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uleski - Page 5

  • Syrie : que la lumière soit !

             Publié en Juin 2013

     

                 Pourquoi doit-on s’opposer à toute ingérence en Syrie et accueillir avec la plus grande des réserves les événements et toute information venant de Syrie ?

    1 – Ceux qui se penchent sur le berceau syrien  n’ont aucun projet de justice, de démocratie et de liberté pour le Peuple syrien.

    2 – La chute d’Assad ne conduira pas à la démocratie, à la justice et à la liberté pour le Peuple syrien.

    3 – Les grands bénéficiaires de la chute du régime syrien seront entre autres : les USA, Israël, le Qatar et l’Arabie Saoudite  qui n’ont jamais soutenu la démocratie, la liberté et la justice dans cette région et nulle part ailleurs.

                     A – Les USA : empire orphelin privé de civilisation (dans le sens de... entente spirituelle unanime entre les hommes : Elie Faure), gigantesque outil de destruction seulement capable aujourd'hui d'exporter le chaos : chaos financier en Europe ; chaos guerrier partout ailleurs...

                     B – Israël : Etat qui ne respecte aucune loi internationale, vit et prospère sur le dos de centaines de milliers de Palestiniens placés sous un régime de quasi Apartheid.

    Là-bas : vol de la terre, assassinats, meurtres, bombardements civils, occupation, humiliation...

    Ici : bannissement, chantage professionnel, chantage à l'anti-sémitisme (le dernier en date celui de Stora ICI), racket sous la forme de procès sans nombre contre quiconque ose dénoncer la connivence au plus haut sommet de l'Etat français avec cette politique : journalistes, artistes, producteurs radio et télé, universitaires et blogueurs...

                    C – l’Arabie Saoudite – Qatar : 1er agent de propagation du bacille de la peste religieuse intégriste dans nos banlieues... et partout ailleurs en Afrique.

    Car enfin…

    Qui peut bien souhaiter une Syrie démocratique, forte, libre et indépendante (mais musulmane quand même !) dans cette région ?

                Personne, excepté le Peuple syrien pour peu qu'il existe et qu'il en soit capable.

    La Syrie d'Assad dérangeait quels intérêts ?

                 USA, Israël et les monarchies sunnites alliées des USA...

    Une Syrie détruite et à genoux rend service à qui ?

                 Aux mêmes.

                En effet, on ne négocie pas avec un pays qui n'existe plus, ou bien un pays plongé dans le chaos, sans représentants dignes de ce nom !

    Alors, le plateau du Golan (pour ne mentionner que lui).... château d'eau de la région... c'est dans la poche de qui ?

    Devinez !

     

    ***

     

                   Qu'il soit ici permis de rappeler certains faits :

                   Dans cette région du Moyen-Orient, lorsqu'un pays ne peut pas ou ne veut pas servir les intérêts de la coalition… hier occidentalo-israélienne, aujourd'hui étendue au Qatar, à la Turquie et à l'Arabie Saoudite, ce pays doit "disparaître". Or, la Syrie, l'Irak, la Libye, l'Afghanistan (et d'autres encore... demain l'Iran ?) ne servent plus à rien si ces pays ne servent pas les intérêts de cette coalition ; d'où le fait que l'Irak soit encore et toujours plongé dans le chaos dix ans après la chute de Saddam Hussein car seul importe que le pétrole coule à flot et qu'il soit acheminé en toute sécurité ; le pays en tant que tel n'a plus aucune espèce d'importance ni sa population ; et c'est alors qu'on le livre alors en pâture à des forces d'une violence inouïe, d'un antagonisme paroxystique ; forces qui toutes s'annulent entre elles : c'est le chaos assuré ad vitam æternam.

     

    _________________

     

              Ce qu'on pourra difficilement pardonner aux médias dominants à propos des événements de Syrie, et quelle que soit l'issue, c'est d'avoir délibérément choisi de ne pas nous communiquer toutes les informations disponibles.

     


                    En d'autres temps on aurait pu parler de "guerre de l'information"... mais depuis deux ans, force est de constater qu'une seule information circule dans tous les médias dominants : "Bachar al-Assad assassine son Peuple ; il doit partir !"

    Seul Internet parvient encore à nous communiquer une information qui reprend toutes les informations disponibles sur la Syrie.

    Ce témoignage-ci diffusé par aucun média de masse, semble vouloir nous dire que le Peuple syrien s'est fait piéger par une opération à l'origine de laquelle on trouvera une stratégie venue de l'étranger ; stratégie qui n'avait aucun souci de libérer les Syriens d'une dictature mais bien... de créer le chaos dans l'espoir de renverser à n'importe quel prix un des derniers régimes qui s'oppose à la coalition américano-israélo-saoudienne.

     

     


    Pour prolonger, cliquez : Des frappes françaises en Syrie

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  • Fukushima, 5 ans déjà : chronique d'un désastre

     

                        Aucune société aussi organisée soit-elle autour de la solidarité, aucune compagnie d'assurance, aucun budget de quelque Etat que ce soit ne peut faire face à une catastrophe d'une telle ampleur ni être capable de se hisser à sa hauteur.

    Suicides, dépressions, maladies, il faut simplement attendre que ça se tasse, que ça se résigne, que ça se taise, que ça meurt et que ça crève... épuisés d'avoir tout perdu.
     
                   Catastrophe naturelle ou pas, avec le nucléaire, la récompense sera courte et la peine... éternelle. Il n'y aura de véritable unité humaine que dans le malheur ; le nucléaire - cette industrie de mort, cette industrie irréversible -, contribuera très certainement à cette unité.
     
                   Aussi... irradiés et déplacés de tous les pays, unissez-vous !

     

    ____________________

                                   

     

                     La question importante que ce documentaire se garde bien d'aborder.. et c'est sans doute la raison pour laquelle la chaîne ARTE l'a sélectionné pour diffusion...  c'est bien évidemment celle-ci :

    Le Japon étant un pays à très haut risque (s’il en est d’autres plus risqués encore !)...qui a pris la décision dans les années 50 d'opter pour le tout nucléaire dans cet archipel… ? Qui a forcé cette décision ? Qui est à l'origine des pressions exercées pour qu'une telle décision soit prise ? Quels sont les hommes (lobbys) et les pays impliqués ? Quels sont les intérêts politique et économiques derrière ce choix du tout nucléaire ? Et enfin, quelles sont les stratégies géopolitiques développées à moyen et long termes derrière ces intérêts ?

                  Nul doute ! Les Japonais ont de sérieuses questions à se poser à propos de ceux qui les dirigent depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Mais… ces Japonais auront-ils seulement la possibilité de se les poser toutes ces questions ? Pourront-ils ensuite y apporter des réponses avant d’en tirer les conclusions qui s’imposent ?

    Cinq ans après la catastrophe, rien n’est moins sûr : la démocratie, au Japon comme ailleurs, a ses limites, et par les temps qui courent au rythme d’une mondialisation sans responsabilité… ses limites sont vite atteintes. Il n'y a aucune raison pour qu'il en soit autrement en France.

     


                       

                Après
    Hiroshima et Nagasaki, deux des plus grands crimes racistes de toute l'histoire de l'humanité, avec Fukushima doit-on y voir là encore à propos de la troisième puissance économique mondiale, le Japon, pays hautement technicisé mais nain politique et culturel de la scène internationale, une nouvelle preuve du mépris dans lequel ces êtres de petite taille, aux yeux bridés et à la langue aussi incompréhensible qu'inassimilable, les Japonais, sont tenus, voire confinés depuis toujours ? Des êtres au destin comparable à celui de souris de laboratoire dociles et quasi fatalistes à la merci de toutes les stratégies de puissances étrangères auxquelles il est manifestement difficile de ne pas obéir ; des êtres aussi éloignés qu'on peut l'être culturellement et géographiquement de l'Europe et des USA qui demeurent encore semble-t-il, et quoi qu'on puisse dire, le seul étalon civilisationnel de référence.

    Mais alors… après nous, le déluge ?

     

    _________________

     

    Pour prolonger, cliquez : Le courage des lâches

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  • Le nouveau Plouc de la conscience politique et autres...

       

                 Le nouveau Plouc est une sorte de concept "organique" ; concept appelé à se développer et à se métamorphoser.

    Attention à ne pas confondre le nouveau Plouc, tel que nous nous apprêtons à le définir, avec le Bobo qui, contrairement au Plouc, possède une sérieuse éducation supérieure, argent et pouvoir (trois attributs indissociables en ce qui le concerne) car dans les faits, ce nouveau Plouc n'appartient pas à la bourgeoisie, et par voie de conséquence, il ne peut pas être considéré comme un authentique Bobo.

    Les vrais Bobos sont finalement bien moins nombreux que les faux que sont les Ploucs qui fourmillent parmi les adhérents et les sympathisants de ce que l’on nomme depuis une bonne vingtaine d’années maintenant : la fausse gauche : PS et EELV.

              Faut-il rappeler que dans « Bobo » il y a « bourgeois » ? Or, un bourgeois occupe une place bien spécifique dans la société et en particulier, dans la chaîne de production des biens et des services ; production intellectuelle aussi (les universitaires), sans oublier le rentier-héritier ; et ce qui fait de ce bourgeois un bohème, c'est sa façon de dépenser son argent : où, comment et avec qui. Pour sûr ! Ce Bobo-là qui vote PS et/ou Ecolo est du côté de la domination car, en ce qui concerne la recherche, la production et le commandement (management), il est très proche de l’élaboration des process ainsi que de la redistribution des gains soit en tant que concepteur, ou bien en tant que maître d’oeuvre ou bien encore en tant qu’intermédiaire-parasitaire ou actionnaire.

    Quant aux faux-Bobos qui ne sont pas toujours de vrais nouveaux Ploucs pour autant, et qui oublient que pour être un Bobo il faut d’abord être un bourgeois, et que pour être un bourgeois il faut occuper une place spécifique dans la chaîne de production… ces faux-Bobos-là, souvent larbins aux ordres et simples exécutants… même bien payés, ne sont qu'une sorte de grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf Bobo... même sous régime bio.

    Et pour conclure, on se rassurera avec  ceci : on n’a jamais vu un authentique homme de gauche peiner à définir ce qu’est un Bobo : l’ennemi mortel de la gauche, une enculade assurée ;  et le nouveau  Plouc : l’idiot utile, sorte d'armée de réserve, des Bobos.

                   Mais trêve de commentaire : place au nouveau Plouc donc !

     

    ***

     

           Urbanisé et connecté, le nouveau Plouc se dit et se croit "de gauche". Bigot, ses indignations sont celles de tout le monde - indignations suscitées le plus souvent par des médias racoleurs. Sans imagination, d'une bêtise dévastatrice mais de bonne foi (1) - du moins pour la majorité d'entre eux -, courageux mais pas téméraire, la tripe sensible mais le coeur dur comme la pierre, très politisé mais moyennement informé tout en l’ignorant puisqu'il se croit au courant de tout, le nouveau plouc vote PS, EELV et quelquefois Bayrou ; il est chômeur ou cadre moyen, déclassé ou bien CSP+, universitaire (médiocre) ou ouvrier, homme ou femme, quoi qu'il en soit... le moment venu, face à ses propres contradictions, finalement bête et méchant, le nouveau Plouc, et c’est à cela qu’on le reconnaît, penchera toujours du côté de la censure et de la répression au nom même de la liberté et de la démocratie qu'il croit soutenir à bon compte et sans frais ; en effet, le nouveau Plouc ignore que soutenir la liberté d'expression est un véritable engagement et un   sacrifice : accepter ce qu'on n'aurait jamais osé ou bien désiré lire et entendre ; car... il n'y a pas de liberté, il n'y a que des preuves de  tolérance ; et le nouveau plouc en est incapable.

            Certes ! Difficile d’ignorer le fait que c’est avec de tels Ploucs que sur Internet, aujourd'hui -  et demain plus encore -, un  journal au contenu payant peut espérer prospérer (Libération, Marianne et une partie des abonnés de Médiapart) car, il faut le savoir : en France, il n'y a guère plus de 50 000 personnes déterminées à mourir debout tout en faisant face à ceux qui les exécuteront... et les exécutent chaque jour, en silence, jour après jour, dans une vie de chien ou le martyre, dans l'héroïsme et le sacrifice d'un voyage en RER à 5h30 du matin, rentré à 20h le soir, cinq jours par semaine, ou dans le retraité à 400 Euros par mois.

    Quel rapport demanderez-vous... ?

    Seul un Plouc osera poser une telle question !

     

    ***

     

                  Mais alors… qu’est-ce que pense un Plouc aujourd'hui ? La réponse, vous la trouverez dans l’énumération suivante (liste non-exhaustive établie en 2012 ; mise à jour aujourd'hui ; vous pouvez suggérer d'autres entrées qu'on ne manquera pas d'ajouter)...

                           C'est parti !

     

    Le nouveau Plouc pense qu'en dehors de l'Euro, point de salut !

    Le nouveau Plouc pense que Hollande est à gauche, Sarkozy à droite et Bayrou au centre…

    Le nouveau Plouc pense que le FN est un danger pour la République, oublieux du chômage, de la corruption, de la pauvreté et des discriminations …

    Le nouveau Plouc pense que si tout n’a pas été dit au sujet du 11 Septembre, néanmoins ce qui nous a été caché ne saurait en aucun cas remettre en cause la version officielle...

    Le nouveau Plouc pense que tous ceux qui pensent le contraire sont des conspirationnistes paranoïaques…

    Le nouveau Plouc pense que... "l'avenir ne dépend que de nous"...

    Le nouveau Plouc pense que Charlie Hebdo défend la liberté d’expression…

    Le nouveau Plouc pense que Dieudonné est antisémite ainsi que tous ceux qui vont à ses spectacles qui, soit dit en passant, n’ont jamais fait l’objet d’une interdiction légale…

    Le nouveau Plouc pense que Bernard-Henri Lévy est un philosophe...

    Le nouveau Plouc pense que l'Islam c'est bien mais que Tariq Ramadan c'est mal...

    Le nouveau Plouc pense que l’Irak d’aujourd’hui c'est quand même mieux que l’Irak d’hier tout en omettant de nous dire pour qui...

    Le nouveau Plouc pense que Daniel Cohn-Bendit est un écolo...

    Le nouveau Plouc pense qu'en Ukraine, il s'agit d'un soulèvement populaire en faveur de la liberté...

    Le nouveau Plouc pense que l'élection d'Harlem Désir à la tête du PS a fait avancer la cause des Français issus de l'immigration, de la traite et de la colonisation...

    Le nouveau Plouc pense que le Figaro est à droite et Libération à gauche...

    Le nouveau Plouc pense que l’Iran souhaite détruire Israël avec La bombe… tout en épargnant les palestiniens et le Hezbollah (une sorte de bombe atomique aux retombées aussi chirurgicales que sélectives) car le Plouc ignore que La bombe représente la seule chance pour l’Iran de ne pas finir comme l’Irak...

    Le nouveau Plouc pense que la France est la patrie des Droits de l'homme, ignorant l'Histoire de l'Angleterre et des Etats-Unis...

    Le nouveau Plouc pense que Chavez a été un affreux dictateur, bien qu’élu démocratiquement car il soutenait l’Iran…

    Le nouveau Plouc pense que Michel Onfray est un philosophe... qui plus est dissident...

    Le nouveau Plouc, surtout chômeur, pense que le mondialisme est inévitable et le protectionnisme un fléau ; même si toutes les économies "performantes" l'ont pratiqué et le pratiquent encore aujourd'hui...

    Le nouveau Plouc pense que la Libye d'aujourd'hui c'est mieux que la Libye d'hier, et là encore, sans toutefois préciser pour qui...

    Le nouveau Plouc pense que l'Afrique a souffert et souffre encore, mais que Kémi Seba est raciste...

    Le nouveau Plouc ne sait pas qu’il pense que tous ceux qui ne pensent pas comme lui doivent être censurés, bannis et interdits de communication et de diffusion... jusqu'au jour où...

    Le nouveau Plouc pense que la LICRA c'est la ligue internationale contre le racisme... et le CRIF, le représentant des institutions juives de France...

    Le nouveau Plouc pense que les Journaux de 20h c'est du journalisme...

    Le nouveau Plouc pense que l'Europe née de Maastricht et du traité de Lisbonne est la meilleure Europe possible...

    Le nouveau Plouc pense que si c'était différent ce serait pire encore...

    Le nouveau Plouc pense que Bernard-Henri Lévy (eh oui ! encore lui ! car le nouveau Plouc est un multi-récidiviste impénitent) est de gauche...

    Le nouveau Plouc pense qu’en Syrie il s’agit bel et bien d’un soulèvement populaire contre une dictature sanglante, et certainement pas de provoquer la chute d'un régime, voire... du Pays tout entier, qui n’aurait plus sa place dans le nouvel ordre mondial dominé par les USA, Israël, l’Arabie Saoudite et le Qatar...

    Le nouveau Plouc pense que le "pouvoir" est à l'Elysée et que... lorsqu'on s'y rend... on a de grandes chances d'y trouver un Président de la République...

    Le nouveau Plouc pense que Arte fait de la télé et du journalisme "autrement"...

    Le nouveau Plouc pense que sans le Hamas, Israël aurait consenti à la création d'un Etat palestinien, le favorisant même, depuis longtemps déjà...

    Le nouveau Plouc (journaliste ?) pense que l'élection présidentielle américaine c'est important...

    Le nouveau Plouc pense que la Russie c'est bien mais que Poutine c'est mal... car il a oublié que Poutine est russe....

    Le nouveau Plouc pense que François Hollande ne savait pas en mai 2012 ce qu'il sait aujourd'hui en mars 2015, notamment en ce qui concerne la finance et l'économie...

    Le nouveau Plouc pense que tous ceux qui, à gauche, ne pensent pas comme lui, sont dans les faits... des militants d'extrême droite infiltrés...

    Le nouveau Plouc pense que Laurent Fabius est le ministre des affaires étrangères de La France...

    Le nouveau Plouc pense qu'Obama c’est beaucoup mieux pour les pauvres en général et les Noirs en particulier, sans oublier les Palestiniens...

    Le nouveau Plouc pense que si la corruption c'est mal, elle ne concerne qu'une petite partie de la société en général et de la classe politique en particulier...

    Le nouveau Plouc pense que Christine Ockrent a été et qu'elle est encore une journaliste ; de même en ce concerne Anne Sinclair et de plein d'autres encore...

    Le nouveau Plouc pense qu’il n'est pas un Plouc...

    Le nouveau Plouc pense qu'il est de gauche et il est bien le seul...

    Le nouveau Plouc pense qu'il pense, et là aussi, on ne trouvera personne pour soutenir cette assertion...

    Le nouveau Plouc pense qu'on ne fait pas de la bonne littérature avec Sade, Céline et Pierre Drieu la Rochelle qu'il juge infréquentables car le Plouc mélange tout...

    Le nouveau Plouc pense que le Pop-art a quelque chose à voir avec l'Art...

    Le nouveau Plouc pense qu'on peut faire de la bonne littérature avec Christine Angot...

    Le nouveau Plouc pense que tous ceux qui ne sont pas de gauche sont de droite...

     

                     Et puis... en guise de conclusion toute provisoire... on l'aura maintenant compris :

              Ce nouveau Plouc n'a rien de commun avec l'ancien. Plutôt sympathique et loin d'être aussi crédule et ignorant, aujourd'hui, cet ancien Plouc force le respect.

     

    _____________________

     

    1 - Distinction majeure car cette bonne foi protège le nouveau Plouc de cet autre concept : le nouveau Salaud (ou le "faux plouc") de mauvaise foi et cynique, généralement proche de ce qu'on appelle l'Empire : une coalition Wall-Street, la City, la Commission européenne, USA, Israël et Arabie Saoudite : intimidation, racket, bombardement et chaos.

     


    Michel Fugain - Les gentils & les méchants

     

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  • CINQ ANS, CINQ NUITS :

     

     

    Soutenir un auteur, c'est le lire et en parler autour de soi

     

     

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                   Seul existe ce que l'on fait exister, avec détermination, après un travail acharné, pour ne pas se contenter, négligeant et sans courage, de le rêver.

     

    ***

     

              Substituant à une vie conjugale en situation d'échec une voie large et resplendissante qui devra la mener jusqu'à son parachèvement, une femme se propose d'intervenir dans son propre destin. Une rencontre, comme un nouvel éclairage inattendu sur une existence qui semblait à jamais figée, avec celui qui deviendra très vite son amant, et c'est l'ébranlement de tous les repères, l'abolition de tous les interdits.

    Dépendance totale ! Absorption, fusion ! A l'effort que fournira cette femme pour échapper à l'étouffement, on pourra mesurer la puissance de sa réaction contre un mariage insipide, sans souffle et épuisé. Dans cette quête d'un Nouveau Monde - fief de tous les excès - dans ce réarmement contre les forces de la désagrégation, ce sont vingt années qu'elle rachètera et expiera auprès de cet amant-étoile décroché contre toute raison ; vingt années d'une existence qui n'a connu de la volupté que le regret de son absence.

    Une ambition d'une intelligence folle et subversive, cet érotisme qui ne produit rien et qui n'a qu'un seul but : s'extraire d'un monde interdit d'extase.

    Mais... pour plus d'un, pour plus d'une, un outrage ce sursaut, cet élan, cette ambition démesurée !

     

    Alors... rien, non rien, ne lui sera épargné ni pardonné.

     

    ***

     

    Thèmes abordés : l'extase et la volupté, le culte de l'Autre, l'absence et le manque, vie conjugale et atrophie.

     

    Choix stylistique : préciosité et emphase jusqu'à l'exubérance et parfois même, l'extravagance mais... à dessein - bien évidemment ! -, puisqu'à la source de ce choix, on trouvera une provocation en règle et un procès d'intention contre toutes les formes de dépréciation de soi et contre une organisation de l'existence qui a pour seule mécanique infernale : la soumission à un moins-disant émotionnel et érotique qui engorge tous nos désirs.

     

     

              Extrait proposé : Cliquez cinq ans cinq nuits extrait blog.pdf

    (après lecture, ne pas fermer le PDF : faire "page précédente")

     

    Extrait audio

     

     

    CliquezEntretien avec l'auteur

     


    L'ouvrage est disponible ICI


     


     
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  • Requiescat in pace

     

                "... L'air de l'époque est mauvais (...) Les nerfs se détraquent, la grande névrose s'en mêle, l'art se trouble ; c'est la bousculade, l'anarchie, la folie de la personnalité aux abois... Jamais on ne s'est tant querellé et jamais on n'y a vu moins clair que depuis le jour où l'on prétend tout savoir.

    - C'était fatal (...) cet excès d'activité et d'orgueil dans le savoir devait nous rejeter au doute ; ce siècle, qui a fait déjà tant de clarté, devait s'achever sous la menace d'un nouveau flot de ténèbres... Oui, notre malaise vient de là. On a trop promis, on a trop espéré, on a attendu la conquête et l'explication de tout ; et l'impatience gronde. Comment ?! On ne marche pas plus vite ? La science ne nous a pas encore donné, en cent ans, la certitude absolue, le bonheur parfait ? Alors, à quoi bon continuer, puisqu'on ne saura jamais tout et que notre pain restera aussi amer ? C'est une faillite du siècle, le pessimisme tord les entrailles, le mysticisme embrume les cervelles ; car nous avons eu beau chasser les fantômes sous les grands coups de lumière de l'analyse, le surnaturel a repris les hostilités, l'esprit des légendes se révolte et veut nous reconquérir, dans cette halte de fatigue et d'angoisse... (...) cette convulsion dernière du vieil effarement religieux était à prévoir."

    Des larmes étaient montés aux yeux de Sandoz, ému déjà des choses sorties involontairement de ses lèvres, derrière le corps de son vieux camarade, comme s'ils avaient eu ensemble une de leurs causeries grisantes d'autrefois ; et, maintenant, il lui semblait qu'on allait mettre en terre sa jeunesse : c'était une part de lui-même, la meilleure, celle des illusions et des enthousiasmes que les fossoyeurs enlevaient, pour la faire glisser au fond du trou."

    L'Oeuvre - Emile Zola - 1886 : pages 404/405 et 406/407 - extraits (Edition Folio Classique)

     

    Pour prolonger... cliquez L'Oeuvre

     

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  • Guillaume Dustan : je me souviens

     

     

     

     

               Ecouter Guillaume Dustan c'est faire le constat suivant : difficile de lui donner tort... lui qui avait et a aujourd'hui encore raison... dans ce sens où personne n’arrivait, et n'arrive, à la cheville non pas de l’auteur lui-même mais de ce qu’il aurait fallu être capable d’afficher comme éthique et comme morale personnelle pour le contredire ; et c’est alors toute la société maintenant disqualifiée qui reste muette car incapable de lui porter la contradiction.

    Et cette société en est à ce point consciente qu’aujourd’hui, tous les individus comme Dustan ont été bannis des médias dominants et interdits de visibilité sociale.


    Il est vrai qu’Internet a quelque peu changé la donne.

     

     

    N'empêche....

     

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    Dustan chez POL

     

                   Condamné et poignant.... poignant parce que condamné Dustan ?

     


    Homosexualité : débat Nabe/Dustan 

     

     

             _________________

     

    Pour prolonger, cliquez : Littérature, auteurs et écritures

    Lien permanent Catégories : AA - Serge ULESKI, littérature et essais, Marc Edouard Nabe 0 commentaire
  • Christian Bobin : sans palmes mais déjà immortel

     

    AVT_Christian-Bobin_8404.pjpegUn des rares auteurs passés à la postérité, de son vivant... une postérité manifestement impatiente.

    "Ecrire, c'est dessiner une porte sur un mur infranchissable, et puis l'ouvrir."

     

    "... Les vieilles pierres parlent de quelque chose qui ne connaîtra jamais la fatigue..."

     

    C'est au huitième jour de la semaine que Christian Bobin vit le jour.   

     

    "... Ce que nous voyons ignore notre mort et celle de ceux que nous aimons..."

     

    Ecrivain de l'éloignement du monde... monde congédié, l'oeuvre de Christian Bobin a pour cible la souveraineté du vide et du silence contre le plein et son brouhaha qui nous emprisonnent dès le berceau.

     

    "... Les livres s'ouvrent comme des mains apaisées..."

     

                   "J'essaie de vous dire une chose si petite que je crains de la blesser en la disant"

     

    Témoin d'une bibliothèque de nuages, pour Christian Bobin, la part manquante chez l'être humain, celle qui nous échappe et que peu d'entre nous saurons combler une fois remontés du très-bas, la plus que vive ressuscitée, c'est toute la lumière du monde qui éclaire, des ruines du ciel, le lecteur et l'équilibriste de la parole écrite qu'est l'auteur.

     

    "... Un livre parfait a deux pages - les ailes du papillon..."

     

    "... que manque-t-il dans le monde ? On ne s'en aperçoit que peu à peu : il manque les enfants, les bêtes, les arbres et les rivières. Il n'y a que des adultes entre eux, que des âmes grises. Il manque les pauvres aussi (...) il manque les mots des pauvres, il manque les quatre sous d'une chanson, il manque la voix trouée d'étoiles d'un monde aujourd'hui congédié". 

     

               Auto-portrait vivant de nous tous et des autres qui sont en nous, auto-portrait d'avant la photographie, à la main et à l'huile... blanc comme neige, chez Christian Bobin, la promesse, c'est la femme à venir et à rentrer après une escapade, une de plus, et aussi... la femme sortie de la vie par la mort...

     

    "... La mort qui travaille à long terme, oublie toujours quelque chose - un objet, une image, un rien dans quoi la vie se précipite et se maintient, immense..."

     

              Femme encore inespérée, mais dont la présence pure, après un long épuisement, viendra réchauffer, telle un radiateur du fond de la classe, les cancres du sentiment que nous sommes tous tentés d'aller rejoindre, jour après jour, à notre insu, et alors que les années étendent leur ombre sur notre avenir.

     

    "...Toute pure contemplation fait s'écrouler en silence les murailles du temps..."

     



    CHRISTIAN BOBIN 15/11/2012 by 27RUEJACOB 

     

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  • L'art Renaissant - Elie Faure

     

     

                Ce passage plus ou moins graduel ou plus ou moins brutal de l’expression collective à l’expression individuelle n’était pas nouveau. L’histoire est comme un coeur qui bat, comme un poing qui s’ouvre et se ferme. À certaines heures, l’énergie populaire parvenue à son sommet exige, pour se donner toute la liberté d’agir, la concentration momentanée dans un vaste ensemble symphonique de toutes les idées morales, religieuses, sociales jusque-là dispersées en quelques esprits d’avant- garde. C’est l’instant prodigieux où la certitude de vivre l’absolu et de l’arrêter dans nos âmes l’espace d’un éclair entre deux sombres étendues soulève un peuple entier, sans qu’il s’en rende compte, jusqu’au Dieu confus qui l’habite. C’est l’instant prodigieux où l’individu s’efface, où tous les êtres d’une foule réagissent en même temps vis-à-vis des forces extérieures, où de grands édifices sortent tout à coup de terre, voulus de tous, bâtis par tous et subordonnant à leur fonction sociale toutes les expressions isolées par qui les hommes cherchaient encore la veille à se définir séparément.

    La Renaissance doit son nom à ce qu’elle exprima une heure de notre histoire analogue à celle dont Euripide et Praxitèle vécurent les premiers et les plus décisifs instants. Seulement, nous pouvons en mieux saisir les manifestations plastiques. Il nous reste d’elle autre chose que la pensée dissolvante et sacrée des philosophes qui l’affirmèrent, Rabelais, Montaigne, Érasme en qui Socrate et ses disciples ne se fussent pas reconnus, mais qui jouaient en sens inverse vis-à-vis du monde médiéval le rôle qu’avaient joué Socrate et ses disciples vis-à-vis du monde ancien. Il nous reste d’elle autre chose que l’architecture anarchique qu’elle fit éclore en Italie. Il nous reste d’elle la peinture, oeuvre individuelle il est vrai, mais tout de même objective et qui ne peut durer qu’à la condition d’exprimer un continu vivant dans le cerveau de l’artiste et non plus, comme les arts qui la précèdent, dans l’instinct anonyme d’une collectivité.

    C’est par elle surtout que nous savons pourquoi la Renaissance nous fut nécessaire et pourquoi nous l’aimons. Nous savons pourquoi nous ne cesserons pas d’être reconnaissants aux grands individus qui recueillirent dans leur âme l’âme des foules disparues pour en transmettre l’espoir aux foules à venir. Car ce sont eux qui passent le flambeau. Ils sont le trait d’union entre les besoins généraux que les hommes ne sentent plus et les besoins généraux qu’ils ressentiront un jour, entre l’organisme d’hier et l’organisme de demain. Ils sont une foule à eux seuls et la continuité de sentiment qui liait les hommes aux hommes s’est réfugiée dans leur coeur. Le Michel-Ange de la Sixtine, Rubens, Rembrandt, Velazquez sont, plus lisiblement que les littérateurs, les savants ou les philosophes, les symphonies individuelles qui recueillent, au cours des temps critiques, la symphonie populaire dispersée momentanément à tous les vents de la sensation et de l’esprit. On peut les aimer d’un amour égal à celui qu’on porte au temple abandonné. Il y a, entre un vitrail de cathédrale et un tableau de Titien, la distance qui sépare une admirable voix dans le plus beau choeur populaire d’une symphonie de Beethoven.

    C’est ce qui donne à ceux qui se lèvent çà et là pour étayer les colonnes du temple d’un titanique effort, l’apparence de se trouver en opposition radicale avec leur milieu social. Ils y semblent inadaptés, parce qu’ils portent en eux le rythme grandiose, mais invisible pour les multitudes aveugles, des adaptations à venir. Ils ont brisé des rythmes morts pour créer des rythmes nouveaux. Ils sont d’autant plus solitaires qu’ils s’élèvent plus haut et que les symphonies qu’ils entendent dans le silence de leur coeur mettent en action des éléments de vie plus complexes, plus universels, plus permanents et plus profonds.

    Mais puisqu’une synthèse sociale est le but secret de leur effort, puisque les hommes sont joyeux quand elle se réalise, puisque le pessimisme ne se formule que dans les hauts esprits qui souffrent d’être seuls et que l’optimisme est le fruit de la communion entre les hommes, comment se fait-il que les hommes, quand ils ont réalisé cette communion divine, comment se fait-il que les hommes ne puissent la sauvegarder ? C’est qu’aucune société ne résiste à la stagnation générale qu’entraînerait son maintien. C’est que la vie, c’est l’effort même. C’est que l’équilibre des éléments qui la composent n’est jamais une réalisation statique mais toujours une tendance, ou du moins qu’il ne s’effectue qu’un instant trop imperceptible pour que nous puissions l’arrêter autrement que dans les oeuvres qui jaillissent à cet instant de notre coeur.

    Cet équilibre dynamique toujours rompu, toujours devenant, qu’il est impossible de maintenir mais dont il est impossible aussi d’étouffer en nous l’espérance, ce repos que nous poursuivons avec le désir de l’atteindre et le pressentiment de le perdre aussitôt, ne pourrait se prolonger qu’à la condition que tous les organes sociaux s’adaptent d’une manière spontanée, étroite et mobile à la fois, au milieu économique et moral qui évolue sans arrêt. Mais très vite un moment arrive où l’apparition de nouveaux peuples et de méthodes nouvelles, de découvertes imprévues, de courants d’idées extérieures font pencher la balance, où l’un des organes tend à croître aux dépens d’un autre, où l’égoïsme étroit d’une classe, d’une caste, d’un groupe quelconque d’individus accapare à son profit l’action des autres et suscite parmi eux l’apparition de forces isolées qui germeront peu à peu en des intelligences faites pour rechercher la loi d’un équilibre nouveau. La fortune inégalement répartie, les besoins qu’elle développe, les groupements d’intérêts qu’elle crée fatalement, a sans doute été jusqu’à présent le facteur le plus visiblement actif des dissociations sociales que nous observons dans l’histoire, en même temps qu’elle préparait le terrain, par les aristocraties de culture qu’elle contribue à former, aux futures associations des éléments qu’elle sépara les uns des autres. On a toujours cru que le luxe exerçait une action favorable sur le développement de l’art.

    En réalité, les rapports certains qui les unissent ont fait bénéficier la richesse d’un rôle qu’elle n’eut jamais. Les forces intellectuelles d’un peuple naissent de l’effort même d’où jaillissent avec elles la richesse des individus, la puissance de rayonnement et d’expansion de la collectivité. À l’heure où ces forces prennent conscience d’elles-mêmes l’architecture est morte et la sculpture se meurt. Si les aristocraties de fortune recueillent la floraison de la littérature et surtout de la peinture, ce sont elles aussi qui les flétrissent, comme la richesse acquise détruit la puissance d’un peuple en élevant autour de lui des organes d’isolement et de défense qui finissent par l’écraser. Les hommes n’ont qu’une richesse, l’action.

    Le caractère universel et la volonté de discipline intérieure du christianisme primitif imposa aux barbares du Nord et de l’Ouest de l’Europe un cadre nécessaire à l’endiguement et à l’utilisation de leurs énergies inemployées. La Réforme, à son tour, ou du moins le mouvement qui aboutit à la Réforme, leur permit de retrouver leur personnalité compromise à la longue par l’envahissement progressif de l’idéalisme latin, et de dégager leur action économique de la domination romaine. Si la forme extérieure que donnèrent à l’agitation réformatrice les pouvoirs religieux et politiques de l’Allemagne étouffa les puissances spirituelles délivrées par la Renaissance, elle devait ressusciter avec la grande musique dans le génie du Nord désormais libre et maître de verser sa formidable vie dans l’âme des hommes futurs.

    Quels qu’aient été les attentats du catholicisme et des confessions protestantes contre l’innocence de l’homme, il faut les accepter comme des sécrétions sociales nécessaires où l’homme du Midi et l’homme du Nord ont puisé pendant des siècles ce qui leur manquait pour établir leur équilibre avec le milieu naturel et moral où s’écoulait leur vie. L’individualisme passionnel des peuples méridionaux leur imposait le besoin d’une armature sociale puissamment hiérarchisée où toutes les inquiétudes, tous les conflits intérieurs pussent trouver une solution précise et réclamer à la rigueur l’appui d’une force extérieure immuable.

    Ici des artistes d’autant plus puissamment individualisés qu’autour d’eux-mêmes la multitude est anarchique et passionnée, réunissent l’esprit épars en dressant une image idéale, généralisatrice et hiérarchique de la nature. Là des artistes à peine dégagés de l’instinct collectif du moyen âge, divisent l’esprit commun en particularisant tous les aspects d’une nature confuse et détaillée et qu’ils voient sur le même plan. Rubens, homme du Nord et catholique, accordera une minute l’âme de Michel-Ange et l’âme de Dürer.

    Mais il faudra l’attendre un siècle. Jusqu’à lui et malgré les emprunts incessants que les peuples du Nord faisaient à l’Italie, tandis que l’Italie demandait aux coloristes de Flandre des conseils dont il est moins facile de découvrir la trace, il y eut entre l’esprit du Nord et l’esprit du Midi une sorte d’antagonisme nécessaire à l’effort du monde et qui sans doute ne disparaîtra que le jour où, l’unité de l’Europe effectuée, des groupements plus nombreux et plus éloignés les uns des autres confronteront leurs désirs. Les paysages maigres du Midi, leur transparence, les lignes sobres et précises qui les arrêtent dans l’intelligence et font naître en nous des idées claires et des rapports essentiels permirent aux grands Italiens de donner de la nature une interprétation intellectuelle qui, des sculpteurs d’Égypte à Michel-Ange et de Phidias à Titien, n’a changé que d’apparences, et tend à résumer la vie universelle dans la forme humaine aussi purifiée que l’esprit des accidents qui les entravent et des imperfections qui les entourent. La confusion noyée de brume et submergée de feuilles des paysages du Nord, qui fait entrer dans notre émoi de vagues sensations où s’enchevêtrent des images impuissantes à s’organiser en idées, ouvrit aux artistes des pays septentrionaux les portes d’un mystère où les formes flottent et se cherchent, interdisant au sentiment d’éliminer et de choisir. Les uns, en réduisant la nature à une harmonie volontaire, élevaient l’homme jusqu’au Dieu, les autres mêlaient l’homme à la vie générale en considérant la nature comme une symphonie aveugle où la conscience sombre dans le vertige des sons, des formes et des couleurs.

    De là l’exaltation spirituelle de ceux qui, pour mieux saisir la destinée supérieure de l’homme, oubliaient sa misère et leur propre souffrance et le voyaient montant toujours, de là l’humanité de ceux qui, chaque fois qu’ils se penchaient sur l’homme, l’apercevaient roulé dans le flot fraternel de la matière, des idées et des mouvements.

    L’anthropomorphisme des uns, le panthéisme des autres ont donné à notre esprit les deux pôles de sa puissance, entre lesquels il est peut-être condamné à marcher éternellement, mais où il puise, en même temps que le désir et le doute, la volonté de l’action.

     

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    Elie Faure dans "Histoire de l'Art"   - 1914 - Ed. Bartillat

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  • Arrêter tout, se taire, regarder et apprendre...

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    La mentale, MR73, Truands, Gangsters, Nid de guêpes, Prophète...

    Avec les réalisateurs, scénaristes et dialoguistes... Marchal, Audiard fils, Boursinhac, Schoendoerffer fils, Emilio-Siri,Yann Brion, Bibi Naceri... c'est toute l'industrie du cinéma américain... avec ses Scorsese et ses Clint Eastwood sur-évalués comme personne - un film tous les huit mois car, quand on n'a pas idée on pense sans doute en avoir une tous les jours - et ses faiseurs... ( De Palma, Michael Mann) ... qui n'a plus qu'un droit et qu'un devoir : arrêter tout, se taire, regarder et apprendre !

     

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                Cinéma-témoignage, cinéma-documentaire, cinéma-hommage (aux acteurs : Caubère, Duchaussoy, Béatrice Dalle, Arestrup) et pour finir...Cinéma- majuscule avec de véritables idées de mise en scène et une implication totale des acteurs...

                  Nul doute... il a dix ans, il s'est bel et bien passé quelque chose dans le cinéma français !

     

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               Pour prolonger... cliquez Cinéma ! De film en film, de salle en salle

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  • Les vacances de Christine Angot

     

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    Après celle de Monsieur Hulot, ce sont les vacances de Christine Angot qui nous sont proposées (1) mais… en lecture celles-là ! Vacances courtes (148pages), une semaine, pas une de plus ; un mot magique "Inceste"(scène primitive d’Angot au traumatisme fondateur), le tout servi par une typo pour aveugle... sans oublier le soutien des médias (des femmes en particulier - critiques et journalistes)... et tous les espoirs sont à nouveau permis pour Angot qui n'a plus de lectrices et son éditeur Flammarion adepte du flamenco..................................................................

     

              Olé ! Par ici la monnaie !  

     

    Torché en deux semaines côté auteur, destiné à être lu en deux heures côté lecteurs, on l'aura compris, avec "Une semaine de vacances" (2), le sujet du roman d'Angot n'est pas l'inceste mais... comment retrouver des lecteurs et comment renflouer des caisses vides. Christine Angot est en perdition : elle ne fait plus recette ! Aussi, Angot et son éditeur ont-ils décidé de remettre le couvert et de retourner aux fondamentaux (son fonds de commerce ?) : l'inceste en général, et plus particulièrement le sien qu'elle nous demande d'observer sous toutes les coutures depuis 15 ans, retouche après retouche.

    Qui peut l'en blâmer ?

    Ce sont les femmes qui font vivre le roman ; et tout ce qui touche à l'inceste, au viol, à la maltraitance - tueurs en série et "monstres" inclus -, fait vendre, bien vendre... beaucoup vendre. De là à penser que les femmes violées et victimes d'inceste, sans oublier celles qui l'ont redouté et le redoutent encore... se comptent en dizaines de millions, ici comme ailleurs...

    Pendant ce temps-là, l'homme guerrier et prédateur se repose, vautré devant son grand écran à regarder un match de foot, un pack de bière à ses pieds, ou bien en lisant la dernière compilation signé Attali, et seulement signé Attali, la 3è de l'année, comme ça... juste pour faire intelligent... en attendant de repartir en chasse à deux pas d'ici, là, tout proche, dans la chambre voisine...

    Ah ces mecs alors ! Jamais ils ne renoncent !  

     

     

                                                  ***           

                                       

     

              Privée de langue et de langage, drapée dans un « j’écris pour celles qui se sont réfugiées dans le silence » - comprenez… silence de la honte, celui de l’inceste -, tout auréolée du prestige des sacrifiées sur l'hôtel d'une nature humaine qui ne cesse de nous surprendre chaque jour, redoublant de perversité et d'imagination - Mister Hide and Papa Jekyll -, tout semble vouloir interdire à qui que ce soit de jeter un regard critique sur les écrits d'Angot, reléguant quiconque s’y risquerait au rang de "salaud insensible" et plus encore s’il est un homme.

    Certes, Angot dérange, provoque la colère ou bien anesthésie tout jugement critique (surtout du côté des femmes), elle ne laisse personne indifférent mais... si demain vous demandez à un porc ou à un chien de nous écrire une petite bafouille avec son museau et que vous publiez le résultat... il y a fort à parier que l’on vous demande aussi des comptes : qu'avez-vous fait de la littérature et de votre jugement quant à ce qu'est l'écriture, un auteur et une oeuvre ?

     

    Quelques partouzes ici et là, histoire de faire branchée, un livre pour nous en parler et puis un autre consacré à sa relation avec un has-been du show-business quasi débile, Christine Angot a grandi à Châteauroux, et si son dernier né porte un titre de roman de gare c’est sans aucun doute  pour n'effrayer personne et attirer un maximum de lecteurs et autres chalands et voyageurs de passage.

     

    Sans l’emploi d’un seul juron, les écrits d’Angot sont d'une vulgarité peu commune, de celle qui ignore sa propre grossièreté - définition même de la vulgarité qui n'a donc rien à voir avec la grossièreté d'un Céline, d'un Rabelais ou d'un Sade. Dans un dénuement total, d’une indigence rarissime, sans bagages et sans héritage, avec Angot, c'est toute la littérature qui s'affaisse, courbe l'échine puis renonce enfin. Pour cette raison, Angot est à la littérature ce que le 11 Septembre est à l'architecture : un véritable effondrement... effondrement que l'on retrouve dans la musique et dans l'art contemporain fossoyeur de l'Art moderne (3).

     

    Manifestement, ce sont bien les mêmes qui font tous les mêmes choix : producteurs, éditeurs et commissaires d'exposition.

     

    Faites le test : demandez donc à tous ceux qui n'ont jamais écrit une ligne de coucher sur le papier leurs émois les plus intimes ou plus simplement leurs souvenirs les plus salaces… et vous aurez du Angot ; un texte sans écriture ni métier.

     

    Mal traitées dans leur enfance, une fois adultes, les victimes ont la fâcheuse habitude de se venger sur des innocents. Aussi, Angot semble avoir pris pour cible tout ce qui de près ou de loin touche à l’écrit, le livre et l’édition : on pourra toujours se rassurer en pensant que la littérature en a vu d’autres et qu’elle lui survivra contrairement aux êtres humains touchés par des actes irréversibles, qui ne peuvent qu’avoir eu lieu à jamais, pas toujours à même de survivre à l’ignominie, n'empêche... le mal est fait. 

     

    Un physique austère, aussi avenant qu'une porte de prison, tout de noir vêtue, telle une prêtresse, le regard droit sur son auditoire, les lectures (4) publiques d'un texte d'Angot par Angot elle-même tournent vite aux leçons de catéchisme pour petites filles aux fins de les alerter sur les dangers qui les guettent, l’homme étant un loup pour la femme, et plus encore lorsque cette femme à l’âge d’une enfant ; lectures sous la menace, pour les plus indisciplinées d’entre elles, d’un panpan-cucul dont on pourra redouter le pire si d’aventure l’objet de son attention devait se porter sur un jeune garçon : en effet, qui confierait à Angot ses enfants, ne serait-ce qu’une heure ?

     

    Quant à la résilience d’Angot, quand elle viendra, quel chemin empruntera-t-elle ? Car pour l’heure, nous avons bel et bien affaire à une victime passée dans le camp des bourreaux : maltraitance et abus de nous tous qui sommes encore capables de discernement : ce qui est juste contre ce qui relève d’une bêtise crasse indescriptible. Et à ce sujet, qu'il soit ici permis de rajouter ceci : ce que l'on pourra difficilement pardonner à cette femme, c'est de n'avoir aucune manière d'être ce qu'elle est... sans doute autant par ignorance que par mépris pour le genre humain, même inconscient. Quant à ceux qui l'ont promue au rang d'auteur qu'il faut avoir lu, ils sont sans excuse !

     

    A propos d'Angot, d'aucuns ont évoqué une crise du jugement en général et du jugement littéraire en particulier (5). Certes, l'inceste est un sujet bien trop sérieux pour être laissé entre les mains de gougnafiers qui n'ont pas idée, et dont Angot fait évidemment partie, mais ne nous y trompons pas : c’est bien toute une époque qui nous est présentée là.

     

    Redisons-le ! Cet effondrement ne touche pas simplement l’écrit mais aussi, la musique populaire (la variété d'expression francophone) et l’art contemporain dans son ensemble.

    _______________

     

    1 - Les auteurs chez Flammarion ont donc droit aux congés payés ?  

     

    2 - Vacances que l'on pourrait épeler comme suit : v.a.c.u.i.t.é.

     

    3 - Que l'on se pose un instant la question suivante  : à quoi ressemblerait le cinéma d"Angot si elle était cinéaste ? Et si elle était compositeur, peintre ? A quoi ressemblerait sa musique, sa peinture ? Précisément à tout ce que l'art contemporain nous sert depuis les années 60 : détritus inqualifiables et Pop-Art.

     

    4 - Lectures et interviews : rien n'est plus malhonnête que de faire parler un auteur, et plus encore s'il est bon à l'oral. C'est aux critiques de nous parler d'Angot et sûrement pas à Angot de nous parler d'elle, le livre étant le commencement et la fin de ce qu'on doit attendre d'un auteur.

     

    5 - La remise du Prix Sade à Angot le confirme ; le jury n'a manifestement jamais lu ni Sade ni Angot. On trouvera dans Sade... de la politique, de la sociologie, de l’humour, de l’ironie, du cynisme, une haine de classe, une immense provocation… et puis, toute la difficulté d’être au monde quand on est imbuvable ou bien plutôt… inassimilable. Ce qui n’est pas le cas d’Angot, située à droite de l'échiquier politique - une droite très certainement autoritaire -, reçue dans tous les médias pour lesquels elle ne représente aucun danger car ils savent qu'elle est creuse.

     

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