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  • Dialogues désaccordés : Eric Naulleau seul et impuissant face à Alain Soral

    Billet de blog publié en 2013

     


    Naulleau Soral.jpg

                

    Si les imbéciles osent tout, et c’est d’ailleurs à cela qu’on les reconnaît… avec l'ouvrage "Dialogues désaccordés" sorti en 2013, (aujourd'hui interdit à la vente depuis 2016, sur le marché de l'occasion excepté : Rakuten, Amazon...), Eric Naulleau - ancien critique littéraire-éditeur, aujourd'hui animateur télé et football -, a pris le risque de monter sur un ring qui ne manquera pas d’exposer, dès le premier round, juste avant un K.O et la fin des hostilités faute de combattant, non seulement sa propre vacuité intellectuelle et autres insuffisances mais aussi, chez toute une frange dite « de gauche » qui se résume le plus souvent à un engagement auprès du PS et accessoirement aux côtés des Verts (ce qu'il faut bien appeler maintenant : la 2e droite), l’absence totale d’instruments et d’outils d’évaluation critique (1) d’une modernité pourtant mille fois passée au crible d’une lecture et d’une interprétation sans concessions, de Marx le prophète à Michel Clouscard le penseur prémonitoire au jugement sûr, sans oublier de faire un détour par Guy Debord dont les analyses n’ont fait que se bonifier au fil du temps, Jean-Jacques Rousseau couvrant d’une aile protectrice tout ce beau petit monde…

     

    Une frange indissociable des médias dominants  - médias qui n’ont pas cessé de sonner le glas de l’intelligence et de la création (2) depuis trente ans -, sous le haut patronage des procureurs d’un Parti dont le terrorisme d’une bien-pensance de tartuffe – terrorisme qui cache mal un abandon des classes populaires jetées en pâture à une autre forme de terreur, nommément… la jungle ultra-libérale -,  a figé les consciences, gelé les esprits, épuisé les personnalités, dompté les caractères, fait taire ceux qui hurlaient à la douleur,  jusqu’à la promesse d’un verdict de mort sociale contre quiconque refuserait de s’y conformer.

     

    Un tel coup porté à l’individu dans ce qu’il y a de plus imprévisible dans son développement et dans sa perfectibilité, individu qui sera toujours bien plus que ce qu’il croit savoir de lui-même qui n’est que ce qu’on aura bien voulu daigner lui enseigner et lui laisser espérer pour lui-même… un tel coup porté à l’intelligence, au courage et au talent est très certainement sans précédent dans l’Histoire.

     

    Et Naulleau, aussi fragile que soit sa position, aussi terne que soit sa personnalité et falot son esprit, à la fois victime et acteur, Naulleau, consciemment ou non, s’inscrit sans l’ombre d’un doute dans cette stratégie de « dynamique du déclin » - défaite et épuisement : épuisement dans le sens de « se vider » -, qui n’a qu’un seul objet : verrouiller toute remise en cause d’une organisation de l’existence qui, depuis trente ans, ne recueille plus l’assentiment de ce qui pourrait ressembler à une majorité  d’individus privés de citoyenneté : « Allez ! Par ici l’humain-marchandise et l’humain-optimisation des moyens de production planétaire ! Et que ça saute ! »

     

    Quant aux autres intervenants des médias, animateurs d'audimat à la césure publicitaire... à force de faire l’âne pour avoir de l’avoine ne finit-on pas bourricot ?

     

                Si la littérature auquelle Naulleau prétend consacrer sa vie peut aider à penser le monde tel qu’il est et tel qu’il a été, force est de constater qu’il semblerait que cette littérature soit impuissante à former des esprits affûtés, coupant comme des couteaux, tranchant comme des rasoirs ; une littérature d’une lucidité terrifiante  face à cet avenir qui nous guette et nous attend à tous les tournants ; d’où son déclin au bénéfice d’une écriture de l’anecdote et d’un quotidien sans passé ni avenir ; un quotidien absent de son propre présent pour s’en être retiré : il est vrai que la réalité intéresse les utopistes seuls ; de là leur désir d'en changer ; les autres l’ignorent pour mieux s’en accommoder.

     

    ***

                     

    Naulleau en entretien - autopsie d'un coma éthylique : la tension artérielle intellectuelle est basse, la fréquence respiratoire et la température analytique ne cesse de diminuer. Le coma éthylique de type "critique" nécessite alors une hospitalisation en urgence car il peut, faute de soins, provoquer un épuisement  proche de la connerie  ; épuisement aux lésions cérébrales quasi irréversibles".

     

                Dans cet entretien réalisé par le collectif "Les non-alignés", Eric Naulleau, tendu, le sourire crispé, le regard inquiet, tente manifestement d’assurer ses arrières et de verrouiller son avenir - pour peu qu’il lui en reste un après cette association lexicale de malfaiteurs qui ne manquera pas, et ne manque déjà pas, de susciter une indignation qui confirme, une fois encore, l’indigence morale et intellectuelle dans laquelle toute une classe médiatico-politico-intellectuelle a sombré (3); indigence à la racine de laquelle on trouvera, pour certains d’entre eux, des décennies de désintérêt, voire de mépris,  à propos de la question sociale, lieu de tous les dangers pour des esprits fébriles, apeurés, aux préoccupations principalement carriéristes et vénales.

     

    Jugez plutôt : pour Naulleau… à propos des évènements du 11 septembre 2001 : « Non vraiment, à moins de chercher la petite bête, tout va bien. Tout a été dit. Rien à redire. » En ce qui concerne Dieudonné : « Il me donne envie de gerber ». A propos de sa propre éviction de France 2 : «  J'ai beau chercher… je ne sais toujours pas pourquoi on m'a remercié. C’est arrivé comme ça sans doute.»

     

    Pour sûr ! Il n’y a pas de hasard car, aujourd’hui plus personne ne peut nier que tous ces avis aussi tranchés qu’automatiques, sorte de jugements-réflexes, sont bel et bien la véritable, la première et sans doute la seule condition sine qua non pour quiconque souhaite continuer de manger à la gamelle de l’audiovisuelle et des autres médias (radios, journaux, revues) ! Un Naulleau qui n'a rien oublié et qui a pris goût au caviar des années durant alors qu'il appartenait, grassement payé, au staff de l’émission « On n’est pas couché » de Laurent Ruquier (autre pilier de bar de l’audiovisuel, relève de Drucker ?) dans laquelle notre critique littéraire proposait le plus sérieusement du monde, et donc… sans rire, de défendre la littérature face à des auteurs-invités qui, pourtant, n’affichaient que rarement une ambition que l’on pouvait qualifier sans ironie… de « littéraire », jusqu’à s’acharner sur une pauvre Mathilda May et un Francis Lalanne qui n’avaient rien demandé (à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire)… alors qu’un Nabe, un Houellebecq, le dernier Le Clézio ou Queffélec sur lequel on n’en finit pas de bâiller ou bien un Sollers, un ouvrage de plus, sans intérêt, bâclé, vantard et paresseux, un Yann Moix courant après sa queue et un G. Dantec après une science fiction déjà passée et repassée, auraient quelque peu permis à Naulleau de sortir la tête haute d’affrontements aussi salutaires que fructueux, et les téléspectateurs plus avisés encore.

     

                 Aujourd’hui Eric Naulleau oeuvre avec Zemmour sur un canal de diffusion audiovisuelle plus confidentielle - Paris première ( Ah les médias ! Quand ça vous tient !) ; situation plus enviable que celle d’un d’éditeur plus intimiste, Naulleau lui-même... avant son incursion-intrusion dans les médias ; et pour rien n’arranger… un éditeur spécialisé dans la littérature d’Europe de l’Est, avec une préférence pour la Bulgarie ; pitance plus qu’incertaine donc puisqu’elle condamne Naulleau à vivre de subventions de l’Etat et des Régions en faveur du livre : aides à la traduction, à l’édition et à la diffusion.

     

    Pour revenir à cet entretien-vidéo, s'il nous est d’une utilité quelconque… il nous permet de présumer ceci : après cette interview, contrat rempli, Eric Naulleau sortira très certainement sain et sauf de cette publication avec Alain Soral ; publication casse-gueule pour quiconque souhaite éviter une relégation médiatique quasi automatique. Faut dire qu’il y a des expériences, culinaires ou non, qui sont irréversibles - un avant et un après -, car, une fois le caviar passé,  le pâté et les rillettes, voire même le foie gras, ont alors un sale goût : celui d’un retour à la case départ, à une petite vie, petite et terne. Aussi, il y a fort à parier que Naulleau n’ait aucune envie d’y retourner : la littérature est un vrai sacrifice ; et tout le monde n’a pas l’étoffe d’un martyr…

     

                  En revanche, Alain Soral sortira de cette association éphémère mais riche en enseignements, plus fort encore : ce qui n’est que justice. Puissante synthèse du système d'analyse soralien par l'auteur lui-même, cet ouvrage, à n'en point douter, récompense le talent, le flair, l’intelligence,  la prise de risque et des années de travail de lecture et de réflexion qu'un bannissement des médias a favorisés, alors que ces mêmes médias en ont épuisé plus d'un et lassé plus d'une, téléspectatrices et téléspectateurs confondus ; comme quoi, tout comme pour Dieudonné et tant d'autres, le bannissement est porteur de vertus insoupçonnables et surprenantes, le piège se refermant sur ses instigateurs ! Et l'on n'oubliera pas de s'intéresser à une hypothèse folle mais prometteuse d’un Julien Gunzinger avec ou sans conditionnel : « Les verges qu’il (Naulleau) tend à Soral pour se faire battre sont trop nombreuses pour être le fait du hasard. Naulleau est (serait-il – ndlr) le cheval de Troie de Soral dans le système (?). »

     

    Tout un programme ! Programme vaste d'une ruse d'une perversité déjà délectable.

     

    A suivre.

     

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    1 – D’où leur incapacité à tous à « affronter » Alain Soral.  On retrouvera la même impuissance face au FN. L’esprit humain, tout comme la nature, a le vide en horreur ; or cette bien-pensance et la soumission de tous les partis de gouvernement à la dictature d’une mondialisation qui n’est in fine qu’une guerre contre les salaires, les droits sociaux et démocratiques et la culture humaniste des Peuples d’Europe, ont créé un tel appel d’air que c’est à un véritable ouragan auquel on doit faire face - merci de vous reporter au billet de blog : Naulleau en promo

     

    2 - de Cyril Hanouna à Yves Calvi (d'une extrême à l'autre : de la bêtise et l'allégeance sans condition car on ne mord pas la main qui vous nourrit), en passant par Laurent Ruquier, Natacha Polony  et Aymeric Caron ; puis l’inénarrable Michel Drucker, le doyen des doyens, tout juste capable de parasiter, des années durant, la notoriété et la célébrité de ses invités pour assurer sa propre promotion et avancement de carrière : en effet, qui Drucker a-t-il sorti de l’ombre en 40 ans de Télévision, sinon lui-même ? Sa personnalité étant bien en mal de nous donner une raison, une seule, de vouloir l’en faire sortir autrement.

     

    3 Pierre Jourde  - ancien compagnon de route de Naulleau dans l'édition et la critique littéraire -, choisit dans son blog sur Bibliobs de botter en touche à propos de l’ouvrage Naulleau-Soral ; une fois encore, on assiste à la faillite de la pensée chez cette frange : cette fois-ci, il ne s’agira pas de journalistes ou bien d'animateurs de télé mais... d’auteurs sans lecteurs, mais néanmoins présents et actifs dans les médias dominants. Tout en recourant à l’insulte, Jourde préfère donc botter en touche mais pas n’importe comment ni n’importe où non plus puisqu'il choisit à dessein de se vautrer, tout se prenant les pieds dans le tapis au passage, dans la dénonciation hors sujet d’un « révisionnisme" qu'il prend pour un "négationniste" dont, pour son malheur, il ne maîtrise manifestement ni les tenants ni les aboutissants, et ce très certainement dans le seul souci de continuer de s’assurer la bienveillance de France Culture à son égard (entre autres médias), auprès de Finkielkraut en particulier, sans oublier des vacances tous frais payés à Jérusalem sous le prétexte de travaux de recherches au Centre Français. Et quand on sait ce qui se passe dans cette ville aussi sainte que convoitée mais… d’un appétit vorace - annexion des quartiers dits « arabes » et expulsions sans nombre par la puissance dominante, et sans partage, dans cette région, Israël pour ne pas la nommer, en violation de toutes les lois internationales -, c'est à se demander comment font des gens comme Jourde pour regarder ailleurs.

     

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    Alain Soral dédicace "Dialogues désaccordés" à... par kontrekulture

     

     

    Pour prolonger, cliquez  Le fascisme langagier ou la dictature d'une langue de bois paroxystique

     


        L'ouvrage "Dialogues désaccordés" au format PDF, cliquez ICI

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  • Humour, rire et justice

     

     

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              Sortie par effraction de toutes les impasses, hors de l’espace et hors du temps, dans une autre dimension, les mécanismes du rire sont complexes ; ils se dérobent à l’analyse exhaustive car avec le rire, le talent et le génie, il reste toujours une part d’inconnu.

    Le rire est magique d’une magie blanche et noire ; quand il est gris, le rire est retournement et détournement de l’insupportable même s’il en garde la trace et la marque car il n’oblitère rien, ne répare rien mais il permet de souffler un peu, consolateur, avant de côtoyer à nouveau des oppresseurs têtus et insatiables.

    Le rire est libération quand il met en scène un dépeçage des conventions, des hypocrisies et des machinations ; il libère l'esclave ; il permet de sortir de l’enfermement.

               Bergson disait : « Le rire n’a pas plus grand ennemi que l’émotion. Le comique s’adresse à l’intelligence pure ». Coeur de pierre donc, mais source d’énergie radicale, il est une ouverture sans précédent vers l’inouï, l’inédit et la liberté.

              Rire, humour… humour et rire, il arrive aussi que le rire rende justice à ceux qui en sont privés. Belle revanche des déshérités alors !

     

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                      Dieudonné, parce que... le plus talentueux et le plus courageux, sinon le seul.

    Un Dieudonné Spartacus du rire, là où l'humoriste, ainsi nommé, cesse d'être un esclave et ce faisant, libère tous les autres humoristes de la malédiction d'un humour tiroir-caisse, un humour de flagorneur, et pour voie de conséquence, un humour affligeant  comme tout ce qui rabaisse l'homme à ce qu'il croit savoir de lui-même, qui n'est le plus souvent que ce qu'on a daigné lui enseigner ou bien ce qu'on a souhaité lui faire espérer de lui-même et des autres.

     

    Pour prolonger, cliquez : Dieudonné, le Spartacus du rire

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  • Aimé Césaire, Le parti socialiste, la France et nous

    Billet de blog publié en 2014

     

     

                  « Les élus français, dont Ségolène Royal, demandent à ce que le poète martiniquais ait sa place au Panthéon. »

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    La gauche aurait donc proposé le Panthéon à Aimé Césaire !             

    Mais... de quelle gauche s'agit-il ?

    La gauche qui n’a eu de cesse de canaliser et de fédérer le ressentiment des laissés-pour-compte pour mieux s’empresser de l'exploiter à des fins électorales et seulement électorales ?

    Une gauche indifférente qui n’a rien résolu et qui refuse avec obstination de crever l’abcès de la question des français issus - pas seulement mais aussi - du colonialisme, de la traite et de l’immigration, tout en se désintéressant du sort qu’il leur est fait comparé à d’autres minorités et/ou catégories sociales.

    Ou bien, cette gauche qui s’est montrée incapable de rendre justice et d’accorder une vraie place à ce peuple de France qui n’a jamais pu ou su se rapprocher de la promesse d’égalité et de fraternité pour tous que la République française est supposée porter en elle, faute d’y être encouragés, aidés ou tout simplement, autorisés (sans oublier ce foutu travail qui, aujourd'hui, n’est plus là pour ceux qui n’ont jamais travaillé, et/ou ceux qui quittent notre Education Nationale sans qualification, sans formation, et nos Universités, sans les bons diplômes).

    Une gauche qui a joué l’épuisement et qui n’a pas d’autre issue à offrir à tous ceux qui remettent en cause les modes de fonctionnement, d’organisation et les grilles d’analyses de la République : une impasse en forme de cul de sac, le rejet et l'isolement avec pour seule consolation : un SOS racisme enfermé dans sa Tour d'Ivoire moralisante :dénoncer « les brûleurs de voitures » n'a jamais dissuadé qui que ce soit de les brûler. De même, dénoncer le racisme n'a jamais empêché qui que ce soit de s'y complaire.

    Après l'épuisement, le pourrissement qui donnera naissance au mouvement « Les indigènes de la République ».

    Nul doute ! Un job à plein temps avec retraite assurée, ce statut d’indigène auto-proclamé, avec ses officiels, ses titulaires et ses suppléants, sur le mode du "s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là", le discriminé développant une pensée discriminative à l'endroit de son discriminateur, jusqu'au rejet total, retrouvant ses plumes, ses peintures et son maquillage en bon indigène, fier et digne, alors que d'autres auront bougé et nous avec eux, et l'histoire aussi ; et le temps qui guérit bien des maux et vient à bout de bien des préjugés - évolution générationnelle et naturelle oblige ! Ce temps qui nous récompense de notre patience et de notre travail - pour peu qu'on s'y soit mis : travail sur soi, pour soi et les autres et avec eux.

    Et que dire d'un Dieudonné condamné à la surenchère permanente ; un Dieudonné qui n’a jamais cessé d’être le symptôme - comme des centaines de milliers d’autres avec lui - d’une maladie à l’origine de laquelle on trouvera un Etat et une classe politique incapables de nous proposer une France adulte, aux analyses honnêtes et courageuses, même au prix d’un froissement de l’orgueil national qui aurait pu donner lieu à un nouvel élan tout aussi national mais... fédérateur celui-là !

    Durant la période qui va de 1981 à 1995, on cherchera en vain des Rachida Dati, des Fadela Amara et des Rama Yade dans les gouvernements qui se sont succédés.

    Il faudra attendre un gouvernement de droite pour que les compétences de Madame Taubira soient reconnues, convoitées et sollicitées (parmi les candidats à la présidentielle de 2001, sans aucun doute... Madame Taubira était bien la meilleure, et de loin – souvenez-vous !)

     

    ***

    Dans les jours qui ont suivi le décès du poète - paradoxe suprême ! - c’est la droite qui adopte l’attitude, non pas la plus digne mais... l'attitude la plus honnête : profil bas et silence, laissant aux parents, aux proches d'Aimé Césaire, à ses administrés, à son peuple et à ses lecteurs le soin d’accompagner son départ.

    ________________

     

    Souhaitons que l’œuvre d'Aimé Césaire demeure irrécupérable ou bien, qu'elle le devienne ; aucune gauche ne pouvant prétendre se l’approprier, ni aucune droite, à bon compte et à moindre frais.

    Quant à réduire l’oeuvre de Césaire à l’anti-colonialisme...

    La domination, qui a toujours pour fin l'exploitation - exploitation intemporelle, sans visage, sans couleur et sans frontières - n'est-elle pas ce qui réussit le mieux à l'homme quand la nature et un savoir-faire éculé l'ont placé du côté de ceux qui ont le pouvoir d'ordonner et de contraindre ?

     

     ***

     

    On ne dira jamais assez qu'Aimé Césaire était loin de n’être qu’un poète anti-colonialiste même si son œuvre fait partie intégrante du patrimoine politique français.

    Une langue d’une invention égale à celle d’un René Char que celle d'Aimé Césaire ; René Char, une autre grande voix, résistante de surcroît, elle aussi... jusqu’à son dernier souffle.

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  • L'horreur médiatique avec Jean-François Kahn

     

     

                  
                   Quand JFK s'en prend, ou du moins, croit... s'en prendre aux médias dominants, médias de masse... c'est Papy qui fait de la résistance... avec des armes en plastique et des fusils painball face à un ennemi pourtant redoutable : les actionnaires des médias et l’Etat.

    Car, après Pierre Carles, Acrimed, et tout dernièrement, le sociologue allemand Niklas Luhman qui nous montre que les médias n’informent pas sur le réel mais le sélectionne par bribes et le fabriquent (à propos de Luhman, c’est ICI)… force est de constater que la dernière publication de JFK, "L'Horreur médiatique" (chez Plon, 178 p., 10 euros que vous n'aurez nul besoin de dépenser... rassurez-vous !) ne se donne les moyens de rien et sûrement pas de nous expliquer quoi que ce soit sur qui que ce soit.

     

    Quant aux exemples que notre papy a sélectionnés aux fins d'illustrer ce qu’il croit sans doute être une attaque sans précédent contre le mode de fonctionnement des médias…  - jugez plutôt : l'affaire Léonarda, l’affaire Clément Méric et l’affaire Abdelhakim Dekhar - le tireur fou -, là encore, force est de conclure que Papy Kahn prend soin de ne se fâcher avec personne… ses amis, collègues et autres compagnons de route d’une carrière médiatique à propos de laquelle il y a fort à parier qu'elle ne laissera aucune trace… ou bien alors… sous la forme d'une longue trainée de bave, celle d'un escargot qu’il aura été, long et lent à la comprenette.

                 En effet, tout au long de l'ouvrage, JFK évite de poser la question suivante : pourquoi les médias se refusent à toute analyse exhaustive pour une représentation objective, contextuelle et prospective des personnalités, sujets, catégories et pays suivants :

     

                 - Dans un premier temps : Poutine, l'Iran, le Hamas, Dieudonné, Mélenchon,Tariq Ramadan, Alain Soral, Hugo Chavez, Taddéï, les représentants syndicaux en rupture de ban et grandes gueules, les classes populaires, les rappeurs, les Musulmans, les femmes voilées, les économistes alternatifs, les partisans d'une autre Europe avec ou sans l'Euro, la critique de l'Otan, les anti-nucléaires (1)…

     

                  - Et dans un second temps :  - Pourquoi les médias ne s'autorisent plus aucune critique des USA et d’Israël ?

                                                           - Pourquoi les médias sont complaisants avec les Femen et impitoyable avec les représentants de "la manif pour tous" ?

                                                           - Pourquoi les médias refusent, à propos des conflits dans lesquels sont impliqués les USA, Israël, l'Arabie Saoudite et le Qatar, toute mise en perspective géopolitique, historique et économique qui prendrait en compte les intérêts de toutes les parties  concernées, du Liban à la chute du mur de Berlin, de la Somalie aux événements du 11 Septembre, de l'Afghanistan à l'Irak, la Libye, la Syrie et la menace qui pèse sur l'Iran... jusqu'aux derniers soulèvements de l'Egypte... quand on sait qu'en dernier ressort,  ce sont rarement les peuples qui décident de leur avenir mais plutôt les véritables protagonistes-instigateurs de tous ces conflits… car, se refuser à toute mise en perspective globale, c'est encore une fois prendre le risque de déconsidérer la profession de journaliste à propos de laquelle la rumeur va bon train : "Qu'est-ce qu'il y a de plus bête qu'un journaliste ? Un autre journaliste, grand-reporter de préférence !"

     

                A propos de toutes ces questions, nos réponses ne se feront pas attendre.

     

           Sont en cause...

     

                             1 - Les actionnaires de ces médias : la Banque, l’Industrie du luxe et de l’armement, tous voués, l'Etat compris, à la cause d’une mondialisation sans scrupules, sans honneur ni justice, dévastatrice des cultures, des peuples, des nations, des démocraties, des souverainetés, des régimes et de la moindre aspiration à plus de justice pour tous dans un environnement qui aurait pris toute la mesure de la nécessité de repenser la complexité du monde, pour mieux nous proposer un monde virtuel, sans altérité ni pluralisme.

     

                           2 – Les salariés de ces médias, plus connus sous le nom de "journalistes"… qui occupent ce qui n'est plus que des « jobs » dont on ose à peine montrer la feuille de paie, de honte et de peur du ridicule selon le principe suivant : « Dites-moi combien on vous paie et je vous dirai quelle idée on se fait de l’emploi que vous occupez ». Et puis, les gros salaires de «patrons de presse» qui, dans les faits, ne sont que des salariés sur-payés dont la tâche principale consiste à maintenir un statu quo autour du métier de journaliste : Laurent Joffrin qui vient d’être remercié par les actionnaires du "Nouvel Observateur" pour mauvais résultats, tout chef de vente qu’il était… et sûrement pas pour manquement à ce pour quoi il avait été embauché - "pas de vague, pas de vague, surtout pas de vague !" - était l'archétype même du salarié sur-payé pour veiller sur une omerta et sur un "politiquement correct" lucratifs certes ! mais déshonorants.

    Profession chaque jour humiliée : une formation au rabais, un statut précaire, pas de culture politique, moins encore… de connaissances géopolitique, philosophique et historique ; quant à l’économie… en dehors du crédo libéral voire ultra libéral... « le marché, tout le marché rien que le marché et Wallstreet !»… on déplorera une méconnaissance abyssale des  « théories de rupture économique » ; profession dans laquelle une soumission totale est exigée… sinon... c’est la porte et Pôle-emploi avec obligation de reconversion car la presse est un petit milieu ; on a vite fait d’être black-listé (2).

     

                             3 - La passivité des lecteurs car il semblerait que... très vite, tout abonné qui pense avoir trouvé son journal fasse rapidement le choix de se réfugier dans une acceptation quasi totale de ce qui lui est à la fois donné à lire et de ce qui ne lui est jamais donné à découvrir et à comprendre, sans doute dans le souci d'une tranquillité d'esprit et d'un meilleur confort mental car, il est vrai que rien n'est plus anxiogène que la dissidence quand on n'y est pas préparé soit en tant qu'acteur ou soit en tant que témoin-lecteur-téléspectateur.


    Surprenante la rapidité avec laquelle des lecteurs et autres auditeurs renoncent à chercher à savoir ce qu'ils ignorent sous prétexte qu'ils croient que leur journal ou leur radio leur dit tout ! Et comment tout esprit critique leur apparaît soudain comme une attaque frontale intolérable contre ce nouvel ordre médiatique auquel ils ont choisi de se soumettre. Il est vrai que le meilleur des esclaves est celui qui se passe lui-même la chaîne autour du coup avant de verrouiller le cadenas et de jeter la clé.

    Arrive alors la certitude suivante chez des lecteurs critiques et avisés : si d'aventure, un journaliste devait penser différemment, il ne pourrait à aucun moment l'écrire. D'où, les raisons du discrédit de ces médias (83% des Français ne leur font pas confiance) dont les propriétaires refusent que des points de vue divergents puissent s'exprimer au sein des rédactions car toutes doivent converger : du Nouvelobs au Figaro ; et c’est la raison pour laquelle tous vont et viennent d’une rédaction à l’autre ; il suffit de penser à un Franz-Olivier-Giesbert : il les a toutes faites !

     

              Sans doute dans le souci d'échapper à une mise en accusation redoutable, quasi mortelle professionnellement, commercialement et socialement  - à savoir : l'accusation de conspirationnisme contre tous ceux qui auraient la malveillance de voir un tout petit peu plus loin que le bout de leur nez et leur fiche de paie -, les rédactions demeurent comme pétrifiées et redoutent le faux pas, celui que leurs actionnaires et leurs alliés - la caste politico-économique et quelques leaders communautaires et d'opinions -, ne lui pardonneront pas.


    Et pourtant... souvenez-vous : il y a 40 ans, les "conspirationnistes" d'aujourd'hui portaient tout simplement le nom de "journaliste d'investigation". Mais alors... comment en 20 ans est-on passé d'un journalisme spécialisé et d'investigation à la parole d'experts à la solde des multinationales et des chancelleries, jusqu’à l’arrivée d’Internet qui permet aujourd’hui une prise en charge alternative de cette information qui n’est plus... car, n'étions-nous pas tous en droit d’espérer que les médias soient un outil dédié à la diffusion... à partir d’une actualité donnée, un fait de société, une préoccupation d’ordre politique ou économique, une question qui toucherait à l’éthique, de toutes les analyses disponibles émanant d'acteurs avisés et informés ?

    Ou pour le dire autrement : n'étions-nous pas tous autorisés à appeler de nos vœux des médias ouverts à tout ce qui se pense sur un sujet en particulier et pas simplement à ce que la rédaction du journal souhaite donner à penser à ses lecteurs car, à bien y réfléchir, les journaux indépendants financièrement (après tout, le groupe médias Lagardère est lui aussi financièrement indépendant !), sont libres de tout sauf de l’opinion de ceux qui les financent, lesquels sont à l’origine de tous les choix éditoriaux qui sont faits (3). Or, des choix éditoriaux n’ont jamais fait avancer l’information quelle qu’elle soit sur quelque sujet que ce soit car, si un journal peut être libre, il ne l’est sûrement pas de sa propre propagande – choix par avance biaisé donc parce qu’en faveur d'une information aux couleurs du drapeau de la rédaction du journal.

    Pour cette raison, l’avenir n’est pas à « une information libre » qui n’est qu’un slogan. Non, l’avenir est bien à toute l’information disponible sur un sujet donné ; une information qui, à un instant T, reprendrait toutes les analyses produites. Et cet avenir-là, qu’on le veuille ou non, souhaitable ou pas, c'est Internet et son temps réel qui l’a déjà sculptée et rendue quasiment inévitable.

     

                Aussi, le constat suivant s'impose, un rien terrifié : en l'absence d'Internet, force est de constater qu'il n'y aurait aujourd'hui plus aucun moyen de diffusion d'une liberté de penser qui ne doive rien à des médias sous influence et qui, pour leur déshonneur, ont réduit cette liberté à une peau de chagrin.

    Mais alors, est-ce à dire qu'il y aurait un ange qui veille sur nous ? Car si Internet permet encore la liberté d'expression, Internet, c'est aussi la balle qu'un système verrouillé à double tour, est encore capable de se tirer dans le pied, et ce à notre grande satisfaction.


                Décidément, personne n'aura ce qu'il veut ! Ni eux qui ne veulent rien pour nous, ni nous qui voulons tout face à ce rien qui nous est proposé, car Internet, aujourd'hui, c'est bien toute la mémoire du  monde ! Et moins on oublie, plus on se souvient... et plus on se souvient, plus difficile est le mensonge.

     

    ***

     

                Allez papy JFK... encore un effort ! Côté dissidence, t'y es presque même si... à des années lumière !

     

     

    1 - Ceux qui seraient tentés de penser qu'il manque MLP (Marine le Pen) à cette liste seraient avisés de prendre en compte le fait suivant : MLP est bien mieux traitée par les médias que Mélenchon pour la simple raison qu’elle est utile au PS qui, bon an mal an, contrôle le score du FN... contrairement à Mélenchon : son ennemi juré. De plus, on peut chaque jour faire le constat suivant : les médias ont bien plus de mépris pour Mélenchon d’autant plus que MLP remplit admirablement son rôle qui consiste à stigmatiser les Français issus de l'immigration maghrébine, les Musulmans et l’Islam... autres ennemis jurés de médias sionistes qui peinent à cacher un biais anti-Arabe et anti-Musulman.

     

    2 - Qui a dit : "Un bon et un vrai journaliste est un journaliste non pas mort mais un journaliste au chômage ou bien, un journaliste à la tête de son propre journal" ? A ce propos, on peut se reporter à la vidéo de Guillaume de Rouville : ICI

     

    3 - Il suffit de penser au dernier né (il y a cinq ans) : Médiapart, un journal dit indépendant... obnubilé par les effets mais absent sur les causes... et qui valide grosso modo tous les choix atlantistes de la France et de l'Europe ainsi que toutes les réformes sociétales du PS qui n'ont pourtant qu'un seul but : masquer la liquidation des droits sociaux et démocratiques, diviser le pays et continuer "de l'occuper" en alternance avec l'UMP pour le plus grand profit d'une l'oligarchie mondialiste auquelle tous sont redevables : carrière, niveau et qualité de vie.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Médiapart à cinq ans, un abonné témoigne

     

     

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  • Sommet de la Francophonie 2018 : plus ça change, plus... etc... etc....

      

    Ces voix que l'on étouffe, ici, là-bas et ailleurs...

      

      

                La révolte d'un Africain, Malick Noël Seck, membre du front national de salut public, exaspéré par une francophonie qui n'est que le bras armé de la Françafrique et une élite africaine tout au service des multinationales françaises : des autoroutes là où des hôpitaux sont attendus... des poulets d'exportation qui inondent le marché local contre l'indépendance alimentaire d'un pays, d'un continent...

     

    "Osons la dignité et la liberté !" lance Malick Noël Seck

     

     

    Un chef d'Etat salarié de l'entreprise France

     


     

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    Pour prolonger, cliquez : Françafrique

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  • Blanche Gardin : un humour pour rien ou pour si peu

     
     
                  De Blanche Gardin, nouvelle coqueluche féminine de la scène du rire, peut-on dire qu'elle est à l'humour chez les lectrices de "Elle" ce que JM Bigard est à l'humour chez celles de "Télé -7 jours" : un humour pour rien ou pour si peu ?
     
    Car, là où une grossièreté transgressive serait attendue ( à défaut d'un humour subversif d'activiste militante ; mais pour ça, encore faut-il être politisé ! ), c'est bien une trivialité vulgaire qui semble dominer : une faute impardonnable pour tout artiste, humoriste qui plus est, cette vulgarité qui est le plus souvent "de la grossièreté sans talent ni art".
     

                           
     
                   Privée de charisme ( aucune manière d'être ce qu'elle est... sinon dans " l'insignifiant" contrairement à disons.... une Foresti dont on peut penser ce que l'on voudra - n'empêche ! -, et dans les années 70-80... la remarquable Zouc), une mise en scène au panier (de son corps, de son visage... aucun accompagnement ni soutien de son texte excepté des bras qui brassent de l'air, maladroite), sans métier, difficile de ne pas voir chez Gardin la lycéenne de Terminale (privée de mecs dignes de ce nom ; par exemple : des mecs dont on n'aurait pas à se plaindre ; et de la pratique de la fellation non plus - 1),  occupée à faire rire ses copines pour compenser un manque d'audace relationnelle inter-sexe et d'aptitude et d'appétence pour les études ; une dissipée qui n'aurait toujours pas raccroché 20 ans plus tard ; rien de surprenant à cela cependant car, à faire l'intéressante, Gardin a tout simplement oublié de passer son BAC contrairement à ces mêmes copines qui, tout en couchant avec des mecs dignes de ce nom avec force fellation, n'ont pas raté cette épreuve déterminante par tout avenir académique.
     
    Humour sexué (préoccupations et points de vue féminins) - voire sexiste -, humour destiné à des femmes trentenaires (sans doute diplômées... même si d'universités médiocres, par opposition à la clientèle de caissières de supermarché de JM Bigard), se jugeant sûrement vigilantes et futées car conscientes bien que dépolitisées (2), Gardin est à l'humour ce que peut être un Philippe Katerine à la chanson ; et elle n'est pas la seule, lui non plus, hélas ; toute une génération aussi translucide que transparente qui n'a rien vécu, à qui l'on n'a rien donné à vivre non plus, et qui, par conséquent, n'a pour seule grille de lecture du monde et de son quotidien, qu'un nombril, un cordon ombilical mal sectionné gisant à portée de main dans une expérience de vie minuscule, sans profondeur ni hauteur ; d'où les thématiques abordés par tous ces humoristes sans histoire.
     
    Un vrai tour de force dans "l'inadéquat" cette nouvelle école du rire (majoritairement féminine) et de la chansonnette !
     
                    "Blanche Ariel Marie Gardin", c'est son nom ! Ou bien plutôt celui de ses parents. Ce qui confirme nos craintes : Gardin a rejoint le business-show (Pas de show si pas de business !) "en l'état" si l'on peut dire, brut de surcroît ; de sa chambre d'ado (attardée ?) à la scène : direct ! Sans transition, sans médiation, sans transformation (sans transmutation-transfiguration ?) et sans réflexion : qu'est-ce qu'un artiste ? Comment il se construit ? Qu'est-ce qui sépare l'artiste de son audience : celui ou celle qui fait et celle ou celui qui regarde faire ? Qu'est-ce que l'humour ? Qu'est-ce que le rire ? Sa finalité ? Son utilité ?
     
    Autant de questions qu'elle ne s'est jamais posée : ce constat est criant de vérité lorsqu'elle monte sur scène ; même si elle n'est pas la seule ; en effet, ils et elles sont des dizaines dans son cas ; ce qui en dit long sur leur ambition artistique à tous et sur ceux qui les pilotent.
     
    A ce sujet, Gardin ( et d'autres) pourra toujours se reporter à l'ouvrage suivant  : "Paradoxe sur le comédien" de Denis Diderot (ICI)
     
                             
     
                   ( de la part de Gardin on notera la lèche en faveur de ceux qui pensent que, bon an mal an, la liberté d'expression se porte bien  dans les médias dominants tout en apportant la contraction à ceux qui se plaignent d'une censure sans précédent dans ces mêmes médias (vidéo à 2.00) - au moins, Blanche sait-elle qui et quoi il faut craindre quand on veut faire son trou dans l'humour  ; on pourra néanmoins saluer sa petite pique à propos du cas "Polanski")
     
     
     
                    Culottée et transgressive Blanche Gardin ? En comparaison.. . un Gaspart Proust - autre humoriste politiquement-incorrect décidément très correct - pourrait paraître vraiment subversif dans le sens de : remise en cause de l'ordre établi, de tout l'ordre établi ; ce qui n'est pas le cas bien évidemment en ce qui concerne ce dernier : provocateur transgressif en pure perte pour tout le monde.
     
    Certes, on pourra objecter que Gardin aurait tort de bouder son succès ( un peu de notoriété et d'argent) : c'est vrai ! même si elle doit bien ignorer qu'elle entre dans la carrière avec un CDD en poche ; en effet, difficile de voir en Blanche Gardin entre autres, un potentiel laissant présager une longue carrière, pour ne rien dire de ceux qui font la pluie et le beau temps et qui décideront, un jour, qu'il est grand temps de passer à autre chose en ce qui concerne l'humour et les humoristes : on a pris, on jettera !
     
                      Rappelons toutefois que ce n'est pas la personne "Blanche Gardin née en telle année à tel endroit" qui est en cause mais ceux qui s'évertuent à nous faire croire que Blanche Gardin - et combien d'autres récemment ? -, c'est important : à savoir... Canal + qui, en 20 ans, a évacué l'intelligence, le courage et la subversion de toute ambition d'ordre humoristique. Canal +... l'humour merdique (dépolitisé et sans culture - les Nuls, Jamel Debouzze... humour collabo - 3 ) qui n'en finit pas de ruisseler sur deux générations...
     
    Merci pour l'odeur !
     
    Dans les faits, tous ces intervenants, leurs sketchs et autres chansons, n'auraient jamais dû quitter les chambres à coucher qui ont vus naître deux ou trois blagues pour les uns et deux accords de guitare pour les autres.
     
    Mais alors, qui les en a donc sortis, et pour quel dessein ?
     
    Les producteurs, les agents artistiques ne s'y sont pas trompés : ruiner à jamais tout esprit d'excellence et de courage au profit d'un projet qui aurait pour seule ambition : "Musique et rire mis à la portée de tous", public et artistes ?
     
    Il est vrai que cela fait 20 ans que l'on a autorisé le public à monter sur la scène... et pour quel résultat !
     
                       Si la jeunesse (même toute relative) est devenue un véritable naufrage et la vieillesse une calamité sociale et économique ingérable, pour toutes ces raisons qui en valent bien d'autres, Blanche Gardin, ses consoeurs et confrères (ainsi que leur public) sont plus un symptôme socio-culturel qu'un courant auquel l'on pourrait attribuer une quelconque valeur d'ordre artistique ! alors qu'il s'agit pour ces humoristes d'aller chercher dans le public une thérapie susceptibles de soigner les bobos de la petite enfance et de l'adolescence.... mais vingt ans après.
     
    Aussi, c'est bien un humour régressif qui nous est proposé ; un humour dépressif aussi qui rabaisse et vous rend plus faible encore ; un humour qui a pour seuls engagement... et position : celle du foetus suçant son pouce. Et c'est encore la même entreprise d'infantilisation qui se poursuit, et ce depuis les années 60 avec son consumérisme débilitant.
     
    Car enfin...
     
    Où est cet art qu'est le rire dans cette démarche de Gardin, consoeurs et confrères ? Parmi tous ces "comiques" où trouver un rire de résistance contre notre impuissance, un rire qui permet de reprendre la main et le pouvoir sur nos vies, où donc ? 
     
                      Tout comme pour la littérature ( Houellebecq), c'est la déprime, encore et toujours la déprime qui nous est servie. 
     
     
    1 - Gardin oublie de préciser que la vaste majorité des femmes sont incompétentes sur une fellation ; rien de surprenant puisque seules les prostituées savent y faire : normal, c'est leur métier. Pour ce qui est du cunilingus, même constat du côté des hommes : seules les lesbiennes sont compétentes pour des raisons évidentes.
     
    2 - A propos de son mini-sketch sur "la merde à la télé", Gardin se garde bien de mentionner les émissions, les producteurs et les animateurs concernés.
     
    En ce qui concerne son traitement des réfugiés, là encore Gardin se dégonfle : le politiquement-incorrect ne consiste pas à dénoncer la xénophobie mais ceux qui sont responsables de la destruction de toute une région (depuis 2001) avec pour conséquence des millions de morts et de déplacés : Bush junior, Obama, Cameron et Sarkozy (Afghanistan, Irak, Syrie et Libye) pour le plus grand bénéfice de trois Etats voyous : USA, Israël et Arabie Saoudite.
     
                    "Allez, encore un effort Blanche : t'y est presque ! Mais ça va vite tanguer si tu t'y mets sérieusement ! j'espère que t'as le pied marin."
     
     
    3 - Debouzze qui dans ses sketchs n'a pas cessé d'incarner le petit beur menteur, voleur et inculte : merci pour eux !
     
     
     
                                             
                                                                             L'admirable Zouc
     
     
    Pour prolonger, cliquez : Rire, humour et justice 

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  • George Carlin : l'oncle d'Amérique de Dieudonné

                       Election américaine oblige !

     

     

                Décédé en 2008, à l'âge de 71 ans, George Carlin aura fait rire et penser, 50 années durant, des millions d'Américains et d'anglophones.

     

     

    Cliquez sur " paramètres" (settings) puis sur "subtitles" pour activer la traduction française


    "Ca s'appelle "le rêve américain" car, pour y croire, il faut être endormi".

     

    ***

     

     

                        Dans un monde où la bêtise et le mensonge sont rois, rien n'est plus drôle et plus terrifiante que la vérité.

     

    ***

     

                     Satiriste et polémiste d'origine irlandaise, George Carlin n'épargnera personne : Présidents, gouvernements et leur politique, la société moderne américaine, les religions, les communautés, les lobbies... il ne connaîtra aucun tabou, il s'autorisera tout ; il abordera tous les sujets sans retenue ni auto-censure.

     

     

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    Pour prolonger, cliquez : Les vidéos de George Carlin

     

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  • Liberté, liberté chérie !

     

    Sur toute chair accordée
    Sur le front de mes amis
    Sur chaque main qui se tend
    J’écris ton nom

     

    ***

     

                     « Mais par delà toutes ces catastrophes, on apercevait déjà, comme par anticipation, la fin du monde, telle que prédite » - Apocalypse de saint Jean.

     

                   La démocratie ce n'est pas un débat à la télé ou à la radio, pas une presse entre les mains de la banque et du lobby militaro-industriel, et sûrement pas les élections non plus depuis qu'il n'y a plus d'offre politique, les gouvernements étant prisonniers d'un carcan politique, économique et financier qui ne permet plus aucune rupture ni bifurcation. Il n'est donc plus question de faire des "choix de société" mais bien plutôt de se protéger de cette dictature qui, dans les faits, est une véritable muselière puisque ce carcan ne recueille aucunement le soutien d'une majorité d'Européens (entre autres populations).

    Pour cette raison, plus que jamais, la démocratie doit être la libre circulation des idées - dissidentes et/ou minoritaires de surcroît -, ainsi que le droit à l'opinion, à la critique et à une information honnête et indépendante pour le plus grand nombre ; et la défense de ce droit.

    Soutenir la liberté d'expression est un véritable engagement et un sacrifice (accepter ce qu'on n'aurait jamais osé ou bien désiré lire et entendre), car... il n'y a pas de liberté, il n'y a que des preuves de tolérance, tout en gardant à l'esprit que la liberté de parole de l'un est la garantie de la liberté de parole de tous.

     

                      La France est passée en cinq ans, dans le classement de Reporters sans frontières, du 11e rang au 44e rang de la liberté d'informer. Finira-t-on alors derrière la Chine ?

                    25 condamnations pour violation de la liberté d'expression... la France au 3e rang des condamnations loin devant la Russie à la Cour Européenne des droits de l'homme

     

     Aussi, qu'on ait donc la présence d'esprit de se poser la question suivante :

      

                    Qui aujourd'hui a besoin de la protection de liberté d'expression ? Qui aujourd'hui fait vivre notre démocratie  ? 

     Ceux-ci ?

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                  Pour certains d'entre eux, véritables épurateurs médiatiques et pourfendeurs impitoyables depuis 40 ans de toute pensée alternative d’où qu’elle vienne...

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    Sans oublier des pitres "humoristes" aux 4 minutes d’impertinence souvent sans lendemain - une diversion pour le sordide ordinaire de la ménagère de plus de 40 ans et autres adultes infantilisés et ados attardé(e)s ; la trivialité, la grossièreté, voire la vulgarité, prenant le plus souvent le pas sur une critique essentielle et frontale : qui fait quoi, où, comment, à qui et pour-quoi et pour le compte de qui ; un rire qui aurait de la suite dans les idées autre que le tiroir-caisse.

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                       Ou bien ceux-là ?

     

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                      Qu'il soit ici permis de rappeler que la société, ce n'est pas simplement l'économie et la répartition de richesses. Loin s'en faut. Ce qui fait le lien, ce qui fait société relève aussi de notre capacité à tous de dire et d'entendre la vérité ; ce qui implique aussi et surtout la dénonciation des mensonges et des manipulations.

     

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                     Si écrire, c'est dessiner une porte sur un mur infranchissable, et puis l'ouvrir (C. Bobin), l'humour doit aussi poser la question de l'action car le rire reste un mode de résistance d’une efficacité redoutable contre notre impuissance face à la tyrannie exercée contre le droit à une critique sans concession des mécanismes de domination et la diffusion d’une telle critique. 

    Quant à la transgression - transgression subversive -... un plaisir décuplé cette transgression piment d’une vie sociale qui, pour l'heure, crève lentement sous la chape de plomb d’un politiquement correct qui cache mal une débauche et une orgie de prise de pouvoir et d’intérêts sans nombre et sans précédents ! Et nous ne sommes qu’au tout début de ce disfonctionnement citoyen et démocratique.  

                    

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               Nul doute... le véritable enjeu aujourd’hui, en France, c’est la défense de la liberté d’expression ou bien plutôt, sa reconquête, et le soutien qu'il faut apporter à tous ceux qui font vivre cette liberté en lui assignant chaque jour de nouveaux défis, en repoussant toujours plus loin ses limites jusqu'au trouble, jusqu'au malaise, pour mieux ouvrir en deux, tel un éclair (Faurisson, Garaudy, Meyssan, Marc-Edouard Nabe), le ciel d'une pensée qui ne s'autorise plus rien, terrée et morte de trouille.

    Or, une liberté d’expression qui privilégie une expression qui est celle de tout le monde sur le fond comme sur la forme (colères qui ne sont le plus souvent que des sautes d’humeurs, indignations aussi partagées qu’intermittentes) n’est pas une liberté mais une dictature molle qui porte le nom de consensus jusqu'au jour où cette dictature qui n'ose pas dire son nom lève le masque : racket et procès en dommages-intérêts, calomnie, bannissement médiatique et intimidation physique.

     

    Etienne Chouard à propos d'une démocratie introuvable 

     

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    Au sujet des Etats-Unis, si on doit, en tant qu’Européens, avoir de sérieuses réserves quant au mode d'organisation de son existence, force est de constater toutefois que seul le Peuple américain parmi les Peuples d’Occident a réellement compris où sont les véritables enjeux pour l’individu et pour la société.

    Farouchement attachés au Premier Amendement de leur Constitution, âprement, ce Peuple a compris longtemps avant tout le monde, dès 1791, que la liberté d’expression est une et indivisible et qu'elle est bel et bien la première des libertés, et parfois aussi, la dernière : celle des déshérités. Alors qu'en France, il semblerait bien qu'on ne sache faire qu'une chose (1) : rejeter, bâillonner, censurer, stigmatiser, traduire devant les tribunaux la moindre tentative d'exercice de liberté d'expression politique et artistique (rappeurs, auteurs, essayistes, pamphlétaires, artistes de scène, syndicalistes, activistes)...

    Tous les médias, leurs producteurs et leurs animateurs, chroniqueurs et journalistes y contribuent, chaque jour, chaque semaine... radios, télévisions, journaux ; médias qui ignorent sciemment d'innombrables réalités et expressions culturelles, politiques et sociales.

     

                     

                            Réquisitoire implacable contre le "Charlie Hebdo" de Philippe Val

     


                         

     

    Henri Maler d'ACRIMED : observatoire critique des médias 

     

    1 - Seuls les imbéciles et les tartuffes ignoreront ceci :  tout comme Dieudonné et tant d'autres, aujourd'hui, Coluche et Desproges feraient l'objet d'une censure implacable.

    Ceux que l'on présente encore - Cliquez ...

    - Irène Frachon

    - Stéphanie Gibaud

    - Etienne Chouard

    - Jean Bricmont

    - Jacques Sapir

    - Frédéric Lordon

    - Michel colon

    - Pierre Carles

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  • Gaspard Proust ou l'apologie du "politiquement-incorrect" très très correct

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                        Contrairement à ce qui nous est donné à penser, à propos de ce qu’il est convenu d’appeler « l’humour politiquement-incorrect », Gaspard Proust occupe sans aucun doute la place de l’humoriste le plus correct qui soit  ; provocateur sans profondeur  à l’humour transgressif sans suite dans les idées et sans conséquence, petit blanc-bec blasé… très certainement de lui-même au premier chef, revenu de tout, en particulier de là où il ne s’est jamais risqué à mettre les pieds, Gaspard Proust demeure l’humoriste  le plus sur-évalué qui soit.

    Ne nous y trompons pas : Gaspard Proust ne dit pas tout haut ce que son public pense tout bas ; Gaspard Proust ne pense pas et c’est bien ça qui le rend si bavard. En effet, épater le bourgeois  - qu’il est par ailleurs -  semble être sa seule ambition ; sans doute cherche-t-il désespérément à se faire peur sans oser vraiment aller la chercher cette peur, la provoquer et lui faire face,  bien en face, toutes conséquences assumées car, manifestement, n’est pas Dieudonné qui veut ! 

    De plus, l’humour caustique, froid de Gaspard Proust n’est la mauvaise conscience de personne ; bien au contraire, il est la bonne conscience de son public qui sait, qui a compris, que « tout ça, c’est fait pour rire ! » Le pire des jugements  sur un humoriste car, même Coluche a fini par comprendre qu’il était temps de se décider à proposer un autre rire ou mieux encore : de ne plus rire du tout.

                    La transgression est foncièrement a-politique ; d’où l’erreur à propos d’un soi-disant « politiquement-incorrect » qui concernerait cet humoriste décidément très, trop propre sur lui ; c’est la raison pour laquelle la transgression ne sera jamais subversive ; elle ne crée aucun désordre ; et pour cette raison, elle ne menace aucun ordre.  Les médias…  aux ordres justement ! la quasi-totalité d’entre eux, d’habitude si prompts à crucifier les artistes qui refusent de se soumettre et d’obéir, surtout s’ils sont issus de la diversité ( comprenez : arabes ou noirs - les exemples ne manquent pas !) ne s’y sont pas trompés : ils l’autorisent à couler des jours paisibles ; ils lui accordent une paix royale ! Rien de surprenant à cela : l’humour transgressif de Gaspard Proust, c’est un humour sans mystère car c’est encore et toujours l’humour de l’ado qui a refusé de grandir - ado issu d’une bonne famille le plus souvent ; c’est aussi l’humour du cancre de la classe qui, pour exister, ou plus simplement…pour se faire remarquer, n’a de cesse de gâcher la sérénité de ceux qui ont compris très tôt ceci : sans travail et sans courage, rien de sérieux, d’important et de durable, ne peut être accompli. 

                     En conclusion… même provisoire, risquons ce parallèle : Gaspard Proust est à l’humour subversif ce que son complice… Frédérique Beigbeder est à la littérature (dans ce domaine, on remarquera chez lui une cohérence jusque dans le choix de ses fréquentations mondaines) : une très mauvaise idée ; et puis aussi, une mauvaise nouvelle de plus aux yeux de ceux qui placent le talent et le courage au-dessus de tout ; or, sans talent ni courage rien n’est possible comme on a pu le voir. 

                     Tout bien considéré, Gaspart Proust, c’est... prétention littéraire en moins, Desproges (1) une génération plus tard ; autre humoriste sans histoire, à la vie facile entre deux saillies drolatiques ;  et là encore, on pourra objecter : « Gaspard Proust ? Vous avez dit Gaspard Proust ? ………… Psst ! Même pas peur ! »

     

     

    1 - Un coup sur la gauche, un coup sur la droite ; un coup sur le populo, un coup sur la bourgeoisie, puis les Juifs… histoire de s’encanailler et de se faire peur. Dans son « en même temps » humoristique sur-écrit et laborieux, Desproges, c’était déjà Macron. 

    Ce qui manquait à Desproges, c'est le courage. Or, sans courage et sans sacrifice (carrière, argent, reconnaissance médiatique) rien d'important ne peut être accompli. Coluche dans sa dernière période sera plus près du courage et de la prise de risque ; Dieudonné sautera à pieds joints dedans : prise de risque total.

     

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  • Dieudonné, la France, le FN et nous : la volte face de l'humoriste

     

     

    Billet rédigé et publié en juin 2007 - Révisé en 2009

     

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                    Artiste engagé, humoriste talentueux, à force de se cogner la tête contre les murs d’une République qui n’a pas cessé de lui adresser une fin de non recevoir, Dieudonné semble s'épuiser à rendre les coups qu’il reçoit en exposant au grand jour les contradictions ou les hypocrisies de ses détracteurs et adversaires, parfois puissants et souvent de mauvaise foi.

    Cherchant désespérément à reprendre la main, Dieudonné semble opter pour une volte-face qui surprendra très certainement à la fois ses partisans comme ses adversaires.

    En effet, sous le couvert d’une affirmation d'indépendance d’esprit, loin des anathèmes, le ralliement de Dieudonné à Le Pen ressemble fort au coup de pied de l'âne de Dieudonné à cette partie de notre société qui n’a pas d’autre issue à offrir à tous ceux qui remettent en cause ses modes de fonctionnement, d’organisation et ses grilles d’analyses, qu'une impasse en forme de cul de sac : rejet et isolement.

     

                      Certes ! Dieudonné exerce avec courage une vocation d’humoriste satirique à tendance corrosive ; vocation d’équilibriste qui a ses exigences : on doit être capable de prendre son public à rebrousse poil. Le sel de la profession cette capacité : ne jamais être là où l’on vous attend pour vous y avoir maintes fois trouvé.

    Baroud d’honneur la volte-face de Dieudonné ? Une stratégie de substitution, ce ralliement qui n’en est pas un, tout en l’étant mais... sans vraiment l’être et qui ouvre, à dessein, la porte à toutes les analyses et tous les commentaires possibles ?

    Ne nous y trompons pas ! Faute de mieux, cette volte-face n’a qu’un seul objectif : continuer de conspuer les partisans du politiquement correct au mépris courtois, et puis cette gauche - celle du Parti Socialiste - qui n’a eu de cesse de canaliser, de fédérer et d’exploiter le ressentiment des laissés-pour-compte à des fins électorales et seulement électorales. Une gauche indifférente qui n’a rien résolu et qui refuse avec obstination de crever l’abcès de la question des français issus - pas seulement mais aussi - du colonialisme, de la traite et de l’immigration, tout en se désintéressant du sort qu’il leur est fait comparé à d’autres minorités et/ou catégories sociales.

    Quoi de plus efficace alors que de courtiser le Front National et son chef dont le discours de Valmy (plume de l'essayiste Alain Soral), à l'occasion de la campagne présidentielle de 2007, porterait, de l'avis de Dieudonné, un nouvel éclairage sur cette formation politique - éclairage positif, s’entend -, feignant d'ignorer qu'il ne s'agit là que d'un discours de plus, racoleur et sans lendemain, de campagne électorale ; discours que Dieudonné a toujours su dénoncer quand c'était la gauche qui les tenait auprès des Français issus de l'immigration.

    N'en déplaise aux partisans indéfectibles du FN, ce parti et ses idéologues nous renverront toujours - et Dieudonné le sait mieux que quiconque : au pétainisme, au colonialisme, à l’intégrisme catholique, à l’anti-parlementarisme, au nationalisme discriminatoire, à l'anti-syndicalisme, au monarchisme revanchard, à l'homophobie - et plus près de nous dans l'actualité, et comme un fait exprès -, aux vieilles lunes du racialisme et de l’eugénisme social.

    Car, qui peut croire que Dieudonné pense sincèrement que le FN est capable de rendre justice et d’accorder une vraie place à ce peuple de France qui n’a jamais pu ou su se rapprocher de la promesse d’égalité et de fraternité pour tous que la République française portait en elle, faute d’y être encouragés, aidés ou tout simplement, autorisés.

     

    ***

     

               Dieudonné est bien le produit de cette France qui a délibérément misé sur l’épuisement des forces revendicatrices en partie issues de la traite, du colonialisme et de l’immigration, avec pour seule consolation un SOS racisme enfermé dans sa Tour d'Ivoire moralisatrice ; car, si le fait de dénoncer « les brûleurs de voitures » n'a jamais dissuadé qui que ce soit de les brûler ; de même, se contenter de dénoncer le racisme n'a jamais empêché qui que ce soit de s'y complaire...

    Et plus encore lorsque cet "anti-racisme" affiché n'est qu'un cache misère soit intellectuel, soit politique, autour de questions que l'on ne posera pas, sans oublier les cas où l'intelligence fait cruellement défaut, et les cyniques qui n'ont aucun intérêt particulier à ce que les bonnes questions soient posées faute de volonté ou de possibilité d'y répondre efficacement car, si tout est dans l'exécution, quand on ne peut plus agir, notamment sur le plan social, une fois que l'on a déserté le terrain économique sans lequel aucune action digne de ce nom n'est possible, et que l'on est tout nus...

    Vers qui, vers quoi peut-on alors se tourner ?

    Aussi, l'anti-racisme ne peut être qu'un point de départ et sûrement pas un point d'arrivée. Dans le cas contraire, ce sera un échec. Et d'ailleurs : c'est un échec !

    Après l'épuisement, le pourrissement qui donnera naissance au mouvement : « Les indigènes de la République ». Un job à plein temps avec retraite assurée, ce statut d’indigène auto-proclamé, avec ses officiels, ses titulaires et ses suppléants, sur le mode "S'il n'en reste qu'un(e), je serai celui ou celle-là !" le discriminé développant une pensée discriminatoire jusqu'au rejet total, retrouvant ses plumes, ses peintures et son maquillage en bon indigène, fier et digne.

     

              Dieudonné n’a jamais cessé d’être le symptôme - comme des millions d’autres avec lui - d’une malaise à l’origine duquel on trouvera un Etat et une classe politique incapables de nous proposer une France adulte, aux analyses honnêtes et courageuses, même au prix d’un froissement de l’orgueil national qui aurait pu donner lieu à un nouvel élan tout aussi national mais... fédérateur celui-là.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Dieudonné saint et martyr

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