Mesure d'audience ROI statistique webanalytics par litterature"WebAnalytics"

Avertir le modérateur

hollande

  • Dialogues désaccordés : Eric Naulleau seul et impuissant face à Alain Soral

    Billet de blog publié en 2013

     


    Naulleau Soral.jpg

                

    Si les imbéciles osent tout, et c’est d’ailleurs à cela qu’on les reconnaît… avec l'ouvrage "Dialogues désaccordés" sorti en 2013, (aujourd'hui interdit à la vente depuis 2016, sur le marché de l'occasion excepté : Rakuten, Amazon...), Eric Naulleau - ancien critique littéraire-éditeur, aujourd'hui animateur télé et football -, a pris le risque de monter sur un ring qui ne manquera pas d’exposer, dès le premier round, juste avant un K.O et la fin des hostilités faute de combattant, non seulement sa propre vacuité intellectuelle et autres insuffisances mais aussi, chez toute une frange dite « de gauche » qui se résume le plus souvent à un engagement auprès du PS et accessoirement aux côtés des Verts (ce qu'il faut bien appeler maintenant : la 2e droite), l’absence totale d’instruments et d’outils d’évaluation critique (1) d’une modernité pourtant mille fois passée au crible d’une lecture et d’une interprétation sans concessions, de Marx le prophète à Michel Clouscard le penseur prémonitoire au jugement sûr, sans oublier de faire un détour par Guy Debord dont les analyses n’ont fait que se bonifier au fil du temps, Jean-Jacques Rousseau couvrant d’une aile protectrice tout ce beau petit monde…

     

    Une frange indissociable des médias dominants  - médias qui n’ont pas cessé de sonner le glas de l’intelligence et de la création (2) depuis trente ans -, sous le haut patronage des procureurs d’un Parti dont le terrorisme d’une bien-pensance de tartuffe – terrorisme qui cache mal un abandon des classes populaires jetées en pâture à une autre forme de terreur, nommément… la jungle ultra-libérale -,  a figé les consciences, gelé les esprits, épuisé les personnalités, dompté les caractères, fait taire ceux qui hurlaient à la douleur,  jusqu’à la promesse d’un verdict de mort sociale contre quiconque refuserait de s’y conformer.

     

    Un tel coup porté à l’individu dans ce qu’il y a de plus imprévisible dans son développement et dans sa perfectibilité, individu qui sera toujours bien plus que ce qu’il croit savoir de lui-même qui n’est que ce qu’on aura bien voulu daigner lui enseigner et lui laisser espérer pour lui-même… un tel coup porté à l’intelligence, au courage et au talent est très certainement sans précédent dans l’Histoire.

     

    Et Naulleau, aussi fragile que soit sa position, aussi terne que soit sa personnalité et falot son esprit, à la fois victime et acteur, Naulleau, consciemment ou non, s’inscrit sans l’ombre d’un doute dans cette stratégie de « dynamique du déclin » - défaite et épuisement : épuisement dans le sens de « se vider » -, qui n’a qu’un seul objet : verrouiller toute remise en cause d’une organisation de l’existence qui, depuis trente ans, ne recueille plus l’assentiment de ce qui pourrait ressembler à une majorité  d’individus privés de citoyenneté : « Allez ! Par ici l’humain-marchandise et l’humain-optimisation des moyens de production planétaire ! Et que ça saute ! »

     

    Quant aux autres intervenants des médias, animateurs d'audimat à la césure publicitaire... à force de faire l’âne pour avoir de l’avoine ne finit-on pas bourricot ?

     

                Si la littérature auquelle Naulleau prétend consacrer sa vie peut aider à penser le monde tel qu’il est et tel qu’il a été, force est de constater qu’il semblerait que cette littérature soit impuissante à former des esprits affûtés, coupant comme des couteaux, tranchant comme des rasoirs ; une littérature d’une lucidité terrifiante  face à cet avenir qui nous guette et nous attend à tous les tournants ; d’où son déclin au bénéfice d’une écriture de l’anecdote et d’un quotidien sans passé ni avenir ; un quotidien absent de son propre présent pour s’en être retiré : il est vrai que la réalité intéresse les utopistes seuls ; de là leur désir d'en changer ; les autres l’ignorent pour mieux s’en accommoder.

     

    ***

                     

    Naulleau en entretien - autopsie d'un coma éthylique : la tension artérielle intellectuelle est basse, la fréquence respiratoire et la température analytique ne cesse de diminuer. Le coma éthylique de type "critique" nécessite alors une hospitalisation en urgence car il peut, faute de soins, provoquer un épuisement  proche de la connerie  ; épuisement aux lésions cérébrales quasi irréversibles".

     

                Dans cet entretien réalisé par le collectif "Les non-alignés", Eric Naulleau, tendu, le sourire crispé, le regard inquiet, tente manifestement d’assurer ses arrières et de verrouiller son avenir - pour peu qu’il lui en reste un après cette association lexicale de malfaiteurs qui ne manquera pas, et ne manque déjà pas, de susciter une indignation qui confirme, une fois encore, l’indigence morale et intellectuelle dans laquelle toute une classe médiatico-politico-intellectuelle a sombré (3); indigence à la racine de laquelle on trouvera, pour certains d’entre eux, des décennies de désintérêt, voire de mépris,  à propos de la question sociale, lieu de tous les dangers pour des esprits fébriles, apeurés, aux préoccupations principalement carriéristes et vénales.

     

    Jugez plutôt : pour Naulleau… à propos des évènements du 11 septembre 2001 : « Non vraiment, à moins de chercher la petite bête, tout va bien. Tout a été dit. Rien à redire. » En ce qui concerne Dieudonné : « Il me donne envie de gerber ». A propos de sa propre éviction de France 2 : «  J'ai beau chercher… je ne sais toujours pas pourquoi on m'a remercié. C’est arrivé comme ça sans doute.»

     

    Pour sûr ! Il n’y a pas de hasard car, aujourd’hui plus personne ne peut nier que tous ces avis aussi tranchés qu’automatiques, sorte de jugements-réflexes, sont bel et bien la véritable, la première et sans doute la seule condition sine qua non pour quiconque souhaite continuer de manger à la gamelle de l’audiovisuelle et des autres médias (radios, journaux, revues) ! Un Naulleau qui n'a rien oublié et qui a pris goût au caviar des années durant alors qu'il appartenait, grassement payé, au staff de l’émission « On n’est pas couché » de Laurent Ruquier (autre pilier de bar de l’audiovisuel, relève de Drucker ?) dans laquelle notre critique littéraire proposait le plus sérieusement du monde, et donc… sans rire, de défendre la littérature face à des auteurs-invités qui, pourtant, n’affichaient que rarement une ambition que l’on pouvait qualifier sans ironie… de « littéraire », jusqu’à s’acharner sur une pauvre Mathilda May et un Francis Lalanne qui n’avaient rien demandé (à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire)… alors qu’un Nabe, un Houellebecq, le dernier Le Clézio ou Queffélec sur lequel on n’en finit pas de bâiller ou bien un Sollers, un ouvrage de plus, sans intérêt, bâclé, vantard et paresseux, un Yann Moix courant après sa queue et un G. Dantec après une science fiction déjà passée et repassée, auraient quelque peu permis à Naulleau de sortir la tête haute d’affrontements aussi salutaires que fructueux, et les téléspectateurs plus avisés encore.

     

                 Aujourd’hui Eric Naulleau oeuvre avec Zemmour sur un canal de diffusion audiovisuelle plus confidentielle - Paris première ( Ah les médias ! Quand ça vous tient !) ; situation plus enviable que celle d’un d’éditeur plus intimiste, Naulleau lui-même... avant son incursion-intrusion dans les médias ; et pour rien n’arranger… un éditeur spécialisé dans la littérature d’Europe de l’Est, avec une préférence pour la Bulgarie ; pitance plus qu’incertaine donc puisqu’elle condamne Naulleau à vivre de subventions de l’Etat et des Régions en faveur du livre : aides à la traduction, à l’édition et à la diffusion.

     

    Pour revenir à cet entretien-vidéo, s'il nous est d’une utilité quelconque… il nous permet de présumer ceci : après cette interview, contrat rempli, Eric Naulleau sortira très certainement sain et sauf de cette publication avec Alain Soral ; publication casse-gueule pour quiconque souhaite éviter une relégation médiatique quasi automatique. Faut dire qu’il y a des expériences, culinaires ou non, qui sont irréversibles - un avant et un après -, car, une fois le caviar passé,  le pâté et les rillettes, voire même le foie gras, ont alors un sale goût : celui d’un retour à la case départ, à une petite vie, petite et terne. Aussi, il y a fort à parier que Naulleau n’ait aucune envie d’y retourner : la littérature est un vrai sacrifice ; et tout le monde n’a pas l’étoffe d’un martyr…

     

                  En revanche, Alain Soral sortira de cette association éphémère mais riche en enseignements, plus fort encore : ce qui n’est que justice. Puissante synthèse du système d'analyse soralien par l'auteur lui-même, cet ouvrage, à n'en point douter, récompense le talent, le flair, l’intelligence,  la prise de risque et des années de travail de lecture et de réflexion qu'un bannissement des médias a favorisés, alors que ces mêmes médias en ont épuisé plus d'un et lassé plus d'une, téléspectatrices et téléspectateurs confondus ; comme quoi, tout comme pour Dieudonné et tant d'autres, le bannissement est porteur de vertus insoupçonnables et surprenantes, le piège se refermant sur ses instigateurs ! Et l'on n'oubliera pas de s'intéresser à une hypothèse folle mais prometteuse d’un Julien Gunzinger avec ou sans conditionnel : « Les verges qu’il (Naulleau) tend à Soral pour se faire battre sont trop nombreuses pour être le fait du hasard. Naulleau est (serait-il – ndlr) le cheval de Troie de Soral dans le système (?). »

     

    Tout un programme ! Programme vaste d'une ruse d'une perversité déjà délectable.

     

    A suivre.

     

    _____________________

     

     

    1 – D’où leur incapacité à tous à « affronter » Alain Soral.  On retrouvera la même impuissance face au FN. L’esprit humain, tout comme la nature, a le vide en horreur ; or cette bien-pensance et la soumission de tous les partis de gouvernement à la dictature d’une mondialisation qui n’est in fine qu’une guerre contre les salaires, les droits sociaux et démocratiques et la culture humaniste des Peuples d’Europe, ont créé un tel appel d’air que c’est à un véritable ouragan auquel on doit faire face - merci de vous reporter au billet de blog : Naulleau en promo

     

    2 - de Cyril Hanouna à Yves Calvi (d'une extrême à l'autre : de la bêtise et l'allégeance sans condition car on ne mord pas la main qui vous nourrit), en passant par Laurent Ruquier, Natacha Polony  et Aymeric Caron ; puis l’inénarrable Michel Drucker, le doyen des doyens, tout juste capable de parasiter, des années durant, la notoriété et la célébrité de ses invités pour assurer sa propre promotion et avancement de carrière : en effet, qui Drucker a-t-il sorti de l’ombre en 40 ans de Télévision, sinon lui-même ? Sa personnalité étant bien en mal de nous donner une raison, une seule, de vouloir l’en faire sortir autrement.

     

    3 Pierre Jourde  - ancien compagnon de route de Naulleau dans l'édition et la critique littéraire -, choisit dans son blog sur Bibliobs de botter en touche à propos de l’ouvrage Naulleau-Soral ; une fois encore, on assiste à la faillite de la pensée chez cette frange : cette fois-ci, il ne s’agira pas de journalistes ou bien d'animateurs de télé mais... d’auteurs sans lecteurs, mais néanmoins présents et actifs dans les médias dominants. Tout en recourant à l’insulte, Jourde préfère donc botter en touche mais pas n’importe comment ni n’importe où non plus puisqu'il choisit à dessein de se vautrer, tout se prenant les pieds dans le tapis au passage, dans la dénonciation hors sujet d’un « révisionnisme" qu'il prend pour un "négationniste" dont, pour son malheur, il ne maîtrise manifestement ni les tenants ni les aboutissants, et ce très certainement dans le seul souci de continuer de s’assurer la bienveillance de France Culture à son égard (entre autres médias), auprès de Finkielkraut en particulier, sans oublier des vacances tous frais payés à Jérusalem sous le prétexte de travaux de recherches au Centre Français. Et quand on sait ce qui se passe dans cette ville aussi sainte que convoitée mais… d’un appétit vorace - annexion des quartiers dits « arabes » et expulsions sans nombre par la puissance dominante, et sans partage, dans cette région, Israël pour ne pas la nommer, en violation de toutes les lois internationales -, c'est à se demander comment font des gens comme Jourde pour regarder ailleurs.

     

    ____________________

     


    Alain Soral dédicace "Dialogues désaccordés" à... par kontrekulture

     

     

    Pour prolonger, cliquez  Le fascisme langagier ou la dictature d'une langue de bois paroxystique

     


        L'ouvrage "Dialogues désaccordés" au format PDF, cliquez ICI

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information, Politique et actualité 0 commentaire
  • Le nouveau Plouc de la conscience humaine et politique

       

                 Le nouveau Plouc est une sorte de concept "organique" ; concept appelé à se développer et à se métamorphoser donc.

    Attention à ne pas confondre le nouveau Plouc, tel que nous nous apprêtons à le définir, avec le Bobo qui, contrairement au Plouc, possède une sérieuse éducation supérieure, de l'argent et le pouvoir (trois attributs indissociables en ce qui le concerne) car dans les faits, ce nouveau Plouc n'appartient pas à la bourgeoisie, et par voie de conséquence, il ne peut pas être considéré comme un authentique Bobo.

    Les vrais Bobos sont finalement bien moins nombreux que les faux que sont les Ploucs qui fourmillent parmi les adhérents et les sympathisants de ce qu'était le PS des années 80 et 90, avant sa chute, ainsi que chez une partie des Verts  ; ce que l’on nomme depuis une bonne vingtaine d’années maintenant : la fausse gauche.

     

              Faut-il rappeler que dans « Bobo » il y a « bourgeois » ? Or, un bourgeois occupe une place bien spécifique dans la société et en particulier, dans la chaîne de production des biens et des services ; production intellectuelle aussi (les universitaires), sans oublier le rentier-héritier ; et ce qui fait de ce bourgeois un Bobo (un bourgeois bohème), c'est sa façon de dépenser son argent : où, comment et avec qui. Pour sûr, ce Bobo-là qui a longtemps voté PS et/ou EELV (aujourd'hui Macron) est du côté de la domination ! car, en ce qui concerne la recherche, la production et le commandement (management), cet individu est très proche de l’élaboration des process ainsi que de la redistribution de leurs gains soit comme concepteur, soit comme maître d’oeuvre ou bien encore en tant qu’intermédiaire-parasitaire ou actionnaire.

    Quant au faux-Bobo qui oublie que pour être un vrai Bobo il faut d’abord être un bourgeois, et que pour être un bourgeois il faut occuper une place spécifique dans la chaîne de production… ce faux-Bobo-là, souvent larbins aux ordres et simples exécutants… même bien payés, n'est, en définitive, qu'une sorte de grenouille qui souhaite se faire aussi grosse que le bœuf bobo... même et surtout sous un régime bio.

    Et pour conclure, on se rassurera avec ceci : contrairement à un homme de droite, on n’a jamais vu un authentique homme de gauche peiner à définir ce qu’est un Bobo : l’ennemi mortel de la gauche, une enculade assurée ;  et le nouveau  Plouc : l’idiot utile, sorte d'armée de réserve, des Bobos.

                   Mais trêve de commentaire : place au nouveau Plouc donc !

     

    ***

     

           Bigot qui se dit et se croit "de gauche", urbanisé et connecté, dont les indignations sont celles de tout le monde - indignations suscitées le plus souvent par des médias racoleurs -, sans imagination, d'une bêtise dévastatrice mais de bonne foi (1) - du moins pour la majorité d'entre eux -, courageux mais pas téméraire, la tripe sensible mais le coeur dur comme la pierre, très politisé mais moyennement informé tout en l’ignorant puisqu'il se croit au courant de tout, le nouveau plouc a longtemps voté PS, EELV et dernièrement : Macron ; il peut être chômeur (optimiste) ou cadre moyen, déclassé ou bien CSP+, universitaire (médiocre) ou retraité, homme ou femme, quoi qu'il en soit... le moment venu, face à ses propres contradictions, finalement bête et méchant, le nouveau Plouc, et c’est à cela qu’on le reconnaît, penchera toujours du côté de la censure et de la répression au nom même de la liberté et de la démocratie qu'il croit soutenir à bon compte et sans frais ; en effet, le nouveau Plouc ignore que soutenir la liberté d'expression est un véritable engagement et un sacrifice : c'est accepter ce qu'on n'aurait jamais osé ou bien désiré lire et entendre ; car... il n'y a pas de liberté, il n'y a que des preuves de tolérance ; et le nouveau plouc en est incapable.

            Certes ! Difficile d’ignorer le fait que c’est avec de tels Ploucs que sur Internet, aujourd'hui -  et demain plus encore -, un  journal au contenu payant peut espérer prospérer (Nouvelobs, Libération et une grande partie des abonnés de Médiapart) car, il faut le savoir : en France, il n'y a guère plus de 50 000 personnes déterminées à mourir debout tout en faisant face à ceux qui les exécuteront - aujourd'hui, des Gilets Jaunes héroïques -... et qui les exécutent chaque jour, en silence, jour après jour, dans une vie de chien ou le martyre, dans l'héroïsme et le sacrifice, dès 5h30 le matin, rentré à 20h le soir, cinq jours par semaine, ou dans le retraité à 600 Euros par mois.

    Quel rapport demanderez-vous... ?

    Seul un Plouc osera poser une telle question !

     

    ***

     

                  Mais alors… qu’est-ce que pense un Plouc aujourd'hui ? La réponse, vous la trouverez dans l’énumération suivante (liste non-exhaustive établie en 2012, révisée en 2019 ; réactualisée aujourd'hui ; vous pouvez suggérer d'autres entrées qu'on ne manquera pas d'ajouter)...

     

                           C'est parti !

     

    Le nouveau Plouc pense qu'en dehors de l'Euro, point de salut...

    Le nouveau Plouc pense que sous la direction de Philippe Val, Charlie Hebdo défendait la liberté d’expression…

    Le nouveau Plouc pense que rire ça fait du bien mais que tous ceux qui vont aux spectacles de Dieudonné sont antisémites et fascistes…

    Le nouveau Plouc pense que Hollande était à gauche, Sarkozy à droite et Bayrou au centre…

    Le nouveau Plouc pense que le FN est un danger pour la République,  oublieux qu'il est du chômage, de la corruption, de la pauvreté et des discriminations et d'une construction européenne qui n'est que l'instrument d'un mondialisme sans honneur ni justice …

    Le nouveau Plouc pense toujours, aujourd'hui encore, que si tout n’a pas été dit au sujet du 11 Septembre, néanmoins ce qui nous a été caché ne saurait en aucun cas remettre en cause la version officielle...

    Le nouveau Plouc pense que tous ceux qui pensent le contraire sont des conspirationnistes paranoïaques…

    Le nouveau Plouc pense que... "l'avenir ne dépend que de nous"...

    Le nouveau Plouc pense que Bernard-Henri Lévy est un philosophe...

    Le nouveau Plouc pense que l'Islam c'est bien mais que Tariq Ramadan c'est mal...

    Le nouveau Plouc pense que l’Irak d’aujourd’hui c'est quand même mieux que l’Irak d’hier tout en omettant de nous dire pour qui...

    Le nouveau Plouc pense que Daniel Cohn-Bendit est un écolo de gauche...

    Le nouveau Plouc pense que l'élection d'Harlem Désir à la tête du PS en 2012  a fait avancer la cause des Français issus de l'immigration, de la traite et de la colonisation...

    Le nouveau Plouc pense que le Nouvelobs et Libération sont à gauche...

    Le nouveau Plouc pense que l’Iran souhaite détruire Israël avec La bombe… tout en épargnant les palestiniens et le Hezbollah (une sorte de bombe atomique aux retombées aussi chirurgicales que sélectives) car le Plouc ignore que La bombe représente la seule chance pour l’Iran de ne pas finir comme l’Irak, la Syrie, l'Afghanistan, la Libye ou le Yemen...

    Le nouveau Plouc pense que la France est la patrie des Droits de l'homme, ignorant l'Histoire de l'Angleterre et des Etats-Unis...

    Le nouveau Plouc pense que Chavez était un affreux dictateur, bien qu’élu démocratiquement car il soutenait l’Iran…

    Le nouveau Plouc pense que les Gilets Jaunes c'est bien mais que... en même temps, ça suffit comme ça...

    Le nouveau Plouc pense que Macron est un intellectuel doublé d'un philosophe parce qu'on dit qu'il a serré une fois les paluches de Paul Ricoeur...

    Le nouveau Plouc pense, là aussi, que Michel Onfray est un philosophe... qui plus est dissident...

    Le nouveau Plouc, surtout chômeur, pense que le mondialisme est inévitable et le protectionnisme un fléau ; même si toutes les économies "performantes" l'ont pratiqué et le pratiquent encore aujourd'hui...

    Le nouveau Plouc pense que la Libye d'aujourd'hui c'est mieux que la Libye d'hier, et là aussi, sans toutefois préciser pour qui...

    Le nouveau Plouc pense que l'Afrique a souffert et souffre encore, mais  que Kémi Seba est raciste... 

    Le nouveau Plouc ne sait pas qu’il pense que tous ceux qui ne pensent pas comme lui doivent être censurés, bannis et interdits de communication et de diffusion... jusqu'au jour où...

    Le nouveau Plouc pense la LICRA c'est la ligue internationale contre le racisme... et le CRIF, le représentant des institutions juives de France...

    Le nouveau Plouc pense que Marianne est un journal de gauche... 

    Le nouveau Plouc pense que l'Europe née de Maastricht et du traité de Lisbonne est la meilleure Europe possible...

    Le nouveau Plouc pense que si c'était différent ce serait pire encore...

    Le nouveau Plouc pense que Bernard-Henri Lévy (eh oui ! encore lui ! car le nouveau Plouc est un multi-récidiviste impénitent) est de gauche...

    Le nouveau Plouc pense qu’en Syrie il s’agit bel et bien d’un soulèvement populaire contre une dictature sanglante et certainement pas de provoquer la chute d'un régime, voire... du Pays tout entier, qui n’a plus sa place dans le nouvel ordre mondial dominé dans cette région par les USA, Israël et l’Arabie Saoudite...

    Le nouveau Plouc pense que le "pouvoir" est à l'Elysée et que... lorsqu'on s'y rend... on a de grandes chances d'y trouver un Président de la République...

    Le nouveau Plouc pense que Arte fait de la télé et du journalisme "autrement"...

    Le nouveau Plouc pense que sans le Hamas, Israël aurait consenti à la création d'un Etat palestinien, le favorisant même, depuis longtemps déjà...

    Le nouveau Plouc pense que les Russes c'est bien mais que Poutine c'est mal... car il a oublié que Poutine l'est aussi... russe...

    Le nouveau Plouc pense que tous ceux qui, à gauche, ne pensent pas comme lui, sont dans les faits... des militants d'extrême droite infiltrés...

    Le nouveau Plouc pense qu'Obama c’était beaucoup mieux pour les pauvres en général - les Noirs en particulier -, et les Palestiniens... oublieux de son bilan social et de la destruction de la Syrie et de la Libye.

    Le nouveau Plouc pense que si la corruption c'est mal, elle ne concerne qu'une petite partie de la société en général et de la classe politique en particulier...

    Le nouveau Plouc pense que David Pujadas est un journaliste et que son 20H sur France 2 avait quelque chose à voir avec ce métier...

    Le nouveau Plouc pense qu'il est de gauche et il est bien le seul...

    Le nouveau Plouc pense qu'il pense, et là aussi, on ne trouvera personne pour soutenir cette assertion...

    Le nouveau Plouc pense qu'on ne fait pas de la bonne littérature avec Sade, Céline et Drieu la Rochelle qu'il juge infréquentables car le  nouveau Plouc mélange tout...

    Le nouveau Plouc pense que le Pop-art a quelque chose à voir avec l'Art...

    Le nouveau Plouc pense qu'on peut faire de la bonne littérature avec Christine Angot...

    Le nouveau Plouc pense que tous ceux qui ne soutiennent pas Macron c'est d'extrême droite et d'extrême gauche...

                     Et puis... en guise de conclusion toute provisoire... on l'aura maintenant compris :

     

              Ce nouveau Plouc n'a rien de commun avec l'ancien maintenant à nos yeux plutôt sympathique et loin d'être aussi crédule et ignorant ;  aujourd'hui, cet ancien Plouc force le respect ; le nouveau, au mieux... le mépris, au pire... la colère.

     

    _____________________

     

     1 - Distinction majeure car cette bonne foi protège le nouveau Plouc de cet autre concept : le nouveau Salaud (ou le "faux plouc") de mauvaise foi et cynique, généralement proche de ce qu'on appelle l'Empire : une coalition Wall-Street, la City, Commission européenne-USA-Israël-Arabie Saoudite : racket, chaos, bombardement, intimidation et domination.

     


    Michel Fugain - Les gentils & les méchants

     

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information, Politique et actualité 0 commentaire
  • La France : le dernier degré de la corruption politique et économique

    Billet de blog publié en 2012

     

     

                    Prises illégales d’intérêts, blanchiment, détournement, évasion fiscale, conflits d’intérêts sans nombre, attribution de marchés publics honteusement biaisée, la Françafrique…

    La France est sur le point d’atteindre le dernier degré de la corruption ; les sommes volées, détournées, captées par la corruption sous l’œil complaisant, voire bienveillant,du pouvoir politique et administratif jusqu’au niveau des procureurs, s’élèvent à 600 milliards d’euros, soit 1/3 du budget français.

    Les ventes d’armes représentent une partie importante de cette corruption ; ventes d’armes à des individus peu regardants et dont nous ne savons rien ou si peu et qui peuvent, à tout moment, se retourner contre la France ; le « Secret défense » invoqué à chaque fois qu’il est question de mener une enquête sur le versement de rétro-commissions n’a alors qu’un but : décourager quiconque de poursuivre les investigations.


                  Une telle accumulation, une telle gravité ! Arrogance et impunité selon le principe « Si je ne m’enrichis pas, vous ne serez pas moins pauvres pour autant ! », il est bien question d'une corruption à haute intensité : du jamais vu ! A titre d’exemple : près de 12 enquêtes en cours sur la seule personne de Nicolas Sarkozy, tour à tour maire de Neuilly-sur-Seine, député des Hauts-de-Seine, ministre du Budget, porte-parole du gouvernement, ministre de la Communication, ministre de l'Intérieur, ministre de l'Économie et des Finances, président du conseil général des Hauts-de-Seine et l'Union pour un mouvement populaire (UMP), Président de la République en 2007 ; enquêtes à propos de délits qui s’élèvent à plusieurs milliards d’euros.

    Quant à la loi de 2013 sur la corruption et la fraude fiscale, la Présidence PS et le gouvernement du même nom, ont refusé de faire sauter le verrou de Bercy : en droit français, pour pouvoir poursuivre un contribuable qui a délibérément dissimulé une partie de ses revenus ou de son patrimoine pour se soustraire à l’impôt, la justice doit obtenir le feu vert de l’administration fiscale.

                 PS – UMP : « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette ! »… alternativement et respectivement, à toutes fins utiles... jusqu'à se neutraliser l'un l'autre.

     

     

    C'était en 2012... et depuis ?

     

                 Anomie de la classe politique donc avec le soutien des médias dominants - en effet, leurs propriétaires (armement, industrie du luxe et la Banque) ne peuvent pas ne pas être soit impliqués soit concernés par cette corruption généralisée -, découragement, sidération, épuisement… des élus condamnés sont de retour en politique, ré-élus (on pensera aux couples Balkany, Tibéri… véritable Thénardiers de la politique)…

    Dans ce contexte, se désolidariser des élites corrompus et de leurs agissements est un impératif car, si, tout comme le sacré, la corruption est une constante anthropologique, le désir de lutter contre cette corruption l’est aussi. Mais est-ce suffisant ?

    Seule une poignée de journalistes s’y consacre, Médiapart en tête, souvent au détriment de l’avancement de leur carrière ; et si l'on croit sincèrement que quelque chose d'important est arrivé avec la démission et les aveux de Cahuzac, ministre des finances et du budget à la tête d’une campagne contre la fraude fiscale, lui-même fraudeur et reconnu comme tel, on se trompe lourdement car, une campagne en faveur d’un assainissement de la vie politique qui ne tiendrait aucunement compte de cette nouvelle donne qu'est la Mondialisation, se résumera à une posture... un peu dans l'esprit de celui qui regarde le doigt qui lui montre la lune.

    Néo-libéralisme économique, guerre contre les Etats et leurs administrations, révolution numérique, dérégulations… la financiarisation de la politique est inséparable de la financiarisation de l'économie et la libération des capitaux qui ne souffrent, à l'heure de l'informatique, ni frontière ni délai. Et jamais une presse d’investigation, minoritaire de surcroît, n'y suffira. Seul un mouvement populaire - on pourra parler aussi d’engouement soutenu si possible par quelques médias -, accompagné d'une dynamique et d'un engagement capables d’établir un rapport de force qui permette une réelle pénétration d'investigation jusqu’à forcer un Etat (et non un gouvernement) à se doter des moyens nécessaires à la poursuite impitoyable des acteurs et des filières de la corruption, fera que l’on pourra alors véritablement envisager des résultats probants pour peu qu’on y mettre des moyens... tout en gardant à l'esprit qu'un pays de l'importance de la France déterminé à lutter contre la corruption  - ce qui implique une remise en cause de sa place dans la mondialisation, dans l'U.E et en Afrique -, courra inévitablement le risque de se voir ostracisé tant sur un plan économique que diplomatique ; c'est donc un vrai choix de société que cette lutte ! Car la France n'est pas... disons... le Danemark, cité souvent en exemple en ce qui concerne la probité de sa classe politique et économique, de son administration et de son système judiciaire.

     

    ***

     

           Mais alors, sommes-nous tous responsables ?

           Il est vrai que si nous refusons de nous engager socialement et politiquement contre l’impunité qui recouvre la corruption, la République française se fera sans nous ; et celle qui se fera n’aura alors plus rien de commun avec un idéal républicain quel qu’il soit.

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information, Politique et actualité 0 commentaire
  • Jarnac, cinq minutes d'arrêt !

     

     

    actualité,politique,justice,ps,hollande,jarnac,mai 81,mitterrand,président,social,société,uleski

     

     

                         Avec ce face-à-face Macron-MLP aux dernières Elections européennes - face-à-face que LREM ne manquera pas d'exploiter jusqu'à en abuser pour les 3 années à venir -, le locataire actuel de l'Elysée est assuré de remporter la prochaine élection présidentielle car, tout comme ses prédécesseurs, ce dernier est assuré d'un duel qu'il ne peut pas ne pas gagner.

                         A ce sujet, on ne cessera jamais d'aller cracher sur la tombe d'un François Mitterrand, ce fantôme qui ne cesse de hanter toutes les Elections présidentielles de ces 20 dernières années, fantôme et vampire...

    Un Mitterrand qui a offert une tribune à un parti, le FN, aujourd'hui RN, tout en réunissant toutes les conditions sociales et culturelles à son développement, tuant ainsi l'élection présidentielle ; son 2è tour en particulier.

    Et c'est là son seul legs.

     

    Mais... qu'à cela ne tienne. Un train nous attend.

    _______________________

             

                Paris, gare Montparnasse : nous sommes jeudi, il est 7h. Départ TGV en direction d’Angoulême avant un changement et un TER vétuste et bruyant. Et puis... quatre heures plus tard...

     

    actualité,politique,justice,ps,hollande,jarnac,mai 81,mitterrand,président,social,société,uleski

     

    Bienvenue à Jarnac ! 

    Ville d'origine contrôlée, côtés Cognac et Pineau, 5000 âmes à peine, et une Histoire comme toutes les autres communes de la région, et de beaucoup d'autres régions encore, de la pré-histoire à aujourd'hui.

    Un petit couac néanmoins : Jarnac rime avec arnaque ; quant à la truffe des Charentes… la truffe...

    Des truffes ?..................

     

    ***

     

     

                    Laissant la gare derrière moi, j'ai remonté à pied l'avenue Carnot par un temps froid et humide, puis tout droit après le pont de la Charente, fleuve calme et docile qui prend sa source là où on lui dit et, comme tout bon fleuve qui se respecte, termine sa course dans la mer : l’Atlantique pour ne pas la nommer. 

    J'ai réservé une chambre à l’hôtel Ligaro ; un hôtel situé dans une vieille maison charentaise à deux pas de la mairie. Je suis descendu seul, aussi je ne me refuse rien : pension complète à 300 euros-jour ; les repas seront servis au Restaurant du château, non loin de là, à 200m.

    Un détail néanmoins. Oh ! Trois fois rien ! De ce côté-ci de la ville, à mon arrivée, les rues étaient désertes : pas une âme qui vive.

    Avant d’aller là où je comptais me rendre comme tant d’autres avant moi, et comme tant d'autres après moi, plus nombreux encore, j’avais prévu un petit détour par le quai de l’Orangerie, au numéro 10 plus précisément. Un musée consacré à qui vous savez faisant face à la Charente m’y attendait. En revanche, personne n’était là pour m’accueillir à l'entrée et tout semblait abandonné : porte éventrée, volets fermés, pas d’électricité, pas de lumière mais une odeur. Oui ! Une odeur...

     

    actualité,politique,justice,ps,hollande,jarnac,mai 81,mitterrand,président,social,société,uleski

     

    A peine entré, j'en suis très vite ressorti intrigué et déçu.

     

                D’un pas décidé, j’ai emprunté la rue du Chail, avant de me retrouver face à la maison natale de celui que l’on ne peut plus nommer sans éprouver une colère à peine maîtrisable, pour ne rien dire de la rage qui peut nous emporter tous autant que nous sommes, et ce à tout moment. Levant la tête, je me suis rendu compte que le toit de la maison avait été soufflé, les volets arrachés, les vitres brisées... et cette odeur, la même odeur, une odeur… mais comment dire ?

    Inquiet maintenant, faisant demi-tour avant d'emprunter la 2e rue à droite en direction du cimetière des Grands-Maisons situé dans le quartier du même nom, là où se trouve la sépulture de celui qui s’est fait un jour élire Président de la République française, c'était en Mai 1981, qu’elle n’a pas été ma surprise : une longue file d’attente obstruait les trottoirs et la rue qui mène au cimetière, ainsi que son entrée.

    Des centaines ils étaient ! Sortant de ma poche une fausse carte de presse, accompagné de la gardienne des lieux, j’ai pu me frayer un passage jusqu’à la sépulture tant convoitée ; et toujours cette odeur, la même, maintenant insupportable. Et devinez quoi ?

     

    actualité,politique,justice,ps,hollande,jarnac,mai 81,mitterrand,président,social,société,uleski

      

    Dans un défilé ininterrompu, jeunes, vieux, hommes, femmes, blancs, noirs, bruns, jaunes (rouges et verts !), chacun y allait de son crachat ! Oui ! Au passage, devant l’entrée du caveau, tous crachaient d’un crachat épais et lourd, du fond de la gorge, bien profond, après un raclement rhino-pharyngé de tous les diables. Et tous attendaient leur tour dans le froid et l'humidité, patiemment, anonymes, silencieux, mais déterminés.

    Des milliers de crachats depuis le début de la matinée m’a fait remarquer la gardienne ! « Sans doute, des millions de crachats en cumul depuis son décès », ai-je ajouté. Coloré, aqueux, gluant et muqueux, nez, gorge… tous mettaient un point d’honneur à le faire descendre ce crachat comme pour mieux le faire remonter . Poumons, bronches, de leurs crachats à tous, translucides ou opaques, seuls importaient le poids, la cible, la puissance d’expulsion et la force de projection : « Le glaire… contre le glaive de la finance, du profit sans retenue et de l’humiliation » m’a susurré à l’oreille un homme bien mis qui attendait calmement son tour.

    La gardienne du cimetière censée pourtant surveiller les lieux et veiller au respect du règlement me l'a confirmé : les crachats n'ont jamais cessé, et ce dès les premiers jours ; les médias en ont parlé un moment, puis plus rien afin d'éviter une trop grande publicité, sur instruction de l'Etat et d'un commun accord et puis... connivence oblige ! La SNCF, elle, a refusé de fournir les trains supplémentaires qui étaient demandés (une fois n'est pas coutume ! En 40, la SNCF se faisait moins prier !) ; la police quant à elle, a très vite renoncé à intervenir.

    C’est donc dans l’indifférence la plus totale que des centaines de milliers, d’hommes et de femmes - voire des millions -, faisaient ce voyage à Jarnac depuis des années ; voyage en train, en voiture, en autocar, à pied, en auto-stop, à moto, à vélo, à dos d'âne et charrette à bras ! Ils venaient de toute la France, seuls ou accompagnés, en famille parfois... le dimanche ; d'autres d'Afrique noire, d'autres encore, du Maghreb, et tous sans exception y crachaient tout leur saoul avant de quitter le cimetière et la commune discrètement sans demander leur reste car, si tous avaient soutenu l’entartage des années 80 et 90 destiné aux facétieux et aux tartufes de la conscience humaine, tous étaient maintenant partisans d'une approche plus radicale.

     

                  « Un crachat sur la tombe de celui qui a démissionné devant les puissances de l’argent et de la guerre, et ce faisant… a abandonné l’idée que l’on se faisait de la Gauche ? » me suis-je aventuré à suggérer à l’un d’entre eux…

    D'un simple regard, un jeune homme acquiesça.

     

                   « Cent crachats sur 60 ans d'une vie politique au cours de laquelle on s'épuisera à chercher ne serait-ce qu'un seul acte courageux ? »

    Et puis encore...

                     "Mille crachats sur la sépulture de celui  qui a fait d’une gauche dite de gouvernement  un beau tas de lâchetés munichoises ? Vraiment, on ne peut pas cacher d'où l'on vient : après la Francisque !...» 

                      "... et mille autres crachats pour avoir instrumentalisé un parti, le FN, aujourd'hui RN, mettant ainsi fin à tout espoir d'alternative politique digne de ce nom ?" ai-je surenchéri…

     

    On me fit "Oui" de la tête ; une jeune femme, jeune et bien mise ; très femme au demeurant.

     

                     « Des millions de crachats pour nous avoir tous livrés en pâture, traité après traité, à une Europe et à une Allemagne qui n'ont jamais fait qu'un seul choix depuis Maastricht : celui d'un moins-disant social, culturel, intellectuel et moral ? »

    Pareillement, cette suggestion recueillit la même approbation mais d’un vieillard cette fois-ci ; un vieillard encore vigoureux de cœur et d’esprit.

     

                 Pour mon information, dans un souci d’exhaustivité qui l’honore, la gardienne a tenu à mentionner la présence d’un crachat dit « rectal » : assurément, la nuit, on fait le mur ; et au petit matin, on trouve les lieux souillés ; l'urine aussi semble y avoir trouvé toute sa place auprès de ce caveau. Inutile de préciser que la coupe était vraiment pleine pour cette gardienne de cimetière reconvertie malgré elle en Madame-pipi. « Ce n'est plus une sépulture mais une porcherie ! Et quelle porcherie ! Même les chiens viennent y faire leurs besoins ! Y'en a trop ! Ca va trop vite aussi ! Aussitôt nettoyé, aussitôt souillé ! Ils sont trop nombreux ! Et ça n'en finit pas ! Et cette odeur ! Ah ! Cette odeur, mon Dieu ! »

    Urine, excréments…cette odeur qui n'avait pas cessé de m'indisposer tout en me guidant, m'ouvrant pour ainsi dire la voie, c'était bien évidemment l'odeur du fumier ; ce qui explique un centre ville désert : les habitants de Jarnac se terrent chez yeux tout en se bouchant le nez depuis des mois sans doute.

    On ne le dira jamais assez : si d'aucuns meurent d'une mort qui les illuminent (Jeanne d'Arc, Hugo, Jaurès, Jean Moulin...), d'autres crèvent d'une mort qui n’a rien à envier à celle des rats quand ils descendent le fil de l'eau, le ventre à l'air, accompagnés d'une nuage de mouches et d’une odeur qui ne trompe maintenant plus personne. Terrassés d’effroi, un seul recours alors pour les croyants : se signer au plus vite. Pour les autres...

     

    *** 

     

                  En quittant les lieux, sur le chemin du retour, crachant tout du long (ne voulant pas être en reste, et puis... juste pour être sûr !), comme je rentrais à l'hôtel, une certitude est venue et ne m’a plus quitté : après Saint-Jacques-de-Compostelle, Lourdes - d'autres mentionneront la Mecque -, ce sont bien avec le pèlerinage de Jarnac ainsi qu'avec tous ces crachats-là qu’il faudra désormais compter ! Oui ! Chers frères et chères soeurs ! Notre salut à tous viendra de lui, et de lui seul ! De ce crachat car c’est toute notre dignité d'hommes et de femmes que l’on retrouvera alors à Jarnac, pour y être allés, et plus important encore, pour y avoir craché tout notre mépris et notre colère, et puis aussi... la gorge en feu, la gorge desséchée, pour en être revenus assoiffés de justice, le coude bien haut ! 

               Alors oui, Jarnac ! Cinq minutes d'arrêt.

    ________________

     

     

                     S'occuper de la matinée qui se lève, chaque matin, ou bien, rêver de changer le monde ?

    Lien permanent Catégories : Politique et actualité 0 commentaire
  • "L’obsolescence de l’homme" de Günter Anders par Paul Ariès

     

                 "La lecture des travaux de Günter Anders est indispensable pour ne pas limiter notre combat à la surface des choses tout en dénonçant la publicité et ces objets qui ont  en effet une âme (capitaliste) comme ils peuvent avoir un sexe. La gauche antiproductiviste a perdu une bataille, faute d’être capable de mener le combat contre les objets qui nous environnent , faute d’avoir la capacité de penser la défense de l’authenticité contre l’artificialité.

    « L’obsolescence de l’homme » a été écrit en 1956 mais n’est paru en France qu’en 2002. De ce livre qui réunit quatre textes, nous retiendrons ici, le second intitulé « Sur la honte prométhéenne », thème aujourd’hui largement oublié bien que d’une totale actualité au regard de l’artificialité.

    Anders n’entretient aucune illusion sur le caractère prétendument émancipateur de la technique. Il ne croit pas qu’il soit possible d’humaniser la technoscience. Précisons qu’il ne s’agit pas d’un précurseur proposant une critique inachevée qu’il resterait à enrichir, car son propos n’est de tenir un plaidoyer pour « un monde plus humain », mais de permettre d’imaginer ce qui serait indispensable pour que ce monde puisse « tout simplement continuer d’exister ». Lire Anders aujourd’hui, plus d’un demi siècle après ce qu’il a écrit, c’est se précipiter dans le futur et prendre conscience que la décroissance n’est pas née de rien. Contrairement à l’human-engineer, cet homme autoconstruit, nous devons assumer notre héritage. On peut résumer l’œuvre d’Anders à travers trois thèses :

    1- Nous ne sommes pas de taille à nous mesurer à la perfection de nos produits.

    2 - Ce que nous produisons excède notre capacité de représentation et notre responsabilité.

    3 – Nous ne croyons pas ce que nous savons car nous avons été rendus incapables de voir l’apocalypse qui vient.

     

                 La « honte prométhéenne » est ce sentiment  qui s’empare de l’homme devant l’humiliante perfection des choses qu’il a lui-même fabriquées. Elle prendrait plusieurs formes dont celle d’être né plutôt que d’être fabriqué ; ainsi, de par son origine, l’homme serait déjà nativement inférieur aux objets. Ce déshonneur tiendrait au fait qu’il s’agit d’une naissance hasardeuse et non d’une production planifiée et rationnelle. Cette honte d’être devenu plutôt que d’être fabriqué nourrirait  les stratégies dont parle Jacques Testard dans « Le Magasin des enfants » mais aussi les fantasmes sur les utérus machiniques ou sur des « humains génétiquement modifiés ». Cette honte due au caractère obsolète de notre origine déboucherait sur la honte du résultat. L’humain se saurait trop imparfait : ses faiblesses lui deviendraient littéralement insupportables. Il voudrait devenir un transhumain, un posthumain.

    Cette notion de honte prométhéenne n’est en rien une métaphore ; l’humain que nous sommes a véritablement honte de sa condition humaine et développe donc des stratégies de refoulement, de contournement, voire de « désespècement ». Cette honte se cacherait par exemple sous la figure du self-made man, c’est-à-dire d’un être devenu produit  puisque capable  de se fabriquer lui-même. Cet être autoconstruit, qui ne supporterait plus le fait de ne pas avoir été fabriqué, ne tolérerait pas davantage que la nature échappe à cette fabrication artificielle. Cette honte prométhéenne va donc bien au-delà de la critique habituelle de la réification ; ce que l’homme moderne considère comme un déshonneur ce n’est plus d’être chosifié mais de ne pas l’être ; ce n’est plus la honte d’être un instrument, c’est celle de ne pas l’être. Cette honte tiendrait aussi au sentiment  d’une véritable dépossession par rapport à nos productions. Car ce n’est pas nous, pris individuellement, qui avons fabriqué ces objets dont nous sommes si fiers, nous n’en sommes pas les créateurs puisque nous ne comprenons même plus comment ils fonctionnent, nous sommes même devenus incapables individuellement de les reproduire ou de les réparer. Alors que nous ne comprenons même plus l’origine et les traitements que subit l’eau qui coule de nos robinets tous les jours, comment pourrions-nous espérer comprendre les nanotechnologies ou les sciences cognitives ?

    Cette complexité fait de nous des enfants perdus dans un monde adulte.

     

                 Cette dépossession a commencé avec une division du travail qui aboutit à ce que la fabrication soit décomposée en actes isolés. Ce travail en miettes n’est pas seulement condamnable dans une société capitaliste mais il l’est en lui-même car il interdit de singulariser les produits et parce que le produit ne laisse plus voir le travail et les aptitudes des ouvriers. L’homme moderne accepte sa propre réification mais finit même par passer dans le camp des instruments, c’est-à-dire par trahir sa cause ; il accepte la supériorité de la technoscience et de ses objets ; il accepte d’être mis au pas. Il accepte non seulement sa chosification mais considère l’inverse comme un défaut.

    L’homme peut être convaincu de son infériorité aux machines au regard de ses possibilités mais aussi en raison de son caractère périssable. L’humanité reste exclue de la « réincarnation industrielle » puisque chaque humain se considère encore comme un singulier dans un monde industriel et économique où l’interchangeabilité devient la norme. La bonne société fait tout son possible pour casser cette fierté humaine en développant le mépris, en privant les individus de reconnaissance, en ne cessant de leur rappeler professionnellement  que personne n’est irremplaçable ; en généralisant les fiches de postes qui taylorisent toute activité humaine, y compris le travail intellectuel,  y compris le sourire. L’homme moderne regrette déjà de ne pas être produit en série.

    Ce qui n’était au départ qu’un jugement ponctuel et raisonné face à la perfection des objets, face aussi à des machines dotées de capacités surhumaines, devient très vite un sentiment collectif et spontané qui se trouve naturalisé et donc légitimé. L’homme moderne est intimidé par la toute-puissance de la machine.

    L’homme va alors déserter son camp en adoptant le point de vue et les critères des objets. Il se méprise maintenant comme les choses elles-mêmes le mépriseraient si elles le pouvaient. Anders insiste beaucoup sur la souffrance ontologique qui en résulte pour le pauvre humain. Cet individu finit par s’humilier devant ses propres créations en cherchant à gagner face à l’ordinateur programmé pour « jouer » aux échecs ou en rivalisant avec des objets grâce à des appareillages qui le rendent plus fort ou en utilisant  des drogues… Cette honte prométhéenne serait donc ce qui pousse tant d’humains à pratiquer des sports extrêmes, ou à se livrer à des conditions extrêmes de survie… autant de signes  qui montrent une humanité incapable de se résigner à son infériorité, incapable d’accepter le caractère borné de son corps.

     

                Pour Anders, l’étape suivante sera la production des human-engineering, seule posture qui rende l’humanité capable d’échapper à sa position de saboteur de ses propres instruments. Cet human-engineering sera à la fois « présomptueux et modeste », « porté à l’hybris et soumis ». Anders parle d’une « présomptueuse autohumiliation » et d’une « soumission animée par une volonté d’hybris », rapport contradictoire qui est bien le nôtre. Nous en avons mille indices chaque fois que nous entendons dire que nos machines nous dépassent , chaque fois que nous redoutons que l’homme utilise mal ses propres créations, chaque fois qu’il est décidé de remplacer la décision humaine par celle d’une machine.

    Cet human-engineer nous y sommes déjà avec la culture des cyborgs ou l’homme pharmaceutique. Le corps humain doit être travesti. Même un corps nu ne doit plus être simplement un corps dénudé. Il doit être « fashionable », « chirurgicable ». Il ne s’agit plus simplement  de la traditionnelle parure mais de donner au corps la beauté des choses fabriquées avec, en arrière-plan, le besoin de rappeler que l’homme s erait une construction défectueuse puisqu’il serait inférieur à la machine en ce qui concerne la force, la vitesse, la précision, la résistance, la souplesse. Notre corps est le même que celui de nos parents et, plus généralement, de nos ancêtres. Celui du constructeur de fusée se distingue peu ou pas de celui de l’homme des cavernes. Du point du vue du monde des objets, l’humanité est inférieure. L’homme devient une menace pour ses projets. Il n’est pas à la hauteur, il est le saboteur de ses propres réussites. Il doit donc céder la place aux human-engineers, aux transhumains, aux posthumains.

     

                     Le combat ne serait-il pas déjà de (re)-développer un point de vue humain sur l’humanité ?"

     

                 Extrait du titre "La simplicité volontaire contre le mythe de l'abondance" de Paul Ariès

     

    _____________

     

    Pour prolonger, cliquez : La décroissance avec Paul Ariès

    Lien permanent Catégories : AA - Serge ULESKI, littérature et essais 0 commentaire
  • Les 3A : un label incontournable

     

     

    "Dites, vous là-bas ! Venez donc par ici, deux minutes !

    - Qui ? Moi ?

    - Oui, vous !
    - Pourquoi moi ? J’ai rien dit. J’ai rien fait.
    - C’est à nous d’en décider. Et puis, nous vous trouvons un peu trop bavard ces temps-ci. Sachez que nous vous surveillons, et dernièrement on a relevé des déviances.

    - Des... dév...

    - Oui ! Des déviances ! Aussi, il va nous falloir, une nouvelle fois, corriger vos écarts. Nous devons nous assurer de la conformité de votre comportement avec l’ensemble de lois qui régissent ce lieu. Nous allons à nouveau tenter de vous aider à raisonner comme il faut afin d‘infléchir vos choix en notre faveur. Mais ce sera la dernière fois ! La dernière tentative ! Allez ! Suivez-moi !
    - Vous suivre ? Mais où ?
    - Vous le saurez toujours assez tôt. Pour l'heure, nous allons vous conditionner comme on conditionne une marchandise. C’est là, le prix à payer. Je vous propose un bocal comme premier conditionnement. Vous serez poisson rouge pendant une petite semaine. A heure fixe, dans votre aquarium, vous goberez les ressources matérielles et symboliques dont vous avez besoin pour prospérer parmi nous. Ces ressources qui sont aussi des remèdes, feront de vous le contraire de ce que vous êtes. Ils réveilleront l’autre vous-même que vous refusez de nous révéler. On va tenter encore une fois de vous réguler. Et puis, ensuite on va vous réformer.

    - Me réformer ? Ca peut pas attendre deux minutes ? Faut que je...
    - Allez ! Pas d'histoire ! Entrez ! Mais... essuyez-vous les pieds. Voilà. C'est bien. Prenez un siège et écoutez : le réalisme doit triompher de l’idéalisme qui lutte encore en vous ; manifestement, ce qu'il est raisonnable d'espérer n’a pas encore occupé la juste place qui lui revient car vous semblez résister. Il est donc temps pour vous d'adhérer. Alors, préparez-vous à passer de l’autre côté !
    - De l’autre côté ? Mais... de quel côté parlez-vous !
    - Cessez de vous distinguer et rangez-vous ! Rangez-vous des voitures, des autobus, des trains et des avions. Rangez-vous aussi au fond d’un placard. Rangez tout et laissez sortir cet autre vous-même qui fera de vous un adepte du consensus car, si vous persistez, vous finirez par souffrir d’une forme de mépris de vous-même ; épuisé par votre entêtement, effrayé par la peur du rejet, envoûté par les illusions nombreuses qui hantent votre univers clos et stérile, un sentiment d’insignifiance viendra bientôt vous engloutir. Alors, cessez de lutter contre ce réalisme que nous tentons de vous inculquer ; ce réalisme qui doit nous permettre de faire en sorte que vous soyez... non pas heureux car le bonheur ne nous est et ne vous sera d’aucune utilité... mais... comme neutralisé sur ordre et au pied levé.

    - Neutralisé ?

    - Oui ! Pour bien faire, vous serez et la majorité tapageuse et la majorité silencieuse ; une majorité non soumise, non rebelle ; une majorité neutre, comblée et assouvie.

    - ..............

    - Ah ! Mais... comment dire ? Comment décrire cet état ? Comprenez bien que ce concept est tout nouveau. Alors, c’est pas facile. Il faut pouvoir trouver des mots nouveaux pour décrire ce nouvel état de conscience qui frise... l’inconscience.

    - ..............

    - Disons que prochainement vous ne vous ferez plus d’illusion sur quoi que ce soit et sur qui que ce soit ; bientôt vous n'attendrez plus rien. Dans un état cotonneux, confiant et raisonnable comme la raison qui guide nos pas et tous nos choix, vous flotterez entre deux eaux. Vous serez... attendez voir ! Vous serez... Adulte, apolitique et... abruti ! Oui ! C'est ça ! Les 3A !

    - Les 3A ?

    - Un nouveau label incontournable ! La norme, la référence absolue : les 3A - Adulte, Apolitique et Abruti...

    - Abruti ?

    - Oui. Abruti. Je vous explique : épuré, stabilisé, indécis mais ouvert à toutes les propositions et à tous les vents, fasciné par les courants d'air, bientôt vous ne ferez plus qu'un avec les désirs du plus grand nombre car les indécis se rangent toujours du côté de l’avis de ceux qui n’en ont pas. Pour vous, la raison du plus fort en gueule et en image sera la meilleure des raisons qui soit et celui qui possédera l’écran le plus grand, sur écran géant - écran de la plus haute définition -, celui-là remportera votre vote. Le premier qui parlera et qui sera le dernier à l‘ouvrir recueillera votre assentiment et votre suffrage universellement exprimé. Comme vous pouvez le constater, notre système fait appel à l’ouïe et à la vue : l'audio et la vidéo ! Son et images ! Eh oui Monsieur ! C’est tout un monde que nous mettons en scène. Tout un monde ! Le nôtre ! Le seul disponible désormais !"

    __________

     

    Pour prolonger, cliquez : Des apôtres, des anges et des démons

     

     

    Lien permanent Catégories : AA - Serge ULESKI, littérature et essais, Medias, désinformation et ré-information, Politique et actualité 0 commentaire
  • Sociologie ? Vous avez dit sociologie ?

     

                     Faisant suite à la publication  «Pourquoi les gens ne se mobilisent pas ?» (1) Entretien avec le sociologue F. Poupeau… A lire sur le site Autrefutur.net    

    Enfin la référence à un sociologue qui semble poser les bonnes questions et regarder là où il faut ! Analyse proche du réel, claire, déterminée !

    Ce qui nous change d’un Robert Castel et d’une vidéo en lien interne et sur plusieurs colonnes dont le discours de recherche (et de trouvailles ?) n’a vraiment pas de quoi fouetter un chat ni casser deux pattes à un canard ; une sociologie face à laquelle...si nous devons tenir compte de l’actualité d’un monde que nous sommes de moins en moins nombreux à habiter… Hollande et son gouvernement d'eunuques, la commission européenne, Wallstreet, la City, la Banque,  la CIA, l'axe occidentalo-sunnite (oui ! oui ! il existe !)... et tous les enfoirés de la terre avec eux, peuvent tous dormir tranquilles.

      

    *** 


                 Cours magistraux, conférences en veux-tu en voilà, recherches donnant lieu à des publications de chercheurs destinées à d’autres chercheurs, directeurs de thèse, professeurs, directeurs de recherche, d’études... dont le soutien est indispensable pour progresser dans la carrière (2) -,

    Jargon destiné à masquer le vide d'une pensée creuse parce qu'en panne ou bien pour mieux nous signifier à tous : «  De quoi j'me mêle ! Occupe-toi donc de ce qui ne te regarde pas ! »

    Phraséologie susceptible de rassurer ses pairs (il est bien des nôtres !), d'épater le bourgeois en mal de pseudo-réel ainsi que les militants d’une extrême gauche mondialiste anti-mondialisation (3), avant de faire hurler de rire mon cheval (fouette cocher !)...

    Ils vont leur petit bonhomme de chemin tous ces sociologues (4) dans le confort d'une notoriété confidentielle pour les uns, étendue pour les autres. Sans risque, loin des sujets brûlants d'une actualité à haute température et pour longtemps, ils dissertent sans talent, sans joie, sans enthousiasme, sans faim ni soif, un rien routiniers.          

              Et pendant ce temps qui n’a pas que son propre temps à perdre ni le nôtre, occupés, d'autres investissent des territoires périlleux, descendent dans la tranchée et font le "job" : ils se coltinent le réel, lieu de tous les risques, de tous les dangers et parfois aussi, lieu de tous les interdits et tous les refus, là où l’on ne vous remettra aucun palme pour l’avoir fait, là où il n’y a que des coups à prendre et là aussi où tous les coups sont permis de la part des détracteurs d’une lecture du réel qui donne le vertige :

    L’ignorant qui entend le rester coûte que coûte car toute remise en cause lui serait alors fatale sera sans pitié pour celui qui lui apportera une telle lecture du réel ; et les autres, ceux dont le flair ne doit rien à la race canine – faut bien dire qu’ils sont parents -, sentiront en une fraction de seconde l’imminence du danger qu’il y aurait à autoriser une telle lecture d’un réel qui n’est plus, entre leurs mains, qu’une fiction de conte de fées sans honneur et sans morale.

              Les chercheurs, tout comme les conseilleurs, n'étant manifestement pas les payeurs, les sociologues seraient bien avisés de cesser de « chercher en rond », tel un poisson rouge dans son bocal  et de s'occuper de "trouver pour le bien commun" des pistes susceptibles de conduire à des solutions dont pourrait bénéficier la communauté tout entière (5) car, si un bon et un vrai journaliste est un journaliste non pas mort mais au chômage ou bien, un journaliste à la tête de son propre journal, de même un bon sociologue ne peut être qu’un sociologue sans employeur, et certainement pas l’Etat dont il devrait dépendre en dernier pour nourrir sa famille et partir en vacances.

     

    ***

     

               Qui donc éclatera le cul du réel ?

     

             Car, Aujourd'hui, la sociologie doit être un combat... un combat mené à trois - histoire et économie -, contre un mensonge de masse par omission sans précédent. Dans le cas contraire, la sociologie ne sera qu'une discipline de plus, avec la filière psycho, pour les recalés des Lettres et des Sciences. Une sociologie pour gestionnaires fonctionnarisés d'une carrière au CNRS, à l’EHESS et dans nos pauvres universités, avant le Collège de France - carrière sans éclats de voix et sans profit pour la communauté -, inutiles mais respectés par des pairs dont ils seront non pas les fils mais la copie conforme, en nouveaux clones ventriloques d'une vieille soumission : la soumission à la paresse et à la recherche d'une sécurité et d'un confort douillet propre à ceux qui auront mené  leur existence assis sur le cul des autres un peu à l'image des fauteuils qu'ils auront occupés toute leur vie durant, jusqu'à leur dernier avancement de carrière qui sera aussi leur dernier souffle, et le seul à leur portée puisque le seul dont ils pourraient être dignes.

    Aussi, qui aura suffisamment de temps à perdre pour se déplacer et recueillir leurs dernières paroles à eux tous ?

    Sollicités, il paraîtrait que même les prêtres et autres vampires de la conscience humaine, ne feront pas le voyage car, tous ces sociologues d'une conscience sans dents et sans poings, vieillards édentés et manchots, ne valent tout simplement pas la peine d'un tel déplacement.  

     

     

     

    ***

     

             Mais alors, qui fera la sociologie des sociologues ? Il y a vraiment urgence.

     

     

                 __________________

     

     

                        Alain Soral... à propos de l'Islam : un opposant utile qui n'existe pas.

     

                              

                   Conflit de civilisation, mythe d'une Europe pacifiste, oppression économique, racialisation des crises : des pauvres se battent contre d'autres pauvres...

     

    ___________________

     

    1 - Il faut le savoir : en France, il n'y a guère plus de 50 000 personnes déterminées à mourir debout tout en faisant face à ceux qui les exécuteront... et les exécutent chaque jour, en silence, jour après jour, dans une vie de chien ou le martyre, dans l'héroïsme et le sacrifice d'un voyage en RER à 5h30 du matin, rentré à 20h le soir, cinq jours par semaine, ou dans le retraité à 400 Euros par mois.

    Et aujourd'hui, il s'agit bien d'exécution. Aussi, tout le monde serre les fesses dans l'espoir d'être épargné.

    La dernière réforme du marché du travail validée par le MEDEF, trois syndicats, le PS et le gouvernement Hollande et toute la droite...montre si besoin était, que tous sont abandonnés.

     

    2 – Ne serait-ce que dans l’espoir d’échapper à une « carrière » dans des universités dépotoirs… et entrer au CNRS planqués et pénards, ainsi qu'à l'EHESS, Sciences-Po et autres écoles de la duplication sociale et professionnelle en une fraction d’un millième de seconde de notre ère numérisée ras la gueule.

     

    3 - Du moins, pour ce qu'il en reste ! Un "gauchisme" qui, au fil des ans, a conduit la gauche là où elle se trouve aujourd’hui : dans l’impasse, avec pour seule sortie un François Hollande  pour symboliser la mort de toute "Gauche de gouvernement" quelle qu'elle soit.

     

    4 - Sans rire, le plus sérieusement du monde, certains d'entre eux se disent libertaires, voire anarchistes, même s'ils n'oublient jamais de pointer tous les jours à l'Université ou dans des Ecoles à 15 OOO Euros par an de droit d'entrée avant d'en sortir repus, gavés et intellectuellement inopérants mais omniprésents. 

     

    5 – Même si les sociologues n'ont pas pour vocation de proposer des solutions et de conseiller les gouvernements, les chercheurs en sciences sociales ont le droit de se poser la question de l'utilité de leurs recherches ; utilité autre que celle destinée à favoriser leur carrière.

    En son temps, Edgar Morin a eu des choses à dire, sinon à dénoncer, à ce sujet.

    Lien permanent Catégories : Alain Soral, Medias, désinformation et ré-information 0 commentaire
  • L'exigence du retour au Conseil National de la Résistance

      

     

            Victoire de Macron ; disparition du PS ; éclatement de l a droite dite "républicaine"... c'est sûr :  une nouvelle alliance s'impose ; un travail de refondation du projet politique et des pratiques militantes aussi.

              Sur le mode du Conseil National de la Résistance (CNR) de l'après guerre, cette nouvelle alliance devra réunir les souverainistes... Asselineau, Dupont-Aignan... le Parti Communiste, les Insoumis, les frondeurs qui se seront enfin décidés à quitter le PS, les Ecologistes (2) en rupture et l'extrême gauche.

    Il faut réorienter les finalités économiques et réinventer un processus de délibération collective, investir dans l'écologie, l'éducation, la culture, la santé et la vie associative et aller chercher l’argent de l’évasion fiscale car, plus il y aura de souveraineté et plus il y aura de gauche moins il y aura de FN.

     

    1

    Le CNR qui s’est réuni pour la première fois, le 27 mai 1943 à Paris, regroupait :

    • huit mouvements de RÉSISTANCE intérieure...
    • deux confédérations syndicales de l’époque : CGT (réunifiée) et CFTC...
    • six  principaux partis reconnaissant la France Libre : le parti communiste, le parti socialiste, les radicaux, la droite républicaine et les démocrates-chrétiens.

     

    2 - Loin des apparatchiks tel que ceux qui ont rejoint Macron en 2016 qui n'a d'écolo que le label et qui n'a jamais lu ni Illich, Gorz, Castoriadis, René Dumont, Murray Bookchin, Latouche, Paul Ariès et d'autres.

     

        

     

                    Documentaire sur le Conseil National de la Résistance de la seconde guerre mondial.

    ________

    Lien permanent Catégories : Politique et actualité 0 commentaire
  • La résistance, ce nouveau et dernier romantisme

     

    actualité,palestine,palestiniens,israël,idf,tsahal,colonialisme,occupation des territoires,répression palestinienne,politique,fabius,valls,hollande,france,justice,moyen-orient

     

                    Marie-Madeleine Fourcade, Christian Pineau, Henri Frenay, Roger Pannequin…

                   On ne le dira jamais assez à propos de la Seconde guerre mondiale : à tous ces résistants de la première heure, les circonstances leur ont offert un ennemi d’exception contre lequel  tous pouvaient, sans état d’âme, sans l'ombre d'une hésitation, sous sourciller, sans même se retourner sur leurs actes, la joie au cœur mais son haine, livrer le plus noble des combats avec un préjudice extrême pour cet ennemi : le combat de la liberté contre l'occupant allemand et nazi même sous l'uniforme vert-de-gris d'une Wehrmacht rasée de près et polie.

                 Tuer ! N’avoir qu’une idée en tête : tuer ! Au lever du lit : tuer ! Encore et toujours tuer, matin, midi et soir ! Car l’occupant n’a droit qu'à l'alternative suivante : mourir ou se retirer… tout en continuant de mourir en se retirant.

                 Qu'il soit permis ici de rappeler que chaque mort faisait reculer l'oppression ; dans chaque mort, l'occupé retrouvait son humanité, sa souveraineté, gage de son honneur : balle dans la nuque, bombes, sabotage, guérilla, toute action contre ce corps étranger qu’est l’occupant, devenait alors juste, belle et noble parce que juste.

                 Nous sera-t-il donné un jour de combattre à nouveau un tel ennemi ? Un ennemi qui ne mérite rien, excepté la mort ?

    Je crois savoir qu'ils sont nombreux à trépigner d'impatience dans un nouveau sursaut de ferveur romantique car, la résistance est bel et bien un romantisme ! Le dernier.

     

    ___________

     

    En attendant...

    Autre temps, autre lieu...

     

               

     

                    L'armée israélienne d'occupation dans toutes ses oeuvres : le maintien de l'ordre colonial en Palestine...

                  Mais alors...

                  Où sont les Marie-Madeleine Fourcade, les Christian Pineau, les Henri Frenay, les Roger Pannequin de la cause palestinienne ? Où est le journal Combat de la libération de la Palestine ? Les de Gaulle, les Jean Moulin... à l'heure où les Palestiniens sont abandonnés par toute la communauté internationale !

     

     

                Infiltré, l'occupant israélien, cette hyène sur la carcasse du cadavre de la défaite palestinienne, piège des lanceurs de pierre palestiniens…

                D'autres vidéos à propos de la gestion du maintien de l'ordre colonial israélien en Palestine...  ICI

     

    ***

     

    hollande, israël, serge uleski

    valls israël, serge uleski, palestine

     

    Illust: , 31.4 kb, 200x250

     

                  Ce qui rend cette Palestine si proche de nous, nous Européens, c'est le scandale du soutien dont bénéficie l'Etat israélien, ici en Europe, et en particulier en France, de la quasi totalité de la classe politico-médiatique et de nos institutions (Assemblée nationale, Sénat, Conseil constitutionnel, Conseil d'Etat), et ce jusqu'au plus haut sommet : Elysée, Matignon, Quai d’Orsay...

    Si proche dans nos coeurs donc pour les raisons explicitées ci-dessus ! Dommage toutefois que la Palestine soit géographiquement si éloignée car dans le cas contraire... comme on ne se serait pas privés, ici en France, sur notre sol, de rappeler à cette armée d'occupation qui serait alors israélienne, au bon souvenir des milliers de femmes et d'hommes qui ont trouvé, un demi siècle plus tôt, dans l'anéantissement de l'occupant une nouvelle raison d'espérer !

              Pour sûr ! Tous, nous serions alors montés au front dans l'ombre de Marie-Madeleine Fourcade, de Christian Pineau, de Henri Frenay et de Roger Pannequin, résistants de la première heure, eux derrière et nous devant cette fois-ci.

     

    ________________

     

     Pour prolonger, cliquez : Sionisme, vous avez dit sionisme ?

     

    Lien permanent Catégories : Israël : judaïsme, sionisme et colonisation 0 commentaire
  • Ces hommes qui jamais ne démissionnent...

    Billet rédigé en juillet 2016 

     

     

     

                             Toulouse, Paris, Bruxelles, Nice, Munich, Saint-Etienne-du-Rouvray ...

                          Attentats et terrorisme... il paraît que nos "démocraties" sont mal préparées pour lutter contre ces fléaux à en croire nos experts, universitaires et autres chercheurs même si nos démocraties sont manifestement superbement douées pour plonger dans le chaos des régions entières du globe ( de l'Afghanistan à la Libye), livrant ainsi des millions d'êtres humains, privés de la protection d'un Etat qu'ils avaient mais qu'ils n'ont plus, à la merci de forces d'une violence inouïe ; mais ça.... tous se gardent bien d'en faire l'analyse, dérangeante au possible car, adieu alors les invitations dans les médias et les subventions d'Etat destinées à des programmes de recherches conduits par ce qu'il faut bien appeler des tartuffes et des escrocs ! Programmes censés être libres de toute influence et de tout parti pris de classe, loin des intérêts financiers et carriéristes qui pourraient concerner les bénéficiaires de ces subventions publiques.

     

                   Aussi, inutile de se voiler la face plus longtemps : si la France est une cible prioritaire de l'Etat Islamique, dans un premier temps, c'est que la France est un pays qui compte encore, et dans un deuxième temps : la politique qui est la nôtre dans une région qui s'étend de la Libye à l'Irak, cette politique-là ne nous ressemble pas ; et ils le savent... comme nous tous ici même s'ils sont nombreux à se taire (pensons au silence assourdissant de Dominique de Villepin) alors qu'ils devraient dénoncer d'une voix de stentor un engagement sans honneur car sans courage ni justice ; un engagement d'un cynisme ravageur, aux côtés des USA et de son bras armé qu'est l'Otan.

     

    ___________________

     

     

    cazeneuve,valls,hollande,terrorisme,promenade des anglais nice,politique,actualité

     

              Si tous savent qu’il n’y a pas de carrière politique pour tous ceux qui souhaitent re-prendre l’argent et le pouvoir là où ils se trouvent, pareillement, tous savent qu’il n’y a pas d’avenir politique pour quiconque souhaite s’opposer à un projet mondialiste (1) qui repose sur le vol, le pillage des ressources, la corruption, le chantage, l’assassinat et la destruction des Etats à grand renfort de sanctions économiques et de bombardements massifs contre des populations civiles... Etats qui s'opposent à ce projet d'essence mafieuse et criminelle.

            Pour cette raison, la pire des choses qui puisse arriver aux Peuples européens c’est bien que celle ou celui qui souhaite faire carrière soit élu.

     

     

    1 - Projet porté principalement par les USA, Israël et les Monarchies de Golfe ; chacun selon ses intérêts et ses ambitions.

     

    ___________________

     

     

                  Ils ont réussi. Ils sont parvenus à leurs fins : nous faire descendre dans le trou : leur trou ! Celui qu'ils nous destinaient de longue date ; un trou profond, une fosse commune à partir de laquelle il nous faudra tous lever la tête lorsqu'ils daigneront s'adresser à nous sur un ton condescendant ; eux qui trônent déjà là-haut, tout là-haut, et nous tous en bas, piégés, bien piégés et sans recours. Ils ne nous autoriseront qu'une chose : déposer des fleurs et allumer des bougies sur nos propres tombes ou celles de nos voisins : c'est du pareil au même puisqu'on devra tous être prêts à partager leur sort à tout moment. 

                     Alors, disons-le : salauds de politiciens !

     

                  Une seule consolation néanmoins : personne ne trouvera de rimes à ces événements abjectes ; personne ne les fera rimer ; personne n'en fera un poème  et les "poètes à la manque" du business-show (monde dans lequel il ne saurait y avoir de show s'il n'y a pas de business à faire) en seront pour leurs droits d'auteur et leur notoriété toujours en souffrance, insatiable.

     

     

    ***

     

    776159cd-96ba-4a64-aeac-1caa878a66ea.svg?modified_at=1434301534

     

                  Regain de tensions dans le monde, les dépenses militaires augmentent partout, surtout au Moyen-Orient et en Asie. C’est dans ces deux régions que se trouvent les plus gros clients de la France - Arabie Saoudite, Inde, Emirats arabes unis - et les acquéreurs du Rafale.

     

     

     

    "Priez Dieu que tous vous* veuille absoudre !"

     François Villon - "La ballade des pendus" - 15è siècle

     

     

     

    * "nous" dans le poème original

    _________________

     

    Pour prolonger, cliquez  : Nice, Vidéo, Police et Ministère de l'Intérieur

    Lien permanent Catégories : Attentats, terrorisme, Charlie... 1 commentaire
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu