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Politique et actualité

  • François de Rugy : l'écologie en politique

                      

    françois de rugy dispendieux            

                       Homme sans qualité, sans charisme et sans physique, opportuniste à souhait, un seul remède pour François de Rugy : faire marcher à plein régime la carte bleue des contribuables pour exister un peu. Car, manifestement, de Rugy prend la France pour une escort-girl...
     
    Faut dire que... un temps membre du parti écologiste EELV ( non, on ne ricane pas !), de Rugy n'a jamais été homme à se déplacer à vélo ni à tenter de sauver la planète. Il a mieux à faire, tout ministre de la transition écolo qu'il est.
     
     
    ***
     
                   Repas dispendieux, attribution d'un logement à caractère social , avis de non-imposition sur les revenus de 2014 (alors qu'il est député et co-président du groupe écologiste à l'Assemblée), spécialiste des chemins de fer, François de Rugy et son épouse, mènent grand train sur fonds publics...
     
    A Matignon et à l'Assemblée, une enquête est ouverte... 
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  • Le phénomène Dieudonné

     

              

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                  Mille commentaires, mille chroniques assassines à propos de ce « phénomène » ; et parmi tout ce qui peut nous être donné à penser d'un Dieudonné dont il n'y aurait rien à sauver... on commencera par une tentative d'explication qui répond au nom de « populisme ».

    A la définition suivante « Le populisme désigne un type de discours et de courants politiques, prenant pour cible « les élites » et prônant le recours au « peuple » s’incarnant dans une figure charismatique »  on opposera celle-ci : « Le populisme, c'est  l’autre, toujours ! L'adversaire ! Celui par qui le scandale et le danger arrivent ! Sa dénonciation n'explique rien mais révèle tout : un parti pris… de classe le plus souvent dans le style "Si c'était différent, ce serait pire encore ! "... tendance « grands bourgeois lettrés ou non mais pétés de tunes et morts de trouille - classe politique, journalistes-chroniqueurs des médias dominants inclus -, à l’idée de devoir répondre à la question suivante : qu’avez-vous fait de notre souveraineté et de la liberté et de la justice pour tous ? »

    Ce qui recadre sensiblement le propos de ceux qui n’ont qu’un objectif : discréditer Dieudonné et son public : « Dieudonné est un populiste dangereux et son public des moutons égarés », ce qui pourrait, si l’on n’y prend pas garde,  justifier toutes les mesures répressives et liberticides à l’endroit du coupable d’un tel méfait.

    Et comme un fait exprès, ces mesures ont déjà été prises contre l’intéressé et par ricochet… contre son public privé de spectacle.

    Ce qui n’est pas sans rappeler ce qui suit : le fascisme langagier  - intimidation et dissuasion -, consiste à exposer un individu à un vocabulaire qui n'admet aucune ambivalence ni aucun "oui mais". Le fascisme langagier et sa dictature, c’est donc le choix d’un vocabulaire contre lequel personne n’osera énoncer de contradictions sans courir le risque d'un verdict-anathème qui équivaut à une mort sociale, médiatique et professionnelle.

    Aussi, tout individu qui refuse d'adhérer à l’univers conceptuel de ce vocabulaire et de le valider pour mieux l’intérioriser peut se voir qualifié ou bien plutôt disqualifié en tant que…

             Fasciste, raciste, antisémite, complotiste paranoïaque, nationaliste, populiste, homophobe, islamophobe, démagogue, anti-européen, anti-américain...

     

              Une dernière précision à propos de ce soi-disant penchant "populiste" chez Dieudonné : à notre connaissance, il est le seul humoriste qui, sur scène, peut se permettre de se faire "siffler" par son propre public.

     

    ***

     

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                 Toujours à propos du « phénomène Dieudonné » d’autres, plus téméraires mais guère courageux, évoquent « la crise », privilégiant, faute d’imagination, son aspect exclusivement social : chômage, précarité et pauvreté.

    Soit.

    Si on évoque « la crise », encore faut-il, là aussi, définir cette crise : qui (et quoi) est en crise et pourquoi ? Sans oublier cette autre question : qui sont les responsables ?

    Car si crise il y a, c’est bien d’une crise démocratique, une crise de la représentation dont il est question - et pas seulement au Sénat et à l’Assemblée, loin s’en faut ! Représentation dans le sens de : qui est autorisé à représenter qui, quoi, et comment ? Qui a la légitimité et l’autorité morale et intellectuelle pour le faire ? Et plus important encore : qui est autorisé à parler, de quoi, de qui, comment, à qui, avec qui et où ?

    Dans les médias dominants ou bien dans un cagibi et autre placard à balais (1)?

    Des médias qui ont tué les vertus de la délibération, cet idéal pacificateur, apaisant les tensions. La société, ce n'est pas que de l'économie et de la répartition de richesses. Loin s'en faut. Ce qui fait le lien, ce qui fait société relève aussi de notre capacité à tous de (se dire) dire et d'entendre (de s'entendre dire) la vérité ainsi que la désacralisation libertaire... de l'Etat, du pouvoir, des groupes de pression, des croyances...  ce qui implique aussi et surtout la dénonciation des mensonges et des manipulations : à ce sujet, le cas Dieudonné, la censure à son encontre, et les actions menées contre lui sont exemplaires : ils annoncent déjà un monde cadenassé pour le pire.

    Des médias aux ordres ont sciemment coupé les ponts, voilà trente ans déjà, avec des pans entiers de la population ; stratégie concomitante avec la désertion des urnes des classes populaires qu’une classe politique du renoncement et du laisser-faire a précipitées dans les abîmes d’une condition ouvrière en rupture de contrat social.

    Or, à ce sujet, il semble que la réponse suivante s’impose : on ne peut guère parler... pas plus que l’on ne peut guère décider de quoi que ce soit pour nous-mêmes qui n’ait pas été au préalable validé par ceux qui, autre coïncidence, prennent des décisions ou bien valident celles des autres, sans consulter les peuples, tout en sachant que dans le cas contraire, si d’aventure leur vote à tous ne leur convient pas... ils passent outre.

     

                 Ceux qui ont pu se réjouir de l’annulation d’un spectacle de Dieudonné à Nantes suite à l'arrêt d'un juge du Conseil d'Etat, juge et partie... Bernard Stirn (2), n'ont sans doute pas réalisé que cette attaque frontale contre la liberté d’expression n'était finalement qu’une attaque de plus contre tous ceux qui, bon an mal an, seraient susceptibles de remettre en cause un nouvel ordre qui plonge toutes les sociétés occidentales dans une remise en cause intraitable des protections, et autres acquis sociaux, et des chances de progrès pour le plus grand nombre.

    Concomitance historique troublante cette remise en cause, le verrouillage des médias et cette menace sur la liberté d’expression !

                 Que personne n'oublie que la liberté de parole d’un Dieudonné nous protège tous de la censure qui pourrait alors nous frapper dans notre dénonciation de ce nouvel ordre sans honneur ni justice.

     

    1 - Sur LCP, Rokhaya DIALLO a obtenu 26 minutes par mois pour nous parler des minorités visibles !
    La demande d’une juste répartition des commémorations et de la transmission de la mémoire, à propos de la colonisation et de tous ses crimes ainsi que de la traite négrière... est qualifiée de "concurrence victimaire" contre le génocide juif. Et aucun budget n'y est consacré : documentaires, fictions, livres, programmes radio et télé, colloques...

     

    2 - Arrêt rendu en 1H30 et qui remet en cause, une fois de plus, la loi sur la liberté de réunion et plus grave encore : menace "le droit à l'humour" avec la mention d'une "atteinte à la dignité humaine" qui ouvre en grand la porte à toutes les stratégies liberticides, et tout aussi préoccupant...  à des demandes d'interdiction qui émaneraient d'associations de défense de minorités ethniques, sociales et pourquoi... minorités physiques : les gros, les petits, les handicapés...

    En revanche, les Femen peuvent uriner dans les églises (on appelle ça du vandalisme) et Mahomet être outrageusement caricaturé...

    A ce propos, se reporter à l'article de Thierry Lévy, avocat, dans le Monde.fr

     

     

    ***

     

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             Passons au public de Dieudonné maintenant : on évoque une quête identitaire à son sujet.

    Soit.

    Encore faut-il prendre son courage à deux mains et dire les choses : dans les faits, il n’y a pas de crise d’identité mais un refus : celui de voir une identité qui est bien plus qu’une identité mais un véritable projet porté par nos élites au sortir de la seconde guerre mondiale regroupées autour du Conseil national de la Résistance… le refus donc de voir ce projet qui était destiné à rayonner bien au-delà de nos frontières, littéralement saboté par des hommes qui n’en ont aucune idée faute de pouvoir l’assumer car, là encore, leur carrière dépend de leurs seules capacités à passer outre.  

    Paradoxalement, ce sont les pays étrangers qui nous le rappellent à chaque fois que nous renonçons à notre indépendante en matière, par exemple, de politique étrangère. Certes, ce ne sont pas les Allemands, ni les Britanniques ni les Etats-Unis qui nous rafraichissent la mémoire ! mais… des dizaines de pays de par le monde… des pays dominés aux populations opprimées et qui ne reconnaissent plus cette France de Jeanne d’Arc, de Victor Hugo, de Jaurès, de Bernanos et de de Gaulle ; celle des Cathédrales et des Misérables - notre bible républicaine ; une France avec tout son passé, telle une force qui chemine sans entraves et sûre de sa destination, accompagnée de tous ceux qui devraient pouvoir trouver auprès d’elle une main et un bras fermes.

     

    ***

     

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             Crise d’identité, crise économique… crises , crises… en veux-tu en-voilà ! Quid du délitement ?

    Le mot est lâché.

    Mais quel délitement ? Qui en est responsable ? Et délitement de qui, de quoi ?

     

                 Certes, le délitement est là: à la fois dans l’ignorance et dans toutes les stratégies  de sabotage d’un héritage et d’une ambition ; sabotage au profit d’individus pour lesquels le monde n’est qu’un Hôtel… taudis pour les uns, Palace pour les autres, de Paris à New York, en passant par Tel Aviv, Casablanca et Hong- Kong.

    Car, dans les faits, si extrême droite il y a, elle est bien là cette extrême droite ! Dans une mondialisation qui n’a que l’alternative suivante à nous proposer : se soumettre ou bien périr !

    Aucune sphère ne sera épargnée : vie publique, vie privée, de l’entreprise à la chambre à coucher  - celle du couple comme celles des enfants -, de la cellule familiale au quartier, la ville, le canton, le département, la région...

    Finalement, rien n’est plus régressif que cette mondialisation-là ; régression archaïque caractéristique d’une Oligarchie pourrie, gâté, mentalement pré-pubère et onaniste dans la pratique qui s’en met ras la gueule depuis trente ans, et qui n’en a jamais assez ! Une mondialisation que l’on pourrait facilement se représenter, à peine caricaturale, dans la position du foetus, à sucer son pouce et le sang de ses victimes… tellement les pulsions qui la dominent sont primitives et de l’ordre des instincts pré-civilisationnelle : une mondialisation de Neandertal pour une psychologie non pas de comptoir mais de cavernes.  

    Et cette mondialisation-là relève sans aucun doute de l’étude psychanalytique.

     

    ***

              

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               Taquins, d’autres encore prétendent que Dieudonné et son public seraient porteurs de revendications qui ont du mal à être conceptualisées feignant d’ignorer sans doute que cette conceptualisation a déjà eu lieu, de l’instauration d’un Etat dit « de droit » de Montesquieu à la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 : droits qui se voulaient inaliénables et qui, pourtant, n’ont pas cessé de faire l’objet d’attaques brutales depuis trente ans, véritable harcèlement, jour après jour, majorité après majorité, élection présidentielle après l’autre.

    Et c'est bien sûr, et c'est alors... qu'une fois les médias verrouillés, une fois acquis le soutien de la quasi-totalité de la classe politique, et le monde des affaires conforté… c’est alors qu’arrive le grand mensonge et chantage à l’anti-sémitisme contre la critique d’un univers unidimensionnel et liberticide d’une intolérance inouïe.

     

                 La critique d’une politique d’un Etat qui n’a plus rien à envier à l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid ? Antisémite. La critique des médias et de ceux qui y cumulent salaires et fonctions ? Antisémite. La critique d’un sionisme (judaïsme politique) corrupteur de nos élites au plus haut niveau de l’Etat ? Antisémite. La critique du bourrage de crâne avec le génocide juif ? Antisémite. La dénonciation de l’’instrumentalisation de ce génocide ? Antisémite. La demande d’une juste répartition des commémorations et de la transmission de la mémoire, à propos de tous les crimes coloniaux et de la traite négrière ? Antisémite. Une blague à propos d’un tueur toulousain ? Antisémite. La critique d’un CRIF entre les mains d’une extrême droite venue d’une région du monde qui ne trouve son salut que dans le meurtre, les assassinats, l’occupation et les bombes ? Antisémitisme. La critique de la banque ? Antisémite. La quenelle anti-système ? Antisémite. La lutte contre la mondialisation ? Antisémite. La remise en cause d’une Europe qui est une véritable guerre contre les salaires et les droits sociaux ? Antisémite. La remise en cause de la version officielle du 11 Septembre ? Antisémite et Négationniste. Jean-Marie Bigard, Mathieu Kassovitz, Besancenot, Taddéi, Edgar Morin, Raymond Barre, Michel Onfray, Mélenchon, Godard, Robert Ménard,  la sénatrice UDI Sylvie Goy-Chavent... tous antisémites !

     

    Mais alors… si tout est anti-sémitisme et négationnisme… c’est que tout est juif ?

    Oui ? Non ?

    Ou bien, alors… si tout est anti-sémitisme et négationnisme, c’est que plus rien ne l’est.

    Oui ? Non ?

    - …………………………….

    Allô ? Vous êtes là ?

     

                Il semblerait que le piège se soit refermé sur ses instigateurs car « la ruse la mieux ourdie peut nuire à son inventeur  et souvent la perfidie retourne sur son auteur »  - Jean de La Fontaine : la grenouille et le rat.

     

    ***

     

                Pour finir… ajoutons ceci : rien n’est plus politique que Dieudonné le métis qui porte en lui l’assurance du maître et la révolte de l’opprimé - un métissage qui est une force ! Dieudonné, son public, ses détracteurs et tout ce qu’un gouvernement est capable de mettre en oeuvre pour tenter de le faire taire ; à défaut, de le discréditer. Même le silence de ceux qui ne pipent mot, terrés et terrorisés, hurle politique, hurle à la politique.

    Pour sûr, tout est éminemment politique sur l’affaire, le phénomène Dieudonné. Et c’est là que toutes les forces coalisées se rejoignent et œuvrent et tirent dans le même sens, tous tenus d’obtempérer jusqu'au ridicule et la honte, l'épuisement pour d'autres : nous tromper en affirmant haut et fort que Dieudonné n’est pas politique mais antisémite, dans l’espoir de le disqualifier et que l’on se détourne de lui.

     

                 Alors oui ! Dieudonné est leur psyché à tous... tous détracteurs : cet ensemble de phénomènes psychiques qui constitue non pas leur individualité à tous indépendamment de tous les autres, mais bien plutôt tout ce à quoi ils sont soumis, tout ce à quoi il leur est demandé de souscrire. Aussi, chacune des paroles de notre humoriste, chacun de ses sketchs, chaque spectacle leur apporte non pas tant la contradiction qu'une honte ingérable ; d'où la gêne des uns, la colère des autres, et la haine pour les plus affectés d'entre eux par cette entreprise de désindividuation dans laquelle tous se sont laissé entraîner comme on vend son âme au diable, un diable au sourire angélique, car c'est là le prix à payer pour quiconque souhaite prospérer au mieux de ses intérêts - donneurs d'ordres, exécutants, supplétifs et larbins confondus... tous au service d'un impératif qui frôle à terme l'anéantissement psychique  -, au profit d'une solidarité ethnique, professionnelle ou de classe (c'est au choix ! et tous les choix sont possibles à la fois) aux intérêts bien compris et jalousement préservés.

    Poison qui condamne notre société à d'incessants conflits tantôt larvés, tantôt ouverts que cette démission de l'être... étant !

    Ressentiment et guerre d'usure, pourrissement et instrumentalisation politique... dans ces conditions, rien de surprenant que tous - classe politique, monde du spectacle et médias -, souhaitent se débarrasser de Dieudonné contre lequel une guerre sans pitié et dissymétrique est menée... (c'est à noter une fois encore... une guerre dissymétrique de plus après celle qui ont été, et sont menées, ailleurs dans le monde contre des pays tout juste capables de se défendre).

     

               Le rire reste un mode de résistance d’une efficacité redoutable contre notre impuissance face à la tyrannie. Avec l’humour, et le rire qui l’accompagne, on reprend la main et le pouvoir. Il arrive aussi que le rire rende justice à ceux qui en sont privés. Belle revanche des déshérités alors !

    Le public de Dieudonné, cette France Black-Blanc-Beur qui a trouvé refuge dans les salles de ses spectacles, cette France Black-Blanc-Beur dont personne n'accepte en l’état, cette France-là, Black-Blanc-Beur, n’a qu’un ennemi : le mépris, l’arrogance et la voracité d’un système pour lequel les êtres humains ne sont que des ventres à remplir ou bien, à affamer si ces ventres refusent de marché droit (des ventres ici, et des Peuples ailleurs aussi… c’est selon... leur niveau de soumission ou de résistance !), et du temps de cerveau disponible à distraire jusqu'à l'abrutissement et à manipuler jusqu’à renoncer à une quelconque résistance.

    En attendant, Dieudonné a certainement besoin de se protéger de quelques dirigeants d'associations communautaires et de leurs supplétifs qui depuis dix ans cherchent à abattre celui qu'il faut bien se résoudre à considérer comme notre plus talentueux humoriste satirique de langue française depuis Molière, fils de Voltaire, sans aucun doute le plus grand anti-tartuffe de la société du spectacle médiatique et politique. 

     

    ***

     

                  Que l’on nous montre un honnête homme, un seul, ou qu’il se fasse connaître dans les meilleurs délais, qui ne soit ni un politique aux arrières pensées inavouables ni juge et partie, ni un pleutre, ni un imbécile ou bien une gourde, un honnête homme donc qui soit d’avis qu’il n’y a rien à sauver chez Dieudonné… car on l’attend encore !

                   Et c'est bien là que tout soutien à Dieudonné trouve son sens.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Le phénomène Dieudonné

     

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  • La France : le dernier degré de la corruption politique et économique

    Billet de blog publié en 2012

     

     

                    Prises illégales d’intérêts, blanchiment, détournement, évasion fiscale, conflits d’intérêts sans nombre, attribution de marchés publics honteusement biaisée, la Françafrique…

    La France est sur le point d’atteindre le dernier degré de la corruption ; les sommes volées, détournées, captées par la corruption sous l’œil complaisant, voire bienveillant,du pouvoir politique et administratif jusqu’au niveau des procureurs, s’élèvent à 600 milliards d’euros, soit 1/3 du budget français.

    Les ventes d’armes représentent une partie importante de cette corruption ; ventes d’armes à des individus peu regardants et dont nous ne savons rien ou si peu et qui peuvent, à tout moment, se retourner contre la France ; le « Secret défense » invoqué à chaque fois qu’il est question de mener une enquête sur le versement de rétro-commissions n’a alors qu’un but : décourager quiconque de poursuivre les investigations.


                  Une telle accumulation, une telle gravité ! Arrogance et impunité selon le principe « Si je ne m’enrichis pas, vous ne serez pas moins pauvres pour autant ! », il est bien question d'une corruption à haute intensité : du jamais vu ! A titre d’exemple : près de 12 enquêtes en cours sur la seule personne de Nicolas Sarkozy, tour à tour maire de Neuilly-sur-Seine, député des Hauts-de-Seine, ministre du Budget, porte-parole du gouvernement, ministre de la Communication, ministre de l'Intérieur, ministre de l'Économie et des Finances, président du conseil général des Hauts-de-Seine et l'Union pour un mouvement populaire (UMP), Président de la République en 2007 ; enquêtes à propos de délits qui s’élèvent à plusieurs milliards d’euros.

    Quant à la loi de 2013 sur la corruption et la fraude fiscale, la Présidence PS et le gouvernement du même nom, ont refusé de faire sauter le verrou de Bercy : en droit français, pour pouvoir poursuivre un contribuable qui a délibérément dissimulé une partie de ses revenus ou de son patrimoine pour se soustraire à l’impôt, la justice doit obtenir le feu vert de l’administration fiscale.

                 PS – UMP : « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette ! »… alternativement et respectivement, à toutes fins utiles... jusqu'à se neutraliser l'un l'autre.

     

     

    C'était en 2012... et depuis ?

     

                 Anomie de la classe politique donc avec le soutien des médias dominants - en effet, leurs propriétaires (armement, industrie du luxe et la Banque) ne peuvent pas ne pas être soit impliqués soit concernés par cette corruption généralisée -, découragement, sidération, épuisement… des élus condamnés sont de retour en politique, ré-élus (on pensera aux couples Balkany, Tibéri… véritable Thénardiers de la politique)…

    Dans ce contexte, se désolidariser des élites corrompus et de leurs agissements est un impératif car, si, tout comme le sacré, la corruption est une constante anthropologique, le désir de lutter contre cette corruption l’est aussi. Mais est-ce suffisant ?

    Seule une poignée de journalistes s’y consacre, Médiapart en tête, souvent au détriment de l’avancement de leur carrière ; et si l'on croit sincèrement que quelque chose d'important est arrivé avec la démission et les aveux de Cahuzac, ministre des finances et du budget à la tête d’une campagne contre la fraude fiscale, lui-même fraudeur et reconnu comme tel, on se trompe lourdement car, une campagne en faveur d’un assainissement de la vie politique qui ne tiendrait aucunement compte de cette nouvelle donne qu'est la Mondialisation, se résumera à une posture... un peu dans l'esprit de celui qui regarde le doigt qui lui montre la lune.

    Néo-libéralisme économique, guerre contre les Etats et leurs administrations, révolution numérique, dérégulations… la financiarisation de la politique est inséparable de la financiarisation de l'économie et la libération des capitaux qui ne souffrent, à l'heure de l'informatique, ni frontière ni délai. Et jamais une presse d’investigation, minoritaire de surcroît, n'y suffira. Seul un mouvement populaire - on pourra parler aussi d’engouement soutenu si possible par quelques médias -, accompagné d'une dynamique et d'un engagement capables d’établir un rapport de force qui permette une réelle pénétration d'investigation jusqu’à forcer un Etat (et non un gouvernement) à se doter des moyens nécessaires à la poursuite impitoyable des acteurs et des filières de la corruption, fera que l’on pourra alors véritablement envisager des résultats probants pour peu qu’on y mettre des moyens... tout en gardant à l'esprit qu'un pays de l'importance de la France déterminé à lutter contre la corruption  - ce qui implique une remise en cause de sa place dans la mondialisation, dans l'U.E et en Afrique -, courra inévitablement le risque de se voir ostracisé tant sur un plan économique que diplomatique ; c'est donc un vrai choix de société que cette lutte ! Car la France n'est pas... disons... le Danemark, cité souvent en exemple en ce qui concerne la probité de sa classe politique et économique, de son administration et de son système judiciaire.

     

    ***

     

           Mais alors, sommes-nous tous responsables ?

           Il est vrai que si nous refusons de nous engager socialement et politiquement contre l’impunité qui recouvre la corruption, la République française se fera sans nous ; et celle qui se fera n’aura alors plus rien de commun avec un idéal républicain quel qu’il soit.

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  • L'Histoire, cette continuation de la guerre par d'autres moyens

     

                   Doit-on, peut-on rappeler que l’histoire c’est la guerre ?  Oui ? Non ?

                  C'est sûr ! L'histoire c'est certainement autre chose qu’une émission quotidienne de 30 minutes avec Jean Lebrun sur France Inter ou J.M Jeanneney sur France Culture le samedi matin ou bien encore E. Laurentin à ce même micro, chaque jour,  du lundi au vendredi, qu'il pleuve ou qu'il vente.

     

                   Alors oui ! L’histoire c’est la guerre ! 

                   Si la spécialité des historiens c'est l'histoire des vainqueurs telle que ces derniers souhaitent qu'elle nous soit comptée, car force est de constater que peu d'historiens prennent le risque d'oeuvrer pour l'histoire des vaincus sous peine d'être bannis des médias et de toute possibilité de carrière universitaire ou autre, doit-on en déduire qu'il n’y a pas plus lâche, plus partial qu'un historien qui souhaite faire carrière en tant qu'expert du mensonge par omission ?

    Car enfin, la Vérité de l'histoire, la vérité d'une histoire... ne se situerait-t-elle pas entre les mensonges par omission des uns et ceux des autres, vainqueurs et vaincus confondus ?

     

    ***

     

                   L’histoire et les historiens sous influence… 

                   Si tous les historiens ont leurs "biais"  - biais idéologique, carriériste ou de classe -, il semblerait qu’une lecture de l’histoire ouvre les portes médiatiques et universitaires, et qu’une autre les ferme toutes.

    Nul doute, cette exclusion pour les uns, cette consécration pour les autres, sont riches en enseignements.

    Il est vrai que les faits ne sont pas les mêmes pour tout le monde. De là à penser que les faits ne sont rien et que seules importent leur interprétation...

    Regardez :

    • Hiroshima
    • La France, Pétain et la collaboration
    • La guerre d'Algérie
    • URSS
    • Charles de Gaulle
    • De Bonaparte à Napoléon Empereur
    • Robespierre
    • Le PCF
    • L’Ancien régime
    • La révolution française
    • Le Communisme

                   Si l’histoire c’est la guerre, c’est que les historiens font la guerre à l’histoire et n’hésite pas à se faire la guerre entre eux. Dans certains cercles, on affirme même qu’il n’y a pas plus belliqueux qu’un historien, pas plus tête en l’air aussi ; c’est selon… et pas seulement leur humeur ; loin s’en faut ! Car d’aucuns ont souvent la fâcheuse habitude de négliger certaines archives.

    Jugez plutôt :

    « Comment ça ? Elle était là cette archive ?  Vous êtes sûr ?

    • Ah oui ! Elle n’a jamais bougé. Je la connais bien en plus.
    • Bon ben… elle a dû m’échapper. J’ai sans doute été dérangé.
    • Cette archive change tout.
    • « Change tout » quoi ?
    • Ben tout.
    • Oui mais bon… moi, j’en reste là ! Si vous voulez jouer les "redresseurs d'archives", c'est votre problème. Et puis, ça va bien comme ça vos histoires d’archives qui auraient été là, puis plus, et à nouveau là !... »

    Qu'est-ce que je vous disais !

                   D’autres encore se gardent bien de les consulter toutes ces archives.

                  Mais alors, spécialistes du mensonge par omission tous ces historiens ?

     

                  A propos de la Seconde guerre mondiale, un événement sera interdit « d’histoire », expulsé, exfiltré dans l'urgence, dans un mouvement de panique, puisque nul historien ne sera autorisé à le revisiter, à le réviser, à le ré-interpréter cet événement : il s'agit de la déportation et à la tentative d’extermination des Juifs.

    C’est la loi Gayssot (Gayssot-Fabius) qui se chargera de faire respecter cette congélation de l’histoire.

     

    ***

     

                Historiens du consensus, médiatiques et carriéristes ou sans courage, historiens suivistes, historiens militants, historiens de la falsification délibérée des faits, historiens des archives, historiens rapporteurs de rumeurs et de ragots...

    Guerre idéologique, guerre de classes, guerre à la vérité, guerre au mensonge... 

    Voyez :

    François Furet : le grand guerrier de l’anticommuniste ; un repenti du PCF...

    Jacques Blainville : et son histoire de France  honteusement écarté parce qu’il était un grand guerrier de l’Ancien régime...

    Jules Michelet : un guerrier romantique de la littérature historique au service d’une histoire fantasmagorique qui confondra la vérité avec le style d’un auteur qui se paie de mots...

    Robert Paxon : historien de la Seconde guerre mondiale en guerre contre une France forte et indépendante, phare du monde, pour le plus grand bénéfice des USA et sa conquête culturelle et marchande de l’Europe...

    Annie Lacroix-Riz, historienne marxiste-léniniste, avocate de l'URSS et de Staline au bilan globalement positif.


              Ces historiens, à un degré ou à un autre, auraient-ils les attributs des diseurs de bonne aventure… au passé ?

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     Pour prolonger, cliquez : Annie Lacroix-Riz sur Blum

     

                    Annie Lacroix-Riz sur « les historiens sous influence » ICI.

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  • Julian Assange, ce héros des temps modernes, a été livré aux autorités britanniques

    julian assange,ce héros des temps modernes,a été livré aux autorités britanniques

                      que ne l’était son prédécesseur, Rafael Correa, qui a accordé en premier lieu l’asile politique à Julian Assange.

                                                              Julian Assange en 2012

     

                     Le fondateur et dirigeant de WikiLeaks, Julian Assange de nationalité australienne, réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres depuis 2012, a finalement été livré, jeudi 11 avril, à la police britannique. Visé par une demande d’extradition des Etats-Unis, il est soupçonné d’avoir aidé Chelsea Elizabeth Manning à pirater des ordinateurs appartenant au ministère de la défense américain.

    Maintenant incarcéré dans une prison londonienne, c’est depuis cette prison que sera organisée, le 2 mai, par vidéoconférence, la première audience concernant la demande d’extradition vers les Etats-Unis.

                   Rappelons que WikiLeaks a été créé en 2006  dans le but de servir de plate-forme de publication de documents secrets ; rendue célèbre par la publication, en 2010, de milliers de documents issus de l’armée et de la diplomatie américaines, ces documents ont révélé de nombreuses informations sur la conduite de la guerre en Irak et en Afghanistan par les Etats-Unis, et plus particulière à propos des morts civils.

    Réfugié depuis 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres,  c’est la publication toute récente, sur WikiLeaks, de documents compromettants pour un proche du nouveau président équatorien Lenin Moreno plus favorable aux USA que ne l’était son prédécesseur, Rafael Correa, qui a accordé en premier lieu l’asile politique à Julian Assange, qui semble être à l'origine de la décision de livrer Julian Assange aux autorités britanniques.

     

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                      que ne l’était son prédécesseur, Rafael Correa, qui a accordé en premier lieu l’asile politique à Julian Assange.

                                   Julian Assange au moment de son arrestation

     

     

                           « Les sociétés démocratiques ont besoin de médias forts, et WikiLeaks fait partie de ces médias. Les médias aident à préserver des gouvernements honnêtes. WikiLeaks a révélé des vérités solides et a sorti des affaires de corruption de la part d'entreprises.»

     

     

                   Héros des temps modernes, conspué par ceux qui n'ont jamais rien risqué leur vie durant, les adeptes et journalistes du "Rien ne vaut la peine de rien, et plus encore ce qui pourrait nuire à mon confort matériel et moral", maintenant seul au monde, Julian Assange ne pourra compter sur aucun Etat ni sur l'ONU pour le  sortir des griffes de la Grande Bretagne et des USA, et ce dans l'indifférence des Etats européens (une raison supplémentaire, soit dit en passant, d'avoir la peau de cette Europe-là ; Commission et Parlement pareillement).

    Pour cette raison, Assange demeure la figure emblématique de tous ceux qui ont tout sacrifié et le plus souvent tout perdu (carrière professionnelle, emploi et famille - 1) - lanceurs d'alerte anonymes ou bien faisant la une des médias quelques jours seulement -, au nom d'une exigence à la fois morale et citoyenne qu'est la protection de l'intérêt général contre ce qui convient d'appeler l'Etat profond.

                  Traqué des années durant, Julian Assange, lui aussi, aura tout risqué avant de tout perdre : la liberté. 

     

     

    1 - Lire l'article de RFI : "Ces lanceurs d'alertes qui ont tout perdu" -  ICI

     


                                 

     

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  • Jarnac, cinq minutes d'arrêt !

     

     

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                         Avec ce face-à-face Macron-MLP aux dernières Elections européennes - face-à-face que LREM ne manquera pas d'exploiter jusqu'à en abuser pour les 3 années à venir -, le locataire actuel de l'Elysée est assuré de remporter la prochaine élection présidentielle car, tout comme ses prédécesseurs, ce dernier est assuré d'un duel qu'il ne peut pas ne pas gagner.

                         A ce sujet, on ne cessera jamais d'aller cracher sur la tombe d'un François Mitterrand, ce fantôme qui ne cesse de hanter toutes les Elections présidentielles de ces 20 dernières années, fantôme et vampire...

    Un Mitterrand qui a offert une tribune à un parti, le FN, aujourd'hui RN, tout en réunissant toutes les conditions sociales et culturelles à son développement, tuant ainsi l'élection présidentielle ; son 2è tour en particulier.

    Et c'est là son seul legs.

     

    Mais... qu'à cela ne tienne. Un train nous attend.

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                Paris, gare Montparnasse : nous sommes jeudi, il est 7h. Départ TGV en direction d’Angoulême avant un changement et un TER vétuste et bruyant. Et puis... quatre heures plus tard...

     

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    Bienvenue à Jarnac ! 

    Ville d'origine contrôlée, côtés Cognac et Pineau, 5000 âmes à peine, et une Histoire comme toutes les autres communes de la région, et de beaucoup d'autres régions encore, de la pré-histoire à aujourd'hui.

    Un petit couac néanmoins : Jarnac rime avec arnaque ; quant à la truffe des Charentes… la truffe...

    Des truffes ?..................

     

    ***

     

     

                    Laissant la gare derrière moi, j'ai remonté à pied l'avenue Carnot par un temps froid et humide, puis tout droit après le pont de la Charente, fleuve calme et docile qui prend sa source là où on lui dit et, comme tout bon fleuve qui se respecte, termine sa course dans la mer : l’Atlantique pour ne pas la nommer. 

    J'ai réservé une chambre à l’hôtel Ligaro ; un hôtel situé dans une vieille maison charentaise à deux pas de la mairie. Je suis descendu seul, aussi je ne me refuse rien : pension complète à 300 euros-jour ; les repas seront servis au Restaurant du château, non loin de là, à 200m.

    Un détail néanmoins. Oh ! Trois fois rien ! De ce côté-ci de la ville, à mon arrivée, les rues étaient désertes : pas une âme qui vive.

    Avant d’aller là où je comptais me rendre comme tant d’autres avant moi, et comme tant d'autres après moi, plus nombreux encore, j’avais prévu un petit détour par le quai de l’Orangerie, au numéro 10 plus précisément. Un musée consacré à qui vous savez faisant face à la Charente m’y attendait. En revanche, personne n’était là pour m’accueillir à l'entrée et tout semblait abandonné : porte éventrée, volets fermés, pas d’électricité, pas de lumière mais une odeur. Oui ! Une odeur...

     

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    A peine entré, j'en suis très vite ressorti intrigué et déçu.

     

                D’un pas décidé, j’ai emprunté la rue du Chail, avant de me retrouver face à la maison natale de celui que l’on ne peut plus nommer sans éprouver une colère à peine maîtrisable, pour ne rien dire de la rage qui peut nous emporter tous autant que nous sommes, et ce à tout moment. Levant la tête, je me suis rendu compte que le toit de la maison avait été soufflé, les volets arrachés, les vitres brisées... et cette odeur, la même odeur, une odeur… mais comment dire ?

    Inquiet maintenant, faisant demi-tour avant d'emprunter la 2e rue à droite en direction du cimetière des Grands-Maisons situé dans le quartier du même nom, là où se trouve la sépulture de celui qui s’est fait un jour élire Président de la République française, c'était en Mai 1981, qu’elle n’a pas été ma surprise : une longue file d’attente obstruait les trottoirs et la rue qui mène au cimetière, ainsi que son entrée.

    Des centaines ils étaient ! Sortant de ma poche une fausse carte de presse, accompagné de la gardienne des lieux, j’ai pu me frayer un passage jusqu’à la sépulture tant convoitée ; et toujours cette odeur, la même, maintenant insupportable. Et devinez quoi ?

     

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    Dans un défilé ininterrompu, jeunes, vieux, hommes, femmes, blancs, noirs, bruns, jaunes (rouges et verts !), chacun y allait de son crachat ! Oui ! Au passage, devant l’entrée du caveau, tous crachaient d’un crachat épais et lourd, du fond de la gorge, bien profond, après un raclement rhino-pharyngé de tous les diables. Et tous attendaient leur tour dans le froid et l'humidité, patiemment, anonymes, silencieux, mais déterminés.

    Des milliers de crachats depuis le début de la matinée m’a fait remarquer la gardienne ! « Sans doute, des millions de crachats en cumul depuis son décès », ai-je ajouté. Coloré, aqueux, gluant et muqueux, nez, gorge… tous mettaient un point d’honneur à le faire descendre ce crachat comme pour mieux le faire remonter . Poumons, bronches, de leurs crachats à tous, translucides ou opaques, seuls importaient le poids, la cible, la puissance d’expulsion et la force de projection : « Le glaire… contre le glaive de la finance, du profit sans retenue et de l’humiliation » m’a susurré à l’oreille un homme bien mis qui attendait calmement son tour.

    La gardienne du cimetière censée pourtant surveiller les lieux et veiller au respect du règlement me l'a confirmé : les crachats n'ont jamais cessé, et ce dès les premiers jours ; les médias en ont parlé un moment, puis plus rien afin d'éviter une trop grande publicité, sur instruction de l'Etat et d'un commun accord et puis... connivence oblige ! La SNCF, elle, a refusé de fournir les trains supplémentaires qui étaient demandés (une fois n'est pas coutume ! En 40, la SNCF se faisait moins prier !) ; la police quant à elle, a très vite renoncé à intervenir.

    C’est donc dans l’indifférence la plus totale que des centaines de milliers, d’hommes et de femmes - voire des millions -, faisaient ce voyage à Jarnac depuis des années ; voyage en train, en voiture, en autocar, à pied, en auto-stop, à moto, à vélo, à dos d'âne et charrette à bras ! Ils venaient de toute la France, seuls ou accompagnés, en famille parfois... le dimanche ; d'autres d'Afrique noire, d'autres encore, du Maghreb, et tous sans exception y crachaient tout leur saoul avant de quitter le cimetière et la commune discrètement sans demander leur reste car, si tous avaient soutenu l’entartage des années 80 et 90 destiné aux facétieux et aux tartufes de la conscience humaine, tous étaient maintenant partisans d'une approche plus radicale.

     

                  « Un crachat sur la tombe de celui qui a démissionné devant les puissances de l’argent et de la guerre, et ce faisant… a abandonné l’idée que l’on se faisait de la Gauche ? » me suis-je aventuré à suggérer à l’un d’entre eux…

    D'un simple regard, un jeune homme acquiesça.

     

                   « Cent crachats sur 60 ans d'une vie politique au cours de laquelle on s'épuisera à chercher ne serait-ce qu'un seul acte courageux ? »

    Et puis encore...

                     "Mille crachats sur la sépulture de celui  qui a fait d’une gauche dite de gouvernement  un beau tas de lâchetés munichoises ? Vraiment, on ne peut pas cacher d'où l'on vient : après la Francisque !...» 

                      "... et mille autres crachats pour avoir instrumentalisé un parti, le FN, aujourd'hui RN, mettant ainsi fin à tout espoir d'alternative politique digne de ce nom ?" ai-je surenchéri…

     

    On me fit "Oui" de la tête ; une jeune femme, jeune et bien mise ; très femme au demeurant.

     

                     « Des millions de crachats pour nous avoir tous livrés en pâture, traité après traité, à une Europe et à une Allemagne qui n'ont jamais fait qu'un seul choix depuis Maastricht : celui d'un moins-disant social, culturel, intellectuel et moral ? »

    Pareillement, cette suggestion recueillit la même approbation mais d’un vieillard cette fois-ci ; un vieillard encore vigoureux de cœur et d’esprit.

     

                 Pour mon information, dans un souci d’exhaustivité qui l’honore, la gardienne a tenu à mentionner la présence d’un crachat dit « rectal » : assurément, la nuit, on fait le mur ; et au petit matin, on trouve les lieux souillés ; l'urine aussi semble y avoir trouvé toute sa place auprès de ce caveau. Inutile de préciser que la coupe était vraiment pleine pour cette gardienne de cimetière reconvertie malgré elle en Madame-pipi. « Ce n'est plus une sépulture mais une porcherie ! Et quelle porcherie ! Même les chiens viennent y faire leurs besoins ! Y'en a trop ! Ca va trop vite aussi ! Aussitôt nettoyé, aussitôt souillé ! Ils sont trop nombreux ! Et ça n'en finit pas ! Et cette odeur ! Ah ! Cette odeur, mon Dieu ! »

    Urine, excréments…cette odeur qui n'avait pas cessé de m'indisposer tout en me guidant, m'ouvrant pour ainsi dire la voie, c'était bien évidemment l'odeur du fumier ; ce qui explique un centre ville désert : les habitants de Jarnac se terrent chez yeux tout en se bouchant le nez depuis des mois sans doute.

    On ne le dira jamais assez : si d'aucuns meurent d'une mort qui les illuminent (Jeanne d'Arc, Hugo, Jaurès, Jean Moulin...), d'autres crèvent d'une mort qui n’a rien à envier à celle des rats quand ils descendent le fil de l'eau, le ventre à l'air, accompagnés d'une nuage de mouches et d’une odeur qui ne trompe maintenant plus personne. Terrassés d’effroi, un seul recours alors pour les croyants : se signer au plus vite. Pour les autres...

     

    *** 

     

                  En quittant les lieux, sur le chemin du retour, crachant tout du long (ne voulant pas être en reste, et puis... juste pour être sûr !), comme je rentrais à l'hôtel, une certitude est venue et ne m’a plus quitté : après Saint-Jacques-de-Compostelle, Lourdes - d'autres mentionneront la Mecque -, ce sont bien avec le pèlerinage de Jarnac ainsi qu'avec tous ces crachats-là qu’il faudra désormais compter ! Oui ! Chers frères et chères soeurs ! Notre salut à tous viendra de lui, et de lui seul ! De ce crachat car c’est toute notre dignité d'hommes et de femmes que l’on retrouvera alors à Jarnac, pour y être allés, et plus important encore, pour y avoir craché tout notre mépris et notre colère, et puis aussi... la gorge en feu, la gorge desséchée, pour en être revenus assoiffés de justice, le coude bien haut ! 

               Alors oui, Jarnac ! Cinq minutes d'arrêt.

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                     S'occuper de la matinée qui se lève, chaque matin, ou bien, rêver de changer le monde ?

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  • Elections européennes: quand l'UPR fort de son score de 1.17% hurle "Victoire !"

     

     

    upr élections européennes 1.17%

                                           Sur le site de l'UPR le soir des résultats 

     

                  Comment  hurler victoire dans la défaite, voire la déconfiture... pour ne désespérer les adhérents, militants et autres sympathisants de cette Union Populaire Républicaine.

     

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                   Bien que nous soyons nombreux à souhaiter la chute de l'U.E pour mieux retrouver notre Europe à tous, ses peuples, ses nations, sa civilisation, ses cultures, son contrat social, en France plus particulièrement, celui du CNR....

    Et alors que l'UPR, cette Union de conférencier, Union qui n'a aucun sens politique, est la seule à proposer une sortie sans condition de l'U.E et de l'Euro-deutschmark, force est de constater pour mieux le déplorer que le staff de ce parti, François Asselineau en tête, ne semble toujours pas comprendre qu’en politique, il ne faut jamais dire ce que l'on compte mettre en oeuvre une fois élus ; en politique, on ne fait pas campagne sur ce que l’on cache et qui doit être caché, jamais ! Car, l'art de la politique, c'est aussi et surtout l'art de taire ce qu'on "mijote". 

    D'autant plus que c’est bien ce à quoi il nous est donné d'assister depuis le quinquennat de Jacques Chirac : souvenons-nous de sa campagne sur " la fracture sociale" pour mieux, une fois élu, ignorer totalement cette fracture ;  car, tous comptent bien revenir, peu ou prou, sur  leurs engagements de campagne mais tous se gardent bien évidemment de nous le faire savoir.

    Qui a dit : "Les promesses n'engagent que ceux qui y croient ?"

    L' efficacité de ce principe de base n'est plus à prouver (1). 

    En politique, en revanche, on se doit de faire campagne sur ce qui vous permet d'être élu ou, le cas échéant... sur un programme qui vous permet de réaliser un score honorable qui ne démobilise pas vos troupes ni ne vous mette financièrement en danger comme pourrait le faire un score qui n'ouvrirait pas droit au remboursement des frais de campagne.

     

                   Avec une abstention chronique chez les classes populaires qui s'élève entre 40 et 70% (selon les scrutins)... seules les classes moyennes et les classes supérieures font quasiment le plein des voix à chaque scrutin ; aussi,  le "marché" de la politique, c'est bien chez ces classes-là qu'il se trouve car ce sont elles qui font et défont les majorités et les carrières.

    Or, proposer de quitter l’Euro et l’U.E à ces classes moyennes et supérieures qui ont encore quelque chose à perdre et à préserver... c’est un peu comme si vous leur demandiez à tous de jouer au casino leur avenir et celui de leurs enfants par la même occasion.

    C'est bien ce que MLP a fini par comprendre ; et c'est la raison pour laquelle le RN a renoncé à faire campagne sur un retrait de l'U.E même si cet engagement  n'avait rien de contraignant ; il s'est agi d'un engagement purement démagogique car le RN ne peut pas raisonnablement espérer occuper un jour l'Elysée ; et quand bien même, ce parti et son personnel n'ont pas "la carrure" pour négocier une sortie qui signifierait la fin de l'U.E.

    Quant aux classes populaires qui n’ont plus grand-chose à perdre ( salariés au SMIC horaire, artisans et commerçants sous statut auto-entrepreneurs, chômeurs, retraités pauvres, locataires du RSA) , pour ces dernières, François Asselineau demeure un « candidat technique, trop technique » ; et la technique en politique, ça vaut pas tripette en terme de résultats. 

                       Doit-on pour autant  prendre la peine d'écrire que François Asselineau ne sait pas se vendre auprès de ceux qui n'ont rien à perdre - les classes populaires ? Que son discours est seul compréhensible (techniquement parlant) qu'auprès des classes moyennes  - dans la tranche plutôt supérieure - et au-dessus, avec comme résultat : niet, niet et niet à la sortie de l'U.E ? Assurément !

                      C’est donc là le drame de l'UPR, qui ferait bien, même si c’est trop tard puisqu'elle a dévoilé son jeu, tout son jeu et qu'elle n'en a pas d'autre, de changer de conseiller en communication car, là encore, force est de constater que son discours autour de son programme a la fâcheuse habitude de s'adresser à ceux qui ne prendront jamais le risque d'une sortie de l'U.E et qui, par voie de conséquence, ne voteront jamais en faveur de l'UPR... à moins d'une crise majeure dont l'U.E n'aurait pas su nous protéger ; une crise qui toucherait de plein fouet les classes moyennes qui se verraient alors menacées d’un déclassement sans précédent.

                      L'UPR, cette Union populaire républicaine qui peine à trouver preneurs, est sans doute la seule union politique qui fait non pas campagne mais  bien plutôt... contre-campagne à chaque élection ; en effet, son programme et son discours la condamnent à ne jamais rencontrer l'assentiment ni le soutien de son électorat-cible ;  un électorat pour lequel l'UPR représente un véritable repoussoir, une prise de risque dissuasive.

                     Aussi, indépendamment du fait qu’en politique il ne faut jamais dire ce que l'on compte mettre en oeuvre une fois élus, il est bon de rappeler que toutes les élections passées ont confirmé le fait qu'il n'y a décidément pas de carrière politique, médiatique ou autres, pour ceux qui menacent l'U.E et sa monnaie. 

                     Et c'est bien cette réalité-là qu'il faut apprendre à contourner ; ce qui implique le fait d'être à terme capable de provoquer la chute de l'U.E sans pour autant ameuter sa cible électorale à chaque scrutin ; une fois élu, une fois dans la place, on doit, en revanche, oeuvrer à réunir, exigences après exigences, toutes les conditions qui ne peuvent que remettre irrémédiablement en cause la survie de cette U.E (2) car, pour précipiter la chute de cette U.E, c'est à propos de sa survie qu'il faut négocier jusqu'à provoquer sa mort une fois vidée de son objet, de sa raison d'être au monde - un monde au service d'une guerre de tous contre tous -, une fois saignée à blanc techniquement, idéologiquement et moralement.

                    Tous les espoirs sont donc permis puisque la France est  bien la nation européenne, sans doute la seule pour l'heure, capable d'un tel rapport de force. Reste à trouver les stratèges et les tacticiens capables d'investir la place suite à une victoire électorale pour s'empresser de mener à bien ce projet tout en étant disposés à oeuvrer, forts de leur engagement, pour la liberté et la justice des conditions d'existence de chacun d'entre nous sur le Continent européen, notre patrie, notre seule patrie car nous n'en aurons jamais d'autre, sinon... apatrides, humiliés et vaincus.

     

     

    1 - Rien de "véreux" en cela. Seul ce qui est véreux et qui est caché, l’est ; et ce n’est pas parce que ça l’est le plus souvent que le fait de cacher ce qu’on « mijote » serait moralement indéfendable, malhonnête ou véreux. Tout dépend de qui vous voulez vous cacher  ( et quoi)... cacher ce que vous mijotez : de vos électeurs ou d'un système bien plus puissant que tout s’il est attaqué frontalement.

    Rappelons quelques fondamentaux. La politique, c’est la guerre. L’ennemi  n’est pas la gauche pour la droite et la droite pour la gauche, ni le candidat d’en face ou d’à côté... l’ennemi c’est vous, c’est moi, c’est nous tous qui votons ( c’est pour cette raison que le système chérie ceux qui s’abstiennent ; ceux qui se retirent du champ de bataille) ; l’ennemi c’est l’électeur avec son bulletin de vote dans la main.  Pour tout candidat l'électeur est l'ennemi car c'est le danger. Or, puisque la politique, c’est la guerre, il ne viendrait à l’idée d’aucun candidat de nous dévoiler son plan de bataille pour nous battre, nous forcer à nous rendre ou bien encore, nous forcer à déserter le champ de bataille, à savoir : neutraliser notre esprit critique, nous déconsidérer, nous flatter... sur tel ou tel front avec telle ou telle arme ; c’est la raison pour laquelle, tous cherchent et réussissent à tromper l'électorat... parce que tout candidat est en guerre contre un électorat de 47 millions d’ennemis potentiels, tous susceptibles de ruiner ses chances de carrière.

    Or, il se trouve que depuis 1983, il n’y a pas de carrière politique pour quiconque ferait campagne  contre l’U.E et sa monnaie porteuses d’un projet qui ne propose certainement pas moins de précarité, moins de pauvreté, plus de liberté et de démocratie, un système de santé et d’éducation performant pour tous... etc...

    Aussi, force est de mentir pour gagner.

    La « méthode Macron » qui consiste à insulter les électeurs réfractaires des classes populaires, à les déconsidérer, à les humilier, n’a qu’un but : les dégoûter de la politique et des urnes ou bien les envoyer chez RN : "Tais-toi, reste chez toi ou va donc voter RN ! ". Macron sait que l’ennemi c’est cet électeur et pas le RN qui est son allié objectif ; un RN qui n’a qu’un souci : sa santé financière et donc, sa performance électorale garante de cette santé. Le RN n’a pas vocation à occuper les lieux fantomatiques du non-pouvoir. Ca aussi, Macron le sait. 

     

    2 - Comme par exemple, lancer, contre toute attente  - car on n'y trouvera aucune mention dans le programme qui a raflé la majorité des voix -, un référendum "Pour ou contre la sortie de l'U.E" avec, en appui, une campagne référendaire très courte et biaisée en faveur de la "sortie". L'abstention s'évanouirait alors ; les classes populaires et les petites classes moyennes (ultra-majoritaires) viendraient ainsi balayer un électorat composé des classes moyennes supérieures et des classes supérieures tout court, de tous les âges, garant de la pérennité du système depuis 40 ans.

    Dans mon commentaire, je ne m’adresse pas seulement à l’UPR qui est un parti tout nu, à poil, un parti qui n'a rien caché et qui ne cache rien et pour lequel aucune volte-face n'est donc possible : il a tout dit, tout, tout de suite. Il n’a pas d’alliés, n’en cherche pas, n’en veut pas. Comment alors voir, entrevoir quoi que ce soit en ce qui le concerne ! Si tous peuvent survivre et « se survivre » à 1.07 parce qu’ils en ont la volonté, ils n’ont sans doute rien à redouter sinon qu’eux-mêmes.

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  • Elections européennes : Macron ré-élu en 2022

    élections européennes - les résultats : Macron ré-élu en 2022

                    Bien que la participation soit en hausse d'un peu plus de 7 points comparée à 2014, dans ces résultats, on peine à voir ce que l'on pourrait appeler "l'effet Gilets jaunes" ? Où donc s'est-il manifesté ?  Le RN fait un score identique à 2014 ; les Ecolos continuent à siphonner ce qui reste du PS, Macron maintient son score du premier tour à l'élection présidentielle grâce à une désertion massive du camp LR en sa faveur.  Dans tout l'ouest parisien, le score de Macron s'élève entre 38 et 48% des suffrages. 

    Il serait donc là, l'effet Gilets Jaunes ? 

    La question demeure.

     

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                    C’est une erreur de penser que le monde d'aujourd’hui est là pour toujours. Sans doute que dans 20 ans rira-t-on à gorge déployée de cette U.E et de ses prétentions prédatrices sur les Nations européennes.

     

    ***

                  Nombreux sont ceux qui attendaient une défaite franche et incontestable du camp Macron avec cette élection européenne. Or, cette défaite n'est pas venue. Ce plébiscite anti-Macron qu'aurait dû être cette élection a bel et bien avorté.

     

    Résultat de recherche d'images pour "macron vainqueur"

    Pire encore...

    Avec ce face-à-face Macron-Lepen - face-à-face que LREM ne manquera pas d'exploiter jusqu'à en abuser pour les 3 années à venir -, le candidat de l'Oligarchie, de la Haute fonction publique - Bercy en particulier - et des médias est assuré de remporter la prochaine élection présidentielle... certes, avec une abstention sans doute à la hausse au 2è tour en 2022... en comparaison avec 2017 ! Mais n'empêche, Macron (ou un autre si le "système" estime que Macron n'est plus présidentiable d'ici là) est assuré d'un duel qu'il ne peut pas ne pas gagner.

    A ce sujet, on ne cessera jamais d'aller cracher sur la tombe d'un François Mitterrand qui a verrouillé  à double tour la 5è république et tout espoir d'alternative politique digne de ce nom - son seul et unique legs -, en offrant une tribune au FN, aujourd'hui RN, tout en réunissant toutes les conditions sociales et culturelles à son développement, dans le but de neutraliser tout adversaire, hier de droite, aujourd'hui de gauche.

    Qu'à cela ne tienne !

    Election après élection, force est de continuer d'affaiblir Macron aux fins de le délégitimer, lui et son mouvement et faire en sorte de rendre "une copie électorale" qui soit ingérable par le système ; seule condition pour une crise de régime majeure qui provoquera inévitablement une refonte totale de notre constitution et de nos institutions avant... la chute de l'U.E et le retour à notre Europe à tous : celle des peuples, des nations, de son histoire, de sa civilisation, de sa culture - ses cultures ! - dans toute sa diversité. 

                      Aussi, l'abstention n'est pas de mise ; demain plus qu'hier. Et nous devrons prendre nos responsabilités car, une abstention à une élection quelle qu'elle soit qui se situe entre 20 et 25% est sans doute inévitable ; en revanche, une abstention à 50% et plus... telle que ce scrutin-ci nous le laisse une nouvelle fois entrevoir pour demain, est inacceptable ! 

                               ... c'est lâche et immature : c'est tout simplement irresponsable. D'autant plus qu'il ne s'agit pas de n'importe quelle abstention ; il s'agit bien de l'abstention massive d'une classe, la seule capable de créer par son vote, une crise de régime : la classe populaire ou bien plutôt... les classes populaires : artisans, commerçants, auto-entrepreneurs, salariés au SMIC horaire et retraités dans la pauvreté. 

     

    ***

     

                       ll est clair, néanmoins, que les urnes seules ne viendront pas à bout  de l'U.E et de ce poison qu'est le néo-libéralisme ; il faudra continuer d'occuper et les urnes et la rue, et les ronds-points et les réseaux sociaux dans notre dénonciation sans relâche d'un projet scélérat : déclassement pour tous, pauvreté pour une partie croissante d'entre nous.

    Les classes moyennes ont bien tort de penser qu'elles doivent assurer par leurs votes la survie d'un système pourtant à bout de souffle dans le seul but d'éviter une crise de régime car, la prochaine crise financière à venir risque bien de nous mettre tous d'accord sur une chose : le mondialisme, c'est la guerre contre la prospérité et la sécurité ! 

                     Car, seul ce qui est proche vous protège et vous sauve. 

     

    __________________

     

    P. S :  en ce qui concerne ces députés européens écolos, français en particulier, qui pensent être arrivés alors qu'ils ne sont même pas encore partis, députés gringalets sans métier (et sans doute sans diplômes dignes de ce nom) qui n’ont jamais travaillé… c’est sûr, nous tous nous les voyons bien sauver la planète, les deux fesses posées sur leur siège de député européen, occuper à croiser le fer avec le mondialisme, la Banque, Wall-street, les multinationales de l’armement et de l’agro-alimentaire !

    Que les choses soient claires :

    Jamais nous n’avons prétendu qu’il était préférable de travailler chez Bricomarché à 800 euros par mois que d'être député européen !

    Jamais nous avons dit que la soupe du parlement de Strasbourg, en milliers d’euros mensuels, n’était pas bonne et que celle des restos du coeur est bien meilleure !

    Tout ce que nous affirmons, parce que c’est un fait, c’est que tous ces députés écolos n’ont aucun pouvoir ; tout comme leurs collègues tout aussi gastronomes et gourmets qu’eux !

     

    Pour prolonger, cliquez : En finir avec les appels à l'abstention

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  • Invalides, le 14 mai 2019 : Président de trop, discours de trop… se taira-t-il enfin ?

     

    macron cérémonie hommage invalides le 14 mai  2019

    hommage pierrepont.jpg

     

     

                    Il est vraiment regrettable que les locataires de l’Elysée dits « Président de la République » qui se sont succédé, qui se succèdent, Macron en tête, et se succéderont, aient pu penser, hier, aujourd’hui comme demain, qu’ils sont autorisés à commenter avec force discours, le sacrifice de deux militaires de l’armée française dans le cadre d’une opération qui a pour objectif la libération d’otages avec une prise de risque optimale,  celle de la mort.

    D’autant plus regrettable, que depuis de nombreuses décennies, on cherchera en vain un locataire de l’Elysée capable d’un tel engagement, même à moindre frais, beaucoup moins encore, envers ses compatriotes ; ambition politique - inénarrable représentation d’un show-médiatique de faux-semblants, ceux de l’impuissance et de l’absence et de courage et de convictions -, oblige !  

    Cette proximité entre un locataire de l’Elysée (dit « président de notre République) qui ne sait pas se taire et les cercueils de ces corps maintenant sans vie, acteurs d’un sacrifice sans porte-voix, nocturne et silencieux, loin des regards et du spectacle de la guerre, a quelque chose d’indécent, de laid, d’insultant et de sale ; pour un peu, un véritable outrage, comme une injure au courage… à son évidence, à son authenticité… sans gain ni arrière-pensée carriériste aucune.

    Car enfin, pour la liberté et la justice de qui ce locataire de l’Elysée ( et ses prédécesseurs.. à l’exception d’un Charles de Gaulle qui n’a jamais fui le combat des armes ni le risque politique susceptible de mettre fin à son engagement) serait-il prêt à sacrifier quoi que ce soit ?  

                    Drapeaux en bernes, portraits de nos deux soldats membres d’une armée dédiée (quoi que l’on puisse dire) in fine à la protection des intérêts des multinationales françaises en Afrique et ailleurs, Macron tout comme ses prédécesseurs, n’a pas perdu de temps : oiseau de proie déjà juché sur son perchoir, sans doute dans l’espoir d’arracher (de la leur voler) un peu de la superbe de ces deux hommes qui n’ont rien à envier à qui que ce soit, côté courage et compétence,  Macron se sert au passage.

    S’essuyer les pieds quand la boue sous les souliers pèse, tel un boulet, son poids de servitude, de renoncements et de turpitudes de toutes sortes sur le dos des Peuples,  il faut voir et entendre comment tous s’y précipitent, s’y frottent, s’y collent - s’y vautrent, dans ces hommages, ces commémorations du sacrifice des autres, toujours les autres !… sans doute dans l’espoir d’en sortir un peu moins sales.

    De là à penser que ces deux militaires laveraient plus propre et plus blanc quiconque se penche sur leurs cercueils…

                   Tantôt  cynique, tantôt franchement incompétent, trop souvent sans courage ni honneur dans une dégénérescence boueuse de l’esprit propre à ceux qui ne craignent rien ni personne, chiures et urine de la politique à propos de laquelle on ne cesse de déplorer que le fait que l’on ne puisse plus l’écrire sans hésitation en lettres capitales, et dont les promesses de la majorité de ses membres n’engageant que ceux qui ont la naïveté d’y croire alors que celle du soldat, une seule d’entre elles, n’est pas négociable puisqu’elle l’engage totalement au péril de sa vie et au désespoir de sa famille lorsque la mort vient le frapper dans le cadre de cette promesse d’engagement total…

    Pour sûr, la présence et les discours de tout un personnel égout de la politique couvrent d’opprobre depuis de nombreuses années toute cérémonie qui se rapporte à une action individuelle ou collective à caractère exemplaire car sacrificielle. Aussi, nous tous serions bien avisés de détourner et le regard et l’ouïe, à regret néanmoins, quand le moment viendra, car ces hommes morts pour éviter que la grande faucheuse notoirement insatiable ne frappe la vie des autres,  méritent que seuls soient autorisés à prendre la parole leurs frères d’armes ( rien à voir avec des généraux absents, déjà à la retraite le jour de leur nomination) ainsi que leurs proches.

     

    macron cérémonie hommage le 14 mai 2019 invalides

                         Président de trop, discours de trop… se taira-t-il enfin ?  

     

                   Mais alors… que tous ces Tartufes de l’engagement, adeptes indécrottables, dans leur action, de la fausse-couche et de l’avortement politiques, quand il ne s’agit pas d’infanticide, que tous se retirent et laissent le brave, hardi et fier, franc comme l’or qui, chauffé à blanc, viendrait irriguer les sillons d’une probité à toute épreuve, se recueillir auprès des corps de ces deux soldats dont on se gardera bien de s’approprier le sacrifice car il est le leur seul ; et que la présence du locataire de l’Elysée, si elle doit s’imposer, soit celle du silence, de l’immobilité, d’un regard baissé, intimidée par la bravoure qui gît là tout près, dont il se sait, dont on le sait, dépourvu comme tous ces prédécesseurs et successeurs car demain n’est plus un autre jour ; non ! assurément non ! Demain c’est encore hier et aujourd’hui qui ne cessent de s'étendre et dont les affres n’en finissent pas de salir et de miner les âmes les plus droites et les plus téméraires.

                  Oui ! Qu'il se taise donc ce président de l'infortune, ce gringalet sans passé, entièrement dédié à sa propre perpétuation, aujourd'hui ici, demain ailleurs, sans y être vraiment, jamais.  

     

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    Pour prolonger, cliquez : La malédiction Macron

     

     

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  • Macron : deux ans déjà !

    macron,notre dame de paris en feu,arc de triomphe gilets jaunes

    macron,notre dame de paris en feu,arc de triomphe gilets jaunes 

    notre dame en feu la flèche a sombré

    Photo FRANCOIS GUILLOT / AFP

     macron,notre dame de paris en feu,arc de triomphe gilets jaunes

     

     

    macron malédiction, arc de triomphe gilets jaunes

     

                      Aujourd'hui Notre-Dame en feu en pleine semaine sainte, après l'Arc de triomphe et Marianne, peut-on alors, doit-on évoquer une "malédiction Macron", ce mal-président, si mal élu, le président de trop d'une 5è République aussi discréditée qu’épuisée, dont il ne sortira plus rien de bon ?...

     

    macron,notre dame de paris en feu,arc de triomphe gilets jaunes

     

    la malédiction macron, arc de triomphe

     

                      Nombreux sont ceux qui ne manqueront pas de s’interroger d'autant plus que l'Histoire qui n’aime pas qu’on lui force la main, qu’on lui torde le bras, qu'on la méprise et qu'on la moque, ne manque jamais de se venger. En effet, la France, de par son rang, son rayonnement et son petit-peuple dont la classe politique et les médias ont cru pouvoir faire l'économie des années durant, méritait sans aucun doute, d'emprunter une autre voie sous la conduite d'un leader à sa hauteur.

     

    macron,notre dame de paris en feu,arc de triomphe gilets jaunes

    macron,notre dame de paris en feu,arc de triomphe gilets jaunes

    Une septuagénaire Gilet Jaune à terre : Geneviève Legay


     

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