiée à l’EHESS et une solide méconnaissance du réel - ses véritables causes et enjeux -, lui a enseigné que, dans les années à venir, le fascisme et l’intégrisme religieux sont bel et bien les deux périls en la demeure ; fléaux qui nous menacent tous autant que nous sommes… et plus encore si nous ne sommes ni d’extrême droite ni musulman ni sympathisant ni rien…

    Voyez où en sont aujourd'hui les Grecs et les Espagnols pour avoir ignoré les alertes de Fourest ? Et demain… qui d’autres ?

    « Les Grecs ? Les Espagnols ? De quoi parlez-vous ? Quel rapport ?!

    – Ben… aucun justement ! »

    .

                  La sociologie quant à elle, aura permis à Fourest de réaliser à quel point des pans entiers de notre société étaient sous l’emprise démoniaque  – surtout dans les beaux quartiers -, de barbus racistes, anti-républicains, machistes et antisémites. Et la communication qu’elle a étudiée en Sorbonne... combien il est urgent d’opposer à tous ceux qui contrôlent nos chambres à coucher, nos quartiers, nos villes, nos départements, nos régions, notre pays et notre continent, la diffusion d’une information à la fois offensive et dissuasive.

    "Et devinez quoi ?

    - .................

    - Allez ! Faites un effort !

    - Euh... Fourest est omniprésente dans les médias ? C'est ça ?

    - Bravo ! Vous voyez quand vous voulez !"

    .

                Télés, radios, journaux… Caroline Fourest est chroniqueuse au Monde, à France 24, à France Culture et à France Inter.

     

    ***

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                 Approximative et sans scrupules,  - et si tant est qu’elle soit intellectuellement capable d’identifier nos vrais ennemis... à titre d'exemples : ceux qui nous préparent une organisation de l’existence liberticide et dégradante pour l’immense majorité de l'espèce humaine -, alliée objective de l’extrême droite (1) dans sa victimisation de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un Musulman ; Imbécile ô combien utile ! Fourest n’occupe-t-elle pas son temps de cerveau disponible à prendre pour cibles des catégories qui ne sont en aucun cas une menace pour la liberté, la justice sociale et notre cohésion nationale, et ce pour le plus grand bonheur de ceux qui n’ont qu’un seul programme : la remise en cause des trois piliers de notre république : la liberté, l’égalité et la fraternité ?

    Pour peu que l’on ait encore la folie et le courage d’allumer un poste de télé, une radio, ou bien de lire un journal, n’en doutons pas un seul instant : en larbin de toutes les stratégies de diversion (en a-t-elle seulement conscience ?), avec Caroline Fourest qui voyage dans les valises de BHL, en nouveau faussaire de l’intelligence et de la lucidité, on en prend pour trente ans ! Oui, pour trente ans ! Car, dans les années à venir, ce sont les Fourest, Clark, Morandini et consorts, (après les Elkabbach et les Duhamel), véritables nains de l’existence et de l’engagement, individus sans colonne vertébrale autre que celle que peut leur offrir le confort du dos du fauteuil dans lequel ils posent chaque jour des fesses tièdes et maigrichonnes (à force de les serrer ?)… ce sont bien eux qui nous feront la leçon et qui rendront tous les verdicts…

    Et c’est alors que tous ces acteurs de la diversion viendront donner à la représentation du réel le coup de grâce ; libre ensuite au mensonge de régner sans entraves ; mensonge qui donne au pouvoir et à l’argent toutes les clés de l'avenir mais… sans nous puisque cet avenir se passera de notre consentement... puisque telle elle est la finalité de ce mensonge.

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     1 - Avec des détracteurs comme Fourest, le FN, qui en a connus bien d'autres - pensons à un certain Karl Zéro, blaireau pur jus dans le style Canal+ dont l'action anti-FN culminera avec la présence de le Pen au second tour de la Présidentielle de 2002 -, le FN peut donc dormir tranquille ; ses jours sont assurés et ses nuits aussi.

     

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    Pour prolonger - cliquez : Fourest, documentariste pour une audience somnolente

     

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  • Dieudonné : chroniques d'une résistance inespérée

     

     

                 Banni des médias dominants - presse, télés, radios - depuis plus de dix ans à la suite d’un sketch sur FR3 qui mettait en scène un colon juif de Cisjordanie… Dieudonné a essuyé tous les affronts tout en faisant l’objet d’un nombre incalculables de mesures vexatoires et liberticides.

    D’une résistance et d’une persévérance hors du commun, Dieudonné a tenu bon ; et son public n’a jamais été aussi solidaire et nombreux qu’aujourd’hui.

     

                A ce sujet, il faudra bien un jour que l’on nous « raconte » Dieudonné, ce phénomène ! Mais... que l’on ne s’y trompe pas : raconter Dieudonné ce n’est pas nous parler de Dieudonné mais de tous ceux qui ont tenté de l’empêcher de travailler et d’exercer librement son Art.

    C'est ce que ces chroniques se proposent de faire.

    Dates, noms, faits et gestes, ce qui aura été dit et écrit par les uns et les autres… de cet enquête-étude, de cet examen, il y a de fortes chances que personne n’en sorte grandi : ni les magistrats, ni les médias, ni la classe politique, ni les gouvernements, et moins encore les associations communautaires acharnées abattre professionnellement et socialement Dieudonné, cet humoriste fils spirituel de Molière, de Voltaire et d'Alfred Jarry.

     

                 Ces chroniques sont en partie issues de billets de blog publiés sur Médiapart, avant que l’auteur n’en soit interdit de publication, sur le Nouvelobs, là où il publie encore, ainsi que sur Agoravox. Elles sont présentées dans leur chronologie… de 2007 à aujourd’hui ; on pourra ainsi mesurer l’évolution des analyses de l’auteur et le chemin parcouru par celui-ci vis-à-vis de la démarche d’un Dieudonné artiste et activiste politique.

     

                                L'ouvrage est ICI

     

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    Pour prolonger, cliquez : Serge ULESKI en littérature

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  • Tueries de janvier 2015: 15 jours après, Badiou et Sophie Wahnich débattent à contre courant

     

                   Alain Badiou et Sophie Wahnich reviennent sur les tueries de Paris et de Vincennes de Janvier 2015 : deux actes de terrorisme politique par excellence que Badiou qualifie de "fascisants".

     

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    Pour prolonger, cliquez : dimanche 11 janvier, il était une fois

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  • Etienne Chouard : un homme en danger

     

                 C’est lui, c’est Etienne Chouard ! Inlassable pédagogue du TAS (tirage au sort des représentants du Peuple : volonté des citoyens).... même si ce système de nomination peut être critiqué - ICI par un dénommé Clément Sénéchal(1) -, black-listé au Parti-de-gauche, une meute composée de journalistes et d'activistes politiques cherche à l’abattre : Les Inrocks, l’Express, et des membres de M6R  (Pour une 6è république) sur Médiapart - encore Médiapart ! - qui semble se spécialiser dans le lynchage ad   hominem !

     

                La raison de cette cabale ? Devinez ?

                Et bien... à l'heure où Marine le Pen, Zemmour et Finkielkraut sont reçus partout dans les médias, on reproche à Etienne Chouard d'entretenir des relations avec différents acteurs de la dissidence, lesquels acteurs partagent en commun deux défauts majeurs à leurs yeux à tous : ils ne sont ni islamophobes ni complaisants à l'égard d'une idéologie, le sionisme, telle que la politique d’Israël et la soumission de toute la classe politique et médiatique ainsi que de l’Etat français et des institutions européennes peuvent nous en donner chaque jour une représentation  : colonisation, bombardements civils, assassinats et chantage à l’antisémitisme.

     

    ***

     

                 

               Après le Musulman, un autre procès en sorcellerie nous est proposé : Etienne Chouard ; procès symptomatique d'une société au bord de l'asphyxie et d'une gauche qui s'agite dans un bocal et tourne en rond faute d'être capable de nouer des liens véritables avec un électorat qui n'a de cesse de lui tourner le dos ; à l'occasion de ce procès conduit par de pauvres hères aussi dogmatiques qu'ignorants et obtus, égarés quelque part dans les années 30 (2), une Judith Bernard, membre de M6r, sera sommée de se désolidariser d'un Etienne Chouard maintenant jugé infréquentable ; ce qu'elle fera après avoir résisté une semaine dans un climat qui, aujourd'hui, n'a plus rien à envier au Maccarthisme, à la suite de pressions exercées par des apprentis commissaires politiques au service d'une gauche déjà perdante avant d'avoir livré le moindre combat car, à la tête d'un projet - une 6e République -, sans véritable assise populaire parmi un électorat de plusieurs dizaines de millions d'électeurs potentiels dont près de 45 millions d'inscrits (3).

    La volte-face de Madame Bernard aura pour titre  "Je n'ai pas de proximité idéologique avec Etienne Chouard - retour sur ma coupable naïveté " :  contrition, repentir...  là où le courage et la cohérence s'effondrent... Judith Bernard n'est pas la première à se soumettre, elle ne sera pas la dernière non plus !

     

                 Aussi, qu'il soit permis ici d'adresser à Etienne Chouard, infatigable démocrate, un soutien sans réserves.

     

     

     

    1 - Ce qui n’implique pas que l’on doive nécessairement faire confiance à son auteur, membre du parti de gauche, proche de Mélenchon et de Médiapart ; un Clément Sénéchal qui a tout du profil de celui qui ira manger, dès que l’occasion se présentera, à la gamelle de la politique aux frais des contribuables, à raison de plusieurs milliers d’euros par mois, courant le mandat de député ou autres comme d'autres le cachet, ce qui peut expliquer son parti pris contre le tirage au sort qui remettrait en cause, il est vrai, un nombre conséquent de carrières passées et à venir d'activistes qui n'attendent que de pouvoir « se gaver » car on oublie de dire que la politique est une activité très très lucrative, qui plus est... net d’impôts en partie… dans tous les cas autrement plus lucrative que le déroulement d’une carrière universitaire de files d'attente ou un marché de l’emploi dans un secteur privé où il faut chaque matin aller vraiment gagner sa pitance et non la voler. 

    D'où la nécessité, soit dit en passant, d'un projet de dé-professionnalisation de la politique et de la réduction drastique de son train de vie (Tout le monde au SMIC !)... et ce afin qu'elle cesse d'être le refuge de ceux qui ne veulent pas se lever le matin pour aller bosser.

     

    2 - Et une définition du "péril fasciste" qui a près d'un siècle de retard car le fascisme aujourd'hui, c'est à Wallstreet qu'on le trouve  et dans un mondialisme qui n'est qu'une guerre contre l'Etat providence, les corps intermédiaires et représentatifs, les Parlements, les Assemblées - le législatif et l'exécutif -, contre les Nations, les frontières et la démocratie in fine ! Le fascisme, on le trouve auprès des agences de notation, dans une Europe dictatoriale et dans la privatisation de la politique ; et pour cause : tous savent qu'il n'y a pas de carrière possible pour quiconque souhaite prendre l'argent là où il est !

    3 - Une 6e République tout en restant dans l'U.E, et avec l'Euro, contre la Russie, demain la Chine, avec les Atlantistes-sionistes et une abstention de 40% à 60% parmi les classes populaires : une grosse blague de gauchistes - maladie infantile -  désoeuvrés, cette 6e République !

     

     

    Le tirage au sort : Étienne Chouard, Jacques Testart et Yves Sintomer

     

     

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  • Quand Onfray rentre à la maison tout en serrant les fesses…

     

                      « Le tribal fait désormais la loi », titre Marianne à l’occasion de son entretien avec Michel Onfray, reprenant ainsi à son compte un constat de l’essayiste qui impliquera en priorité, « la tribu musulmane », tout en dédouanant toute autre religion et/ou communauté.

    A la question : « Faut-il, comme certains le proposent, redéfinir la laïcité comme respect de toutes les religions ? » Onfray répondra : « La laïcité comme respect de toutes les religions, c’est la porte ouverte aux surenchères religieuses. Il n’est pas dans la nature du judaïsme d’être prosélyte, on naît juif ou on ne l’est pas. Le christianisme n’a plus les moyens d’être prosélyte – encore qu’il reprenne du poil de la bête avec les succès engrangés par l’islam, ce qui lui donne des idée ! »

    Comme le fera justement remarquer un commentaire posté à la suite de cette interview : « Est-ce neutre et objectif pour un athée agnostique laïc de ne s'attaquer qu'à une seule religion? »

    En effet, Onfray absout le Judaïsme et son bras armé qu’est le sionisme contre deux évidences : le sort qui est fait aux Palestiniens ainsi que le chantage et les pressions exercés ici en France, avec l’appui de médias totalement sous influence, contre quiconque souhaite publiquement remettre en cause la soumission de l’Etat français et de la quasi-totalité de la classe politique à une idéologie de mort.

    Quant au Christianisme sur le dos duquel il a longtemps fait son beurre à coup d'anathèmes : Onfray oublie un Protestantisme à l'origine d'un néo-libéralisme économique qui a tout envahi, des églises évangéliques hégémoniques en Afrique, en Asie et Amérique du Sud proche des néo-cons américains et un Catholicisme aux combats d’arrière-garde aussi omniprésent que minoritaire.

    D’autant plus que le prosélytisme n’implique pas seulement « propagande et recrutement » mais peut concerner aussi, et surtout, le conditionnement des esprits conduisant à une absence totale d’analyse critique, et à la soumission face à un groupe de pression politico-religieux qui n'admet aucune contestation ni remise en cause de ses agissements et de ses fins.

     

    ***

     

                 Nombreux sont ceux qui vous avoueront en privé qu'ils ont un peu de mal avec Onfray depuis son "Les services secrets doivent s'occuper de Dieudonné !" C'était à l'occasion des élections européennes ; Dieudonné se présentait sur une liste anti-sioniste. Ce jour-là, Onfray s’est révélé être un libertaire et un gauchiste d'un nouveau type : du type petit flic, mou des genoux, adepte de l'assassinat politique d'Etat.

    C’était en 2009.

    Aujourd’hui isolé, ayant perdu nombre de ses lecteurs depuis l’arrivée d’Internet – il s’en plaindra en ces termes : « Plus personne ne lit ! » ; contesté sur la toile comme nulle part ailleurs et comme jamais… Onfray a découvert, voilà quelques années, qu’il ne faisait pas l’unanimité chez le citoyen lambda, le quidam à l’esprit libre, autodidacte ou pas, informé et instruit ;  unanimité en trompe l’œil… unanimité autour de ceux qui, des années durant, n’ont jamais rencontré la moindre opposition là où ils communiquent : télés, radios, presse. Et manifestement Onfray ne s’en est toujours pas remis : toutes ses déclarations à l’emporte-pièce contre Internet confirment le fait que notre essayiste a vraiment du mal à vivre cette remise en cause ; et puis, grapho-maniac, Onfray sort plus de deux livres par an depuis vingt ans ; c'est comme donner le bâton pour se faire battre, c'est sûr !

     

                (Michel Onfray pris en flagrant délit : il refuse de partager une tribune avec un de ses détracteurs tout en évoquant le cancer de sa compagne (?!). Dur dur le débat contradictoire !)

     

                   Enfant-roi pourri gâté, aujourd'hui blessé et fragilisé, Onfray choisit de rentrer à la maison, sa maison pour y chercher un refuge, là où personne ne le contestera : les médias dominants qui l’ont fait car Onfray doit tout à ce système  médiatique-là et à ses animateurs et producteurs qui choisissent régulièrement de l’inviter. Et quand on sait ce que ce système est aujourd’hui capable de laisser dire...

    Système dans lequel il a fait «carrière » et qui lui a permis une indépendance relative mais réelle : il quittera l’enseignement pour vivre de sa plume ; c’était bien avant Internet… cet internet qui est toute la mémoire du monde : mémoire de l’instant, de la seconde qui s’est écoulée, mémoire d’hier et d’avant-hier…mémoire de trois mille ans.

     

                 Déjà, sur France Inter, ICI, en septembre dernier, Onfray avait opéré ce rapprochement avec les médias ; rapprochement que l’interview de Marianne vient confirmer ; Onfray devancera même ses interlocuteurs jusqu’à donner son avis sur des sujets qu'ils n’avaient pas évoqués :

    -         Ignorant les démentis des Israéliens eux-mêmes (ICI), pour mieux condamner l'Iran, Onfray reprend une fausse information à propos de l’ancien leader iranien qui aurait appelé à la destruction d’Israël…

    -         Onfray rejoint Finkielkraut au sujet de l’école et déclare : «  Je préfère la proximité avec Finkielkraut qu’avec d’autres intellectuels ».

    -         Certes ! Le Parti de gauche recueille l’adhésion d’Onfray mais ce dernier trouve la personnalité de Mélenchon imbuvable.

    -         A propos de la censure sur Internet… pour réguler cette censure qu’Onfray appelle de ses vœux (!???),  il recommande Robert Badinter et Simone Veil (pas la philosophe mais l’autre.. celle qui somnole au dîner du CRIF, le nez dans son assiette). Censure à propos de laquelle il fera cette remarque effarante : « La liberté d’expression n’est pas la liberté de nuire à autrui ».

     

    On imagine un journalisme d’investigation qui ne nuirait à personne ; la liberté de dénoncer les corrompus et les corrupteurs qui ne nuirait, là encore, à personne…

    On savait au fil des ans qu’il y avait quelque chose d'authentique... authentiquement creux au royaume d'Onfray, quelque chose comme une vacance, un manque, presqu'un vide mais... plein, à ras-bord : absent Onfray ! Oui, absent finalement ! Et c'est très certainement la raison pour laquelle il est si présent dans les médias ! Mais là vraiment… ce jour-là, sur France Inter…

     

                 Mais alors… pourquoi le choix de Veil, ministre de la santé de Giscard sous un gouvernement Chirac qui a certes eu la lourde tâche de porter à l’Assemblée nationale un projet de loi - The projet de loi ! -, sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG) qui dépénalise l'avortement... mais c’était en 1974… et depuis, plus rien. Silence radio.

    Et pourquoi donc ce Robert Badinter à qui l’on doit une défense de DSK le jour même de sa mise en accusation à New York, une défense aussi répétitive qu’indécente dans des médias d’une complaisance inouïe à l’égard du président du FMI, de son entourage, amis et clique ! Badinter s’exprimera ainsi : « DSK ne peut être coupable, c’est mon ami, et l’ami de nombre de mes amis ! » ; et ce durant toute la soirée.

    Quant à la peine de mort, c’est Mitterrand qui a pris tous les risques de son abolition avant de constater que, finalement, il n’y avait aucun risque politique. 

    Pourquoi Veil et Badinter qui n'avaient rien demandé à personne ?

    La question est posée.

     

                 Toujours dans cette interview, et alors que, là non plus, on ne lui demandait rien   - empressement symptomatique, comme autant de lapsus et autres actes manqués, qui trahit une recherche d’acceptation totale sur le modèle d’une coopération et d'une collaboration qu’Onfray espère, à son insu ou pas, fructueuses auprès d’un système qui a pour piliers aussi et surtout des médias totalement soumis aux diktats atlantiste, sioniste et mondialiste :

     

    -         Onfray défendra la loi Gayssot contre Faurisson sans suggérer qu'après tout, on pourrait très bien envisager un jour de répondre à Faurisson au lieu de pénaliser la recherche historique et de créer un doute plus dommageable encore quant à la vérité sur la Seconde guerre mondiale !

    -         Onfray renverra dos à dos ce qu’il appelle "le gouvernement Israélien et le gouvernement ( ?) palestinien" ce qui, dans les faits, revient à soutenir le plus fort, brute et truand.

     

                 Simone Veil, Robert Badinter, Dieudonné, Loi Gayssot, Faurisson, l'Iran (plus tard, viendra le moment de dénoncer un Islam guerrier. Patience ! Onfray n'oubliera rien ni personne, excepté Poutine)... il y est venu tout seul Onfray, et sans qu'on l'y pousse ! Il y est allé sans qu'on l'y invite car il fallait qu'il y aille : Onfray, comme nous tous, connaît le chemin qui mène à l'apaisement et à une protection écran-total contre les intempéries et les aléas d'une contestation tous azimuts aujourd'hui incontrôlable : accueilli à bras ouverts par les médias de la domination, Onfray est maintenant intouchable !

     

                  Alors... oui ! Vraiment... avec cette interview de Marianne et son intervention sur France Inter, tout est là, en place : il ne manque rien ! Si… une chose : pour parachever le dispositif de ralliement, Onfray s’en prendra à l’Islam qu’il n’a de cesse de qualifier, depuis deux ans, de menace essentiellement guerrière, ici en France et partout ailleurs.

    Onfray n’a manifestement aucune connaissance à l'Internationale et dans le domaine de la géopolitique  : qui fait quoi ? A qui ? Où ? Comment ? Qui finance qui ? Qui encourage ? Qui recrute ? A quelle fin ? A qui profite le crime ?  

    A sa décharge, on pourra toujours tenir compte du fait qu’Onfray s’est longtemps absenté de la scène contemporaine,  tout occupé qu’il était à revisiter une pensée grecque de masturbateurs publics (Diogène en chef de file)  et de petits farfelus excentriques sans conséquence ; de plus, c’était il y a plus de deux mille ans, alors… forcément ! D’où le reproche adressé à notre essayiste au sujet de son absence de contribution autour des graves questions économiques, sociales et culturelles qui secouent régulièrement les sociétés française et européennes - refus de se salir les mains avec l’actualité politique et sociale, là où sont tous les pièges,  là où il faut nommer les choses et les gens... lieu de tous les dangers pour un intellectuel de service minimum : le danger de se révéler tel que l'on est, à savoir un petit bourgeois hédoniste et conservateur soucieux avant tout de pérenniser une réussite commerciale qui compte peu d’élus dans l’Edition ?


    Autre signe de ralliement et de soumission à la raison du plus fort est l'utilisation d'un vocabulaire dépréciatif à l'endroit de ceux dont les critiques le touchent directement : "ressentiment" est le vocable qu'Onfray affectionne tout particulièrement depuis quelques mois dans chacune de ses interventions ; ce qui trahit un refus d'accorder la moindre légitimité à tout point de vue opposé ; marque ultime d'un état d'esprit propre aux "larbins" d'une ploutocratie à vocation oligarchique.

     

                     C’est imparable. Là encore, pas de surprise : le ralliement d’Onfray à une pensée binaire, celle de  l’Empire et d'une oligarchie mondiale vorace et sans scrupules, cache difficilement le désir de plaire et de complaire à ceux qui, dans les années à venir, seront chargés de « nous vendre du Onfray »  comme on a longtemps essayé de nous vendre du « BHL » que plus personne ne veut d’ailleurs acheter.

    Aussi, qu'on le veuille ou non, tout comme BHL, il y a fort à parier qu'Onfray ne vendra plus de livres mais sera omniprésent dans les médias à jouer une partition qu’il croira sienne alors qu’elle aura pour compositeur, orchestre, chef d’orchestre et producteur des acteurs de l’ombre qui n’acceptent qu’une seule forme de contestation : la soumission ; c’est là sans doute une consolation comme une autre pour ce fils d’ouvrier agricole et de femme de ménage. Et à ce sujet, difficile de faire un autre constat que celui-ci : le pauvre, quand il réussit, sera toujours tenté, même après quelques années de défiance et d'indépendance, de rallier in fine un ordre social et à une organisation de l’existence auxquels il croit devoir son « repêchage » ; et c’est bien ce à quoi Onfray a fini par se résoudre.

    D’aucuns objecteront : "Après tout, si ce sont les bourgeois qui font les révolutions, c’est bien parce qu’il n’y a personne d’autres pour les penser, les organiser et les mettre en œuvre à leur place, toutes ces révolutions !"

     

    ***

     

              Qu'à cela ne tienne ! Une nouvelle fois, force est de constater, comme on a pu le voir avec Zemmour, que le sésame d'un état de grâce dans les médias dominants se décompose comme suit :

    -         condamner sans rémission Dieudonné et Alain Soral même et surtout lorsque personne ne vous le demande ; sorte de nouvelle Loi de Goldwin… tout nous y ramenant...

    -         Occulter la question « sioniste » en France (mondialisme, atlantisme, médias d’une intolérance sans précédent, rupture de notre tradition en matière de politique étrangère ; remise en cause de notre rang sur la scène mondiale, chantage à l'antisémitisme...)… ou bien se ranger ouvertement auprès de ceux qui portent fièrement son drapeau bien haut…

    -         Prendre pour cible la religion musulmane et les Musulmans.

     

                   Aussi, Après Zemmour, Finkielkraut, BHL, Elisabeth Lévy, et plus récemment Edwy Plenel… Michel Onfray, c’est la règle que de rares exceptions qui survivent encore ici et là sur Internet seul, n'ont de cesse de confirmer ; exceptions qu'il nous faudra continuer de soutenir en attendant la chute d'un système de représentation du réel qui n'a aucun souci de la vérité ni de la justice.

     

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  • Faits et documents : Edwy Plenel à poil et à vapeur !

     

     

                  A l’heure où Edwy Plenel et Médiapart partent en croisade contre Réconciliation nationale le nouveau parti d'Alain Soral et de Dieudonné, rejoignant ainsi tous les médias dominants, contre l’avis de près de la moitié des abonnés de ce journal ; abonnés qui préfèrent sans doute comprendre plutôt que de juger et qui refusent un lynchage qui sera, de toute évidence, contre-productif… tout comme l’acharnement contre Sarkozy qui conduira à sa victoire en 2007… ou bien Karl Zéro contre Le Pen qui mènera ce dernier au deuxième tour de la Présidentielle de 2002...

    Et si l’ouvrage de Pierre Péan et Philippe Cohen, La Face cachée du Monde avait déjà pas mal déblayé le terrain...

    Faits et Documents, d’Emmanuel Ratier, nous propose ICI un résumé de la « personnalité Plenel » à travers le parcours d’une carrière déjà bien remplie de trotskiste, de journaliste et de patron de presse.

     

                     Mais alors, pourquoi Médiapart choisit de se ranger sans nuance ni ménagement aux côtés des médias dominants – atlantistes, pro-israéliens, islamophobes et mondialistes -, contre Dieudonné et Soral et d’autres : Asselineau, Farida Belghoul, Etienne Chouard, Pierre Carles, Michel Collon, Sapir ; et tant d'autres encore, tous appartenant à la "dissidence"…

    La réponse au pourquoi de ce ralliement de Plenel, on la trouvera chez Plenel, le trotskyste, le journaliste et le patron de presse : dans sa carrière, dans son carnet d’adresses et chez ses proches.

    De plus, si le rince-doigts ne fait pas les mains propres, chirurgie esthétique ou pas, on ne se refait pas, jamais !

     

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    Place aux faits et documents donc...

     

                Même en laissant de côté tous les contacts noués au cours des premières années de son engagement trotskyste, force est de reconnaître que le carnet d’adresses de Plenel est impressionnant : BHL, Fabius, Sarkozy, Minc, François Hollande, Jean-Marie Colombani, Alain Bauer, Pierre Joxe, associations communautaires juives, Cohn-Bendit, Dominique de Ville pin, des syndicalistes policiers, Ségolène Royal, d’innombrables patrons-flics (respectivement et successivement... RG, DST, DGSE, DCRI) et Franc-maçonnerie.

     

    La cohérence de ce carnet d'adresses ? Celle d’une carrière déjà bien mouvementée.

     

                   Au cours de ce résumé, la revue "Faits et documents"  qui se base uniquement sur… des faits et des documents, justement !… nous livre les informations suivantes :

     

                    « « « « « …………. devenu le jeune protégé d’Alain Krivine et Daniel Bensaïd, « son mentor » Plenel grimpe rapidement les échelons de l’organisation trotskiste.

    En 1975, Edwy Plenel fait la connaissance d’une jeune cadre de la Ligue, Nicole Lapierre, « un véritable coach qui l’aidera bientôt à gravir une à une toutes les marches du podium » (La Face cachée du Monde).

    Nicole Lapierre se raconte ainsi : « J’ai été Nicole Lipszejn jusqu’à douze ou treize ans, dans une famille de la bourgeoisie juive, aisée, plutôt assimilée, où l’on ne se disait pas juif mais israélite ».

    Chercheuse, elle a pour centre d’intérêts : « la mémoire de la Shoah » et des études yiddish.


                    ... chaud devant ! - ndlr.

     

    Nicolas Domenach, qui passa les vacances de l’été 1980 avec les Plenel, a raconté l’influence de Nicole Lapierre sur son compagnon : « On avait un fonctionnement en miroir. Moi j’étais avec Michèle Fitoussi, lui avec Nicole Lapierre, deux goys avec des femmes juives d’expérience. On portait la Shoah sur notre dos. Il disait qu’il était juif par sa femme. Il était fasciné par ses récits sur sa famille juive polonaise. Et elle le maternait tout en lui permettant […] de mûrir enfin. » (La Face cachée du Monde).

     

    Daniel Bensaïd de la LCR, lui, fera le constat suivant : « J’ai vraiment sous-estimé à quel point l’engagement d’Edwy Plenel se situait en dehors des références du monde ouvrier. » (La Face cachée du Monde)

     

               Le 1er mai, 1980, Edwy Plenel entre au journal Le Monde. En septembre 1982, il est affecté au service des informations générales, plus spécialement chargé des affaires de police et des services secrets.

    Jean-Paul Cruse, ex-délégué CGT de Libération, dressera un portrait au vitriol de Plenel dans L’Idiot International (25 septembre 1991) : « Fossoyeur du métier de journaliste […] qui a corrompu, dans l’esprit du pouvoir éclairé, le concept même d’une investigation indépendante, en produisant régulièrement dans les colonnes de ce qui fut autrefois un journal, les confidences choisies du ministre de la police. »

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    La troïka Minc-Plenel-Colombani

     

     

                En 1994, le quotidien du soir vit un bouleversement interne : Alain Minc préside le conseil de surveillance ; Jean-Marie Colombani est élu directeur de la publication du journal. Juste après l’élection de Colombani, qu’il a largement aidé, favorisé et soutenu, Edwy Plenel devient rédacteur en chef du Monde (mars 1994), puis directeur adjoint de la direction (octobre 1994) avant d'accéder au grade suprême : directeur de la rédaction, le 1er février 1996

    Plenel y fera entrer toutes les chapelles de l’extrême gauche…

     

            … du moins… ce qu’il en reste par ceux qui ne s’en réclament plus que du bout des lèvres, le plus grand nombre d’entre eux ayant fini « journalistes-animateurs de télé » ou « passeurs de plats » de et pour leurs petits copains – ndlr

     

    Marianne (10 février 2003) écrira : « Pour avoir droit aux colonnes du Monde, quand on publie un livre politique, il est une recette infaillible : avoir été, être ou aspirer à devenir trotskiste. »

     

                A l’automne 2002, un bruit court dans Paris : Pierre Péan et Philippe Cohen (également passé par la LCR et Le Monde) sont sur le point de sortir un brûlot La Face cachée du Monde qui met gravement en cause le « quotidien de référence » et la troïka Minc-Plenel-Colombani.

    Sophie Coignard dans Vendetta française se rappelle : « Dans le clan dominant, les trois premiers rôles sont tenus par Alain Minc, Jean-Marie Colombani et Edwy Plenel. Un trio qui sait se faire respecter et n’aime pas la critique […] Dès qu’ils apprennent l’existence de ce projet, les membres du trio prennent peur. Comment discréditer Péan ? Réponse : il a écrit un livre sur Bethléem, il a des sympathies pro-palestiniennes, donc il est antisémite.»

    Marc Tessier, alors président de France Télévisions, donne des consignes pour empêcher Péan et Cohen d’êtres reçus par les chaînes publiques (Stratégie, 21 février 2003) et France 2 organise, le 6 mars 2003, un numéro spécial de Campus, où Edwy Plenel, Jean-Marie Colombani et Alain Minc font blocs : « Alain Minc est devenu un ami, et je suis fier d’être son ami », explique alors Plenel.

                 Véritable best-seller, plus de 200 000 exemplaires seront vendus. Dans l’enquête, très documentée, Edwy Plenel  y est mis en cause pour ses méthodes :

     «  Cet homme sème l’inquiétude et la peur. S’il déteste quelqu’un, l’existence de la personne qu’il a prise pour cible risque fort de devenir un enfer. Plenel n’hésite pas à humilier publiquement, à monter des coups dans le dos de ses ennemis qu’il peut même, le cas échéant, agresser ouvertement […] c’est sa conception du journalisme, entre justice procédurale et tribunal populaire, entre filature policière et dénonciation publique, que Plenel, une fois parvenu à la tête de la rédaction du Monde, a imposé... Il y a au Monde, toutes les caractéristiques de fonctionnement d’une institution totalitaire. » - La Face cachée du Monde.

    Un protocole d’accord sera signé en juin 2004 dans le cadre d’une médiation judiciaire : Fayard renonce à toute nouvelle édition et publication de l’enquête, et Le Monde renonce aux actions pour diffamation

     

                 Edwy Plenel entame alors sa traversée du désert. En octobre 2006, par décret du président de la République, ce non-diplômé est nommé professeur associé à l’université de Montpellier. La nomination s’est faite par l’entremise de Dominique de Villepin.

     

               Cette nomination prête à sourire quand on pense à la récente campagne menée par Laurent Mauduit et Médiapart à propos des faux diplômes du patron du PS Jean-Christophe Cambadélis - ndlr

     

    En 2007,  Plenel servira de plume à la candidate socialiste Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle.

     

                   Le 16 mars 2008, Edwy Plenel lance Mediapart avec trois anciens – très très anciens, rassurez-vous ! – ndlr -, militants d’extrême gauche du Monde : Laurent Mauduit, François Bonnet et Gérard Desportes.

    Dans la composition de ceux qui mettront la main à la poche, on retrouvera le même pot pourri d'un carnet d’adresses bien rempli : de la gauche, de la droite, de la politique, des affaires… » » » » » » »

      

                 Maintenant à la tête de son propre journal, le fondateur de Mediapart dont le succès 6 ans après son lancement est total si l'on raisonne en nombre d'abonnés (100 000), n’aime pas plus la concurrence pour autant ; bien au contraire : on dit qu'il se montre intraitable avec les journalistes qui sortent de vrais scandales politico-financiers ; Denis Robert en a fait les frais à propos de l’affaire Clearstream, cinq ans avant que la justice ne lui donne finalement raison.

    Il est vrai que Clearstream, c’est quand même autre chose que  l’affaire Cahuzac : le voleur de scooter !

    Edwy Plenel décrit le travail de Denis Robert en ces termes : « Cette enquête Canada Dry, qui avait l’allure d’une investigation mais en aucun cas sa consistance, appliquait à la finance mondiale une variante des théories du complot ».

    Faut dire que son ami Dominique de Villepin était impliqué ; la cour d'appel de Paris confirmera néanmoins la relaxe de l'ancien premier ministre qui était poursuivi pour "complicité de dénonciation calomnieuse".

    Fidèle en amitié, Plenel !

    Ca peut être une qualité. En toutes circonstances ? Faut voir.

    Comme quoi...  Plenel sait lui aussi protéger ses "amis de trente ans" ; Dominique  de Villepin étant un exemple parmi d'autres car, dans les faits, il n'y a pas plus de « journalisme indépendant »... que de « journalisme de connivence » ou « sous influence » : il n'y a qu'un "journalisme d'affinités" et un "journalisme d'antagonismes".

    En ce qui concerne Médiapart : acharnement contre Sarkozy  - acharnement qui n'explique rien et ne nous aide pas à penser quoi que ce soit -, et complaisance à l'égard de Dominique de Villepin.

     

     

    ***

     

                   Forts de ses 100 000 abonnés, Aujourd'hui Edwy Plenel coule des jours paisibles sur l'ïle de Médiapart, paradis journalistique  - si toutefois il en est un plus paradisiaque encore !

    Grand bien lui fasse.

     

                 La carrière d'Edwy Plenel nous révèle un homme sans enjeux qui ne s'est jamais remis en cause, qui n'a jamais rien posé sur la table, et sûrement pas son existence et moins encore un quelconque confort matériel et moral.

    Plastronnant sans danger et sans risque, pompeux, tel "un BHL"... mais de gauche celui-là  - on peut au moins reconnaître ça à Plenel ! -,  pour toutes ces raisons, "le beau et bon rôle" lui convient admirablement à présent, et il ne s'en prive pas, toujours à courir les agences de casting...

     

                Et c'est alors que l'on se souviendra de la phrase de Nietzsche à propos des gens de bien... bien sous tous rapports.

     

              

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