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  • La France : le dernier degré de la corruption politique et économique

    Billet de blog publié en 2012

     

     

                    Prises illégales d’intérêts, blanchiment, détournement, évasion fiscale, conflits d’intérêts sans nombre, attribution de marchés publics honteusement biaisée, la Françafrique…

    La France est sur le point d’atteindre le dernier degré de la corruption ; les sommes volées, détournées, captées par la corruption sous l’œil complaisant, voire bienveillant,du pouvoir politique et administratif jusqu’au niveau des procureurs, s’élèvent à 600 milliards d’euros, soit 1/3 du budget français.

    Les ventes d’armes représentent une partie importante de cette corruption ; ventes d’armes à des individus peu regardants et dont nous ne savons rien ou si peu et qui peuvent, à tout moment, se retourner contre la France ; le « Secret défense » invoqué à chaque fois qu’il est question de mener une enquête sur le versement de rétro-commissions n’a alors qu’un but : décourager quiconque de poursuivre les investigations.


                  Une telle accumulation, une telle gravité ! Arrogance et impunité selon le principe « Si je ne m’enrichis pas, vous ne serez pas moins pauvres pour autant ! », il est bien question d'une corruption à haute intensité : du jamais vu ! A titre d’exemple : près de 12 enquêtes en cours sur la seule personne de Nicolas Sarkozy, tour à tour maire de Neuilly-sur-Seine, député des Hauts-de-Seine, ministre du Budget, porte-parole du gouvernement, ministre de la Communication, ministre de l'Intérieur, ministre de l'Économie et des Finances, président du conseil général des Hauts-de-Seine et l'Union pour un mouvement populaire (UMP), Président de la République en 2007 ; enquêtes à propos de délits qui s’élèvent à plusieurs milliards d’euros.

    Quant à la loi de 2013 sur la corruption et la fraude fiscale, la Présidence PS et le gouvernement du même nom, ont refusé de faire sauter le verrou de Bercy : en droit français, pour pouvoir poursuivre un contribuable qui a délibérément dissimulé une partie de ses revenus ou de son patrimoine pour se soustraire à l’impôt, la justice doit obtenir le feu vert de l’administration fiscale.

                 PS – UMP : « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette ! »… alternativement et respectivement, à toutes fins utiles... jusqu'à se neutraliser l'un l'autre.

     

     

    C'était en 2012... et depuis ?

     

                 Anomie de la classe politique donc avec le soutien des médias dominants - en effet, leurs propriétaires (armement, industrie du luxe et la Banque) ne peuvent pas ne pas être soit impliqués soit concernés par cette corruption généralisée -, découragement, sidération, épuisement… des élus condamnés sont de retour en politique, ré-élus (on pensera aux couples Balkany, Tibéri… véritable Thénardiers de la politique)…

    Dans ce contexte, se désolidariser des élites corrompus et de leurs agissements est un impératif car, si, tout comme le sacré, la corruption est une constante anthropologique, le désir de lutter contre cette corruption l’est aussi. Mais est-ce suffisant ?

    Seule une poignée de journalistes s’y consacre, Médiapart en tête, souvent au détriment de l’avancement de leur carrière ; et si l'on croit sincèrement que quelque chose d'important est arrivé avec la démission et les aveux de Cahuzac, ministre des finances et du budget à la tête d’une campagne contre la fraude fiscale, lui-même fraudeur et reconnu comme tel, on se trompe lourdement car, une campagne en faveur d’un assainissement de la vie politique qui ne tiendrait aucunement compte de cette nouvelle donne qu'est la Mondialisation, se résumera à une posture... un peu dans l'esprit de celui qui regarde le doigt qui lui montre la lune.

    Néo-libéralisme économique, guerre contre les Etats et leurs administrations, révolution numérique, dérégulations… la financiarisation de la politique est inséparable de la financiarisation de l'économie et la libération des capitaux qui ne souffrent, à l'heure de l'informatique, ni frontière ni délai. Et jamais une presse d’investigation, minoritaire de surcroît, n'y suffira. Seul un mouvement populaire - on pourra parler aussi d’engouement soutenu si possible par quelques médias -, accompagné d'une dynamique et d'un engagement capables d’établir un rapport de force qui permette une réelle pénétration d'investigation jusqu’à forcer un Etat (et non un gouvernement) à se doter des moyens nécessaires à la poursuite impitoyable des acteurs et des filières de la corruption, fera que l’on pourra alors véritablement envisager des résultats probants pour peu qu’on y mettre des moyens... tout en gardant à l'esprit qu'un pays de l'importance de la France déterminé à lutter contre la corruption  - ce qui implique une remise en cause de sa place dans la mondialisation, dans l'U.E et en Afrique -, courra inévitablement le risque de se voir ostracisé tant sur un plan économique que diplomatique ; c'est donc un vrai choix de société que cette lutte ! Car la France n'est pas... disons... le Danemark, cité souvent en exemple en ce qui concerne la probité de sa classe politique et économique, de son administration et de son système judiciaire.

     

    ***

     

           Mais alors, sommes-nous tous responsables ?

           Il est vrai que si nous refusons de nous engager socialement et politiquement contre l’impunité qui recouvre la corruption, la République française se fera sans nous ; et celle qui se fera n’aura alors plus rien de commun avec un idéal républicain quel qu’il soit.

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  • Brexit, a success story...

     

                      

     

             ... quand les classes populaires retrouvent le chemin des urnes et que la Commission et le Parlement européen tremblent.

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                           (Le mensonge et le déni : les deux maîtres mots de la construction européenne selon Nigel Farage)

     

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  • Traité de Rome, soixante ans déjà : que faire de l'Union Européenne ?

     Billet rédigé en 2013...

     

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           Vieille baudruche stalinienne issue de la guerre froide cette Union Européenne !

    Aussi, inutile de rêver : il n'y a pas, il n’y aura jamais de majorité pour une Europe-alternative à une mondialisation des cartels, de la pègre et de la terreur et du chantage au chaos militaire. Il n'y en a jamais eu. Il n'y en aura jamais et moins encore avec 28 pays membres.

     

    ____________________

     

                  Table ronde de 2011 sur le thème "Que faire de l'Union européenne ?" avec Aurélien Bernier (porte parole du M'PEP), Bernard Cassen (secrétaire Général de l'association Mémoires des luttes, président d'honneur d'Attac), Michèle Dessenne (porte parole du M'PEP), Frédéric Lordon (directeur de recherche au CNRS), Jacques Nikonoff (porte parole fu M'PEP, professeur associé à l'institut d'études européennes de l'Université Paris 8), Emmanuel Todd (historien, ingénieur de recherche).

     

     

     

                  Pour Jacques Sapir il est bien question aujourd’hui de provoquer une crise afin de tirer l’UE vers nous à partir de décisions... unilatérales.

     

     

    ***

     

                 Hors du cadre de la nation, il ne peut pas y avoir de démocratie. C’est la raison pour laquelle l’UE ne sera jamais légitime, et c’est la raison pour laquelle elle devra à terme se passer du consentement des Peuples européens avec la complicité de la quasi-totalité de la classe politique de l’UE pour imposer son projet.

               (Souvenez-vous ! Après un « non » référendaire à la constitution européenne, c'est  toute la classe politique qui votera le traité de Lisbonne ; il sera adopté par l'Assemblée et le Sénat avec la bénédiction du conseil constitutionnel)

    Tous les fédéralistes nient les particularismes nationaux, soit par calcul ( une adhésion à la Commission ouvre la voie à de très belles carrières) soit par ignorance. D'où la catastrophe de l'Euro qui n'est, il est vrai, qu'une catastrophe pour ceux qui, chaque matin, assument le principe de réalité : les salariés du privé comme du public. Avec l’Euro : paupérisation de l'Etat et des services publics, pas de croissance, chômage endémique, baisse du pouvoir d'achat,  immobilier à des niveaux records, crise du logement, et pour finir : abstention croissante aux élections chez tous les Peuples européens.

    Ne pas vouloir comprendre ce qui fait un Allemand, ce qui fait un Espagnol ou un Français.... ce refus de l'Histoire au profit d'un négationnisme aux calculs sordides (remise en cause de notre contrat social basé sur la liberté et la solidarité) cache le coup mortel que l'on souhaite porter au progrès social au nom des intérêts des classes dirigeantes et autres oligarchies mondialistes. 

                (On pourra toujours s'étonner que les particularismes des Peuples européens soient ignorés à l'heure où on ne cesse de nous parler de ce caractère si français qui empêcherait toute réforme ! Mais alors… particularismes il y a bien… mais… seulement lorsqu’il est question de dénigrer les Peuples ?)

     

                On ne manquera pas de noter que seuls les journalistes parisiens, le MEDEF et la classe politique soutiennent une Europe fédérale ; en revanche, aucun intellectuel, aucun scientifique, aucun chercheur, aucun homme de culture ne soutient une telle Europe, une telle dictature technocratique en herbe ! Une Europe, dans le meilleur des cas, succursale de l’hyper-puissance étasunienne (crise économique, crise financière, suprématie militaire et chaos) sous le leadership de l'Allemagne, et dans le pire, une Europe victime collatérale d’une mondialisation qui n’aura pas le temps de se pencher sur le sort d’un demi-milliard d’individus à l’automne de leur espérance de progrès et de justice.

                       (Dès à présent, Hollande va chercher ses ordres à Bruxelles et Fabius à Washington et puis aussi - mais ça, c’est plus récent - à Jérusalem. Alors qu'après Montauban et Toulouse, il nous faut nous éloigner de toute politique de parti pris, injuste et cynique : nous devons rechercher l'apaisement ; aussi, nous n’aurons donc pas d’ennemi excepté celui qui nous désignera comme tel ; et à aucun moment, les ennemis de nos "partenaires" ne devront être a priori nos ennemis  - quand on sait le don que possèdent certains de nos "alliés" pour s’attirer les foudres de la colère et de la vengeance…

    Pour parvenir à cet apaisement, il nous faut regagner de l’autonomie en tant que communauté, Peuple et Nation : on ne peut pas compter sur l'U.E dans le domaine de la politique étrangère ni sur les options économiques d'une mondialisation d'une violence culturelle et sociale sans précédent depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

    Il nous faudra aussi garder nos distances avec des alliances mortifères - USA et Israël. Quand on voit le talent dont font preuve certains pays pour enterrer leurs morts ; de ce spectacle à la fois obscène et dérisoire, il est impensable que cela devienne, ici en France, un recours, voire même... une politique délibérée : celle qui consiste à souder une Nation autour du meurtre, de l’assassinat, de l’attentat, de la colère, de la vengeance… à la racine desquels on trouvera une politique d’Etat qui n’a de cesse de demander à son Peuple de récolter ce qu’il a semé car une telle politique est non seulement immorale, anti-humaniste mais suicidaire.)

     

                  On ne doit reconnaître qu'une politique en Europe : la coopération, la complémentarité, la solidarité et la protection mutuelle pour le bien commun. Toute autre politique ne remplit que les poches du capitalisme international. En effet : quelle politique industrielle solidaire lorsque l'industrie automobile va en Roumanie chercher un SMIC à 400 euros… et l’Allemagne avec un salaire horaire à 5 Euros ?

     

           (A ce sujet il est grand temps que nous achetions non pas français mais... ce qui est fabriqué en France !)

     

                  Les politiques de mondialisation dont l’EU est un des instruments, n’ont qu’un but : la guerre aux salaires, aux protections, aux réductions des inégalités, à la démocratie, à la souveraineté des Peuples et des Nations. Cette Europe-là nous vendra tous au moins offrant. Dans cette perspective, aucune sortie possible par le haut : on ne peut que subir ; aussi, une seule option s'offre à nous : une politique unilatérale de rupture ; et si rien n’est possible, il faut envisager le plus sérieusement un retrait de l’Euro et de l’UE.

                  Un seul pays y suffira car un pays de l’importance de la France peut facilement déjouer toutes les stratégies et remettre tous les compteurs de l’histoire de l’Europe à zéro, sur une nouvelle ligne de départ.

                

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  • Contre la compassion, un procès d'intention

     

     

                Tragédie des réfugiés venus d’une région à feu et à sang, reportages et commentaires…

    Photo du corps d’un enfant syrien de 5 ans qui s'est échoué sur une plage de Bodrum, en Turquie, qui fera le tour du monde…

    Sur Internet, là où tout est permis, sous couvert d’un  pseudonyme qui donne du courage même aux plus lâches, des blogueurs et des blogueuses se sont crus autorisés à moquer l’élan compassionnelle - même éphémère, une tragédie sachant l’autre -, qui a traversé une Europe pourtant récalcitrante à l’idée d’accueillir un malheur plus malheureux qu’elle, à l'exception de l'Allemagne, il est vrai. Une Allemagne qui sait à la fois regarder en arrière et devant elle ; hier, aujourd'hui et demain : Seconde guerre mondiale, démographie, économie et compétitivité ; et c'est alors qu'elle en vient à réaliser qu'elle doit agir, ou bien plutôt... qu’elle doit se positionner, au plus vite ; et puis, l’occasion est trop belle, c’est sûr !

     

                  Ces derniers jours donc, toute cette faune internaute ne s’est pas privée pour tenter de disqualifier ceux que ces événements ont bouleversés, à grand renfort de sarcasmes cyniques et d’attributs péjoratifs :

    -         Leçon de morale compassionnelle

    -         Tous se sentent purifiés car le Bien est en eux

    -         Confort intellectuel et moral

    Blogs dans lesquels la compassion est qualifiée de « terrorisme» et de « manipulation émotionnelle »...ICI

    Blogs qui n’hésitent pas à dénoncer le fait que les religions puissent rappeler l'obligation de se porter au secours de son prochain, voisin ou pas... LA

    Blogs tuyau-de-poêle aussi, tous s’emboitant les uns dans les autres, les uns sur les autres, devant-derrière, jusqu’à prétendre être à même de dresser, ou bien plutôt, de tirer le portrait de cet homme compassionnel… humain trop humain, compassionnel bien au-delà du raisonnable ; homme qu'ils situent à gauche, une gauche qui aurait pris le contrôle des médias… et quand on sait ce qu’il en reste de « cette gauche », et du métier de journaliste... ce qu’une information digne de ce nom est encore en droit d'attendre de cette profession… on se retient pour ne pas éclater de rire.

    De plus, une grande partie de ces internautes se vante de l’avoir quitté cette gauche hégémonique et ultra-compassionnelle ! Et vous savez quand ? Et même si jamais ils ne l’avoueront publiquement : le jour où ils ont réalisé ce qui suit : « Comment ça, vous dites ? La gauche c’est pas la droite ? Vous êtes sûr ? Merde alors !». Et quand on sait le temps qu’ils ont mis à s’en rendre compte… on pourra légitimement douter de leur faculté de discernement à tous.

     

                 Faut dire que les salauds ont la dent dure ; ils pardonnent difficilement aux événements qui se dressent devant eux et qui, tel un miroir,  les obligent à se regarder en face, bien en face, au fond, tout au fond car, dès que la compassion pointe le bout de son nez, terrassés ils sont par une vérité  terrifiante - les salauds assumant rarement leur état : l’absence totale de compassion en générale, et pour une population en particulier ; population qui a le malheur de ne pas partager les mêmes attributs religieux ou/et ethniques qu’eux ; circonstances plus aggravantes encore : population qui refuse de se soumettre avant de baisser la tête.

    En effet, pour ces blogueurs, tous ces étrangers-là - réfugiés, migrants,  et puis les autres, à des milliers de kilomètres d’ici, chez eux… car, ils ne les lâchent pas d’une semelle, jamais ! -c’est un souffle, une respiration, des poumons pour rien ou pour si peu ; un gâchis en oxygène assurément, et quel que soit leur âge, à l’heure où, dans nos centres urbains saturés, respirer devient un problème sanitaire.

    On savait qu’il existe ici en France une frange de la population pour laquelle tout ce qui a trait à une zone géographique qui s’étend du Maroc à l’Afghanistan (à l’exception, pour certains d’entre eux, d’une Capitale dite éternelle…  sorte de postérieur composé d’une raie et d’un trou au milieu) peut bien crever : hommes, femmes, enfants ; et les bêtes aussi.

    On savait que le Front National ce n’est pas toute l’extrême droite et qu’il en reste encore à côté ! Non pas à l’extrême de l’extrême droite mais plus simplement à droite ! Cette droite dite républicaine.

    Et pour finir, on savait aussi ceci : Arabes, Musulmans, Musulmans et Arabes, qu’ils soient d’ici ou de là-bas, Français ou non, à leur sujet, on peut à peu près tout se permettre de dire et de faire.

     

               Mais alors, forts de leur mépris à l’égard de la compassion que tous ces événements ont suscitée, tous ces blogueurs et blogueuses iront-ils jusqu'à parler de « pornographie compassionnelle » ? Oseront-ils ? Car enfin... souvenez-vous ! Dans d’autres circonstances, et à propos de la dénonciation ô combien justifiée et nécessaire de l’exploitation politique et mercantile d’événements qui appartiennent aujourd’hui à l’Histoire, on se souviendra du procès fait à un humoriste - de très loin… le meilleur de sa génération, soit dit en passant -, à propos  d’une formule qui… si nos souvenirs ne nous trahissent pas, se lisait comme suit : « Pornographie mémorielle ».

    Alors, oui ? Non ? L'oseront-ils ce terme de « pornographie compassionnelle » qui leur brûle les lèvres et les touches de leur clavier d’ ordinateur ? Car, pas seulement les cons, les salauds ça osent tout aussi ! Comme se tirer une balle dans le pied en refusant d’entendre ce battement dans l’air qui se rapproche à grands pas, tel un boomerang car, le coup de poing qu’ils croyaient asséner à la compassion et l’humanisme, et qu’ils vont dans un instant recevoir, juste avant une grimace hideuse, grimace à l’image de leur for intérieur, ce coup de poing leur fera d’autant plus mal qu’eux tous ne soupçonnaient pas qu’il puisse leur revenir… ce coup de poing qui est le leur et qui s’apprête maintenant à les frapper en pleine face. Et quand on sait toute la haine qu’ils y avaient mis dans ce coup de poing, toute la haine dont un être humain est capable à l’endroit d’une population en particulier, et plus encore, quand il est question de faire preuve de compassion à son sujet - car on n’y revient toujours, on ne cesse d’y revenir, génération après génération -, on se dit que, décidément, le masochisme, tout comme les voies qui mènent à la haine de l’autre, ne cessera jamais de nous surprendre tellement une bêtise crasse et abjecte dicte son expression et sa conduite.

     

                  Un regret toutefois : les salauds ne connaissent pas la tentation suicidaire. Il nous faudra donc faire avec, tout en ne cessant jamais de leur répondre à chaque fois qu’il aurait dû se reconnaître qu’un devoir : se taire. Car, pour certains d’entre eux, en particulier ceux pour lesquels "humanisme" et "compassion" sont quasiment deux mots d'une grossièreté sans nom, face aux événements de ces derniers jours, cette évidence qui se vérifie tout au long de l’histoire humaine aurait dû s’imposer à eux en un quart de seconde : si on n’a pas la compassion, on aura les camps. Et on les a eus, et on les a, et on les aura demain encore car, mine de rien, les écrits-déjections de tous ces internautes-là s'en portent garants.

    Quand on sait que parmi tous ces blogueurs, ne serait-ce qu’en raison de l’histoire de leurs ascendants, et parfois aussi la leur vécue sans procuration, nombreux sont ceux qui avaient pourtant une bonne raison de reconnaître le caractère tragique d’une situation dans laquelle la compassion avait toute sa place, ce nouvel échec qui est le leur, échec à l’empathie, échec cuisant, à la fois infirmité et malédiction, après bien d’autres opportunités elles aussi gâchées, devons-nous alors, encore et aussi, nous étonner que les mêmes, possédés par une arrogance sans limites, une arrogance jusqu'au-boutiste, sans gêne, lancent à la cantonade, tel un coq juché sur son tas de fumier : « A chacun sa merde ! Et la nôtre est derrière nous ! Sorry folks ! »

    Comment peuvent-ils en être aussi sûrs ? Car, les salauds n’ont pas cessé d’y être et de s’y complaire… de tout temps, dans la merde… moralement.

    C’est alors que l’Histoire avec un grand H, celle qui n’est jamais contée sinon à l’oreille - messes basses et noires -, comme ces livres vendus sous le manteau, vient subrepticement solliciter notre attention, toute notre attention ; c’est les yeux écarquillés que l’on écoute son récit :

    « Non ? Vraiment ? Vous pensez ?

    -      Ca ne fait aucun doute !

    -      Assurément ?

    -      Assurément ! 

    - Ca alors !»

     

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    Pour prolonger, cliquez : Syrie, quand les langues se délient

     

     

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  • Naufrage en méditerranée

     

                           Le corps d'un enfant syrien de 5 ans s'est échoué sur une plage de Bodrum, en Turquie, le 2 septembre 2015.

     

        Billet rédigé en Avril 2015 pour contrer les arguments et autres commentaires de blogueurs ignorants et jean-foutre (1), et d’une presse qui ne peut guère nous cacher bien longtemps qui sont ses propriétaires.

     

               Naufrage en méditerranée : dix jours se sont écoulés

     

               Une semaine s’est écoulée depuis la plus grave tragédie en mer Méditerranée : le naufrage d’un chalutier qui a fait quelque 725 morts, après la disparition de 450 autres migrants la semaine précédente.

    Alors que L'ONU accuse l'UE de transformer la Méditerranée en «vaste cimetière», l’hécatombe a contraint les Européens à réagir.

    Au terme d’une réunion convoquée en urgence par l’U.E,  quelques moyens supplémentaires ont été dégagés ; un budget qui avait été divisé par trois en 2014, a été rétabli, soit 9 millions d’euros par mois ; une broutille pour les 27 membres de l’U.E.

    En dehors de l’Italie, de l’île de Malte et de l’Espagne, aucun pays ne s’est engagé à prendre en charge les migrants qui risquent leur vie en Méditerranée, alors que chaque jour, entre 500 et 1 000 personnes sont récupérées par les garde-côtes italiens ou des navires marchands. Plus de 11 000 l’ont été en une seule semaine. Originaires essentiellement d’Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient, en particulier de Syrie, dans une région mise à sac par l'Otan au profit des intérêts étasuniens, saoudiens et israéliens, ces migrants s’efforcent de gagner l’Europe en traversant la Méditerranée sur des radeaux de fortune.

    La Libye, un pays sans Etat, sans armée, sans police, aujourd’hui détruit par l’intervention franco-américaine contre Kadhafi , est la plaque tournante des passeurs ; 90% des embarcations quittent un port libyen.

    Pendant leur périple, les passeurs forcent les candidats à l'exil à changer au moins trois fois d'embarcation - femmes, enfant, bébés... -, d’où les risques de naufrage car les bateaux sont surchargés. Des voyages toujours très périlleux pour les candidats à l'exil et leur famille ; boat-people... voyages aux naufrages meurtriers : en 2014, 3.000 migrants ont perdu la vie entre les côtes libyennes et la Sicile.

    Des années 90 à aujourd'hui,  20.000 personnes auraient péri avant même de toucher les côtes européennes.

    Le nombre d’arrivées s'est élevé à 130.000 en 2014, contre 40 .000 en moyenne, chaque année, depuis l’an 2000.

    Grillages, barbelés, des militaires qui montent la garde, la plupart des migrants attendent depuis des mois que leur demande d’asile soit examinée.

     

     

     

    ***

     

                    Ne soyons pas dupes pour autant ! Avec cet exode, avec ces morts et ces réfugiés sans avenir, c’est toute l’Afrique qui vient nous rappeler des politiques économiques iniques qui affament celui qui cultive la terre, assoiffent celui qui apporte l'eau et réduisent à la misère celui qui voit passer entre ses mains des matières non seulement premières mais précieuses ; des politiques criminelles telles que la destruction de la Libye ; des politiques d’instrumentalisation des antagonismes qui plongent des régions entières dans le chaos ; vente d’armes, corruption passive et active pour le plus grand profit des multinationales et des Etats à leur merci.

                   Et c’est alors que chaque zone de conflit, une fois sécurisée à la périphérie – la Capitale et les régions riches en ressources, le reste du territoire étant livré au chaos -, se voit dotée d’une base militaire (US massivement ; et la France dans les marges… le Mali dernièrement).

     

    ***

     

                     
                       Vous voulez donc savoir où en est l'Afrique et les politiques de domination, de vol et de spoliation des multinationales à son endroit ? Allez donc à Lampedusa et en Sicile, à Mineo, faire un stage en géopolitique et en économie dite mondialisée et interdépendante !

                       Ici, la presse, les journalistes, la classe politique, les commentaires d'internautes ne cessent d'assener ouvertement ou bien à grand renfort de litotes : "On ne peut pas accueillir toute la misère du monde !"

    La misère ? Mais... qu'est-ce que cette misère ? De quelle misère s'agit-il ?  Parlez-nous de cette misère africaine et mondiale alors !

    Si l’on prend en considération notre mode de développement et de croissance qui repose bel et bien sur le pillage des ressources, la guerre pour le contrôle de ces ressources et leur acheminement en bon ordre, la corruption pour s'assurer de la bienveillance des dirigeants des régions convoitées et l'asservissement du plus grand nombre, ici comme là-bas, il sera aisé pour tout un chacun de faire un lien avec les événements de ces dernières semaines en méditerranée.

    Les autres, les plus nombreux, à la fois jean-foutre et de loin, de très loin concernés, dans une compassion conditionnelle et intermittente qui n’est le plus souvent qu’un miroir – je compatis avec celui qui me ressemble, ou bien celui qui se soumet à l’idée que je me fais d’un être humain « civilisé », et encore, avec celui dont je contrôle peu pou prou l’existence par procuration, par le truchement d’un mode d’organisation de l’existence dont je suis le principal bénéficiaire sur le dos de ce dernier -, ces autres-là donc se contenteront des analyses des médias dominants qui les nourrissent en information comme on nourrit des porcs : consumérisme oblige !

    Médias dominants dont l’idéologie est celle de leurs propriétaires (armement, agro-alimentaire et industrie du luxe), sans oublier le volet politique de cette affaire : le racisme ou bien plutôt le racialisme : le Noir, l’Africain n’a pas vocation à être heureux puisqu’il ne connaît pas les raisons de son malheur : lui-même, lui et sa culture, lui et sa civilisation arriérée et la corruption de ses « élites ».

    A propos de cette corruption, la France est sur le point d’atteindre le dernier degré  ; les sommes volées, détournées, captées par la corruption sous l’œil complaisant, voire bienveillant du pouvoir politique et administratif jusqu’au niveau des procureurs, s’élèvent à 600 milliards d’euros, soit 1/3 du budget français.

    Les ventes d’armes représentent une partie importante de cette corruption ; le «Secret défense » invoqué à chaque fois qu’il est question de mener une enquête sur le versement de rétro-commissions n’a alors qu’un but : décourager quiconque de poursuivre les investigations.

     

                L’Afrique des indépendances formelles pour mieux assurer son aliénation culturelle, économique et politique… l’Afrique cet « arrière-monde d’un Occident repu », l’Afrique, puis la révolte d'un Africain, Malick Noël Seck, membre du front national de salut public, exaspéré par une francophonie qui n'est que le bras armé de la Françafrique et une élite africaine tout au service des multinationales françaises : des autoroutes là où des hôpitaux sont attendus... des poulets d'exportation qui inondent le marché local contre l'indépendance alimentaire d'un pays, d'un continent...

    Quant à cette aide qui permet de maintenir insidieusement une forme de domination occidentale qui perdure depuis l'époque coloniale.

    On pourra à loisir se promener dans les arnaques de cette aide au développement et de la dette ICI.

     

     ***

     

                   En tout état de cause, le pire serait que nous acceptions  l'indifférence des institutions de notre pays et de celles de l'Europe, de tous ses lieux de décisions, face aux centaines de noyés venus d'Afrique car, n'ayons aucune illusion : notre indifférence face à l'indigence des mesures qui seront prises  par l'Europe pour sauver nos frères et soeurs en humanité pourrait bel et bien à terme encourager ces mêmes institutions à faire preuve de la même indifférence à l'endroit de nous tous, et en premier, les humbles, les sans-grades et les plus fragiles, face aux catastrophes sociales et environnementales qui ne manqueront pas de nous frapper dans les décennies à venir : l'Histoire nous enseigne qu'il ne faut jamais encourager un Etat à ne pas agir face à une catastrophe humaine même si celle-ci semble nous concerner qu'indirectement et de loin.

    Ce qui en jeu aujourd'hui, c'est notre capacité à ne pas se satisfaire du cynisme des Etats et des Institutions internationales car, moins on humanise les problèmes, plus on court le risque d'une gestion inhumaine des catastrophes, jusqu'à une déshumanisation générale.

     

     

    1 - Ici, sur le Nouvelobs, dans un blog en particulier, un blog sans altérité, sans culture qui est une véritable auge communautaire de fange et de boue.

     

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  • Déroute autour de la dette grecque : que reste-t-il de Syriza et du gouvernement Tsipras ?

     

                

                 Après 17 heures de négociations, les dirigeants de la zone euro ont obtenu la capitulation d’Alexis Tsipras.

    Et quelques jours avant... Jean-Luc Mélenchon de s'exprimer :

     

     

               

                    Le suspense ne durera pas longtemps à propos de ce vote au parlement grec dont Mélenchon fait état : le plan qui reprend des mesures proches de celles que les électeurs avaient massivement rejetées à 61,31 % des voix lors du référendum du 5 juillet sera très vite accepté par ce parlement grâce au soutien de la droite ; un tiers des représentants du parti de gouvernement Syriza a voté contre. Et quand on sait que ce plan est très proche de la proposition préconisée par la Troïka et refusée par les Grecs le 26 juin dernier…

                Après transposition dans un contexte franco-français, on imaginera... disons un gouvernement de coalition "Parti de gauche, parti communiste, NPA, écolo et dissident du PS" ne survivant que grâce au soutien de l'UMP et de l'UDI.

    Il y a des contradictions insoutenables et explosives !

    Pour ce qui est du Parlement français, au terme d'un débat déjà sans objet quand on connaît la servilité des députés face à la puissance dissuasive des institutions européennes et mondiales, on sait déjà qu'une vaste majorité de l'Assemblée devrait voter en faveur de ce plan dont le PS, dissidents inclus(!), et une grande partie des écolos.

    En ce qui concerne ces derniers, cherchez l'erreur ! Ou bien plutôt : ne cherchez plus rien !

     

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          Privatisations, retraire à 67 ans, hausse de la TVA, il n'y aura pas de réduction de la dette grecque.

                 Président du conseil européen, Président de la commission européenne, FMI, BCE... Merkel et Hollande, avec un franc succès, tous ont oeuvré à faire plier le gouvernement Tsipras, jusqu'aux pays baltes, ce confetti, ce postillon européens, entrés dans l'U.E seulement pour "indisposer" les Russes, à la demande des Américains et de leurs suppôts européens ; des leaders formés à Harvard, anciens ou futurs salariés de Goldman Sachs ; des leaders aussi européens que Mickey Mouse.

    Nul doute : Hollande tentera de nous faire croire que son implication a permis à la Grèce de sauver la face, d’éviter l’humiliation de son premier ministre et de son gouvernement alors que le plan imposé confirme la mise sous tutelle définitive de ce pays :  BCE, Commission européenne et FMI veilleront sur son chevet, matin, midi et soir, toute la nuit durant, jour après jour !

    Les spéculateurs ne resteront pas inactifs. Pour sûr !

     

    ***

     

         Mais alors, que reste-il de la gauche dite alternative au pouvoir en  Grèce ?

    Un drapeau de Syriza a été brûlé à Athènes. Syntagma, l'Adedy et des petits partis de gauche se sont rassemblés pour protester contre cet accord.

    L'indécision du gouvernement Syriza, cette grenouille qui a voulu se faire aussi grosse que le boeuf, nous apporte, si besoin était, la preuve suivante  : en l’absence d’une politique de rupture mûrement réfléchie, rien n'est véritablement possible car, s’il ne saurait y avoir d'alternative pour l'oligarchie libérale-mondialiste et sa stratégie du choc - choc social et liberticide -, de même, en ce qui concerne une vraie gauche de gouvernement dans le contexte d’une construction européenne qui consacre la fin du contrat social de l'après guerre, c'est bel et bien un combat au finish qu’il faut mener : abandon de l'adversaire ou sa mise hors combat.

    Une telle rupture se prépare tant sur un plan électoral qu'en ce qui concerne la gestion au quotidien des classes moyennes et supérieures récalcitrantes qui se croient encore protégées ; classes susceptibles de "saboter" tout processus d'émancipation ; car une telle rupture doit s'inscrire dans un véritable projet de société ; projet novateur et quasi "révolutionnaire". Or la Grèce est un bien trop "petit" pays pour tenter une telle échappée sans le soutien d'un pays majeur de l'U.E ainsi qu'en dehors de l'Europe : Russie et/ou Chine.

     

                  Il semblerait que le gouvernement Tsipras n'ait donc aucune excuse car tout était écrit d'avance à partir du moment où ce gouvernement refusait la rupture ; et il savait qu'il la refuserait. Et seule la démission de son ministre des finances juste avant la capitulation,
    Yanis Varoufakis (depuis, d'autres ministres lui ont emboité le pas), a permis au gouvernement Tsipras et à une partie de la classe politique grecque, de ne pas sombrer totalement dans une compromission déshonorante qui a tous les attributs d'une trahison.

              Aussi… circulez, il n'y a plus rien à voir en Grèce aujourd'hui ! à l'exception d'élections anticipées à la rentrée ; élections qui verront très certainement Tsipras, après seulement 6 mois à la tête d'un gouvernement, quitter la scène politique et Syriza avec, et ce bien que le "problème grec" - le dernier pays encore capable de gripper la machine européenne -, soit loin d'être résolu.

     

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    Un entretien daté du 13 juillet avec le ministre démissionnaire grec des finances : Yanis Varoufakis.

                   En version originale anglaise ICI

     

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  • Europe : le grand retour de la démocratie avec le gouvernement Tsipras ?


    Alexis Tsipras va soumettre le plan d’aide à la Grèce au peuple grec

     

                « Au peuple de parler sans pression ni chantage. » 1 h 20 du matin en Grèce (0 h 20 à Paris), samedi 27 juin : dans une déclaration très solennelle, le premier ministre Alexis Tsipras annonce qu’un référendum se tiendrait le 5 juillet sur le plan d’aide au pays : « Oui ou non à la proposition des créanciers » — Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire internationale :

                « Nous avons livré depuis cinq mois une bataille » a déclaré Alexis Tsipras « Mais malheureusement les créanciers nous ont fait une proposition en forme d’ultimatum. Nous n’avons jamais cédé. Nous n’avons jamais trahi votre confiance. Nous allons répondre à l’ultimatum en consultant le peuple et je m’engage à respecter votre décision quelle qu’elle soit. »

    C’est donc par la Grèce que la démocratie fait son entrée en Europe après une longue, une trop longue absence. C'est donc le grand retour de la voix des Peuples.

    Qui l’aurait prédit ?

    A l’heure où, depuis 20 ans, la France s’est littéralement couchée devant le Commission européenne, la Banque centrale européenne, le Fonds monétaire internationale, Juncker, Merkel, Dragui, Dijsselbloem (le président de l'Eurogroupe), Schaüble (ministre allemand des Finances) et tant d’autres, c’est la Grèce qui relève la tête ; la mère de la démocratie.

     

     

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                 Le premier ministre grec Alexis Tsipras a appelé samedi 27 juin, dans un discours devant le parlement, à dire « un grand non à l'ultimatum » des créanciers du pays lors du référendum dont les députés ont approuvé l’organisation samedi dans la nuit.

    L’annonce surprise du référendum par Tsipras, signe-t-elle la sortie de la Grèce de la zone euro ?

    Une campagne d'intimidation de l'E.U et des médias aura-t-elle raison des Grecs qui seraient tentés de voter "Non" ?

     
     
     
    ***
     

             Alors que le premier ministre grec annonçait la tenue d’un référendum, l'Eurogroupe a signifié au gouvernement grec la fin du programme à la date prévue, le 30 juin. Avec le soutien de tous les ministres des finances, il s’agit bel et bien de la menace de l’exclusion de la Grèce de la zone euro si le référendum est maintenu : "l'Eurogroupe n'a pas voulu prendre le risque d'un refus par le peuple grec de ses propositions. l'Eurogroupe veut se débarrasser une bonne fois pour toutes du gouvernement Tsipras qui est un corps étranger en son sein. En le mettant en position d'être exclu de la zone euro alors même que la majorité des Grecs veulent rester dans l'euro, ils tentent de le pousser à la démission. Et pour l'obtenir, ils sont prêts à sacrifier la Grèce et à l'exclure de la zone euro" - La tribune.

     

                  Le projet de référendum semble très compromis. Le leader de l'opposition conservatrice, Antonis Samaras décidera très probablement de déposer une motion de confiance contre le gouvernement, repoussant la possibilité pour le parlement de convoquer un référendum le 5 juillet.

     

                            A suivre...

     

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  • Hollande à Cuba : le courage des lâches

     

               Une visite expresse d'une journée

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                    La visite de Hollande à Cuba fait toutes les unes. Les médias, les éditorialistes sont unanimes pour qualifier cette escale d'"historique" : "Hollande dans les pas d'Obama pour renouer avec Cuba avant la levée de l'embargo américain". Ou bien encore : "Cette visite est à mettre à l'actif du quinquennat de François Hollande"

    On reconnaît la bêtise crasse de ces commentaires pas seulement à la signature de leurs auteurs mais au fait que toutes les conditions sont réunies pour que cette visite de Hollande n’indispose personne, et en premier lieu, les USA.  

     

    ***

     

               Hollande à Cuba, France Inter lui emboite le pas ce lundi... après les chaînes américaines car, pour que François Hollande ose le voyage de La Havane...


    Il aura fallu l'annonce du dégel des relations USA/Cuba à l'initiative des Américains…

    Il aura fallu qu’Obama rouvre le dialogue avec Raul Castro, l'actuel dirigeant depuis 2006, frère de Fidel Castro.

    Il aura fallu qu'Obama accepte de retirer Cuba de la liste noire américaine des Etats soutenant le terrorisme...

    Il aura fallu une poignée de main entre Raul Castro et Obama...

    Il aura fallu que Barack Obama demande au Congrès de travailler à la levée de l'embargo décrété en 1962 après l'arrivée au pouvoir de Fidel Castro sur l'île...

     

                 Hollande à Cuba ? Il aura fallu que les USA donnent son feu-vert car une fois encore, force est de constater que la politique étrangère française se décide à Washington.


                Toutes les conditions étaient bel et bien réunies pour qu'un chef d'Etat de la trempe d'un Hollande puisse aller faire le beau sur l'île de Cuba, à moindre frais, sans coup férir ni à redouter des USA dont la diplomatie française depuis Sarkozy ne sait plus comment satisfaire les desiderata,  la langue pendue, bien dans la raie, la bouche grande ouverte aussi... ouverte d'admiration  ; il paraît même qu'elle avale, cette truie !


    ***


                      Hollande sera donc le premier p(P)résident français et le premier "chef d'Etat" européen à visiter Cuba depuis son indépendance, et si la levée de l’embargo a toujours été la position de la France, la France l'a toujours respecté et l'U.E aussi. Cette visite lui va donc comme un gant à ce Hollande : c'est la visite du courage des lâches ! Lâcheté que l'on retrouve à toutes les étapes de son mandat présidentiel depuis trois ans.

    Car enfin …

    Mille fois la France aurait dû violer cet embargo illégal.

    Mille fois, nos Présidents auraient dû se rendre à Cuba !

    Mille fois, la France aurait dû recevoir ses dirigeants !

    Mille fois la France aurait dû user de son influence en Europe pour rallier auprès d’elle des pays bien décidés à passer outre un embargo aussi illégal qu'injuste et cruel. Cruauté et illégalité qui n’ont pas cessé d'inspirer la politique des USA, du Vietnam à aujourd’hui, à la hauteur de plusieurs millions de morts depuis les années 2000 en particulier.

     

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  • Naufrage en méditerranée : dix jours se sont écoulés

     

     

                   Billet rédigé pour contrer les arguments et autres commentaires de blogueurs aussi ignorants que racistes et d’une presse jean-foutre ; une presse de porcs pour des porcs.

     

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               Une semaine s’est écoulée depuis la plus grave tragédie en mer Méditerranée : le naufrage d’un chalutier qui a fait quelque 725 morts, après la disparition de 450 autres migrants la semaine précédente.

    Alors que L'ONU accuse l'UE de transformer la Méditerranée en «vaste cimetière», l’hécatombe a contraint les Européens à réagir.

    Au terme d’une réunion convoquée en urgence par l’U.E,  quelques moyens supplémentaires ont été dégagés ; un budget qui avait été divisé par trois en 2014, a été rétabli, soit 9 millions d’euros par mois ; une broutille pour les 27 membres de l’U.E.

    En dehors de l’Italie, de l’île de Malte et de l’Espagne, aucun pays ne s’est engagé à prendre en charge les migrants qui risquent leur vie en Méditerranée, alors que chaque jour, entre 500 et 1 000 personnes sont récupérées par les garde-côtes italiens ou des navires marchands. Plus de 11 000 l’ont été en une seule semaine. Originaires essentiellement d’Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient, en particulier de Syrie, ces migrants s’efforcent de gagner l’Europe en traversant la Méditerranée sur des radeaux de fortune.

    La Libye, un pays sans Etat, sans armée, sans police, aujourd’hui détruit par l’intervention franco-américaine contre Kadhafi , est la plaque tournante des passeurs ; 90% des embarcations quittent un port libyen.

    Pendant leur périple, les passeurs forcent les candidats à l'exil à changer au moins trois fois d'embarcation - femmes, enfant, bébés... -, d’où les risques de naufrage car les bateaux sont surchargés. Des voyages toujours très périlleux pour les candidats à l'exil et leur famille ; boat-people... voyages aux naufrages meurtriers : en 2014, 3.000 migrants ont perdu la vie entre les côtes libyennes et la Sicile.

    Des années 90 à aujourd'hui,  20.000 personnes auraient péri avant même de toucher les côtes européennes.

    Le nombre d’arrivées s'est élevé à 130.000 en 2014, contre 40 .000 en moyenne, chaque année, depuis l’an 2000.

    Grillages, barbelés, des militaires qui montent la garde, la plupart des migrants attendent depuis des mois que leur demande d’asile soit examinée.

     

    ***

     

                    Ne soyons pas dupes pour autant ! Avec cet exode, avec ces morts et ces réfugiés sans avenir, c’est toute l’Afrique qui vient nous rappeler des politiques économiques iniques qui affament celui qui cultive la terre, assoiffent celui qui apporte l'eau et réduisent à la misère celui qui voit passer entre ses mains des matières non seulement premières mais précieuses ; des politiques criminelles telles que la destruction de la Libye ; des politiques d’instrumentalisation des antagonismes qui plongent des régions entières dans le chaos ; vente d’armes, corruption passive et active pour le plus grand profit des multinationales et des Etats à leur merci.

     

                   Et c’est alors que chaque zone de conflit, une fois sécurisée à la périphérie – la Capitale et les régions riches en ressources, le reste du territoire étant livré au chaos -, se voit dotée d’une base militaire (US massivement ; et la France dans les marges… le Mali dernièrement).

     

                       Vous voulez donc savoir où en est l'Afrique et les politiques de domination, de vol et de spoliation des multinationales à son endroit ? Allez donc à Lampedusa et en Sicile, à Mineo, faire un stage en géopolitique et en économie dite mondialisée et interdépendante !

                       La presse, les journalistes, la classe politique, les commentaires d'internautes ne cessent d'assener ouvertement ou bien à grand renfort de litotes : "On ne peut pas accueillir toutes la misère du monde !"

    La misère ? Mais... qu'est-ce que cette misère ? De quelle misère s'agit-il ?  Parlez-nous de cette misère africaine et mondiale alors !

    Si l’on prend en considération notre mode de développement et de croissance qui repose bel et bien sur le pillage des ressources, la guerre pour le contrôle de ces ressources et leur acheminement en bon ordre, la corruption pour s'assurer de la bienveillance des dirigeants des régions convoitées et l'asservissement du plus grand nombre, ici comme là-bas, il sera aisé pour tout un chacun de faire un lien avec les événements de ces dernières semaines en méditerranée.

    Les autres, les plus nombreux, à la fois jean-foutre et de loin, de très loin concernés, dans une compassion conditionnelle et intermittente qui n’est le plus souvent qu’un miroir – je compatis avec celui qui me ressemble, ou bien celui qui se soumet à l’idée que je me fais d’un être humain « civilisé », et encore, avec celui dont je contrôle peu pou prou l’existence par procuration, par le truchement d’un mode d’organisation de l’existence dont je suis le principal bénéficiaire sur le dos de ce dernier -, ces autres-là donc se contenteront des analyses des médias dominants qui les nourrissent en information comme on nourrit des porcs : consumérisme oblige !

    Médias dominants dont l’idéologie est celle de leurs propriétaires (armement, agro-alimentaire et industrie du luxe), sans oublier le volet politique de cette affaire : le racisme ou bien plutôt le racialisme : le Noir, l’Africain n’a pas vocation à être heureux puisqu’il ne connaît pas les raisons de son malheur : lui-même, lui et sa culture, lui et sa civilisation arriérée et la corruption de ses « élites ».

    A propos de cette corruption, la France est sur le point d’atteindre le dernier degré  ; les sommes volées, détournées, captées par la corruption sous l’œil complaisant, voire bienveillant du pouvoir politique et administratif jusqu’au niveau des procureurs, s’élèvent à 600 milliards d’euros, soit 1/3 du budget français.

    Les ventes d’armes représentent une partie importante de cette corruption ; le «Secret défense » invoqué à chaque fois qu’il est question de mener une enquête sur le versement de rétro-commissions n’a alors qu’un but : décourager quiconque de poursuivre les investigations.

     

                L’Afrique des indépendances formelles pour mieux assurer son aliénation culturelle, économique et politique… l’Afrique cet « arrière-monde d’un Occident repu », l’Afrique, puis la révolte d'un Africain, Malick Noël Seck, membre du front national de salut public, exaspéré par une francophonie qui n'est que le bras armé de la Françafrique et une élite africaine tout au service des multinationales françaises : des autoroutes là où des hôpitaux sont attendus... des poulets d'exportation qui inondent le marché local contre l'indépendance alimentaire d'un pays, d'un continent...

    Quant à cette aide qui permet de maintenir insidieusement une forme de domination occidentale qui perdure depuis l'époque coloniale.

    On pourra à loisir se promener dans les arnaques de cette aide au développement et de la dette ICI.

     

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                   En tout état de cause, le pire serait que nous acceptions  l'indifférence des institutions de notre pays et de celles de l'Europe, de tous ses lieux de décisions, face aux centaines de noyés venus d'Afrique car, n'ayons aucune illusion : notre indifférence face à l'indigence des mesures qui seront prises  par l'Europe pour sauver nos frères et soeurs en humanité pourrait bel et bien à terme encourager ces mêmes institutions à faire preuve de la même indifférence à l'endroit de nous tous, et en premier, les humbles, les sans-grades et les plus fragiles, face aux prochaines catastrophes sociales et environnementales qui ne manqueront pas de nous frapper dans les décennies à venir : l'histoire nous apprend à ne jamais encourager un Etat à ne pas agir face à une catastrophe humaine même si celle-ci semble nous concerner qu'indirectement et de loin.

    Ce qui en jeu aujourd'hui, c'est notre capacité à ne pas se satisfaire du cynisme des Etats et des Institutions    internationales car, moins on humanise les problèmes, plus on court le risque d'une gestion inhumaine des catastrophes, jusqu'à une déshumanisation générale.

     

     

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  • Elections départementales : le PS doit mourir pour que la Gauche renaisse



                  Défaites électorales en chaîne du PS (Municipales, Européennes, Législatives partielles)...

    Il faut continuer d'ouvrir une crise majeure et un nouveau front : culbuter le système électoral, obtenir la dissolution du PS en attendant la refonte d'une véritable gauche de gouvernement à l'échelle de la France et de l'Europe contre un François Hollande qui a mené une campagne sur un programme envers lequel il ne se sentait aucune obligation de mise en œuvre, roulant dans la farine du mensonge et de la démagogie des millions d'électeurs, tout en pensant aujourd’hui qu’il peut, en toute impunité, échapper à une sanction à la fois morale et électorale.


    E. Chouard chez Taddeï 5 sept 2014

     


                Dans le contexte d'une Europe qui sera dans le meilleur des cas une succursale de l’hyper-puissance étasunienne (crise économique, crise financière, suprématie militaire et politique du chaos) , et dans le pire, la victime collatérale d’un "mondialisme" qui n'est qu'une guerre contre les salaires, les droits sociaux, l'Etat providence et la démocratie... et dont la construction européenne est l'un des instruments...

    Parti d'élus privé de militants, au moment où le PS semble avoir besoin à nouveau d'un FN fort pour se maintenir, à l'heure de toutes les capitulations et de tous les reniements, il n'est certainement plus possible d'entretenir par nos votes des carrières de députés, de députés-maires, de conseillers généraux, de sénateurs, de ministres et autres secrétaires d'Etat, de présidents de région, de département, tout un personnel politique PS au service d'une représentation qui n'arbore plus que les couleurs d'ambitions professionnelles sans projets et sans courage.


    De plus, force est de constater qu'il n'y a pas de carrières - politiques ou autres -, pour ceux qui veulent prendre l'argent là où il est ! Voyez où sont les Tony Blair et les Moscovici de la politique aujourd'hui ! Dans une des permanences du secours catholique à distribuer des boissons chaudes à des clochards qui sentent l’urine ? Non. L'un travaille pour la Banque, l'autre pour la Commission européenne au service de ce même secteur bancaire.

                   Aussi, une seule stratégie s’impose : il faut porter la crise au cœur du patronat PS. Porter la crise c’est faire vivre à ce patronat PS (1) qui depuis plus de trente ans exploite sans vergogne nos aspirations pour une société de justice et de liberté... ce que vivent des millions de foyers : la menace de la relégation pour les uns, et la chute pour les autres.

               Toute autre stratégie sera inefficace !

               Un impératif catégorique commande de renverser les conditions au sein desquelles le PS n'a pas cessé depuis trente ans d'asservir l'électeur dit "de gauche". Aussi... aux prochaines élections, et à toutes les élections... sans exception, un vote destiné à affaiblir le PS dès le premier tour s'impose ; au second tour : la pêche à la ligne ou bien le vote blanc si le PC, le Parti de gauche, EELV hors alliance PS... ne sont pas présents.

    Il faut mettre à terre ce parti de la non-gauche qu'est le PS ! Ceux qui, élection après élection, ne se reconnaissent aucune obligation d’honorer leur programme de campagne quitteront alors très vite le navire d'un parti qui ne leur offrira plus aucune perspective de carrière ; et les autres aussi, ne pouvant s'y maintenir, une fois discrédités, car le PS ne pas être réformé et tous les partis meurent un jour ! La SFIO… le PC…

     

                 Ne nous laissons donc pas piéger par ceux qui comptent sur une démobilisation massive pour triompher ! A vos bulletins de vote citoyens !

     

    Le PS doit mourir pour que la gauche renaisse !

     

     

     

    1 - Ce patronat PS a tout voté de cette Europe qui n’est qu'un instrument de plus au service d’un mondialisme sans visage, sans honneur et sans justice.

     

     _________________

     

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