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Politique et actualité

  • 11 septembre 2001 : 18ème édition

              

                18 ans après les faits, la version officielle des attentats du 11 septembre tient bon dans les médias dominants seulement car, partout ailleurs, cette version n'a pas cessé de vaciller.

                Finira-t-elle par s'effondrer ? Et quand ?

     

     

                     A travers une série de débats, réunissant des intellectuels et experts français, Carrefour des Consciences l'évènement du 11 septembre 2001. Ce premier débat réunit trois experts, trois professionnels français de l'aviation, qui vont ensemble analyser, et nous faire de leur expertise et de leurs convictions dans leur domaine de compétence : les avions du 11 septembre 2001.

    _____________

     

     

               « … événement monstre inaugural du XXIe siècle……. abîmes qui s'ouvrent sous nos pas……événement qui relève du mythe.»  

     

    Poncif après poncif, cliché après cliché… c’est avec de tels automatismes d’une pensée qui s’est très certainement construite à partir d’images et de commentaires télés et journaux  que l’on passe à côté de l’essentiel :

    Certes, le 11 septembre n'a pas changé le monde ! En revanche, il a permis un backlash des musulmans et des pays du même nom, Guantanamo et le USA Patriot Act... (1) pour le plus grand malheur des familles endeuillées de quelque côté qu'on se tourne, et le grand bonheur des sous-traitants du Pentagone, des acteurs économiques US dans leur ensemble, sans oublier l’Arabie Saoudite : 1er agent de propagation du bacille de la peste religieuse intégriste dans nos banlieues.

     

    ***

     



                    France3 (le 11 septembre 2012) brise l'omerta sur le 11-Septembre

     

              Qui peut sérieusement penser que tout a été dit (2) au sujet des événements du 11 septembre ?

    L’attitude des médias envers ceux qui questionnent la version officielle des événements du 11/09 ressemble plus à un réflexe-panique qu’à une décision réfléchie. Inutile de préciser que cette panique contribue à alimenter un climat de suspicion autour d’une possible omerta sur les événements 11 septembre.

    Et cette suspicion autour des circonstances et des auteurs de cet événement a pour origine le fait qu'il semblerait que ce soit la victime, en tant qu’Etat, qui ait profité de ces attentats, sur le dos des victimes civiles, puisqu’ils auront permis aux USA de mettre à genoux, dans le feu et le sang une région qui s'étend de la Libye à l'Afghanistan dans laquelle ils n'avaient pas que des amis.

    Elle est bien là la spécificité des attentats du 11 septembre 2001; là, et nulle part ailleurs.

     

              Manifestement, il existe une demande pour plus d’informations autour des événements du 11 septembre : qu’est-ce qui dans la version officielle peut être raisonnablement remis en cause ? Qu'est-ce qui, en revanche, demeure irréfutable ?

    Aussi... affirmer que tout nous a été dit sur les événements du 11 septembre, c’est faire preuve de la même arrogance niaise que de penser que tout dans la version officielle n'est que mensonge.

    A l'endroit de ceux qui contestent la version officielle, un verdict sans appel (parlons aussi de diagnostic) a été rendu : anti-américanisme, paranoïa et négationnisme. Intéressante serait la démarche qui consisterait à analyser les raisons pour lesquelles tant d'hommes et de femmes, patrons de presse et classe politique inclus, ont absolument et impérativement besoin de penser - jusqu'à s'interdire tout questionnement -, que la version officielle ne nous cache rien : quel verdict à leur sujet ?

     



    Epouvantails, autruches et perroquets

     

          Une enquête passionnante et édifiante du journaliste Olivier Taymans sur le naufrage médiatique du 11-Septembre. Le documentaire analyse la façon dont les grands médias ont occulté les zones d’ombre et les remises en question sérieuses de la version officielle des attentats, tout en ne manquant pas de stigmatiser ceux qui osent encore douter de cette version.

     
    "LOOSE CHANGE FINAL CUT"

     

    1 - Qu'il soit pour autant permis de rappeler ceci : personne ne nous forcera à choisir... entre une puissance, les Etats-Unis (et Israël... tantôt poisson-pilote des USA, tantôt électron-libre), empire orphelin privé de civilisation (dans le sens de... "entente spirituelle unanime entre les hommes" - Elie Faure), gigantesque outil de destruction seulement capable aujourd'hui d'exporter le chaos : chaos financier en Europe ; chaos guerrier partout ailleurs...

    Et une Europe absente de la scène internationale, sans volonté, sans force et sans projet autre que... servir les intérêts d'un nouvel axe : USA, Israël, Qatar et Arabie Saoudite.

     

    2 - Se reporter aux ouvrages de David Ray Griffin et au site ReOpen911

     

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    Pour prolonger, cliquez : ReOpen911

     

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  • Dialogues désaccordés : Eric Naulleau seul et impuissant face à Alain Soral

    Billet de blog publié en 2013

     


    Naulleau Soral.jpg

                

    Si les imbéciles osent tout, et c’est d’ailleurs à cela qu’on les reconnaît… avec l'ouvrage "Dialogues désaccordés" sorti en 2013, (aujourd'hui interdit à la vente depuis 2016, sur le marché de l'occasion excepté : Rakuten, Amazon...), Eric Naulleau - ancien critique littéraire-éditeur, aujourd'hui animateur télé et football -, a pris le risque de monter sur un ring qui ne manquera pas d’exposer, dès le premier round, juste avant un K.O et la fin des hostilités faute de combattant, non seulement sa propre vacuité intellectuelle et autres insuffisances mais aussi, chez toute une frange dite « de gauche » qui se résume le plus souvent à un engagement auprès du PS et accessoirement aux côtés des Verts (ce qu'il faut bien appeler maintenant : la 2e droite), l’absence totale d’instruments et d’outils d’évaluation critique (1) d’une modernité pourtant mille fois passée au crible d’une lecture et d’une interprétation sans concessions, de Marx le prophète à Michel Clouscard le penseur prémonitoire au jugement sûr, sans oublier de faire un détour par Guy Debord dont les analyses n’ont fait que se bonifier au fil du temps, Jean-Jacques Rousseau couvrant d’une aile protectrice tout ce beau petit monde…

     

    Une frange indissociable des médias dominants  - médias qui n’ont pas cessé de sonner le glas de l’intelligence et de la création (2) depuis trente ans -, sous le haut patronage des procureurs d’un Parti dont le terrorisme d’une bien-pensance de tartuffe – terrorisme qui cache mal un abandon des classes populaires jetées en pâture à une autre forme de terreur, nommément… la jungle ultra-libérale -,  a figé les consciences, gelé les esprits, épuisé les personnalités, dompté les caractères, fait taire ceux qui hurlaient à la douleur,  jusqu’à la promesse d’un verdict de mort sociale contre quiconque refuserait de s’y conformer.

     

    Un tel coup porté à l’individu dans ce qu’il y a de plus imprévisible dans son développement et dans sa perfectibilité, individu qui sera toujours bien plus que ce qu’il croit savoir de lui-même qui n’est que ce qu’on aura bien voulu daigner lui enseigner et lui laisser espérer pour lui-même… un tel coup porté à l’intelligence, au courage et au talent est très certainement sans précédent dans l’Histoire.

     

    Et Naulleau, aussi fragile que soit sa position, aussi terne que soit sa personnalité et falot son esprit, à la fois victime et acteur, Naulleau, consciemment ou non, s’inscrit sans l’ombre d’un doute dans cette stratégie de « dynamique du déclin » - défaite et épuisement : épuisement dans le sens de « se vider » -, qui n’a qu’un seul objet : verrouiller toute remise en cause d’une organisation de l’existence qui, depuis trente ans, ne recueille plus l’assentiment de ce qui pourrait ressembler à une majorité  d’individus privés de citoyenneté : « Allez ! Par ici l’humain-marchandise et l’humain-optimisation des moyens de production planétaire ! Et que ça saute ! »

     

    Quant aux autres intervenants des médias, animateurs d'audimat à la césure publicitaire... à force de faire l’âne pour avoir de l’avoine ne finit-on pas bourricot ?

     

                Si la littérature auquelle Naulleau prétend consacrer sa vie peut aider à penser le monde tel qu’il est et tel qu’il a été, force est de constater qu’il semblerait que cette littérature soit impuissante à former des esprits affûtés, coupant comme des couteaux, tranchant comme des rasoirs ; une littérature d’une lucidité terrifiante  face à cet avenir qui nous guette et nous attend à tous les tournants ; d’où son déclin au bénéfice d’une écriture de l’anecdote et d’un quotidien sans passé ni avenir ; un quotidien absent de son propre présent pour s’en être retiré : il est vrai que la réalité intéresse les utopistes seuls ; de là leur désir d'en changer ; les autres l’ignorent pour mieux s’en accommoder.

     

    ***

                     

    Naulleau en entretien - autopsie d'un coma éthylique : la tension artérielle intellectuelle est basse, la fréquence respiratoire et la température analytique ne cesse de diminuer. Le coma éthylique de type "critique" nécessite alors une hospitalisation en urgence car il peut, faute de soins, provoquer un épuisement  proche de la connerie  ; épuisement aux lésions cérébrales quasi irréversibles".

     

                Dans cet entretien réalisé par le collectif "Les non-alignés", Eric Naulleau, tendu, le sourire crispé, le regard inquiet, tente manifestement d’assurer ses arrières et de verrouiller son avenir - pour peu qu’il lui en reste un après cette association lexicale de malfaiteurs qui ne manquera pas, et ne manque déjà pas, de susciter une indignation qui confirme, une fois encore, l’indigence morale et intellectuelle dans laquelle toute une classe médiatico-politico-intellectuelle a sombré (3); indigence à la racine de laquelle on trouvera, pour certains d’entre eux, des décennies de désintérêt, voire de mépris,  à propos de la question sociale, lieu de tous les dangers pour des esprits fébriles, apeurés, aux préoccupations principalement carriéristes et vénales.

     

    Jugez plutôt : pour Naulleau… à propos des évènements du 11 septembre 2001 : « Non vraiment, à moins de chercher la petite bête, tout va bien. Tout a été dit. Rien à redire. » En ce qui concerne Dieudonné : « Il me donne envie de gerber ». A propos de sa propre éviction de France 2 : «  J'ai beau chercher… je ne sais toujours pas pourquoi on m'a remercié. C’est arrivé comme ça sans doute.»

     

    Pour sûr ! Il n’y a pas de hasard car, aujourd’hui plus personne ne peut nier que tous ces avis aussi tranchés qu’automatiques, sorte de jugements-réflexes, sont bel et bien la véritable, la première et sans doute la seule condition sine qua non pour quiconque souhaite continuer de manger à la gamelle de l’audiovisuelle et des autres médias (radios, journaux, revues) ! Un Naulleau qui n'a rien oublié et qui a pris goût au caviar des années durant alors qu'il appartenait, grassement payé, au staff de l’émission « On n’est pas couché » de Laurent Ruquier (autre pilier de bar de l’audiovisuel, relève de Drucker ?) dans laquelle notre critique littéraire proposait le plus sérieusement du monde, et donc… sans rire, de défendre la littérature face à des auteurs-invités qui, pourtant, n’affichaient que rarement une ambition que l’on pouvait qualifier sans ironie… de « littéraire », jusqu’à s’acharner sur une pauvre Mathilda May et un Francis Lalanne qui n’avaient rien demandé (à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire)… alors qu’un Nabe, un Houellebecq, le dernier Le Clézio ou Queffélec sur lequel on n’en finit pas de bâiller ou bien un Sollers, un ouvrage de plus, sans intérêt, bâclé, vantard et paresseux, un Yann Moix courant après sa queue et un G. Dantec après une science fiction déjà passée et repassée, auraient quelque peu permis à Naulleau de sortir la tête haute d’affrontements aussi salutaires que fructueux, et les téléspectateurs plus avisés encore.

     

                 Aujourd’hui Eric Naulleau oeuvre avec Zemmour sur un canal de diffusion audiovisuelle plus confidentielle - Paris première ( Ah les médias ! Quand ça vous tient !) ; situation plus enviable que celle d’un d’éditeur plus intimiste, Naulleau lui-même... avant son incursion-intrusion dans les médias ; et pour rien n’arranger… un éditeur spécialisé dans la littérature d’Europe de l’Est, avec une préférence pour la Bulgarie ; pitance plus qu’incertaine donc puisqu’elle condamne Naulleau à vivre de subventions de l’Etat et des Régions en faveur du livre : aides à la traduction, à l’édition et à la diffusion.

     

    Pour revenir à cet entretien-vidéo, s'il nous est d’une utilité quelconque… il nous permet de présumer ceci : après cette interview, contrat rempli, Eric Naulleau sortira très certainement sain et sauf de cette publication avec Alain Soral ; publication casse-gueule pour quiconque souhaite éviter une relégation médiatique quasi automatique. Faut dire qu’il y a des expériences, culinaires ou non, qui sont irréversibles - un avant et un après -, car, une fois le caviar passé,  le pâté et les rillettes, voire même le foie gras, ont alors un sale goût : celui d’un retour à la case départ, à une petite vie, petite et terne. Aussi, il y a fort à parier que Naulleau n’ait aucune envie d’y retourner : la littérature est un vrai sacrifice ; et tout le monde n’a pas l’étoffe d’un martyr…

     

                  En revanche, Alain Soral sortira de cette association éphémère mais riche en enseignements, plus fort encore : ce qui n’est que justice. Puissante synthèse du système d'analyse soralien par l'auteur lui-même, cet ouvrage, à n'en point douter, récompense le talent, le flair, l’intelligence,  la prise de risque et des années de travail de lecture et de réflexion qu'un bannissement des médias a favorisés, alors que ces mêmes médias en ont épuisé plus d'un et lassé plus d'une, téléspectatrices et téléspectateurs confondus ; comme quoi, tout comme pour Dieudonné et tant d'autres, le bannissement est porteur de vertus insoupçonnables et surprenantes, le piège se refermant sur ses instigateurs ! Et l'on n'oubliera pas de s'intéresser à une hypothèse folle mais prometteuse d’un Julien Gunzinger avec ou sans conditionnel : « Les verges qu’il (Naulleau) tend à Soral pour se faire battre sont trop nombreuses pour être le fait du hasard. Naulleau est (serait-il – ndlr) le cheval de Troie de Soral dans le système (?). »

     

    Tout un programme ! Programme vaste d'une ruse d'une perversité déjà délectable.

     

    A suivre.

     

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    1 – D’où leur incapacité à tous à « affronter » Alain Soral.  On retrouvera la même impuissance face au FN. L’esprit humain, tout comme la nature, a le vide en horreur ; or cette bien-pensance et la soumission de tous les partis de gouvernement à la dictature d’une mondialisation qui n’est in fine qu’une guerre contre les salaires, les droits sociaux et démocratiques et la culture humaniste des Peuples d’Europe, ont créé un tel appel d’air que c’est à un véritable ouragan auquel on doit faire face - merci de vous reporter au billet de blog : Naulleau en promo

     

    2 - de Cyril Hanouna à Yves Calvi (d'une extrême à l'autre : de la bêtise et l'allégeance sans condition car on ne mord pas la main qui vous nourrit), en passant par Laurent Ruquier, Natacha Polony  et Aymeric Caron ; puis l’inénarrable Michel Drucker, le doyen des doyens, tout juste capable de parasiter, des années durant, la notoriété et la célébrité de ses invités pour assurer sa propre promotion et avancement de carrière : en effet, qui Drucker a-t-il sorti de l’ombre en 40 ans de Télévision, sinon lui-même ? Sa personnalité étant bien en mal de nous donner une raison, une seule, de vouloir l’en faire sortir autrement.

     

    3 Pierre Jourde  - ancien compagnon de route de Naulleau dans l'édition et la critique littéraire -, choisit dans son blog sur Bibliobs de botter en touche à propos de l’ouvrage Naulleau-Soral ; une fois encore, on assiste à la faillite de la pensée chez cette frange : cette fois-ci, il ne s’agira pas de journalistes ou bien d'animateurs de télé mais... d’auteurs sans lecteurs, mais néanmoins présents et actifs dans les médias dominants. Tout en recourant à l’insulte, Jourde préfère donc botter en touche mais pas n’importe comment ni n’importe où non plus puisqu'il choisit à dessein de se vautrer, tout se prenant les pieds dans le tapis au passage, dans la dénonciation hors sujet d’un « révisionnisme" qu'il prend pour un "négationniste" dont, pour son malheur, il ne maîtrise manifestement ni les tenants ni les aboutissants, et ce très certainement dans le seul souci de continuer de s’assurer la bienveillance de France Culture à son égard (entre autres médias), auprès de Finkielkraut en particulier, sans oublier des vacances tous frais payés à Jérusalem sous le prétexte de travaux de recherches au Centre Français. Et quand on sait ce qui se passe dans cette ville aussi sainte que convoitée mais… d’un appétit vorace - annexion des quartiers dits « arabes » et expulsions sans nombre par la puissance dominante, et sans partage, dans cette région, Israël pour ne pas la nommer, en violation de toutes les lois internationales -, c'est à se demander comment font des gens comme Jourde pour regarder ailleurs.

     

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    Alain Soral dédicace "Dialogues désaccordés" à... par kontrekulture

     

     

    Pour prolonger, cliquez  Le fascisme langagier ou la dictature d'une langue de bois paroxystique

     


        L'ouvrage "Dialogues désaccordés" au format PDF, cliquez ICI

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  • Ce qui est... n'est pas !

     

    « Je veux rentrer chez moi. Ca va mal finir, je vous dis.

     

    - Ils sont comme des chiens ? Ils ont la rage au ventre ? C'est ça ? Je vous avais prévenu. Faut continuer. Faut extirper d'eux la bête immonde, sordide et immonde ! Extirpez, nom de Dieu ! Extirpez ! Il en restera toujours quelque chose. Je veux du sordide hideux et sordide, du flagrant délit, au délit flagrant et irréfutable ; et c'est maintenant ou jamais ! Alors, traquez-les nom de Dieu ! Et puis, frappez là où ça fait mal ! Faut leur secouer la couenne à tous ces porcs ! Sur le grill, tous ! Sur le grill, je vous dis ! Faites-les flamber ! Et s'ils ne veulent pas avouer, qu'ils se taisent à jamais. Parce qu'on les fera taire. Pour sûr ! On leur fermera le caquet à tous ces dégénérés, à tous ces barbares ! On en a les moyens, vous savez ! Et tous les moyens sont bons quand on a volonté de faire taire tous ceux qui nous menacent.

     
    - Je veux rentrer chez moi.


    - Taisez-vous ! Je vous dis qu'ils sont coupables ! Même innocents, ils sont coupables. C'est à vous de leur faire avouer tous les actes immondes qu'ils ne manqueront pas de commettre d'ici peu. Et puis, qu'est-ce qu'un innocent sinon un coupable qui s'ignore ! Être innocent ! La belle affaire ! Face aux nouvelles analyses scientifiques qui viennent alimenter quotidiennement le vivier de nos connaissances sur la nature humaine, tout ça ne veut plus rien dire. Innocent, vous dites ? De qui ? De quoi ? Innocent ? Sachez le : il faut se débarrasser de cette épithète sans queue ni tête car, pour ma part, je ne connais que des gens innocents mais... faute d'avoir été reconnus coupables. Oui, Monsieur ! La reconnaissance de cette culpabilité latente et universelle progressera lentement, pas à pas, mais elle se fera ! Vous pouvez compter sur nous. Naturellement, si vous leur dites qu'ils sont innocents, eh bien, ils vous croiront mais... c'est pas un service à leur rendre car, tôt ou tard, il nous faudra les juger tous coupables. Tous ! Alors, sachez-le ! Être capable, c'est déjà être... coupable. Et ceux-là, ils sont capables de tout. Ce sont des monstres je vous dis ! Des monstres et des terroristes ! Tous autant qu'ils sont ! Oui, Monsieur ! Des terroristes ! Parfaitement Monsieur ! Des monstres et des terroristes ! Alors, c'est du sérieux maintenant. On tape dans le dur. On est dans le Viagra !


    - Dans le quoi ?

     
    - Dans le Viagra ! On bande, quoi ! Merde ! Je vous le dis : qu'ils avouent ! Même innocents, qu'ils avouent ! Plus ils se disent innocents et plus ils sont coupables. Si demain vous rencontrez un innocent, ne le lâchez pas ! C'est fatalement un terroriste et un monstre. Y'a pas à se tromper ! Vous pouvez, les yeux fermés, foncer droit sur lui ! Je vous le redis : ils sont tous coupables ! Coupables de n'être que ce qu'ils sont, dans leur refus ou bien, dans leur incapacité à servir notre Projet : le nôtre ! Le seul qui vaille ! Alors... au boulot et... vite ! La tâche est immense ! Immense, cette tâche ! Immense comme un mensonge qui se voulait vérité ; vérité de mensonge qui maintenant nous éclate à la gueule, éblouis, ébahis et abrutis, sur le cul, infirmes à vie et pour la mort, sidérés et tout illuminés d'horreur pour la nuit des temps ; et même quand il fera jour, ce sera encore la nuit. Ils auront beau faire, rien ne pourra effacer cette vérité criante de mensonge ! Plus rien ne pourra la retenir, cette vérité sidérante ! On les tient ! On les a démasqués, ces salauds ! Alors... faut faire vite, avant qu'à leur tour, ils ne nous démasquent, car l'heure approche. Mais qu'ils avouent, nom de Dieu ! Et vous découvrirez qu'ils étaient tous coupables... bien avant... bien, bien avant d'avoir accompli le pire. Coupables, ils sont ! Même sans bouger un pouce et sans lever le petit doigt. Et davantage encore, si jamais ils le lèvent, ce petit doigt ! Alors, vous avez compris ?

     

    - Je veux rentrer chez moi ! Vos histoires, ça me gave !


    - Pensez aux grands vices et à leur développement potentiel ; développement qui nous menace chaque jour. La sodomie par exemple. Oui, la sodomie ! Un vrai fléau, la sodomie ! Et puis, pensez à toutes ces subversions et à toutes les tentatives de contestation de nos valeurs ! Pensez à leurs revendications démesurées ! Et merde ! Et puis, quoi encore ? Pourquoi pas "Liberté, Egalité et fraternité" aussi pendant qu'on y est ! Je vous dis que chez eux, tous ces vices font l'objet d'une activité débridée et menaçante. Aussi, vous devez dès maintenant être capable d'identifier le premier venu pour, très vite et dans la foulée, le déclarer coupable non pas a posteriori mais a priori. L'heure est aux frappes préventives. Vous comprenez ?


    - Je veux rentrer chez moi !


    - La vérité, c'est que vous manquez d'audace. Il faut mettre toute cette population au trou. C'est clair, oui ou non ? Ensuite, il sera toujours temps de savoir s'ils sont coupables ou innocents. Passez-moi tous les hameaux de la vallée au crible. Sillonnez tous ces villages et allumez tous les feux : ceux de la culpabilité puis de la repentance et de la soumission totale car, bientôt leur vie à tous n'aura plus qu'un sens : le nôtre de sens ! Et on leur demandera pas leur avis. Je vais vous dire, jeune homme : la terreur ! Oui, la terreur et le chaos, à petites doses, disséminée avec parcimonie, avec des pincettes, en col blanc et... high-tech, y'a pas mieux. Pour sûr ! Ils plieront ou bien alors... ils iront traîner leurs savates et leurs guêtres sous des tonnes de bombes !


    - On pourrait peut-être leur parler, avant ?


    - Leur parler ? Pourquoi faire ? On n'a pas le temps. On travaille en temps réel et le traitement doit être administré avec précision : état d'abdication perpétuelle et éternelle. Je vous le dis : ils sont tous coupables ! Coupables de n'être que ce qu'ils sont. Mais... on les sauvera malgré eux... eux tous, quittes à les crever tous autant qu'ils sont. On les sauvera, nom de Dieu ! Pour sûr ! Mais ce qu'il faut avant tout c'est que tous ces gens avouent et qu'ils s'amendent : aveux, pénitence et amendement. On ne s'amende jamais assez parce qu'on n'adhère jamais assez et totalement, en toute abnégation. Nous n'avons peut-être pas encore atteint le point de non-retour mais il y a urgence. Alors, qu'ils avouent et vous pourrez rentrer chez vous. Qu'ils avouent et si nous sommes de bonne humeur, il se peut qu'on leur pardonne... une fois qu'ils seront morts et pardonnés... bien pardonnés, enfin cadenassés et réduits en cendres et au silence. Je vous l'ai déjà expliqué : il faut les salir... il faut tout salir... tout et tout le monde. Comprenez bien une chose : s'ils avouent, alors, nous sommes sauvés car vous trouverez toujours des imbéciles pour penser qu'ils étaient coupables. Et puis franchement, si seuls les innocents sont autorisés à juger, qui donc jugera qui, et qui exécutera la sentence de qui ? Alors, c'est au plus rapide, au plus puissant et nous allons recourir à des mouvements massifs pour créer un effet de terreur de masse ! Nom de Dieu ! Tenez ! L'assaut est donné ! Feu à volonté ! Car, ce qui importe c'est que nous soyons les premiers à dénoncer la puanteur et le pire... et la saleté et la puanteur du pire ; les premiers... oui, les premiers pour nous assurer une place aux côtés de ceux qui seront prochainement les seuls autorisés à prononcer toutes les sentences de mort ; sentences qui nous mettront à l'abri de toutes les poursuites : plus personne pour nous courir après, plus personne pour nous mettre le grappin dessus, même par en dessous car, nous sommes partis avant eux et courons plus vite qu'eux... beaucoup plus vite jusqu'à nous retrouver derrière eux, cette fois-ci ; eux qui tentaient très certainement de nous poursuivre pour mieux nous confondre. Alors, maintenant c'est à notre tour de les rattraper. La course ! Nom de Dieu ! C'est la course contre la montre ! C'est au plus rapide, au plus vif, au plus... plus... plus... Mais comment vous dire, vous qui ne savez rien sur rien ? Comment vous dire ce vers quoi nous tendons... nous tous arc-boutés et... nous tous tendus et dressés, du haut de nos tours géantes et menaçantes pour une civilisation bétonnée et verrouillée à double tour ! Une civilisation charpentée pour les siècles des siècles...

    - Amen.

    - Ne vous moquez pas ! Sachez une chose, Monsieur le reporter et... sachez-la, cette chose, une bonne fois pour toutes : ce qui est... n'est pas ! Non Monsieur ! Ce qui est, n'est pas car il s'agit toujours d'autre chose. Autre chose et autre part et puis, ailleurs aussi. Le but affiché n'est pas le but qu'on se propose d'atteindre puisqu'il n'est pas le but qui a été secrètement fixé. Aussi, ne vous étonnez surtout pas si l'itinéraire conseillé n'est jamais le chemin qu'il faut emprunter car, quand vous y serez arrivé tout en pensant y être allé avec les autres, eh bien, vous y serez arrivé mais... seul. Oui, Monsieur : seul ! Car dans les faits, personne, n'aura souhaité vous y accompagner ou vous y retrouver puisque ce n'est pas là qu'il fallait être. Alors, on peut dire sans risquer de se tromper qu'ici, tout... absolument tout est diversion et boniment. Oui, Monsieur ! Tout est leurre, diversion et boniment. Et ceux qui prétendent à la cohérence et à la vérité sont à l'intelligence ce que les feux d'artifices sont aux miracles : le secret de polichinelle d'un esprit infantile. »

     

     

    Extrait du titre : "Paroles d'hommes", chapitre 7 - copyright Serge ULESKI

     


    Pour prolonger, cliquez : Serge ULESKI en littérature

     


           La célèbre lanceuse d’alerte Sibel Edmonds répond aux questions de la chaine RT à l’occasion de la publication intégrale de ses mémoires "Classified Woman" interdits par le FBI et les autorités américaines ; elle y accuse directement le gouvernement US de haute-trahison et le FBI de dissimulation. Elle a créé le groupe des "lanceurs d’alerte pour la sécurité nationale".

     

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  • Le nouveau Plouc de la conscience humaine et politique

       

                 Le nouveau Plouc est une sorte de concept "organique" ; concept appelé à se développer et à se métamorphoser donc.

    Attention à ne pas confondre le nouveau Plouc, tel que nous nous apprêtons à le définir, avec le Bobo qui, contrairement au Plouc, possède une sérieuse éducation supérieure, de l'argent et le pouvoir (trois attributs indissociables en ce qui le concerne) car dans les faits, ce nouveau Plouc n'appartient pas à la bourgeoisie, et par voie de conséquence, il ne peut pas être considéré comme un authentique Bobo.

    Les vrais Bobos sont finalement bien moins nombreux que les faux que sont les Ploucs qui fourmillent parmi les adhérents et les sympathisants de ce qu'était le PS des années 80 et 90, avant sa chute, ainsi que chez une partie des Verts  ; ce que l’on nomme depuis une bonne vingtaine d’années maintenant : la fausse gauche.

     

              Faut-il rappeler que dans « Bobo » il y a « bourgeois » ? Or, un bourgeois occupe une place bien spécifique dans la société et en particulier, dans la chaîne de production des biens et des services ; production intellectuelle aussi (les universitaires), sans oublier le rentier-héritier ; et ce qui fait de ce bourgeois un Bobo (un bourgeois bohème), c'est sa façon de dépenser son argent : où, comment et avec qui. Pour sûr, ce Bobo-là qui a longtemps voté PS et/ou EELV (aujourd'hui Macron) est du côté de la domination ! car, en ce qui concerne la recherche, la production et le commandement (management), cet individu est très proche de l’élaboration des process ainsi que de la redistribution de leurs gains soit comme concepteur, soit comme maître d’oeuvre ou bien encore en tant qu’intermédiaire-parasitaire ou actionnaire.

    Quant au faux-Bobo qui oublie que pour être un vrai Bobo il faut d’abord être un bourgeois, et que pour être un bourgeois il faut occuper une place spécifique dans la chaîne de production… ce faux-Bobo-là, souvent larbins aux ordres et simples exécutants… même bien payés, n'est, en définitive, qu'une sorte de grenouille qui souhaite se faire aussi grosse que le bœuf bobo... même et surtout sous un régime bio.

    Et pour conclure, on se rassurera avec ceci : contrairement à un homme de droite, on n’a jamais vu un authentique homme de gauche peiner à définir ce qu’est un Bobo : l’ennemi mortel de la gauche, une enculade assurée ;  et le nouveau  Plouc : l’idiot utile, sorte d'armée de réserve, des Bobos.

                   Mais trêve de commentaire : place au nouveau Plouc donc !

     

    ***

     

           Bigot qui se dit et se croit "de gauche", urbanisé et connecté, dont les indignations sont celles de tout le monde - indignations suscitées le plus souvent par des médias racoleurs -, sans imagination, d'une bêtise dévastatrice mais de bonne foi (1) - du moins pour la majorité d'entre eux -, courageux mais pas téméraire, la tripe sensible mais le coeur dur comme la pierre, très politisé mais moyennement informé tout en l’ignorant puisqu'il se croit au courant de tout, le nouveau plouc a longtemps voté PS, EELV et dernièrement : Macron ; il peut être chômeur (optimiste) ou cadre moyen, déclassé ou bien CSP+, universitaire (médiocre) ou retraité, homme ou femme, quoi qu'il en soit... le moment venu, face à ses propres contradictions, finalement bête et méchant, le nouveau Plouc, et c’est à cela qu’on le reconnaît, penchera toujours du côté de la censure et de la répression au nom même de la liberté et de la démocratie qu'il croit soutenir à bon compte et sans frais ; en effet, le nouveau Plouc ignore que soutenir la liberté d'expression est un véritable engagement et un sacrifice : c'est accepter ce qu'on n'aurait jamais osé ou bien désiré lire et entendre ; car... il n'y a pas de liberté, il n'y a que des preuves de tolérance ; et le nouveau plouc en est incapable.

            Certes ! Difficile d’ignorer le fait que c’est avec de tels Ploucs que sur Internet, aujourd'hui -  et demain plus encore -, un  journal au contenu payant peut espérer prospérer (Nouvelobs, Libération et une grande partie des abonnés de Médiapart) car, il faut le savoir : en France, il n'y a guère plus de 50 000 personnes déterminées à mourir debout tout en faisant face à ceux qui les exécuteront - aujourd'hui, des Gilets Jaunes héroïques -... et qui les exécutent chaque jour, en silence, jour après jour, dans une vie de chien ou le martyre, dans l'héroïsme et le sacrifice, dès 5h30 le matin, rentré à 20h le soir, cinq jours par semaine, ou dans le retraité à 600 Euros par mois.

    Quel rapport demanderez-vous... ?

    Seul un Plouc osera poser une telle question !

     

    ***

     

                  Mais alors… qu’est-ce que pense un Plouc aujourd'hui ? La réponse, vous la trouverez dans l’énumération suivante (liste non-exhaustive établie en 2012, révisée en 2019 ; réactualisée aujourd'hui ; vous pouvez suggérer d'autres entrées qu'on ne manquera pas d'ajouter)...

     

                           C'est parti !

     

    Le nouveau Plouc pense qu'en dehors de l'Euro, point de salut...

    Le nouveau Plouc pense que sous la direction de Philippe Val, Charlie Hebdo défendait la liberté d’expression…

    Le nouveau Plouc pense que rire ça fait du bien mais que tous ceux qui vont aux spectacles de Dieudonné sont antisémites et fascistes…

    Le nouveau Plouc pense que Hollande était à gauche, Sarkozy à droite et Bayrou au centre…

    Le nouveau Plouc pense que le FN est un danger pour la République,  oublieux qu'il est du chômage, de la corruption, de la pauvreté et des discriminations et d'une construction européenne qui n'est que l'instrument d'un mondialisme sans honneur ni justice …

    Le nouveau Plouc pense toujours, aujourd'hui encore, que si tout n’a pas été dit au sujet du 11 Septembre, néanmoins ce qui nous a été caché ne saurait en aucun cas remettre en cause la version officielle...

    Le nouveau Plouc pense que tous ceux qui pensent le contraire sont des conspirationnistes paranoïaques…

    Le nouveau Plouc pense que... "l'avenir ne dépend que de nous"...

    Le nouveau Plouc pense que Bernard-Henri Lévy est un philosophe...

    Le nouveau Plouc pense que l'Islam c'est bien mais que Tariq Ramadan c'est mal...

    Le nouveau Plouc pense que l’Irak d’aujourd’hui c'est quand même mieux que l’Irak d’hier tout en omettant de nous dire pour qui...

    Le nouveau Plouc pense que Daniel Cohn-Bendit est un écolo de gauche...

    Le nouveau Plouc pense que l'élection d'Harlem Désir à la tête du PS en 2012  a fait avancer la cause des Français issus de l'immigration, de la traite et de la colonisation...

    Le nouveau Plouc pense que le Nouvelobs et Libération sont à gauche...

    Le nouveau Plouc pense que l’Iran souhaite détruire Israël avec La bombe… tout en épargnant les palestiniens et le Hezbollah (une sorte de bombe atomique aux retombées aussi chirurgicales que sélectives) car le Plouc ignore que La bombe représente la seule chance pour l’Iran de ne pas finir comme l’Irak, la Syrie, l'Afghanistan, la Libye ou le Yemen...

    Le nouveau Plouc pense que la France est la patrie des Droits de l'homme, ignorant l'Histoire de l'Angleterre et des Etats-Unis...

    Le nouveau Plouc pense que Chavez était un affreux dictateur, bien qu’élu démocratiquement car il soutenait l’Iran…

    Le nouveau Plouc pense que les Gilets Jaunes c'est bien mais que... en même temps, ça suffit comme ça...

    Le nouveau Plouc pense que Macron est un intellectuel doublé d'un philosophe parce qu'on dit qu'il a serré une fois les paluches de Paul Ricoeur...

    Le nouveau Plouc pense, là aussi, que Michel Onfray est un philosophe... qui plus est dissident...

    Le nouveau Plouc, surtout chômeur, pense que le mondialisme est inévitable et le protectionnisme un fléau ; même si toutes les économies "performantes" l'ont pratiqué et le pratiquent encore aujourd'hui...

    Le nouveau Plouc pense que la Libye d'aujourd'hui c'est mieux que la Libye d'hier, et là aussi, sans toutefois préciser pour qui...

    Le nouveau Plouc pense que l'Afrique a souffert et souffre encore, mais  que Kémi Seba est raciste... 

    Le nouveau Plouc ne sait pas qu’il pense que tous ceux qui ne pensent pas comme lui doivent être censurés, bannis et interdits de communication et de diffusion... jusqu'au jour où...

    Le nouveau Plouc pense la LICRA c'est la ligue internationale contre le racisme... et le CRIF, le représentant des institutions juives de France...

    Le nouveau Plouc pense que Marianne est un journal de gauche... 

    Le nouveau Plouc pense que l'Europe née de Maastricht et du traité de Lisbonne est la meilleure Europe possible...

    Le nouveau Plouc pense que si c'était différent ce serait pire encore...

    Le nouveau Plouc pense que Bernard-Henri Lévy (eh oui ! encore lui ! car le nouveau Plouc est un multi-récidiviste impénitent) est de gauche...

    Le nouveau Plouc pense qu’en Syrie il s’agit bel et bien d’un soulèvement populaire contre une dictature sanglante et certainement pas de provoquer la chute d'un régime, voire... du Pays tout entier, qui n’a plus sa place dans le nouvel ordre mondial dominé dans cette région par les USA, Israël et l’Arabie Saoudite...

    Le nouveau Plouc pense que le "pouvoir" est à l'Elysée et que... lorsqu'on s'y rend... on a de grandes chances d'y trouver un Président de la République...

    Le nouveau Plouc pense que Arte fait de la télé et du journalisme "autrement"...

    Le nouveau Plouc pense que sans le Hamas, Israël aurait consenti à la création d'un Etat palestinien, le favorisant même, depuis longtemps déjà...

    Le nouveau Plouc pense que les Russes c'est bien mais que Poutine c'est mal... car il a oublié que Poutine l'est aussi... russe...

    Le nouveau Plouc pense que tous ceux qui, à gauche, ne pensent pas comme lui, sont dans les faits... des militants d'extrême droite infiltrés...

    Le nouveau Plouc pense qu'Obama c’était beaucoup mieux pour les pauvres en général - les Noirs en particulier -, et les Palestiniens... oublieux de son bilan social et de la destruction de la Syrie et de la Libye.

    Le nouveau Plouc pense que si la corruption c'est mal, elle ne concerne qu'une petite partie de la société en général et de la classe politique en particulier...

    Le nouveau Plouc pense que David Pujadas est un journaliste et que son 20H sur France 2 avait quelque chose à voir avec ce métier...

    Le nouveau Plouc pense qu'il est de gauche et il est bien le seul...

    Le nouveau Plouc pense qu'il pense, et là aussi, on ne trouvera personne pour soutenir cette assertion...

    Le nouveau Plouc pense qu'on ne fait pas de la bonne littérature avec Sade, Céline et Drieu la Rochelle qu'il juge infréquentables car le  nouveau Plouc mélange tout...

    Le nouveau Plouc pense que le Pop-art a quelque chose à voir avec l'Art...

    Le nouveau Plouc pense qu'on peut faire de la bonne littérature avec Christine Angot...

    Le nouveau Plouc pense que tous ceux qui ne soutiennent pas Macron c'est d'extrême droite et d'extrême gauche...

                     Et puis... en guise de conclusion toute provisoire... on l'aura maintenant compris :

     

              Ce nouveau Plouc n'a rien de commun avec l'ancien maintenant à nos yeux plutôt sympathique et loin d'être aussi crédule et ignorant ;  aujourd'hui, cet ancien Plouc force le respect ; le nouveau, au mieux... le mépris, au pire... la colère.

     

    _____________________

     

     1 - Distinction majeure car cette bonne foi protège le nouveau Plouc de cet autre concept : le nouveau Salaud (ou le "faux plouc") de mauvaise foi et cynique, généralement proche de ce qu'on appelle l'Empire : une coalition Wall-Street, la City, Commission européenne-USA-Israël-Arabie Saoudite : racket, chaos, bombardement, intimidation et domination.

     


    Michel Fugain - Les gentils & les méchants

     

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  • Jean-Jacques Rousseau raconté par Henri Guillemin

     

     

              « Le luxe fait vivre 1000 ouvriers dans nos villes mais il en fait mourir cent mille dans nos campagnes. »

              « Il n’y a guère de fortune qui ne repose pas sur le détroussement d’autrui. »

              « Comment admirer une société où le profit est en raison inverse du   travail ? »

              « Tout privilège est à la charge de la Nation qui l’accorde. »

     

                C‘est lui, c’est Jean-Jacques… Jean-Jacques Rousseau !

     

                Julie ou la Nouvelle Héloïse, Émile ou De l'éducation, Du contrat social, cette trilogie sociale complexe - la famille, l’individu et la société -, qui occupe le cœur de l'oeuvre de Rousseau, tentera de concilier l’individu, l’autorité légitime et la liberté.

     

                 Très tôt, Jean-Jacques Rousseau comprendra la nécessité d’agir sur la condition humaine ;  que l’homme ouvre les yeux sur l’iniquité sociale et sa condition d’exploité ; et si aucun homme n’a sur son semblable une autorité naturelle - ni la monarchie ni l’oligarchie - Rousseau posera la question suivante, lourde de conséquences : où trouver et comment fonder la légitimité de quelque autorité que ce soit ?

    Rousseau répondra : « La seule autorité légitime, c’est la volonté générale» et distinguera entre la volonté générale et la volonté de tous : la volonté générale c’est l’accord naturel, instinctif de toutes les volontés vers le bien car Rousseau n’a jamais renoncé à penser qu’au fond de chaque individu il y a une orientation spontanée vers le bien ; en revanche, la volonté de tous, qui n'est que l'accumulation de volontés individuelles divergentes, est contraire à la volonté générale, d’autant plus que si le nombre sanctifie (la majorité), il n’est en aucun cas le garant du bien.

     


                                             


    Henri Guillemin, conteur compassionnel , nous raconte Rousseau - Part 1

     

     

              Son ouvrage  « Les origines des inégalités » lui vaudra d’être persona non gratta en France comme dans la république de Genève ; Rousseau se réfugiera alors en terre prussienne : Neuchâtel ; plus tard à Londres à l’invitation de Hume.

    Il sera le philosophe de la persécution et de l’exil comme aucun autre avant lui et après.

    Rousseau "ennemi de la société, populiste, penseur « du bas », de la plèbe" ? Il leur répondra à tous : « Vous ne savez que parler des devoirs des faibles et des droits des forts !»

          

     

      
                                               

         Part 2

     

                     Pensée politique, pensée religieuse… une légende lie Voltaire à Rousseau ; lien antinomique car, son pire ennemi sera Voltaire ; un Voltaire faussaire et menteur, tout sera bon pour isoler Rousseau, le diaboliser et l’abattre.

                 Dans les faits, l'œuvre de Rousseau déclenchera la haine des Encyclopédistes (à l’exception de Diderot qui prendra ses distances avec les agissements de Voltaire à l'encontre de Rousseau) qui lui reprocheront de vouloir réhabiliter l'idée de "Dieu" ainsi que des nantis (souvenons-nous que Voltaire était un "millionnaire"), des Catholiques et des Protestants que Rousseau défie sur leur propre terrain.


    Les Catholiques l’accuseront de remettre en cause l’institution sociale et le bien-fondé de la domination de quelques uns sur la multitude. Les Protestants suisses ne lui pardonneront pas sa charge contre l’argent ; eux qui, banquiers, ont la fâcheuse habitude de dire « Dieu » quand ils pensent « argent ». Leur chef d’accusation sera le suivant : « Atteinte à notre sainte réformation ».

    Car toute l’œuvre de Rousseau est occupée par le religieux, la destination de l’homme : « Reconnaissant dans l’évangile une autorité divine, je crois à ce Jésus revêtu de cette autorité d’une sagesse plus qu’humaine ». Et puis aussi : « On ne peut être heureux qu’à proportion que l’on se rapproche de soi. Notre vrai moi n’est pas tout entier en nous » ; là, Rousseau rejoint Pascal.

    Il se dit chrétien mais sans le péché originel ; Rousseau y oppose la bonté originelle de l’homme : l’homme a été meilleur, il est devenu moins bon.

    Altération du caractère naturel de l’homme ? L’imperfection de l’homme fait que l’amour du bien se trompe d’objet ? On pensera alors un amour enténébré.

     

               Sous la poussée de Diderot et son influence, Rousseau tentera de se tourner vers l'homme primitif, l’homme de la nature non civilisé, le « bon sauvage »... avant de se dédire et de revenir à la nature de l’homme et à la bonté des origines.

     

    ***

     

               Philosophe de l'amour de et pour son prochain, philosophe de la solitude... Jean-Jacques Rousseau aura sans doute été le philosophe le plus insulté et le plus haï de l’histoire de la philosophie. Et jamais la vérité sur Jean-Jacques Rousseau ne sera dite de son vivant ; rares sont ceux qui lui rendront justice. En revanche, tous l’auront un jour trahi, tous l’auront persécuté jusqu’aux confins de la folie.

     

               Et « s’il n’y a pas de vertu sans combat », né le 28 juin 1712 à Genève Jean-Jacques Rousseau quittera, épuisé, un monde décidément inhabitable - d’aucuns diront « insortable » -, le 2 juillet 1778 à l'âge de 66 ans.

     

    _______________

     


                    

                            En philosophie, un conteur hors-pair que ce Dominique Pagani ignoré de tous les médias ! Un signe d'excellence, sans aucun doute, cette indifférence, cette exclusion !

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    Pour prolonger, cliquez : Les conférences de Henri Guillemin

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  • Nîmes, une ville pour rien !

     

     

                    Ah ! Nîmes ! Ville éternelle ! Nîmes et ses trottoirs sur lesquels tout au long de l'année, été comme hiver, les personnes âgées se fracturent les jambes, et plus particulièrement, celles qui n'ont pas la chance de vivre dans le quartier qu'il faut, le bon, le beau, le seul quartier qui vaille, à savoir : le centre ville aux trottoirs irréprochables "protégé" par un boulevard circulaire ...

    écriture,environnement,histoire,littérature,livre,livres,municipales

                      ...véritable îlot aux appartements cossus et aux commerces prospères, et par voie de conséquence, quartier bourgeois ; précisément ceux qui renouvellent sans faillir, tel une fatalité tragique, le mandat de l’équipe municipale.

     

                      Aussi, soyons clairs : disons les choses !

     

                     Dans cette ville, seules les femmes sont dignes de respect ! Et pas n'importe lesquelles : femmes et filles issues de la communauté Harki qui battent le pavé à la recherche d'un emploi, besogneuses, à servir en brasserie du matin au soir, ou dans les commerces (quand on les accepte car, il ne faut surtout pas froisser les préjugés des quinquagénaires de la bourgeoisie dans la filière du prêt-à-porter féminin).

                     Les hommes, eux, assis aux terrasses des cafés, renouvellent leur consommation une fois toutes les quatre heures... tout fauchés qu'ils sont !

     

                       (Les créations d'emplois à Nîmes - m'a-t-on murmuré à l'oreille - seraient dignes de celles d'une ville moyenne appartenant à un pays tel que... le Bangladesh)

     

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                         Une consolation tout de même : je n'aurai jamais plus à me rendre à Nîmes. Aussi, en guise d'adieu,qu’il me soit permis d’adresser un vibrant... Olé ! Au passage du taureau, et sous la cape, le coude bien haut, titubant, à cette ville pour rien, à cette ville pour si peu, à cette ville pour personne, entre trois renvois, deux vomis et un rendu sur la chaussée, les jours de feria : beuverie oblige !

     

     

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  • L'euthanasie, d'accord mais... pour les milliardaires seulement !

    Dialogue entre la proie et l'ombre



    " Une chose que j'aimerais vous demander...

    - Faites ! Je vous en prie.

    - Ne trouvez-vous pas qu'on enterre un peu trop vite les morts ?

    - Comment ça ?

    - Le plus souvent, ce ne sont pas les morts qu'on enterre, mais... c'est de la mort dont on cherche à se débarrasser ; la mort et son cadavre. Et moi je suis pour qu'on prenne son temps avec la mort, qu'on s'occupe un peu d'elle même s'il n'est pas question de la banaliser, car il y aura toujours un salaud qui en profitera pour vous faire mourir plus tôt que prévu. Et je ne pense pas qu'aux crapules ! Pensez à l'euthanasie ! A son sujet, moi je dis : l'euthanasie, d'accord mais... pour les milliardaires seulement ! Parce que... avec les milliardaires, on est sûrs au moins qu'ils avaient les moyens de se soigner ; et par conséquent, les moyens de rester en vie. Quant aux autres... les démunis, les sans-famille et les vieux : niet ! Interdits d'euthanasie ! Car, en ce qui concerne les disgraciés, ce sont eux qui passeront à la casserole les premiers puisque ce sont eux les premiers qui, confrontés à une fin de vie exécrable, souhaiteront y mettre fin.

    - Vous voulez dire que... tous ces gens pourraient demander qu'on mette fin à leur vie ?

    - Oui. Les démunis, les disgraciés, les vieux, tous ces gens-là, ça pèse lourd sur les finances de notre système de santé, et plus lourd encore quand ils sont insolvables et abandonnés. Et pour eux, il n'y aura pas d'acharnement thérapeutique. En d'autres termes : on ne les retiendra pas. Ou bien alors, l'État devra une bonne fois pour toutes se décider : soit il se donner les moyens de faire en sorte que nous ayons tous une fin de vie décente, soit il décide de se débarrasser des plus fragiles d'entre nous : fragiles et insolvables !"

    - Vous pensez vraiment que...

    - Si vous croyez que l'Etat va se gêner !

    - Et les médecins  ?

    - Les médecins ?! Demandez donc aux hémophiles ! Enfin, ceux qui sont encore là pour témoigner après l'affaire du sang contaminé."

     

     

    Extrait du titre : "Des apôtres, des anges et des démons"

     

    _______________________

      

                        Quelles conditions de fin de vie pour chacun d'entre nous ?

    Tout aussi importante que tous les cas extrêmes qui nous sont présentés par les médias, est cette question qui est rarement prise en compte par ceux qui souhaitent une loi qui autoriserait l’euthanasie : notre système de santé, son financement, une politique de gestion de pénurie, le vieillissement de la population, l'augmentation de l'espérance de vie et celle des coûts de l'innovation...

    Car, là sont les vrais enjeux !

    Tout en sachant que la collectivité aura besoin de dépenser toujours plus dans le domaine de la santé, il se pourrait bien qu'un jour, des gouvernements s'y refusent appuyés par un électorat égoïste ou mal informé.

    Quel système de santé souhaitons-nous nous offrir, entretenir et développer pour quelle qualité de vie et pour quelle de « fin de vie » ?

    Question bien plus importante que le droit de disposer de son corps car, faut-il rappeler que notre corps nous appartient dans la mesure où toute décision prise à son sujet ne remet pas en cause cette part de responsabilité qui incombe à tout un chacun (1) ; responsabilité qui fait que notre société s'interdit - par exemple -, d'encourager le suicide ou l’auto-mutilation...

    A l'aune de restriction budgétaire drastique, autoriser l'euthanasie, c'est prendre le risque de voir une société se débarrasser de milliers, voire de millions d'individus incapables économiquement de "s'offrir" une fin de vie de qualité car, cette société-là aurait majoritairement fait le choix de ne pas financer un système susceptible de garantir une telle fin de vie aux plus démunis en particulier (2).

     

     

    1- Nous ne nous appartenons pas (entièrement) à nous-mêmes car, ce n'est pas (seulement) nous qui nous sommes faits.

    2- Les professionnels de santé vous le confirmeront : des personnes meurent à l'hôpital faute de moyens pour dispenser les soins nécessaires et faute de temps passé auprès de chaque patient ; et puis aussi  le fait qu'il existe bien  un lien entre l'augmentation des "cas" de demandes d'euthanasie et la déshumanisation de la société ; déshumanisation qui touche en priori les plus faibles : les personnes âgées isolées, aux revenus très faibles.

     

     

    ***

     

                     Face à une situation de précarité extrême, voire de dénuement totale, en désespoir de cause, combien de suicides, combien d’interruptions de traitement sous le couvert de l'euthanasie peut-on raisonnablement craindre, sans oublier les choix draconiens d’une médecine hospitalière qui serait privée de moyens ?

    Au sujet de notre santé et de notre qualité de vie à tous, on ne doit avoir qu'un seul souci : le financement, l'aide aux familles et le soutien au personnel soignant afin de réunir toutes les conditions nécessaires à l’exercice de cette "qualité de vie" que l’on soit ou non sur le point de la quitter.

    Et on ne manquera pas de noter qu’il est bien question de "vie" et de "qualité" et non d'un "comment mourir au plus   vite ?" défaitiste.

     

     
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  • I love America

       Billet de blog publié en décembre 2012 - réactualisé le 2.10.2017

     

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           Tuerie dans une école aux USA : l'Amérique en état de choc

     

            Après Denver - 12 morts lors d'une avant-première de «Batman» -, il y a quelques mois seulement, une effroyable fusillade a eu lieu vendredi matin à nouveau dans l'école élémentaire Sandy Hook à Newtown, dans le Connecticut (nord-est des Etats-Unis). Selon des témoignages de parents et du personnel de l'école, une centaine de coups de feu ont été tirés.


           Le bilan établi par la police est de 27 victimes, dont 20 enfants. Parmi les sept adultes tués, figure le tireur, retrouvé mort sur les lieux. L'auteur de ce massacre, identifié comme Adam Lanza, 20 ans, aurait également tué sa mère, qui était enseignante dans l'école, selon la presse américaine.


    ***

     

     

        

      

              La détermination que met ce pays à tuer ainsi que le talent qu'il déploie quand il s'agit d'enterrer ses morts (N'en doutez pas un seul instant ! Très prochainement nous serons tous les témoins d'une cérémonie diffusée en direct dans le monde entier, Trump au premier rang) sont très certainement sans équivalent partout ailleurs en Occident* ; et cette spécificité américaine révèle soit une grande perversité, soit une grande naïveté, comme un aveuglement obscène quant à la chaîne causale de tous ces faits-divers de la démesure...

               Car, pour ne pas être en reste, c'est toute la société qui réclame à cor(ps) et à cri qui... sa guerre d'Irak, qui sa guerre d'Afghanistan qui... sa guerre d'Iran comme hier sa guerre du Vietnam... 

              C'est au choix ! Faites votre choix !

     

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              La puissance de feu de chaque Américain est vraiment impressionnante, sans aucun doute à l'image de la puissance de frappe de leur beau et grand pays : les Etats-Unis.

               Et si aux USA,  les fusillades d'enfants étaient le pendant et le miroir d'une passion dévorante des Américains pour la peine de mort (1) ? Peine de mort et fusillade... seuls châtiments à la disposition des humiliés pour une revanche sans merci d'une société du même nom (2)?

    Une société qui ne sait pas pardonner, qui refuse d’offrir une seconde chance à ses membres, - d'où la condamnation à mort ou à perpétuité de centaines de mineurs -, est condamnée à reproduire inlassablement, châtiment après châtiment, cruauté après cruauté, indifférence après indifférence, erreur judiciaire après erreur judiciaire, un niveau de violence sociale et culturelle toujours plus préoccupant, toujours plus arbitraire, toujours plus anxiogène, toujours plus élevé, à la fois ricochet et boomerang.

    Un système hyper-compétitif (surenchère dans le meurtre aussi : toujours plus de morts qu'à l'occasion de la dernière fusillade) qui fait l’impasse sur les valeurs de pardon, de miséricorde, passant à la trappe toute notion de perfectibilité de l’être humain, sa rédemption, ses capacités d’amendement…

    Car si le temps c’est de l’argent - et la vie est courte ! -, ne négligeons pas le fait suivant : tout comme la vue du sang, l’humiliation en appelle d’autres et hurle toujours plus fort ; perversité d’un système qui s’auto-dévore et tranche dans le vif de vies en sursis, des vies hébétées face à un tel acharnement car enfin, quel est l’espoir des humiliés résignés sinon d’être les témoins d’une plus grande humiliation pour les autres, sans oublier les cas où ils se verront offert la possibilité de décider du jour, de l’heure et de sa durée - peine de mort ou fusillade en série -, les Etats américains et leurs élus concédant à leur population-électeurs ce désir de revanche par procuration (à ne pas confondre avec la vengeance !), coupables et innocents expiatoires, les uns après les autres, et ce au détriment d’un projet de société qui placerait la justice sociale et la fraternité au cœur de ses préoccupations.

    Pour la société américaine, il est vrai qu’il s’agirait là d’un travail de titan.

     

     

    1 - Les Etats-Unis sont le seul pays en Occident à maintenir la peine de mort, et ce... dès l'âge de 16 ans, parfois dès 13 ans dans certains Etats ; et ce maintien qui doit nous interroger, sans haine mais avec lucidité, c'est déjà une spécificité en soi ; d'aucuns parleront d'anomalie. Essayons de la comprendre et de l'expliquer.

    2 - 11 650 morts par armes à feu aux Etats-Unis en 2017. Cible privilégiée de toutes ces tueries... le milieu scolaire qui est le lieu d'humiliation par excellence, le premier, avant celui de l'entreprise.

     

                 Pour prolonger cliquez De la spécificité de la peine de mort aux Etats-Unis

     

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  • Grève des urgences : le mouvement s'étend... malgré les annonces de Buzyn

    grève des urgences  le mouvement s'étend, buzyn ministre de la santé

     

     

    Mâtons, flics, pompiers, médecins, juges, enseignants, infirmières, aides-soignantes... pour les locataires de l'Elysée, de Matignon et des ministères (et pour ceux qui décident de leurs occupants présents et à venir : le monde des affaires, élection après élection - entreprises, multinationales, leurs conseillers et autres consultants en optimisation fiscale qui, tous, rêvent d'un Etat croupion), tout ce personnel « à la charge de l’Etat », personnel "non productif" car générateur de non-profit, d'aucun dividende - force-de-travail-symbole de la négation de tout ce à quoi ce petit monde aspire -, pour eux tous donc, tout ce personnel n'est qu'une charge haïssable, et d'autant plus haïssable qu’ils ne peuvent ni s’en passer ni s'en débarrasser ; reste alors le ressentiment à l’origine de ce mépris qui a pour réalité la distribution de salaires obscènes au regard de la nécessité et de la pénibilité de leurs tâches à tous.

    Comme un fait exprès, n’avez-vous pas remarqué ceci : plus un travail ne peut pas ne pas être effectué ( infirmières, flics, enseignants.. ou bien encore, on pensera à ceux qui collectent nos poubelles et nos déchets), plus ce travail est mal rémunéré ; en revanche, plus un travail est superfétatoire dans le sens de « travail qui n’est d’aucun profit pour la collectivité , voire… néfaste à l’intérêt général» , plus il est rémunéré… et grassement.

    La raison en est simple : le « superfétatoire » remplit les poches des donneurs d’ordre à l’origine de la sélection et de l'élection de ceux dont la mission principale consiste à organiser, à partir du sommet de l’Etat, une politique de gestion de la pénurie car, fatalement, ce type de gestion c’est, à terme, moins d’impôts (car moins de redistribution, moins de droits, moins de devoirs envers les plus faibles) en faveur de ceux pour lesquels aujourd’hui c’est moins de profits.

    Retour à la case départ donc : Elysée, Matignon, Assemblée Nationale et les députés de la majorité du moment… tous redevables envers ceux qui leur ont permis de s’y maintenir pour le temps qu’il leur est donné d’étoffer leur CV et leurs carnets d’adresses à l'ombre de nombreux conflits d’intérêts passés sous silence. Nul doute.

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  • l'Elysée, Matignon, Castaner et le syndicalisme policier : l'esprit républicain en question

    Le gouvernement a promis de "faire toute la lumière" sur la mort de Steve Maia Caniço, disparu il y a plus d'un mois lors de la Fête de la musique à Nantes. Selon le rapport de l'IGPN publié mardi, "il ne peut être établi de lien entre l'intervention de la police (...) et la disparition" du jeune homme.

     

                  Pour rappel : il est ici question de la mort de Steve Maia Caniço, âgé de 24 ans, disparu il y a plus d'un mois lors de la Fête de la musique à Nantes qui aurait nécessité une intervention des forces de l'ordres tard dans la nuit. Selon le rapport de l'IGPN publié mardi 30 juillet, "il ne peut être établi de lien entre l'intervention de la police (...) et la disparition" de Steve. 

    Les analyses dentaires ont confirmé l’identité du corps retrouvé dans la Loire, plus d’un mois après la disparition du jeune homme.

     

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    Gilets jaunes maltraités, d'autres grièvement blessés et d'autres encore mutilés, lycéens humiliés et terrorisés, écolos gazés... des mois durant dans l'indifférence générale d'une opinion publique complaisante et des médias réticents à l'idée de se faire l'écho des questions et des critiques soulevées par un bon nombre d'acteurs, ici en France et à l'Etranger, à propos des méthodes d'un maintien de l'ordre placé sous la direction d'un Christophe Castaner qui bénéficie depuis son entrée en fonction d'un soutien inconditionnel du Matignon et de l'Elysée... 

     

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    Une répression qui se déploie à grand renfort de mercenaires, de voyous du maintien de l’ordre, de miliciens aux comportements crapuleux et sadiques… tout un dispositif répressif dont l’âme boueuse cache difficilement un parti pris assumé pour un maintien de l’ordre sur le mode de la  terreur dans une défaite morale accomplie que "le régime de Macron" devra boire jusqu'à la lie.

    A l'heure de tous ces disfonctionnements, il est bon de rappeler ce qui suit à propos de cette police dite républicaine en toutes circonstances ; police censée être la nôtre : 

                    Il n'y a pas a priori de police républicaine (reportez-vous à son histoire : répression dans le sang des luttes ouvrières du19è et une partie du 20è siècles ; collaboration, arrestations, exécutions sous le régime de Vichy, répression et assassinats des militants opposés à la guerre d’Algérie...) ; il n'y a qu'un Etat, qu'un gouvernement et qu'une chaîne de commandement républicains ou non.

     

    ***

     

                   La raison pour laquelle l’Etat couvre à chaque fois qu’il le peut, les bavures d'une police qu'il méprise (salaires indignes, commissariats infestés de rats et de punaises, suppression de milliers d'emplois, des véhicules vétustes, des policiers dans l'obligation de financer leur matériel et leurs vêtements de protection, des milliers d'heures sup non payées, des syndicats complices... (ICI un billet à ce propos), est la suivante : cette complaisance à son égard permet à cet Etat d’éviter que cette même police comprenne enfin qu'il la méprise au plus au point, sans toutefois pouvoir s'en passer car force est de constater ceci : plus l’Etat flatte et couvre les policiers, entre deux suicides, plus l'Etat se protège d’une prise de conscience qui remettrait en cause la servitude du policier vis à vis de son maître qu’est cet Etat méprisant.

    Les victimes des bavures tout au long de l'année (à propos des Gilets jaunes, des milliers de vidéos et de témoignages sur internet peuvent en témoigner), c'est l'exutoire auquel les deux partis, le couple Etat-Police, ont recours :  l'une pour éviter de rendre des comptes à sa police ; l'autre, pour trouver un peu de consolation face à leur humiliation que représentent leurs conditions de travail et leur rémunération, la lâcheté de leur hiérarchie et de syndicats indigents (1), dans l'exercice d'une violence dite "légale" car lorsque le faible est sans courage face au fort qui l'humilie, c'est alors qu'il prend pour cible un plus faible que lui. 

                    En dehors de cette complicité dans un maintien de l'ordre à la limite du droit, voire dans sa violation pure et simple, reste à comprendre la raison pour laquelle cette police qui n'est plus la nôtre,  utilise cette souplesse avec le droit qui leur est accordée implicitement, avec autant de zèle, un tel engouement et sans se faire prier. Il est temps de se poser la question du recrutement : quelles sont les personnalités et les pathologies qui se cachent derrière un désir affiché de rejoindre la police dite nationale ? Quels sont les filtres, les garde-fous qui permettent de détecter des personnalités instables, sournoises, perverses et sadiques ou bien, soumises à toute autorité d'où qu'elle vienne ? Quel est le niveau de complaisance de l'Etat à ce sujet ?

    L'Etat aurait-il précisément besoin de ces pathologies pour, en cas de crise, obtenir de ses forces de l'ordre une adhésion totale dépourvue de la moindre conscience critique ? 

    Les preuves de cette interrogation plus que légitime sont à chercher aussi dans le "casier historico-judiciaire" et le parcours d'une police au républicanisme  très friable, à la tentation de l'arbitraire et de l'abus de pouvoir récurrente ; et pire encore, comme cela a déjà été évoqué plus haut :  dans la répression sanglante des grèves ouvrières du 19è siècle, des insurrections de 1848  et de la Commune de Paris de 1871 à la période de l'Occupation et de la Collaboration, de la torture en Algérie au Métro Charonne et aux massacres du 17 octobre 1962... 

                   ... comme autant d'actes, de délits et de crimes de générations de policiers qui se suivent et n'ont de cesse de se ressembler, mimes et ventriloques ;  un corps de métier étranger, semble-t-il,  à toute perfectibilité autre que dans la répression, et plus particulièrement dans le sens où Jean-Jacques Rousseau l'entendait :  tout ce qui distingue moralement l'homme de l'animal au cours de la longue histoire de son développement. 

     

     

    1 - A propos d'un syndicalisme policier et de son soutien quasi systématique envers sa hiérarchie ( jusqu'au ministre) à chaque fois que l’action de la police fait l’objet de critiques plus que fondées, on se permettra les constat et diagnostic suivants : la lie de l'action syndicale et de l'histoire de celle-ci dans sa morale et son efficacité ce syndicalisme policier ! Si, par morale et efficacité, on entend : la défense d'une police au service de l'égalité de traitement et de la juste utilisation de la force et sa capacité à s'opposer à toute violation de ces deux exigences... ainsi que de l'amélioration des conditions d'exercice de son travail.

    Pour preuve de cette déchéance de la tradition syndicale, le fait qu'il n'existe aucune histoire édifiante du syndicalisme dans ce corps de métier ( seules des individualités font exceptions ; le plus souvent confidentielles) car encore une fois, rappelons-le : le syndicalisme policier c'est le fond de la bouteille de l'action syndicale, plus encore... le fond du panier, celui des caddies de supermarché en particulier, avec ces tickets de caisse froissés et ses feuilles de salade desséchées.

    Une véritable insulte à la noblesse de l’action syndicale (tenir têtes aux puissants ; défendre les faibles et leurs droits), à son histoire et à ses conquêtes, ce syndicalisme de police entièrement dédié à la défense des voyous de ce corps de métier qui semble avoir fait sécession (à l’instar des classes politique, médiatique, moyenne-supérieure et supérieure) à l’endroit des classes populaires en particulier et contre tout mouvement de contestation en général, aussi pacifique soit-il !  

    Sécession après sécession, c’est maintenant l’esprit républicain qui est menacé et notre république qui est mise en danger.

     

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    Pour prolonger : Etat de droit et police - la sécession

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